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MessagePosté: 31 Déc 2009, 18:56 
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En entrant dans la salle, j'essayais de me persuader, histoire d'atténuer la déception, que je n'allais pas voir une grande histoire avec foule de rebondissements tous plus surprenants les uns que les autres, que j'y allais pour découvrir un monde, ou une partie de ce monde, etc. Dans ce sens, je n'étais donc pas surpris devant le classicisme de l'histoire et de son déroulement. Je l'étais déjà un peu plus devant une certaine platitude (le mot est bien trop fort, je l'admets) des enjeux et des personnages. Comme s'il s'agissait du scénario dans lequel Cameron était le moins présent, True Lies mis à part (et encore !). Femme forte, technologie, menace militaire, tout est finalement assez peu profond ; c'est là, mais sans que cela devienne un thème imposant du film. En revanche, la question du corps est partout, dans ceux des Na'vi, des humains, dans les robots pilotés, dans les animaux, etc. C'est un des meilleurs points du film, un des plus beaux, cette idée d'opposer les humains (banalement égoïstes) à un écosystème où tous les corps se répondent, communiquent, etc. La scène où Neytiri tue un « chien alien », l’accompagnant jusqu’à la mort, est bouleversante. Ce fluide qui passe entre eux, entre toutes les populations (flore, faune) de Pandora est une magnifique idée, qui revient sans cesse via la queue de cheval des Na’vi.

Cette planète est le principal personnage ainsi que le principal intérêt du film. Dans les premières minutes, le film piétine malgré la perfection des effets spéciaux ; les enjeux sont expédiés, les personnages aussi, tout va trop vite (peut être cette partie sera-t-elle ralongée dans une version longue un jour ?) et si ce n’était la voix envoûtante de Jake Sully, j’aurais franchement baillé. Puis le vaisseau atterrit sur Pandora et le film décolle alors (c’est bon, ça !) via notamment un plan de fou, en apparence l’un des plus simple du film, mais qui moi m’a mis sur le cul et m’a propulsé comme rarement dans un film. Ce plan, c’est un simple travelling avant caméra à l’épaule, qui accompagne les soldats à la sortie du vaisseau. Durant cet instant, via le simple mouvement d’une caméra, nous avons tous les enjeux du film : l’intrusion des machines (j’aurais presque envie de citer Godard et son « morceau de fer dans un morceau de chair »). A ce moment, je pensais beaucoup à Starship Troopers (auquel le film renvoie de toute façon par moment). [Un plan similaire, un peu plus tard dans le film mais je ne parviens plus à le situer, m’a fait le même effet : un zoom assez violent, il me semble sur JakeSully lors du discours au peuple]. Pourtant, toujours ce problème de scénario : j’aurais aimé qu’il nous transporte d’un point de vue à un autre mais non, on n’a pas le moindre doute, dès le départ, sur la méchanceté des humains. On sait tout de suite qu’ils sont dangereux, mauvais, et que les Na’vi les gentils. La plus grande idée de Starship Troopers selon moi, c’était de suggérer que les humains étaient peut être les salauds de l’histoire. Dans Avatar, du début à la fin, il n’y a pas le moindre doute.

A chaque nouvelle étape heureusement, le film prend un peu plus de corps et s’affirme un peu plus. J’ai mis un peu de temps à entrer dedans (il n’est pas exclu que la 3D, à laquelle je suis encore peu habitué, n’y soit paradoxalement étrangère) mais plus le film avance et plus il devient beau. La découverte du nouveau corps (prévisible, classique), puis celle de la forêt et sa faune (prévisible aussi, certes, mais assez bien amenée), puis celle des Na’vi à travers Neytiri, puis l’apprentissage (pas forcément le meilleur moment du film, mais un des plus agréables à suivre)… A ce moment, le film acquiert un bon petit rythme, alterne les scènes courtes, nous fait pénétrer un peu plus la planète sans que forcément nous en comprenions tout le sens. Encore une fois, je regrette le côté ultra téléphoné des rebondissements, mais tout s’emboîte correctement et, comme dit Tetsuo, cela ne gâche en rien la découverte de Pandora.

C’est au moment du discours de JakeSully que les frissons me prennent véritablement (sans compter qu’à ce moment, la musique aborde plusieurs thèmes majestueux qui m’ont semblé assez différent de ce qui précède). A ce moment, le film ne retombe plus jamais, il ne fait qu’un avec son sujet, il déploie une batterie insensée d’idées, d’effets spéciaux, de plans de folie… Je regretterai toujours que Cameron, à part dans Terminator et à un degré moindre dans Aliens, ne tombe pas, parfois, un peu plus dans le McTiernan/Verhoeven (le côté barbare, véritablement brutal, qui fait basculer un film de l’action à la violence). Mais en l’état, ça reste grandiose, monstrueusement spectaculaire, et beau à en couper le souffle, sans que ce soit à un seul moment illisible. J’avais, à ce moment du film, l’impression de voir enfin le film de la décennie, celui qui propulsait le cinéma dans un futur encore inabordé, et certainement pas par les Star Wars, par exemple (je dois dire que j’avais eu la même impression avec Minority Report). Quand même triste d’ailleurs que Lucas, dont l’imaginaire ne peut être remis en question, se fasse battre de la sorte sur son propre terrain.

[En général, je m’attarde assez peu sur les effets spéciaux d’un film. Faisons une exception : ils sont parfaits. Finis les corps mal animés de Titanic, les robots trop légers de La Menace fantôme. Même si je préfèrerai toujours l’exo squelette de Aliens à un CGI, il faut reconnaître que dans Avatar, je n’y ai vu que du feu tant tout est parfait à ce niveau. Les Na’vi (vraiment sublimes), les vaisseaux, les hélicoptères, tout a du poids, du relief. Ce monde existe, il prend vie sous nos yeux.]

Au final, malgré un paquet de bémols, j’ai déjà envie de revoir le film qui, malheureusement, ne prendra pas la place d’autres Cameron dans mon cœur. Pour moi, Cameron a déjà fait mieux, et à de nombreuses reprises : Terminator, Abyss, Titanic (et peut être même Aliens, que j’aimerais toutefois revoir). Mais le spectacle reste unique, l’émotion tangible (la destruction de l’arbre-maison, scène effrayante qui a un petit côté « Palestine »– j’avais d’ailleurs l’impression par moments que le film évoquait autant cette partie du monde que l’invasion du peuple indien), les frissons évidents. Alors que la décennie s’achève (pas vraiment mais admettons), Avatar la clôture en très grandes pompes.

5/6

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MessagePosté: 01 Jan 2010, 09:50 
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Le quoteur fou
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Cosmo a écrit:
Quand même triste d’ailleurs que Lucas, dont l’imaginaire ne peut être remis en question, se fasse battre de la sorte sur son propre terrain.

Ma première pensée en sortant de la salle a été : 'c'est ce film que Georges Lucas essaie de faire depuis 30 ans'.

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MessagePosté: 01 Jan 2010, 12:08 
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Je suis assez surpris des reproches faits au film au sujet de son scénario. Après tout, s’il n’est pas surprenant et est souvent blindé de clichés, il ne l’est pas plus que la plupart des films hollywoodiens, et Cameron lui-même ne s’est jamais gêné au niveau gros sabots, Titanic en première ligne. Là où ça change par rapport à ses précédents films, c’est qu’il rate à donner un souffle ou une ampleur à son histoire, ses personnage ne sont que des propositions de personnages, des véhicules qui permettent au film d’avancer. Parce que bon on sent bien que tout ça est secondaire, que c’est dans le spectacle et dans les décors que ça se joue. La grande réussite du film, son courage en quelque sorte, c’est dans les couleurs, décider que la nature serait fluo et phosphorescente, avec des touches de Billy Jean, c’est quand même quelque chose. Du coup le film marche bien sur cette dimension là, une ballade sympa sur Pandora, des fougères partout et des méduses qui flottent.
Pour le reste c’est quand même pas très inventif. Au niveau du monde en lui-même, c’est surtout un décalque du monde connu, avec ses chevaux (avec 2 pattes en plus), ses chiens (en vinyle), ses rhinocéros (avec un nez de requins marteaux) et sa tribu d’indiens (avec une touche d’africains).

Un seul animal m’a fasciné, ce lézard qui tournicote comme un con dés qu’on le touche, suspendu à son hélice fluo et tournant sur lui-même sans avoir l’air de maitriser quoi que ce soit. Le système de défense stupide, où l’animal semble victime de son propre réflexe, à tournoyer bêtement et à attendre que ça passe pour pouvoir reprendre le contrôle. J’étais mort de rire, je le trouve génial.

Le réseau Gaya lui-même est représenté d’une manière étrangement littérale et pragmatique (le plug and play, franchement). Et puis surtout la mise en scène m’a paru complètement plate, impersonnelle, soucieuse avant tout de bien intégrer la technique 3D. Je pensais que Cameron avait inventé une mise en scène qui enfin justifiait le relief, et en fait on est face à un film globalement filmé comme les autres, avec très peu de moments vraiment inspirés.

Finalement le film m’a déçu là où je l’attendais le plus, dans l’invention d’un monde, dans la portée émotionnelle des personnages et dans le souffle épique. On en est du coup à chercher des endroits où le film serait singulier (outre ses couleurs flashies). Et c’est un peu maigre : un corps à corps final un peu enlevé, un plan où la femme na’vi tient dans ses bras le frêle humain (peut être le seul plan où les deux races cohabitent vraiment à l’image, où on prend la dimension de leur étrangeté l’un pour l’autre, et l’amour de ces deux êtres est pas loin d’être beau du coup, mais ça passe trop vite sans être vraiment exploité), et puis quand même tous ces corps dénudés en 3D, avec leur physique étrange d’athlètes de natation, courbés sur leurs dragons, c’est assez sexy, comme le t-shirt de Rodriguez. Moi j’ai passé un bon moment à mater les culs en relief, on se distrait comme on peut.

Et puis la 3D m’a pas du tout convaincu. C’était mon premier film avec des lunettes, et franchement ça vaut pas ses 3€ supplémentaires. Souvent, la profondeur c’est surtout des couches plates superposées, avec un petit scintillement sur les contours (qui disparait quand l’œil s’habitue). Et puis ces trucs au premier plan c’est gênant au bout d’un moment, quand le vieux mourrait moi je regardais une fougère qui passait au dessus des têtes des gosses devant moi, et puis quand une méduse se pointe au premier plan c’est elle qui prend toute l’attention, même si elle est floue et que l’action se passe au deuxième plan. L’impression que la technique n’existe que pour elle-même, que quand elle se montre on ne voit que ça et que ça joue contre l’histoire, contre les personnages, du coup pas du tout immersif, on est sans cesse ramené à sa place de spectateur, sans arrêt sorti de l’histoire. Je repensais à Speed Racer, même débauche de couleur, même scénario prétexte, sauf qu’au contraire Speed Racer jouait l’écran comme surface et non comme profondeur, travaillait le numérique en aplats, et était pour le coup bien plus immersif.

J’attends le film de Dante pour me prononcer complètement mais pour l’instant le relief pour moi c’est une grosse baudruche.

Le film de Cameron le moins réussit en ce qui me concerne, une grosse série B un peu concon, un peu prétentieuse, qui se laisse voir tranquillement si on oublie les attentes que le film à pu susciter.

3/6

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MessagePosté: 01 Jan 2010, 13:16 
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Film Freak a écrit:
Arnotte a écrit:
*TU NE SAIS PAS QUE TOUS LES CAMERON ONT UNE VERSION LONGUE??* (genre)

:D

Pas Piranhas II. Pas Terminator. Pas True Lies. Pas Titanic.


A noter que Piranhas 2 a un director's cut fort différent du produit qu'on connaît, mais il me semble que le DC est plus court.

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MessagePosté: 01 Jan 2010, 13:16 
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Attendons le Malick, surtout pour juger la 3D.


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MessagePosté: 01 Jan 2010, 15:34 
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Karloff a écrit:
Attendons le Malick, surtout pour juger la 3D.


Je ne juge rien, ce n'est que mon na'vi.

(quelqu'un l'a surement déjà faite)

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Pré Carré


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MessagePosté: 01 Jan 2010, 19:29 
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Je ne suis allée le voir qu'hier parce que je redoutais un peu les très longues files d'attente.
Evidemment, côté technique, il est totalement bluffant, fascinant, à presque en oublier l'histoire par moments. Son pied, à Cameron, c'est de créer un univers de toutes pièces dans ses films; c'est peut-être pour ça que l'histoire passe un peu au second plan ou s'appuie sur des recettes éprouvées, voire éculées parfois. Dans la salle, les sièges en bout de rangée étaient indisponibles pour cause de mauvaise vision avec les lunettes 3D; ceci ajouté au fait que la 3D rétrécit visuellement l'écran puisqu'on on voit "en profondeur" m'a un peu déçue. Je n'ai pas retrouvé les mêmes sensations panoramiques que dans "2012" par exemple et la réflexion qui m'est venue à l'esprit c'est que les salles et/ou les écrans sont trop petits aujourd'hui pour ce genre de film. J'étais pourtant dans la + grande salle du ciné.
Les Na'vi sont fortement inspirés des Indiens d'Amérique avec ce rapport à la nature qui leur est propre, mis à part la mère de Neytiri, je crois, qui a un accent africain caricatural franchement ridicule (un peu de finesse dans les doublages, par pitié!). Les références écolos sont énormes comme des ficelles; Cameron aurait-il fait exprès de sortir son film au moment de la conférence de Copenhague où nous avons été égaux à nos-mêmes :evil: en nous renvoyant une image plus que négative de l'espèce humaine qui, après avoir détruit les ressources naturelles de sa propre planète, passe allègrement à la suivante. La destruction de l'arbre des Na'vi est tout un symbole et m'a particulièrement touchée. Bon, en même temps, je ne suis pas sûre que sa réflexion soit allée aussi loin.
Le nom de la planète : "Pandora" paraît un non-sens (pour une terrienne) puisque d'après la mythologie, la boîte de Pandore, une fois ouverte, laisse échapper tous les malheurs possibles et imaginables. Emouvante aussi bien que très courte; la scène où Neytiri tient Sully (l'homme) dans ses bras à cause de la différence phénoménale de taille entre les deux races.
Un film idéal pour les fêtes qui mérite une 2ème vision.

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"Le cinéma, c'est le sang, les larmes, la violence, la haine, la mort et l'amour"
Douglas Sirk


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MessagePosté: 01 Jan 2010, 21:30 
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Bon, je dois dire que je n’ai rien suivi de la construction de ce film. Pas suivi le tournage, ni les news, pas vu de bande-annonce, rien de tout ça. Je savais juste que Cameron était le réal, mais je n’avais strictement AUCUNE idée de l’histoire. Il fut un temps où j’ai même confondu ce film avec le dessin animé de France 3 qui porte le même nom et qui va aussi être transposé au cinéma. C’est dire si ce film n’entrait pas dans mes préoccupations. Et puis y’a un mois j’ai vu une BA au ciné (juste avant La Route) et C’est vraiment le film qui ne me tentait pas. Ca sentait l’écologie kitsch à plein nez, et le design avait l’air moche avec des bonhommes bleus horribles de laideur. Je me suis dit que je n’irais probablement pas le voir, mais au moins ça m’a permis de cataloguer le film dans la case SF. Et c’est le seul truc que j’ai retenu de la BA, preuve que je n’avais pas du tout accroché. C’est le raz-de-marée au box-office conjugué à l’unanimité d’une presse dithyrambique qui m’a finalement poussé à y aller, en me disant pour me réconforter : « Bon après tout c’est James Cameron, le mec qui a fait Titanic et Aliens, donc au moins il sait raconter une histoire, c’est déjà ça de pris ».

Les premières minutes sont difficiles pour moi, je n’arrive pas du tout à m’attacher aux personnages qu’on m’expose. Le héros me semble froid, son pote le docteur me rappelle Dodgeball donc forcément c’est dur de rester concentré après ça, et le speech du colonel me fait craindre le pire au niveau du traitement de personnages hyper stéréotypés. Et puis ce bleu et ce gris immaculés, c’est froid, c’est pas du tout chaleureux.
Heureusement apparaissent ensuite coup sur coup Sigourney Weaver et Giovanni Ribisi, et même s’ils ne sont pas spécialement transcendants, au moins je peux me rattacher à quelque chose de connu, à quelque chose de vivant qui procure un tant soit peu d’émotion. Et petit à petit, l’histoire se met en place, je commence doucement à accrocher. Les enjeux prennent forme, le triangle Na’avi (pourtant invisibles)-scientifiques-militaires prend du relief et devient sympa à suivre. Pourtant mes craintes se confirment : le look des avatars – et donc des Na’avi – est vachement laid. Ils sont trop grands, mal équilibrés, mal dessinés, je me dis : « putain si c’est ça qui est censé être la pointe de la technologie au cinéma, on est mal barré ». A ce titre, la première scène de Sam Worthington en avatar est bancale : autant la partie « humain » est touchante (son envie irrépressible d’à nouveau courir, toucher la terre avec ses pieds etc…), autant la partie SFX est bof-bof (mais qu’ils sont laids ces trucs bleus !) En fait c’est surtout quand ils sont comparés aux humains que ça coince. Les scènes 100% Na’avi passent mieux, et ça commence avec la première incursion dans la forêt. C’est aussi la première rencontre avec le bestiaire de Pandora, qui est assez réussi, même sans être follement original : la 1ère bestiole est jolie à voir, même si ça me rappelle les livres pour enfants où tu mélanges différents corps d’animaux (là rhino et requin-marteau donc). A partir de ce moment, l’avatar du marine réussit enfin à avoir des expressions humaines sur le visage assez réalistes et des comportements, attitudes, postures à l’avenant, donc les SFX ne sont pas si mal. Par moments encore pourtant, ça fait plus pantin qu’humanoïde, même si bien sûr ça n’a quand même aucun rapport avec le ratage qu’était Final Fantasy.
La scène la plus émouvante reste pour moi, et finalement c'est l'exception qui confirme la règle, la scène finale avec la Na'avi qui tient le héros dans ses bras. Cette résonance avec les Vierges à l'enfant est le seul moment où la différence de taille entre les persos est vraiment efficace.

Une fois dans la jungle de Pandora, l’histoire suit son cours, et ça se suit paisiblement, même si là encore, il n’y a rien d’original. Je sens poindre l’odeur de l’écologie new-age et déjà kitsch à plusieurs reprises, on y verse même sans doute quelques fois, mais pourtant le pire est évité, parce que visuellement, il faut bien admettre que ça claque comme il faut. C’est tellement à fond, exagéré et assumé que ça devient beau : le coup de l’herbe phosphorescente à chacun de tes pas, c’est super risqué sur le papier mais c’est plutôt mignon à l’écran. Les mini-méduses sont classes, les trucs qui tournicotent comme des cons dans l’air sont excellents. Ca rappelle le bestiaire miyazakien. L’influence de Miyazaki est gigantesque d’ailleurs, je pensais pas à ce point (relation à la nature, exploitants contre nature, esprits de la forêts et petites bêbêtes qui volent, rochers en lévitations dans l’air) et c’est plutôt cool parce que c’est bien intégré, sans en faire trop. D'une manière générale, bestioles et plantes sont la grande réussite visuelle du film.

Les scènes s’enchaînent sans temps mort, je n’ai pas décroché. Mais je me sens quand même peu impliqué dans l’histoire, toujours je pense à cause de la froideur de l’ensemble. Pas assez d’humanité. Et si la faune et la flore sont très bien travaillées, la civilisation Na’avi est super mal décrite. On ne sait pas comment ils vivent, ce qu’ils font, comment ils sont organisés. Y’a deux vieux qui gèrent le côté spirituel et politique, mais c’est tout. C’est là que le scénario manque d’imagination. Là où le moindre Hobbit du Seigneur des Anneaux avait son rôle et sa place, la foule des Na’avi ne semble être bonne qu’à suivre les 3-4 personnages qui émergent de leur tribu (les 2 vieux, leur fille et son prétendant). On dirait qu’ils ne foutent rien de leur vie, du coup j’ai vraiment du mal à les trouver captivant. La légende sur le ptérodactyle indomptable que seulement 5 ont réussi à dompter est pourtant très belle et intéressante. Mais c’est le seul truc vraiment notable qu’on apprend sur leurs croyances/superstitions/mode de vie, et c’est bien pauvre du coup. C’est le gros manque de l’histoire : je veux bien supporter des SFX bleus phosphorescents pendant 2 heures, mais qu’on leur donne un minimum de profondeur, quand même (sans pour autant en pondre autant que Tolkien, je le conçois bien volontiers).
Ma scène préférée reste celle de la « chasse » au Cracoucass bleu, quand ils grimpent sur les rochers en lévitation. C’est super vertigineux, et là j’étais vraiment à fond dedans. Les lunettes 3D ont dû aider je pense, mais même sans elles je crois que la séquence extrêmement aérienne. Voilà ce qu’aurait dû être Là-haut bien plus souvent, tiens, d’ailleurs, plutôt que narrer la randonnée pédestre d’un retraité. Bref pour moi c’est LA scène du film.
Après la bataille finale n’est pas mal du tout non plus. Elle bien épique comme il faut, ça pète bien de partout, c’est très plaisant à suivre, j'adore le retour des rhino-requins-marteaux à la fin. Même si je pense que dans le genre grosse scène d’action la course contre les dinos sur Skull Island dans le King Kong de Jackson était plus haletante encore.

Point de vue scénar, l'idée du fonctionnement des avatars est bien trouvée, ne serait-ce que pour assurer les allers-retours entre Pandora et la station. Et puis ça donne un dynamisme à l'histoire pas négligeable et joliment novateur (c'est pas John Smith qui aurait pu faire ça, bref).
Les thèmes abordés sont variés même si on voit facilement toutes les assonances, y'a pas trop de finesse à ce niveau-là (préservation de la nature et communion avec elle, dénonciation de la colonisation et de l’exploitation à outrance). C’est pas intrinsèquement gênant : des thèmes déjà rabattus des milliers de fois peuvent l’être une fois de plus, du moment que c’est bien fait. Peter Jackson n’est pas forcément le cinéaste le plus subtil du monde quand il veut faire passer une idée ou un sentiment, mais il y parvient quand même avec efficacité. Là par contre c’est à moitié réussi, la faute à ces putains de Na’avi qui manquent de profondeur (ce qui est comble pour des personnages 3D ahahah). Titanic était vachement plus prenant, Aliens aussi, et Abyss aussi tien d’ailleurs, maintenant que j’y pense…

De mêmes, tous les personnages sont extrêmement caricaturaux. Y’a pas une once de nuance ou d’évolution dans leur personnalité. Même le héros, sa prise de conscience est tellement téléphonée que bon on s’en fout un peu. Là aussi, c’était déjà le cas dans Titanic entre les bourgeois tous très cons et les prolos tous très braves, mais c’était quand même mieux écrit.
Conséquence de tout cela, les acteurs sont très peu mis en avant. Weaver et Ribisi sont en roue libre mais on ne les voit que très peu. Finalement c’est le colonel qui devient très sympa à force d’être une caricature. Lui, il joue son stéréotype à fond et ça marche drôlement bien. Quant à Sam Worthington, ben il n’a pas trop le temps d’exister en temps, paradoxalement. Mes scènes préférées avec lui sont celles du journal de bord, mini-speeches tous très bien réussis ma foi (que ce soit le tout premier où il est gêné de parler, ceux où il est gêné avec les autres derrière, et surtout ceux où il exprime sa lassitude et son désabusement).

En ce qui concerne la 3D, je rejoins l’avis de Jiko, c’est encore loin d’être ça. Les bouts de feuilles au premier plan, mais qui ne sont que des bouts parce que la caméra n’est pas cadré dessus, ça donne des petits triangles verts qui se baladent en haut de l’écran et qui parasitent vraiment le déroulement de l’histoire. C’est bien chiant et ça casse le truc. Alors qu’à d’autres moments, c’est clair que la 3D offre un plus (toutes les séquences aériennes). Mais au final, je ne suis pas sûr que ce soit vraiment indispensable, pas pour Avatar en tout cas.

Bon au final j’ai du mal à comprendre l’engouement du public pour ce film, mais encore une fois je n’ai rien suivi de sa production, donc je ne sais pas quelles étaient les attentes. Mais pour moi c’est juste un film de SF comme un autre, de bonne facture certes, mais qui ne révolutionne pas le genre. La preuve je préfère Aliens. Dans Avatar y’a quand même plein de trucs qui auraient pu être un peu mieux travaillés et un peu plus fouillés. Mais bon… les bons points l’emportent quand même sur les mauvais. Et puis la scène avec les oiseaux est très très belle.

4/6

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MessagePosté: 01 Jan 2010, 22:49 
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Citation:
Et puis la scène avec les oiseaux est très très belle.


D'ailleurs je ne sais pas à quoi elle me faisait penser cette scène, mais tout simplement le mécanisme d'apprivoisement de ces oiseaux est vraiment semblable à celui des hypogriffes dans Harry Potter. La scène de vol aussi.


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MessagePosté: 01 Jan 2010, 23:31 
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Oui, enfin pour moi la scène commence quand ils escaladent les rochers flottants, et rien que ça, la manière dont c'est filmé, je trouve que l'immersion dans le film est plus grande qu'avec n'importe quelles lunettes 3D.

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MessagePosté: 01 Jan 2010, 23:33 
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Tetsuo a écrit:
C'est sûr que la première chose qui frappe dans ce film, c'est l'incroyable banalité de son scénario, déjà vu mille fois, en mieux ou en moins bien (plutôt en moins bien) et qui afflige tant chacune de ses articulations sont ultra-prévisibles. Bon. Mais ça me semble la conséquence inévitable de l'orientation du cinéma de Cameron qui entre son goût pour les défis techniques et sa fascination pour la technologie se dirige vers une logique de bande-démo. Or, pour qu'une bande-démo soit efficace, il faut que rien ne puisse empêcher qu'on admire les prestigieuses performances qu'elle met en avant, pas même l'histoire. Quoi de mieux, dans ce cas, qu'un scénario qui met tout le monde d'accord à base de bon sentiments coloniaux, d'ouverture à l'autre, de communion avec la nature etc, un scénario caractéristique de la bonne conscience américaine, de son refoulé, une idéalisation de son histoire, bref, Pocahontas. Mais plutôt version Disney que Malick.

Le vrai problème là, ce qui me chagrine personnellement, c'est pas tant l'utilisation d'un scénario rabaché un million de fois (on en sort plus sinon), mais plutôt qu'une fois de plus, l'innovation des effets spéciaux sert à dépoussiérer une vieille histoire là où, dans le grand cinéma hollywoodien, de King Kong à 2001 en passant par Citizen Kane, les nouveaux trucages permettaient de raconter de nouvelles histoires. Chez Cameron c'est donc le film qui sert à promouvoir la technologie et plus l'inverse. L'histoire est creuse pour nous laisser le temps d'admirer ce dont la technologie est capable de faire. C'est une question d'habillage en fait : on connait les persos et les situations, mais le décor et les apparences changent. Et c'est cette nouvelle manière d'habiller qui intéresse Cameron et sur laquelle il veut attirer notre attention. Bref, pour la grande évolution du cinéma, on repassera.

Cependant, soyons honnête, ça fait un moment que je me suis habitué à ce qu'Hollywood ne cherche plus à me raconter des choses nouvelles, mais tente plutôt de rénover ses manèges. Ca fait longtemps que j'ai compris qu'un blockbuster, c'est plus proche du parc d'attraction que du cinéma de l'âge d'or. D'où, aussi, la 3D, technologie qui cherche à rajouter un surplus d'immersion là où, par définition, il n'en est nul besoin. Quelque part, l'utilisation de la 3D, c'est un peu l'aveu que, faute d'histoire à raconter, on essaye de plonger de force le spectateur dans le film, artificiellement. En l'état je trouve donc ça totalement superflu, et je pense que sans, j'aurai pu jouir plus décemment du spectacle. Car le spectacle est là, faut bien l'avouer, et je ne vais pas bouder mon plaisir, James Cameron n'étant tout de même pas un manchot dans l'exposition de ses colossaux moyens, surtout que c'est pas tous les jours qu'on peut profiter de son savoir-faire. Alors oui, j'ai tout de même apprécié contempler, n'ayant rien d'autre à y faire, tout ce bestiaire, ces décors, le réalisme des textures et de l'intégration, et malgré la longueur, je ne me suis pas trop fait chier. La scène d'action finale tient ses promesses, notamment dans la touche badass, et j'ai ressenti une petite vibration lors de l'intervention "nausicaaesque". Et puis je trouve le film plus honnête que Titanic, assumant mieux la minceur de ses ambitions. Et comme ce fut pour moi une année tellement désastreuse du côté des blockbusters, j'ai envie d'être indulgent. Donc :
4/6

Traduction (pour moi): Le film est à chier ( mais on peut pas le dire, ce serait pas politiquement correct).
Déduction: je n'ai plus trop envie d'y aller;
(en plus les places sont chères, or le cinéma doit rester un divertissement d'accès facile pour tous; le côté "machine à fric" m'écoeure; c'est justifié ce prix? )

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MessagePosté: 01 Jan 2010, 23:37 
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alexandra a écrit:
(en plus les places sont chères, or le cinéma doit rester un divertissement d'accès facile pour tous; le côté "machine à fric" m'écoeure; c'est justifié ce prix? )


Le prix du film (le budget) ou le prix de la place de ciné + lunettes ?

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Que lire cet hiver ?
Bien sûr, nous eûmes des orages, 168 pages, 14.00€ (Commander)
La Vie brève de Jan Palach, 192 pages, 16.50€ (Commander)


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MessagePosté: 02 Jan 2010, 00:05 
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alexandra a écrit:
Tetsuo a écrit:
C'est sûr que la première chose qui frappe dans ce film, c'est l'incroyable banalité de son scénario, déjà vu mille fois, en mieux ou en moins bien (plutôt en moins bien) et qui afflige tant chacune de ses articulations sont ultra-prévisibles. Bon. Mais ça me semble la conséquence inévitable de l'orientation du cinéma de Cameron qui entre son goût pour les défis techniques et sa fascination pour la technologie se dirige vers une logique de bande-démo. Or, pour qu'une bande-démo soit efficace, il faut que rien ne puisse empêcher qu'on admire les prestigieuses performances qu'elle met en avant, pas même l'histoire. Quoi de mieux, dans ce cas, qu'un scénario qui met tout le monde d'accord à base de bon sentiments coloniaux, d'ouverture à l'autre, de communion avec la nature etc, un scénario caractéristique de la bonne conscience américaine, de son refoulé, une idéalisation de son histoire, bref, Pocahontas. Mais plutôt version Disney que Malick.

Le vrai problème là, ce qui me chagrine personnellement, c'est pas tant l'utilisation d'un scénario rabaché un million de fois (on en sort plus sinon), mais plutôt qu'une fois de plus, l'innovation des effets spéciaux sert à dépoussiérer une vieille histoire là où, dans le grand cinéma hollywoodien, de King Kong à 2001 en passant par Citizen Kane, les nouveaux trucages permettaient de raconter de nouvelles histoires. Chez Cameron c'est donc le film qui sert à promouvoir la technologie et plus l'inverse. L'histoire est creuse pour nous laisser le temps d'admirer ce dont la technologie est capable de faire. C'est une question d'habillage en fait : on connait les persos et les situations, mais le décor et les apparences changent. Et c'est cette nouvelle manière d'habiller qui intéresse Cameron et sur laquelle il veut attirer notre attention. Bref, pour la grande évolution du cinéma, on repassera.

Cependant, soyons honnête, ça fait un moment que je me suis habitué à ce qu'Hollywood ne cherche plus à me raconter des choses nouvelles, mais tente plutôt de rénover ses manèges. Ca fait longtemps que j'ai compris qu'un blockbuster, c'est plus proche du parc d'attraction que du cinéma de l'âge d'or. D'où, aussi, la 3D, technologie qui cherche à rajouter un surplus d'immersion là où, par définition, il n'en est nul besoin. Quelque part, l'utilisation de la 3D, c'est un peu l'aveu que, faute d'histoire à raconter, on essaye de plonger de force le spectateur dans le film, artificiellement. En l'état je trouve donc ça totalement superflu, et je pense que sans, j'aurai pu jouir plus décemment du spectacle. Car le spectacle est là, faut bien l'avouer, et je ne vais pas bouder mon plaisir, James Cameron n'étant tout de même pas un manchot dans l'exposition de ses colossaux moyens, surtout que c'est pas tous les jours qu'on peut profiter de son savoir-faire. Alors oui, j'ai tout de même apprécié contempler, n'ayant rien d'autre à y faire, tout ce bestiaire, ces décors, le réalisme des textures et de l'intégration, et malgré la longueur, je ne me suis pas trop fait chier. La scène d'action finale tient ses promesses, notamment dans la touche badass, et j'ai ressenti une petite vibration lors de l'intervention "nausicaaesque". Et puis je trouve le film plus honnête que Titanic, assumant mieux la minceur de ses ambitions. Et comme ce fut pour moi une année tellement désastreuse du côté des blockbusters, j'ai envie d'être indulgent. Donc :
4/6

Traduction (pour moi): Le film est à chier ( mais on peut pas le dire, ce serait pas politiquement correct).
Déduction: je n'ai plus trop envie d'y aller;
(en plus les places sont chères, or le cinéma doit rester un divertissement d'accès facile pour tous; le côté "machine à fric" m'écoeure; c'est justifié ce prix? )

L'Education nationale ne cessera jamais de m'épater.

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MessagePosté: 02 Jan 2010, 00:26 
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alexandra a écrit:
Traduction (pour moi): Le film est à chier ( mais on peut pas le dire, ce serait pas politiquement correct).


Heu... ça veut dire quoi, ça ?

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