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MessagePosté: 01 Juil 2026, 09:46 
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Localisation: In the Oniric Quest of the Unknown Kadath
Ah peut-être ça m'a pas marqué.

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CroqAnimement votre


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MessagePosté: 01 Juil 2026, 19:23 
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Cantal a écrit:
Quand De Niro plonge dans l'eau ? Il me semble que c'est du charabia

Oui, c'est la dernière scène, quand le bateau s'enfonce dans l'eau, je viens de vérifier. C'est du charabia parce que vous lanciez des boulettes de gomme pendant vos cours de catéchisme, au lieu de recevoir l'inspiration du saint esprit. Ca s'appelle "parler en langues", ou "glossolalie" si on préfère le mot savant, et c'est le même phénomène dans ses deux versions différentes, dans Cape Fear et Disclosure Day:
Citation:
A. —RELIGION
1. [Chez les premiers chrétiens] Don surnaturel de parler spontanément une langue étrangère.
2. Langue inintelligible que parlent les mystiques en début d'extase

C'est un truc caractéristique des pentecôtistes en particulier, et dans le film, Max Cady est explicitement désigné comme tel.


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MessagePosté: 01 Juil 2026, 20:42 
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Je crois que c'est plutôt logique que ça échappe à la culture française, catholique, dont, si je ne m'abuse, la glossolalie est liée à la Pentecôte par rapport au miracle des Apôtres qui se mettent à parler d'autres langues, existantes, ce qui est quand même bien pratique pour une mission d'évangélisation.
Je n'ai jamais fait de catéchisme mais j'ai toujours compris ça de ce lundi férié.

Dans son acception protestante, et en particulier les sectes américaines, c'est encore plus walou que le délire catho de base déjà bien cheloue à coup de langues de feu et tout, et c'est en effet une langue incompréhensible par les êtres humains et serait interprétée comme étant la langue des anges. C'est notamment bien plus vendeur j'imagine, et plus facile à mettre en scène pour impressionner les âmes perdues.
Je n'ai pas vu le film mais ça collerait peut-être à un délire "en fait les ET sont des anges".
Pourquoi pas.
Mais dit comme ça, je préfère l'option d'astro-archeologie de Lucas pour Indy IV et les ET qui ramènent la technologie.


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MessagePosté: 12 Juil 2026, 20:45 
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Inscription: 14 Oct 2007, 11:11
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J'étais bien dedans au début, dans les 30 premières minutes disons, séduit par l'originalité du postulat, la mythologie qui est crée, la distillation du fantastique avec notamment tout ce qui concerne le personnage d'Emily Blunt, etc.

En revanche, assez vite je commence par trouver l'arc d' O'Connor plus faible avec notamment sa copine qui me crispe, et surtout c'est O'Connor que je trouve hyper basique et transparent, je trouve qu'il apporte rien du tout à son personnage. Et je suis d'accord sur les remarques sur quelques situations mises en scène bizarrement où il finit par s'en sortir de manière totalement random. Certes il est guidé par une force supérieure qui lui fait toujours prendre les meilleures décisions mais quand même j'ai souvent eu du mal à croire à ce que je voyais.

D'autant que ces situations se répètent un peu trop, et c'est en réalité à l'image du film dans son ensemble qui tourne beaucoup trop en rond jusqu'à me désintéresser progressivement du récit. Au bout du compte, je me suis globalement ennuyé et j'avais envie que ça se termine.

Grosse déception aussi avec LE moment clé du film dans la chambre que j'ai trouvé franchement raté, avec ces animaux en CGI horribles, et surtout je n'ai pas ressenti le poids du traumatisme (comme j'ai pu le ressentir justement chez Araki).

2/6


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MessagePosté: 03 Aoû 2026, 16:22 
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Quatrième vision, à la maison cette fois, et troisième texte pour parler d'un autre élément que je n'avais pas réellement traité dans les deux précédents.

Durant la promo, Spielberg revendiquait le fait d'avoir toujours regardé vers les étoiles avec un oeil optimiste, à l'exception de La Guerre des mondes, où le rôle pour la première fois négatif des aliens était informée par une parabole sur le 11-Septembre, mais si Disclosure Day marque un retour aux petits hommes gris - le choix du look différent des extra-terrestres de La Guerre des mondes n'est sans doute pas innocent - il faut tout de même noter la décision de ne pas leur donner l'apparence bienveillante que pouvaient avoir ceux de Rencontres du troisième type et E.T.

Pour tout ce qu'il dit de sa vision optimiste, Spielberg a toujours été un cinéaste plus ambivalent que beaucoup de gens veulent le croire et il semblerait que sa manière de représenter les aliens depuis La Guerre des mondes n'a jamais pu revenir complètement à celles des années 70/80. Déjà dans Le Royaume du Crâne de Cristal, même si le film les qualifie "d'êtres interdimensionnels", les prémisses de Disclosure Day sont déjà là, qu'il s'agisse du crash de Roswell ou de ce climax où les protagonistes se retrouvent enfin face-à-face avec l'une de ces créatures, lésées par les humains, et qu'elle choisit de les juger.

La furie punitive propre à la saga Indiana Jones, qui se termine toujours par la mort du méchant aux mains d'une force divine, est absente de Disclosure Day mais on remarquera tout de même qu'après avoir tout d'abord montré les extra-terrestres comme des victimes au début du film (dans les images de caméra de surveillance volées par Daniel, avec des cadavres à la morgue ou un spécimen soumis à la torture), il ne rechigne pas à les montrer comme des bourreaux lors du souvenir revécu par Margaret et Daniel dans le dernier tiers du film.

Il s'agit d'une scène illustrant comme les petits hommes gris sont entrés en contact avec des enfants, comme avec Barry dans Rencontres du troisième type ou Elliott dans E.T., mais ils n'ont rien d'E.T. Après avoir pris la forme d'animaux inoffensifs, ils révèlent leur forme véritable et elle est flippante et mise en scène comme telle par Spielberg qui assume que l'expérience qu'ils ont fait vivre à ces deux gamins est traumatisante. Elle n'a pas été refoulée pour rien! Ses aliens sont comme Lincoln qui risque de faire durer la Guerre des Sécession le temps d'acquérir les votes nécessaire au passage du 13ème amendement ou, plus comparable encore, comme le Bon Gros Géant qui conçoit un cauchemar prémonitoire afin d'alerter la Reine d'Angleterre. Depuis quelques temps, l'idée d'un mal pour un bien est récurrente chez Spielberg et Disclosure Day ne déroge pas à la règle. C'est vraiment le film d'un Sammy Fabelman qui sait qu'une vocation implique des sacrifices. Et même si ses aliens sont à nouveau gentils, lui il est encore fâché.

C'est pourquoi je trouve à côté de la plaque les reproches faits au film comme étant celui d'un boomer naïf qui croit que de simples images d'atrocités faites (aux aliens) suffiront à fédérer le public ou le réveiller mais c'est oublier que le film s'arrête précisément avant la réponse dudit peuple. Disclosure Day n'est pas un film qui donne des réponses mais qui soulève des questions et la fin est à cette image. Spielberg se retrouve dans beaucoup de personnages du film, des martyrs Daniel et Margaret appelés être vecteurs de communication avec le peuple aux metteurs en scène manipulateurs que sont Hugo ou In Vivo 17, avec son message final, mais il est aussi Jane, cette ancienne novice dont on nous dit qu'elle n'a pas perdu sa foi en Dieu mais sa foi en l'Humanité. Lui-même ne sait pas comment les gens réagiraient à cette information. Mais ça ne l'empêche pas d'appeler à l'empathie.

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