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MessagePosté: 24 Mai 2026, 14:08 
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destin improbable de ce film français de 1969 qui aura donné naissance à deux remakes : un hollywoodien en mode thriller erotique, et l'autre russe en mode auteurat cannois.
 
d'autant que l'histoire est évidemment basique et banale, que toute l'approche était de ne pas rajouter de couche narrative et de rester vraiment sur le fil strict de ce que ça raconte...
improbable et chouette.
 
alors est-ce qu'il faut jouer au jeu des comparaisons ?
ça a ses limites, mais évidemment une partie de sa démarche était de changer, modifier, adapter, reprendre, donc c'est quand même pertinent.
spoilers, hein.
 
michel bouquet était un petit bourgeois des trente glorieuses. il était calme, impénetrable, imperturbable, un homme bien sous tous rapports. sa fréquence caradiaque semblait n'avoir connu aucune sorte de variation de sa naissance au début du film. et puis, sorti de nulle part, un beau jour, il commettait un acte de barabarie terrible. et reprenait le cours rationnel de sa vie juste après.
==> ici, il s'agit d'un chef d'entreprise russe, dont on perçoit dès le début qu'il est très russe. le meurtre est donc attendu (l'ami avec qui j'étais a capoté au bout de 10 minutes que ça finirait comme ça alors qu'il connaissait rien), relativement logique, l'effet de contraste se perd largement et, donc, l'intéret spécifique aussi.
 
ça durait 90 minutes, une durée logique vu le fil narratif ténu. ici ça dure 2h15, dans un rythme extrêmement cannois. que ce soit dans l’écriture ou le montage, les boulons pourraient largement être resserrés. c’est une mode évidente, une norme collective pour se positionner en mode prestige, ça a une manière de considérer comme un dû le temps du spectateur, c’est assez insup. et puis, selon moi, ça influe sur la qualité même. c’est en plein dans la forme d’écriture de l’auteurat de une scène = une information = montrée basiquement. s’il doit être à son bureau pour imprimer une liste, on le voit à son bureau imprimer une liste. s’il doit appeler son assistante, on le voit dans sa voiture appeler son assistante. il n’y a pas de petit plus narratif, créatif, de recherche de vie organique, de recherche / talent pour diffuser les informations de manière annexe. c’est un formatage d’écriture qui est induit par le confort qu’ils ont à prendre leur temps, et à un moment ça n’est pas stimulant, ni pour eux ni pour moi.
 
c’est bête, hein, mais y a une distance culturelle. la famille de la femme infidèle était une famille française des trente glorieuses, on connait ces gens, cette société fut la notre, ces normes et comportements aussi. ici, on est chez les entrepreneurs russes blindés et leur trophy wife. je suis navré mais j’ai 0 empathie avec eux, que ce soient le mec ou sa femme vraiment j’ai : 0 empathie. les problèmes de couple des riches russes à tu et à toi avec les autorités corrompues : rien à battre.
 
dérivé de ça, il y a un élément fort du film qui est donc la storyline sur la guerre d’ukraine. déjà, j’avais un petit fond de gêne, déjà ressenti avec d’autres films cannois inters. le film est produit avec de l’argent français. évidemment, sa présentation cannoise était un enjeu et objectif dès le premier jour. de fait, son bon accueil et son prix seront décisifs dans sa vie. je ne sais pas trop quelle exploitation ça aura en russie (dans l’hypothèse ou ça sort tout court). mais bon, un peu un truc bizarre de ce discours sur la société russe qui dit aux festivaliers occidentaux un peu ce qu’ils ont envie d’entendre. ce n’est pas quelque chose de ferme et d’absolu, mais il y a un aspect intelligentsia-occidentale-pandering dans ces cinéastes des 4 coins du monde qui prennent de l’argent français pour montrer dans un festival français des critiques de leur pays correspondant exactement à l’approche française qui ne me met pas 100% à l’aise. c’est très personnel et ça n’est pas absolu, mais je l’ai ressenti ici.
 
c’est juste dingo à quel point c’est occidental et comme ce qui est montré de la vie quotidienne pourrait être dans n’importe quel pays d’europe ? je savais que les russes de classe moyenne / sup sont hyper occidentalisés, mais là c’est tous les éléments. fascinant du coup ce pays dont le discours politique est basé sur la guerre civilisationnelle avec l’occident alors qu’ils sont très manifestement totalement occidentaux.
 
et puis surtout : le fil est quand même extrêmement ténu, très difficile de voir le rapport. tu finis par te formuler en une phrase une thématique un peu laborieuse, un élément narratif minuscule et un peu ridicule finit par relier les choses, mais dans l’absolu la place que ça prend, en screentime et en importance dans l’identité du film, est juste disproportionnée. et on en revient au point précédent : difficile de ne pas penser qu’il lui a accordé cette place pour faire plaisir au palais des festivals et aux commissions françaises.
 
chabrol n’expliquait un peu rien. on prenait la liaison au milieu, sans explication ni justification ni jugement. ici, il est précisé que le mec a fait la même chose avant, il y a un dîner avec d’autres femmes russes dont les situations font écho ou non etc. c’est un choix, et il m’emmerde.
 
alors il y a de très belles choses, notamment dans la mise en scène, mais aussi des trucs basiques ou lourdingues. la mise en scène du désespoir de la fille après la mort c’est pas possible, genre.
 
je n’ai pas détesté parce que c’est plein de choses intéressantes et que c’est un exercice fabuleux, cette femme infidèle dans des époques et des sociétés très différentes, et à chaque fois ça dit quelque chose sur l’époque et la société en question au milieu de sentiments universels et intemporels.
 
mais bon, totalement décu par rapport à l’accueil et à mon merveilleux souvenir de leviathan.


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MessagePosté: 24 Mai 2026, 21:59 
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FingersCrossed a écrit:
 
mais bon, totalement décu par rapport à l’accueil et à mon merveilleux souvenir de leviathan.
Qui est un de ces moins bons,tu m'as convaincu que j'allais aimer ce Minotaur. Blague à part, je suis très attiré par Zviaguintsev mais pour moi ça passe ou ça casse. Le banissement c'est niet par exemple.


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MessagePosté: 24 Mai 2026, 22:27 
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je crois que je vais me faire une mini rétro films cannois hors palmes d'or, et je pense que laviathan sera dedans ce sera intéressant de voir ce que j'en pense aujourd'hui.


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MessagePosté: 25 Mai 2026, 06:49 
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J'ai confondu avec Le bannissement que j'avais trouvé un peu indigeste. Leviathan, j'ai pas trop de souvenirs hormis le fait que c'était bon. C'est surtout Faute d'amour qui m'avait bien remué. Etrangement, c'est Elena que je me souviens le mieux alors que c'est un de ses films les moins riches.


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MessagePosté: 26 Mai 2026, 13:25 
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FingersCrossed a écrit:
c’est bête, hein, mais y a une distance culturelle. la famille de la femme infidèle était une famille française des trente glorieuses, on connait ces gens, cette société fut la notre, ces normes et comportements aussi. ici, on est chez les entrepreneurs russes blindés et leur trophy wife. je suis navré mais j’ai 0 empathie avec eux, que ce soient le mec ou sa femme vraiment j’ai : 0 empathie. les problèmes de couple des riches russes à tu et à toi avec les autorités corrompues : rien à battre.
 
[...]
 
c’est juste dingo à quel point c’est occidental et comme ce qui est montré de la vie quotidienne pourrait être dans n’importe quel pays d’europe ? je savais que les russes de classe moyenne / sup sont hyper occidentalisés, mais là c’est tous les éléments. fascinant du coup ce pays dont le discours politique est basé sur la guerre civilisationnelle avec l’occident alors qu’ils sont très manifestement totalement occidentaux.

Je ne comprends pas le raisonnement d'un paragraphe à l'autre : est-ce que les russes nous ressemblent trop ou pas assez ?


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MessagePosté: 26 Mai 2026, 14:16 
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Localisation: In the Oniric Quest of the Unknown Kadath
Beaucoup aimé ce remake de La femme infidèle de Chabrol. Pourquoi remaker ce film ? C'est après tout un film assez simple sur un adultère qui tourne mal. La grand idée c'est ici d'en tirer un parallèle avec la guerre en Ukraine. L'amant c'est le grain de sable qui vient faire dérailler le foyer familial, la guerre c'est le grain de sable qui vient faire dérailler le pays. Et cette bourgeoisie de tout faire pour préserver ses privilèges que ce soit envers la beauté et la stabilité familiale mais également envers la prospérité financière et la réussite professionnelle. Ce qui est passionnant c'est que le film nous dépeint, comme dans le Chabrol, un meurtre in extenso, avec toute la logistique compliquée pour s'en sortir innocent mais que le personnage tue bien plus en remplissant un tableau Excel (détail génial du sauvetage du jeune de 21 ans). C'est vraiment brillant et réalisé avec une élégance et une précision folles sans ostentation. Et j'adore la fin, qui diffère du Chabrol, pour enfoncer encore plus profondément le clou dans l'indécence absolue.

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CroqAnimement votre


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MessagePosté: 26 Mai 2026, 19:42 
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FingersCrossed a écrit:
ici ça dure 2h15, dans un rythme extrêmement cannois. que ce soit dans l’écriture ou le montage, les boulons pourraient largement être resserrés. c’est une mode évidente, une norme collective pour se positionner en mode prestige, ça a une manière de considérer comme un dû le temps du spectateur, c’est assez insup.
Déjà-Vu aurait été mieux placé que moi pour relever ce point, lui qui a vu le Chabrol et celui-ci coup sur coup, je vais donc placer ses mots sous ma plume et relever que toutes les scènes qui sont dans l'original sont également dans ce remake, les 45 minutes supplémentaires étant toutes dues à l'adjonction d'un élément scénaristique complémentaire nécessairement non présent dans La Femme Infidèle, qui est la guerre en Ukraine. Pour en revenir à ma perception personnelle, je n'ai ressentie aucune longueur particulière, en tout cas il n'y a pas eu d'éléments flagrants dont je me serai dit qu'ils auraient pu/du être coupé au montage. Le temps est un paramètre que chacun perçoit selon sa propre sensibilité probablement. Emilia Perez ne dure que 3 minutes de moins, on n'aura probablement pas le même ressenti pour celui-ci non plus. Pour autant, et je sais que la question a déjà êté soulevée ici, je ne pense pas que le réalisateur fasse le choix de la longue durée (si tant est que 2h15 puisse être défini ainsi) uniquement parce que c'est la mode, que le festival de Cannes l'y autorise ou que ça lui donnerait un quelconque prestige. Je suis au contraire intimement convaincu que la durée est celle qu'il a in fine estimée nécessaire pour un certain nombre de raisons (scénaristique, rythmique), on peut ou non être en phase avec l'objet final mais dans tous les cas le spectateur n'est jamais pris otage. Il peut soit ne pas rentrer dans la salle s'il estime que la durée est trop longue à son goût, soit en sortir en cours de projection.

FingersCrossed a écrit:
et puis, selon moi, ça influe sur la qualité même. c’est en plein dans la forme d’écriture de l’auteurat de une scène = une information = montrée basiquement. s’il doit être à son bureau pour imprimer une liste, on le voit à son bureau imprimer une liste. s’il doit appeler son assistante, on le voit dans sa voiture appeler son assistante. il n’y a pas de petit plus narratif, créatif, de recherche de vie organique, de recherche / talent pour diffuser les informations de manière annexe. c’est un formatage d’écriture qui est induit par le confort qu’ils ont à prendre leur temps, et à un moment ça n’est pas stimulant, ni pour eux ni pour moi.
Ça n'a rien à voir avec le temps, mais tout avec des choix de mise en scène. Et sur ce point là je te rejoins, non pas que Zvianguintsev m'ait jamais particulièrement enthousiasmé, mais j'ai trouvé que Minotaure était son film le plus fonctionnel, la seule scène qui ressort du lot est évidemment celle centrale du meurtre, le reste est sans personnalité, sans identité véritable. Il aurait pu raccourcir de 45 minutes qu'avec une telle mise en scène le résultat final serait resté le même. Et problème supplémentaire, j'ai trouvé le mariage entre le côté remake du Chabrol et la guerre en Ukraine extrêmement forcé. Je ne dis pas que Zviaguinstev s'est senti obligé de le traiter, étant russe exilé on l'attendait un peu sur ce flanc, mais il y a un peu de ça tout de même...
 
FingersCrossed a écrit:
déjà, j’avais un petit fond de gêne, déjà ressenti avec d’autres films cannois inters. le film est produit avec de l’argent français. évidemment, sa présentation cannoise était un enjeu et objectif dès le premier jour. de fait, son bon accueil et son prix seront décisifs dans sa vie. je ne sais pas trop quelle exploitation ça aura en russie (dans l’hypothèse ou ça sort tout court). mais bon, un peu un truc bizarre de ce discours sur la société russe qui dit aux festivaliers occidentaux un peu ce qu’ils ont envie d’entendre. ce n’est pas quelque chose de ferme et d’absolu, mais il y a un aspect intelligentsia-occidentale-pandering dans ces cinéastes des 4 coins du monde qui prennent de l’argent français pour montrer dans un festival français des critiques de leur pays correspondant exactement à l’approche française qui ne me met pas 100% à l’aise. c’est très personnel et ça n’est pas absolu, mais je l’ai ressenti ici.

Deux choses.

Quant à la représentation de cette frange de la société russe dans ce film, qu'est-ce qui serait factuellement montré de manière à brosser le public français dans le sens du poil selon toi ? Pour la connaître un peu, je n'ai absolument rien vu d'outrancier, c'est dans l'ensemble extrêmement mesuré, dans tous les cas loin d'être une caricature. Pour un brulot bien plus virulent sur les élites russes, la corruption dans l'administration, je te conseille L'idiot de Yuri Bikov.

Sinon pour ce qui est de l'argent français dont les réalisateurs étrangers abuseraient pour satisfaire un microcosme cannois se regardant le nombril... j'ai pris le temps avant de me convaincre de répondre à ton message, espérant que quelqu'un d'autre endosserait cette charge. C'est loin d'être ta première sortie sur ce point, ça rejoint ce que tu décris en ouverture sur ces réalisateurs qui ont les pleins pouvoir pour faire des films qui emmerdent la majorité de la population, on sait tous à quel point tu es obnubilé par ces sujets, l'inadéquation entre un certain cinéma d'auteur et les attentes du public, les recettes que font les films et leur budget, les fours qui s'enchainent, en gros la gabegie de pognon qui pourrait être bien mieux mise à profit pour satisfaire les masses. Et j'avoue qu'il m'est devenu extrêmement pénible de lire cet argument resservi à longueur de temps ici, argument que je trouve tout simplement poujadiste (on est vraiment pas très loin du rapport Alloncle). C'est une chose (et tout à fait entendable) que de ne pas apprécier un certain type de cinéma, je n'attends pas que tout le monde soit réceptif à Weerasethakul ou Serra, s'en est par contre une autre que de tout ramener à ces seuls arguments, de conclure que tout ce que l'on apprécie pas est nécessairement une escroquerie et un abus de pouvoir.


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MessagePosté: 26 Mai 2026, 19:51 
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Sir Flashball
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MessagePosté: 26 Mai 2026, 19:54 
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Antichrist
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MessagePosté: 26 Mai 2026, 20:09 
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Antichrist
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Art Core a écrit:
Beaucoup aimé ce remake de La femme infidèle de Chabrol. Pourquoi remaker ce film ? C'est après tout un film assez simple sur un adultère qui tourne mal. La grand idée c'est ici d'en tirer un parallèle avec la guerre en Ukraine. L'amant c'est le grain de sable qui vient faire dérailler le foyer familial, la guerre c'est le grain de sable qui vient faire dérailler le pays. Et cette bourgeoisie de tout faire pour préserver ses privilèges que ce soit envers la beauté et la stabilité familiale mais également envers la prospérité financière et la réussite professionnelle. Ce qui est passionnant c'est que le film nous dépeint, comme dans le Chabrol, un meurtre in extenso, avec toute la logistique compliquée pour s'en sortir innocent mais que le personnage tue bien plus en remplissant un tableau Excel (détail génial du sauvetage du jeune de 21 ans). C'est vraiment brillant et réalisé avec une élégance et une précision folles sans ostentation. Et j'adore la fin, qui diffère du Chabrol, pour enfoncer encore plus profondément le clou dans l'indécence absolue.


Pour moi, c'est l'un des plus grands films de l'année, peut-être le meilleur de son auteur, surtout qu'il met vraiment sa vie en danger 'comme un homme qui a déjà frôlé la mort'. Oser mettre un pope orthodoxe en scène, son discours lors de la cérémonie de clôture, même la discussion au repas.

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