Le Cow-boy a écrit:
David Swinton a écrit:
Les apparitions oniriques et rigolotes du type que notre jeunot dégomme à la lame viennent alléger l'importance d'un tel geste. La salle rigolait. Mais qu'est-ce que c'est de mauvais goût. Peut-on faire un vrai film de prison sans fuir sa claustrophobie inhérente à coup de jokes?
Vive le Québec, z'ont tout compris les mecs.
Pitié, reprenez Lara Fabian, Linda Lemay et tout vos boulets, passke nous ça nous fait pas vraiment rire.
Mec sur la défensive.
Si ça peut te faire plaisir, je suis un fan de Arnaud Desplechin.
Et si je peux rajouter quelque chose. La plupart des gens qui riaient dans la salle étaient des arabes.
Donc, épargne-moi ces phrases éculés sur le Québec et ses chanteuses qui font chier. Tout le monde à ses boulets. Et si tu t'intéressais un peu au Québec, tu découvrirais des cinéastes hyper intéressant comme Yves-Christian Fournier, Stéphane Lafleur, Rafael Ouellet, Robert Morin, Gilles Carle. Et si tu ne les connais pas encore, c'est que leurs oeuvres n'ont pas été exportés, probablement parce que l'ensemble de votre communauté préfère bander sur Lara Fabian.
Marlo a écrit:
Ca nous fait vraiment pitié, de fait.
Je n'ai pas compris le sens de ces scènes, qui m'ont apparu comme totalement gratuites, ou pire, des petits gadgets supplémentaires pour donner l'illusion d'un film audacieux et très personnel. Plus je vois des films d'Audiard, plus j'ai l'impression d'avoir affaire à un réalisateur monstrueux de cynisme.
Ouais, des petits gadgets douteux, comme ces gros intertitres sur images figés qui n'apportent absolument rien à part déconcentrer, et prendre les spectateurs pour des enfants.
Ces apparitions oniriques du type tué à la lame de rasoir ne sont pas clairs. Est-ce que cette présence l'embarrasse? On ne le sent pas. Ou alors, on le sent mais grâce à de la boufonnerie. On dirait que c'est là pour remplir un quota d'humour (la scène où il expulse la fumée de cigarette par ses blessures est quand même grotesque, limite amusante. Beetlejuice nous avait fait le coup avec un côté plus macabre, c'est tout dire.)
Film Freak a écrit:
T'es passé à côté de ces scènes...
Je suis passé à côté? Explique-moi alors
Dans le genre, je trouve que Munich réussissait mieux à passer son propos, malgré l'hommage à un genre. Car c'est bien le problème de ce genre de film, que ce soit Un Prophète ou bien Munich. L'exercice de style (l'hommage aux polars politiques des années 70 dans Munich, l'hommage aux films sur la mafia dans Un Prophète) passe bien avant le propos. Et ça restreint le film dans son potentiel. Spielberg tombe souvent dans ce piège par exemple. Et là seule fois où il livra un film pur et inclassable est en 2001, à l'époque de A.I. (où il allait vraiment loin). De la même manière, Un Prophète se restreint à refaire The Godfather en prison. Et on aimerait que ça éclate à un moment. Mais ça n'éclate jamais. Et on reste là à s'ennuyer, confortable.