Forum de FilmDeCulte

Le forum cinéma le plus méchant du net...
Nous sommes le 04 Avr 2026, 21:30

Heures au format UTC + 1 heure




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 313 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21  Suivante
Auteur Message
 Sujet du message:
MessagePosté: 07 Déc 2008, 19:11 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 01 Mai 2007, 12:27
Messages: 12686
Localisation: Actresses
Zad a écrit:
the black addiction a écrit:
Bah c'est tout le problème du film, pour voir son avenir faut regarder en arrière, pas en avant, faut regarder ses parents.


humpf... j'ai du mal à adhérer à cette vision des choses.
à mon avis pour avancer faut aller de l'avant, comme dirait la palisse, certes si tu as réglé tes problèmes avec ton passé, si tes bases sont plus solides, tu te casseras moins la gueule, mais aller de l'avant à reculons, c'est le meilleur moyen de se prendre les pieds dans le tapis.

ce message vous était offert par l'association des psychomotriciens de comptoir de france


Heu...

Sinon explique moi pour de bon en quoi la lâcheté est héroisée, si tu n'expliques pas c'est difficile de comprendre quand même.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 07 Déc 2008, 19:15 
Hors ligne
Serial Modo
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 04 Juil 2005, 17:02
Messages: 16765
Localisation: en cours...
j'ignore comment te l'expliquer... faudrait reprendre le scénario...

_________________

*


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 07 Déc 2008, 19:18 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 01 Mai 2007, 12:27
Messages: 12686
Localisation: Actresses
Oui c'est pas très clair tout ça, je répète que je ne te reproche pas de pas aimer le film, je te reproche rien d'ailleurs, c'est juste une affaire de fond tout ça. Mais si tu peux pas m'expliquer quelque chose qui appelle logiquement à un traitement spécifique, je m'interroge c'est tout...


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 07 Déc 2008, 20:17 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 22 Aoû 2005, 21:39
Messages: 3281
Zad a écrit:
j'ignore comment te l'expliquer... faudrait reprendre le scénario...


Là où le film fait de Phoenix un héros, c'est lorsqu'il ose aller sur la piste de danse juste après les cracks du breakdance, et de danser magnifiquement comme un pied, bougeant son gros corps encore ado/déjà empâté, jusqu'à en être beau.
C'est encore un héros quand il a le courage de se barrer, parce que là aucune lâcheté, il se barre, il balance tout le confort et la vie déjà tracée, alors que lui même est fucké de la vie et qu'il serait incapable de vivre seul, alors à deux avec la folle on imagine pas, et quand même il y va, là il faut des couilles ! La suite il fait comme il peut, peut être il se trompe (surement) mais il fait face comme il peut, on peut pas lui en vouloir là et le traîter de lâche.
Avant dans le film aussi il se bat bien, dès le début il saute dans l'eau mais après il remonte, pas par lâcheté mais par courage je pense. Tout le reste du film le montre volontaire, moteur de son destin (mais pas maître bien sûr) tant bien que mal. Pas un lâche, pas de héros, encore moins d'héroïsation de la lâcheté.
Après on s'attend à ce qui va se passer. En premier lieu parce que c'est un film de James Gray et que ça se passe comme ça dans ses films. Mais enfin ça suffit pas à parler de laboratoire, entre temps les personnages ont vécus, ils ont bougés dans leurs vie (le portrait de la morte est jeté à la poubelle, il a confronté sa mère, il s'est mis à assumer ses photos). Entre le début et la fin, je n'aurais pas su dire à l'avance se qui allait advenir de ces personnages, ou se qu'ils allaient se dire. Ça vibre un minimum dans le film, on peut pas parler de labo. C'est aussi le propre des tragédies que de mettre en scène des personnages moins forts que leur destin.

Et Phoenix ne cabotine pas. Son jeu se concentre sur 2-3 choses, pas forcement subtiles, mais sensibles (ne pas jouer la folie mais l'enfance, avec tout son corps, sa masse, c'est une belle idée de jeu).

_________________
Pré Carré


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 12 Déc 2008, 02:38 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 26 Jan 2008, 00:06
Messages: 5518
Agréable surprise. Je n'aime pas trop Gray et c'est pas ce film qui va me permettre de le trouver fascinant.
Non, c'est Phoenix qui m'a scotché. Le physique comme la façon d'articuler, il m'a bluffé. Entre un post-ado convalescent et un prépubère en avance, il joue à merveille l'être sensible qui n'a de conviction que ce qui lui arrive. Aimer un être ultra-sensible ou désirer une personne convenable, un choix pas si cornélien qu'il personnalise sans ambiguïté : je préfère la passion à la paresse sentimentale. Et je rejoins Gray la-dessus, d'autant que le propos, à mes yeux, est appuyé avec la fin.
Fin, cruelle, qui n'est que le reflet des personnages présentés tout au long du film : paumés, désireux et jamais fixés sur leurs sorts.
Qu'est ce l'amour si ce n'est un compromis ?
Ce que j'aime dans ce film : le fait que Gray balance une quelconque aide (la danse, mais il y a le faux pas) sans que cela aide. A la fin, le gars devrait être sûr et n'est qu'abasourdi. Il fait un geste certain alors qu'il aime l'incertain; le soudain qu'il ne contrôle pas. La fin qu'il ne désire pas mais qu'il souhaitait.
J'ai été très touché par cette ambivalence.

J'ai fait un kilomètre à pied, troublé, perdant mes repères, après cette séance. James Gray remonte d'un cran dans mon estime.

4/6


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 12 Déc 2008, 08:28 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 01 Mai 2007, 12:27
Messages: 12686
Localisation: Actresses
oncletom a écrit:
Je n'aime pas trop Gray


Ok je lis pas la suite.

:D


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 12 Déc 2008, 10:25 
James Gray à Paris ce week-end au forum des Images, intégrale avec le director's cut de The Yards + master class


Haut
  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 12 Déc 2008, 10:33 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 07 Oct 2005, 10:23
Messages: 8065
Sinon je crois qu'il ne faut pas oublier la bi-polarité du personnage...
parler de lâcheté à ce niveau me parait vraiment à côté de la plaque. Je crois que ça peut expliquer autant que le compromis sa remontée finale, idem sur ce que l'on peut ressentir dans le final, rien ne risque d'être vraiment stable avec lui. Peut-être que le personnage de Vinessa Shaw l'aidera, encore que Phoenix ne ce soit jamais ouvert vraiment à elle tout du long du film.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 12 Déc 2008, 13:06 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 26 Jan 2008, 00:06
Messages: 5518
Je vois avant tout un être qui veut aimer et être aimer. Mais il y a effectivement un côté "freak" clairement énoncé par lui sur le toit. Shaw est, pour moi, la compromission par l'amour idéal qu'elle représente (c'est marrant de ce rendre compte à quel point on préfèrerait tomber amoureux d'elle tant elle est montrée comme "parfaite", ou bienséante). Mais elle n'ouvre pas Phoenix à ce que j'appelais l'incertain, cet amour de l'instant, qui est plus pulsé que le simple désir qu'il éprouve pour Shaw (ils font l'amour, quoi).


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 18 Déc 2008, 23:20 
Hors ligne
tape dans ses mains sur La Compagnie créole
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 28 Juil 2005, 10:08
Messages: 23220
Localisation: 26, Rue du Labrador, Bruxelles
Zad et Art Core vous n'avez rien compris.

Je viens de parcourir en diagonale le topic.. Belle preuve qu'il y a mille et une chose à dire sur ce film tellement il est riche et complexe. Moi je vais pas en dire grand chose car je fais ça très mal.
Mais bon voilà, j'ai trouvé ça absolument magnifique.
L'histoire est simple à mourir, et c'est relativement prévisible dans son déroulement et dans son dénouement. Mais c'est tellement bien écrit et bien mis en scène que le film m'a happé complètement. J'étais à fond à fond à fond. C'est quand même fou: avec des ressorts dramatiques a priori vus quatre milliards de fois au cinéma, James Gray nous offre simplement du jamais vu. La plus grande réussite, dans l'écriture, c'est (et de loin) la qualité des personnages, tous complexes, ambivalents, humains, putain. Tout cette exploration du sentiment amoureux, tous ces conflits de raison & sentiments, c'est d'une justesse rare.
Et par dessus tout ça Gray filme ça comme un Dieu, avec une intelligence, une classe, une élégance inouïe. Franchement, esthétiquement c'est vraie une claque, à TOUS. LES. NIVEAUX.
Gray reste également un directeur d'acteurs miraculeux: Joaquin Phoenix est une-fois-de-plus prodigieux, Elias Koteas l'acteur le plus rare du monde par rapport à son talent, Paltrow est épatante, Vinessa Shaw à suivre - mais bon tout le cast est au top.

Quant à la fin, elle m'a sapé le moral grave (les larmes qui pointaient au balcon lors de la scène de la plage, elles sont tombées lors de cette dernière scène). Ni tout noir, ni tout blanc... Une belle palette de gray.

Et ce film m'a parlé personellement énormément, aussi.

Putain mais que c'est beau.

6/6, podium de l'année.

_________________
Ed Wood:"What do you know? Haven't you heard of suspension of disbelief?"


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 18 Déc 2008, 23:31 
Hors ligne
Antichrist
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 04 Juil 2005, 21:36
Messages: 24534
Tu fais plez, mon Belge !


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 18 Déc 2008, 23:38 
Hors ligne
tape dans ses mains sur La Compagnie créole
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 28 Juil 2005, 10:08
Messages: 23220
Localisation: 26, Rue du Labrador, Bruxelles
Avec le plus grand plaisir, mon cher.

Aah. Que ça fait plaisir de voir un grand, bon, beau film qui MARQUE, qui reste, que restera.

_________________
Ed Wood:"What do you know? Haven't you heard of suspension of disbelief?"


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 19 Déc 2008, 00:35 
Hors ligne
Serial Modo
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 04 Juil 2005, 17:02
Messages: 16765
Localisation: en cours...
Arnotte a écrit:
Zad et Art Core vous n'avez rien compris.


soyons clairs et posés : c'est çui qui dit qui est et ton nouveau pull est moche.

_________________

*


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 19 Déc 2008, 13:15 
Hors ligne
Robot in Disguise
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 13 Juil 2005, 09:00
Messages: 38207
Localisation: Paris
Arnotte a écrit:
Vinessa Shaw à suivre


Meuf qui avait un rôle assez important dans EYES WIDE SHUT il y a presque dix ans...

_________________
Liam Engle: réalisateur et scénariste
Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 19 Déc 2008, 13:15 
Hors ligne
Meilleur Foruméen
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Nov 2005, 00:46
Messages: 88850
Localisation: Fortress of Précarité
Qui-Gon Jinn a écrit:
Arnotte a écrit:
Vinessa Shaw à suivre


Meuf qui avait un rôle assez important dans EYES WIDE SHUT il y a presque dix ans...


On se calme.

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 313 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21  Suivante

Heures au format UTC + 1 heure


Articles en relation
 Sujets   Auteur   Réponses   Vus   Dernier message 
Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Ad Astra (James Gray, 2019)

[ Aller à la pageAller à la page: 1 ... 4, 5, 6 ]

Art Core

75

8766

19 Déc 2020, 21:10

Azazello Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Little Odessa (James Gray, 1994)

Walt

6

2376

19 Déc 2022, 21:45

Qui-Gon Jinn Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. The Immigrant (James Gray - 2013)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2, 3, 4 ]

DPSR

45

7074

29 Mai 2014, 18:50

David Swinton Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. The Yards (James Gray, 2000)

Walt

6

2446

13 Jan 2022, 16:04

Azazello Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Armageddon time (James Gray, 2022)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2, 3 ]

Baptiste

42

4298

07 Sep 2023, 16:37

Abyssin Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. The Lost City of Z (James Gray, 2017)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2, 3 ]

Art Core

31

5595

08 Avr 2017, 22:50

Gontrand Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. La Nuit nous appartient (James Gray - 2007)

[ Aller à la pageAller à la page: 1 ... 10, 11, 12 ]

Blissfully

178

16945

21 Sep 2009, 16:25

Puck Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Man on wire (James Marsh - 2008)

DPSR

1

1510

27 Mai 2009, 13:48

Qui-Gon Jinn Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Eden Lake (James Watkins - 2008)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2, 3, 4, 5 ]

Zad

70

8939

27 Aoû 2021, 23:06

Film Freak Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. The Lovers (Tsui Hark - 1994)

Castorp

2

1904

28 Mai 2016, 08:50

Art Core Voir le dernier message

 


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 4 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Rechercher:
Aller à:  
Powered by phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO
Hébergement mutualisé : Avenue Du Web