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MessagePosté: 26 Mai 2011, 14:56 
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elmomo a écrit:
J'avoue que je ne suis pas bien sûr de son utilité, mais je me rappelle encore avoir été scotché, autant (si ce n'est plus) par la musique que par les images. Mais si elle n'avait pas été là (ou qu'elle avait duré 2 min), ça aurait vraiment enlevé quelque chose au film ?

Je ne pense pas.


Ça aurait enlevé LA CREATION DU MONDE FILMEE PAR TERRENCE MALICK.


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MessagePosté: 26 Mai 2011, 15:01 
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Certes. Mais si elle n'avait jamais existé, aurais-tu dis :"ce qu'il manque dans le film, c'est quand même une scène de la création du monde." ?

Non.

Je ne critique pas la scène elle-même, je critique sa place. En a-t-elle une ? Sûrement dans l'esprit de Mallick. C'est moins évident pour moi, et s'il s'est exprimé là-dessus ce serait cool. Je veux juste savoir pourquoi, et pourquoi à ce moment ?

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MessagePosté: 26 Mai 2011, 16:09 
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TiQ a écrit:
ce genre de travail doit avoir le rôle d’accessoire, là on en fait en film de 2h. C'est pas un peu gros ? Il n'y a aucune innovation, on cherche à produire un effet, mais le cinéma sensoriel brut ne sert à rien si il est stérile.


Ce n'est qu'un outil : au lieu d'en passer par une dialectique du montage plus habituelle, il travaille via ce qu'il peut tirer de volupté du plan. C'est la base, la matière qu'il utilise, après il en fait quelque chose ou pas : là en l'occurence je trouve qu'il parvient à en tirer beaucoup de choses (beaucoup d'idées, de richesse) sur la question de l'amour familial.

boultan a écrit:
Je continue de penser que, même dans cette optique, la partie spatiale est inutile. Malick a largement la virtuosité nécessaire pour nous faire ressentir cela. En deux plans de la mère de famille, on a compris le rôle qu'il lui attribue, pas besoin d'un quart d'heure d'éclipses de planètes pour le souligner lourdement

Je serais d'accord à première vue (sur le fait qu'il réussit mieux à transmettre ce qui le préoccupe dans cette partie centrale a priori plus anodine), même si je pense quand même que ça met vraiment en condition, que ça amène tout de suite l'aventure familiale sur un mode quasi-épique. On peut aussi noter que ce n'est pas le même ressenti : les séquences spatiales ont une grâce, mais une grace froide, glacée, distante. Y a donc déjà à mon sens quelque chose qui circule entre les deux...

Mais même au-delà, j'aime ce que ca apporte à l'identité du film, un apport qui est bien plus qu'un effet de bégaiement de la partie centrale : ça lui donne une forme un peu plus abstraite, façon parabole, pas tellement pour les vues elles-mêmes (le fait que ce soit la création du monde, le côté monumental) mais pour la structure que ça dessine : un peu à la façon d'un long poème ou d'une symphonie, il y a l'espace en premier et dernier mouvement, encadrant l'ensemble (et pour le coup, il m'aurait suffi tout seul pour la fin). Du coup je continue à apprécier la présence des ces scènes.

elmomo a écrit:
Je ne critique pas la scène elle-même, je critique sa place. En a-t-elle une ? Sûrement dans l'esprit de Mallick. C'est moins évident pour moi, et s'il s'est exprimé là-dessus ce serait cool. Je veux juste savoir pourquoi, et pourquoi à ce moment ?

Pour moi en fait c'est la véritable ouverture : je vois un gros bloc "espace-souvenir d'enfance" précédé de quelques minutes de préambule, le départ dans l'espace est pour moi la véritable ouverture, là où ca démarre vraiment.


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MessagePosté: 26 Mai 2011, 16:27 
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Citation:
Je ne critique pas la scène elle-même, je critique sa place. En a-t-elle une ? Sûrement dans l'esprit de Mallick. C'est moins évident pour moi, et s'il s'est exprimé là-dessus ce serait cool. Je veux juste savoir pourquoi, et pourquoi à ce moment ?


Oui elle est légitime, et oui elle à sa place pour une raison toute bête. La mère pose une question, fondu au noir, commencement de l'univers. Et la question était donc : "Que faisais tu pendant ce temps ?"


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MessagePosté: 26 Mai 2011, 16:30 
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Narrateur a écrit:
Oui elle est légitime, et oui elle à sa place pour une raison toute bête. La mère pose une question, fondu au noir, commencement de l'univers. Et la question était donc : "Que faisais tu pendant ce temps ?"

Référence à la citation de début.


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MessagePosté: 26 Mai 2011, 16:31 
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Narrateur a écrit:
Oui elle est légitime, et oui elle à sa place pour une raison toute bête. La mère pose une question, fondu au noir, commencement de l'univers. Et la question était donc : "Que faisais tu pendant ce temps ?"


J'admets. Mais une séquence de quelques minutes aurait suffi... Et pas besoin de recréer l'histoire de l'univers pour signifier que Dieu était occupé.

Enfin il faut que je le revoie à tête reposée pour pouvoir me concentrer sur les détails.

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MessagePosté: 26 Mai 2011, 16:32 
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Mais c'est si long que ça ? Je déconne peut-être, mais de souvenir y a pas plus de 10 minutes, non ?


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MessagePosté: 26 Mai 2011, 16:33 
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Tom a écrit:
Mais c'est si long que ça ? Je déconne peut-être, mais de souvenir y a pas plus de 10 minutes, non ?

15-20 minutes quand même (si on compte les dinos)


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MessagePosté: 26 Mai 2011, 16:33 
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Tu vois c'est tellement bien qu'on a l'impression que ça passe viiiite...


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MessagePosté: 26 Mai 2011, 16:35 
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Tom a écrit:
Tu vois c'est tellement bien qu'on a l'impression que ça passe viiiite...

Oui, et j'irais bien le revoir une 3ème fois. (bon, cette fois, je ferai gaffe à la scène de noyade)


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MessagePosté: 26 Mai 2011, 16:35 
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Prout Man a écrit:
Tom a écrit:
Tu vois c'est tellement bien qu'on a l'impression que ça passe viiiite...

Oui, et j'irais bien le revoir une 3ème fois. (bon, cette fois, je ferai gaffe à la scène de noyade)


Et moi à celle de l'incendie.

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MessagePosté: 26 Mai 2011, 17:41 
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Alors je viens enfin de le voir! réaction à chaud ; Je met 7/6 au film, c'est un film immense. C'est pas le film le plus "maitrisé" de Malick (en tous cas par rapport aux canons académiques en vigueur) , ça déborde de partout (en ce sens The thin red line est toujours son film le plus "propre"), le commencement est un peu laborieux et confus, jusqu'à la scène de ménage; après je trouve que le film trouve sa vitesse de croisière. Mais en même temps c'est cette frénésie que possède le film qui en fait un film unique; Structurellement c'est un film incroyable; Malick à retrouvé et réinventé quelque chose qui était perdu depuis presque Poudovkine ou Vertov, l'art du montage fragmenté et contrapuntique; Il faut que je remette un extrait de ce manifeste d'Einseinsten et Poudvkine pour soutenir mon avis;

Citation:

Manifeste « contrepoint orchestral »
L'avenir du film sonore
S. ElSENSTElN
V. POUDOVKÏNE
G. ALEXANDROFF
Octobre 1928

[..]Comme l'on sait, le moyen fondamental - et d'ailleurs unique - par lequel le cinéma a été capable d'atteindre un aussi haut degré d'efficacité est le, montage.

L'affirmation du montage, comme principe essentiel d'action, est l'indiscutable axiome sur lequel a été basée la culture cinématographique mondiale.

Le succès universel des films soviétiques est dû pour une large part à un certain nombre de principes du montage, qu'ils furent les premiers à découvrir et à développer.

1. - Aussi, pour le développement futur du cinéma, les seules phases importantes sont celles qui sont calculées dans le but de renforcer et de développer ces procédés de montage pour produire un effet sur le spectateur.

En examinant chaque nouvelle découverte et en partant de ce point de vue, il est aisé de démontrer le peu d'intérêt que présente le cinéma en couleur et en relief en comparaison de la haute signification du son.

2. - Le film sonore est une arme à deux tranchants, et son utilisation la plus probable suivra la ligne de moindre résistance, c'est-à-dire simplement celle de la satisfaction de la curiosité du public.

Tout d'abord nous assisterons à l'exploitation commerciale de la marchandise la plus facile à fabriquer et à vendre : le film parlant, celui dans lequel l'enregistrement de la parole coïncidera de la façon la plus exacte et la plus réaliste avec le mouvement des lèvres sur l'écran et dans lequel le public aura « l'illusion » d'entendre des gens qui parlent, des objets qui résonnent, etc.

Cette première période de sensation ne portera pas préjudice au développement du nouvel art, mais il y aura une seconde période - terrible celle-là.

Cette période viendra avec le déclin de la première réalisation des possibilités pratiques, au moment où on tentera de lui substituer systématiquement des drames de « haute littérature » et autres essais d'invasion du théâtre à l'écran. Utilisé de cette façon, le son détruira l'art du montage.

Car toute addition de son à des fractions de montage intensifiera leur inertie en tant que telles et enrichira leur signification intrinsèque, et cela sera sans aucun doute au détriment du montage, qui produit son effet non par morceaux, mais bien, par-dessus tout, parl a réunion bout à bout des morceaux.

3.- Seule l'utilisation du son en guise de contrepoint vis-à-vis d'un morceau de montage visuel offre de nouvelles possibilités de développer et de perfectionner le montage. Les premières expériences avec le son doivent être dirigées vers sa « non-coïncidence » avec les images visuelles.

Cette méthode d'attaque seule produira la sensation recherchée qui conduira, avec le temps, à la création d'un nouveau contrepoint orchestral d'images-visions et d'images-sons.


Ce contrepoint d'images-visions et d'images-sons constitue l'une des caractéristiques les plus essentielles et les plus belles du cinéma de Malick, il y'a une réelle beauté subliminale dans ses films et dans The tree of life, au dela de toute narration, de toute intrigue, et je suis vraiment étonné que quelqu'un venant d'Hollywood puisse faire ce genre de films et qu'on lui donne de l'argent pour les faire; c'est comme si on donnait 80m$ à Tarkovski ou Chris Marker, c'est de la folie et un suicide commercial; Je trouve The tree of life assez Tarkovskien, non pas sur la forme mais sur le fond, le film m'a étrangement fait songer au "miroir" de Tarkovski par moment. The tree of life est très imparfait mais ses moments de grâce sont si inattendu et intenses qu'ils rattrapent largement le tout, c'est un film qui ne ressemble à rien et qui va partout et nulle-part (dans le bon sens du terme) et comme l'a dit à peu près Michel Ciment "si tout les films parfaits pouvaient être aussi imparfait"


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MessagePosté: 26 Mai 2011, 17:46 
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Citation:
Ce contrepoint d'images-visions et d'images-sons constitue l'une des caractéristiques les plus essentielles et les plus belles du cinéma de Malick, il y'a une réelle beauté subliminale dans ses films et dans The tree of life, au dela de toute narration, de toute intrigue, et je suis vraiment étonné que quelqu'un venant d'Hollywood puisse faire ce genre de films et qu'on lui donne de l'argent pour les faire; c'est comme si on donnait 80m$ à Tarkovski ou Chris Marker, c'est de la folie et un suicide commercial; Je trouve The tree of life assez Tarkovskien, non pas sur la forme mais sur le fond, le film m'a étrangement fait songer au "miroir" de Tarkovski par moment. The tree of life est très imparfait mais ses moments de grâce sont si inattendu et intenses qu'ils rattrapent largement le tout, c'est un film qui ne ressemble à rien et qui va partout et nulle-part (dans le bon sens du terme) et comme l'a dit à peu près Michel Ciment "si tout les films parfaits pouvaient être aussi imparfait"


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MessagePosté: 26 Mai 2011, 19:35 
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!

Une autre des raisons pour lesquelles j'ai beaucoup d'admiration pour Malick c'est pour ça

http://www.youtube.com/watch?v=7s6JY6jgJfo&t=2m22s

C'est l'un des rares cinéastes avec Kubrick a être réellement mélomane et à utiliser de la musique de compositeurs contemporains (par contemporains j'entends de musique "savante" ou "classique" contemporaine pas de "musique de films") dans ses films et à le faire avec gout. Kubrick avait utilisé Ligeti et Katchaturian dans 2001 à l'époque, alors qu'ils étaient vivant et largement méconnu du grand public. Ce n'est pas étonnant si Malick met au second plan Hans Zimmer, Horner ou aujourd'hui Desplat; les plus belles plages musicales de ses films proviennent soit d'un répertoire classique sélectionné avec élégance (Gabriel Fauré et Charles Ives pour la ligne rouge) ou soit de compositeurs "savant" contemporain dont aujourd'hui John Tavener pour ce magnifique Funeral Canticle que l'on peut entendre dans Tree of life. Il contribue ainsi à faire modestement connaitre ce discret compositeur britannique né en 1944.


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MessagePosté: 26 Mai 2011, 20:53 
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C'est vrai que ce Funeral Canticle est troublant.


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