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MessagePosté: 03 Mar 2018, 14:57 
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Robot in Disguise
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Michael Stuhlbarg, l'homme qui ne choisissait que des films à la forme parfaite mais où on n'accroche pas à l'histoire d'amour. :P

Plus sérieusement, c'est bien le seul défaut du film, avec sa longueur un chouille abusive. Pour le reste, j'ai admiré la mise en scène, toute en rupture. Guadagnino réussit à reproduire l'énergie un peu sèche de ces films des années 80, avec ces défauts dont on ne sait pas trop s'ils sont des parti-pris ou dues aux limites techniques de l'époque: panoramique un peu secs et sans grâce, montage parfois vif, coupures de sons abruptes... On a l'impression de voir L'ETE MEURTRIER ou un Pialat style A NOS AMOURS.

L'autre truc que j'ai adoré c'est la liberté de Timothée Chalamet et surtout comment Guadagnino le filme. Ensemble, ils arrivent à capturer ce mélange d'arrogance et d'awkwardness de l'adolescence, entre pose improbables et axes de caméra surprenants.

La scène avec le père à la fin est trop longue mais elle est superbe.

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Ma série télé sur la rivalité Jacques Chirac/Edouard Balladur !
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MessagePosté: 06 Mar 2018, 10:58 
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Je rejoins l'avis de QGJ, avec encore plus d'enthousiasme: malgré une certaine longueur, malgré un monologue un poil démonstratif mais de ce fait Ô combien libérateur du père sur la fin, j'ai été bouleversé par ce film où culture et nature sont les terreaux d'une relation riche et intense. Effectivement, le metteur en scène renoue avec l'esprit des eighties, voire avec certains Antonioni des années 60 (énorme précurseur quand on y pense), et ainsi avec la modernité légère et profonde dont jouissait encore l'époque.

Entre ce film et Phantom Thread, on a un superbe début d'année.


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MessagePosté: 08 Mar 2018, 13:18 
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Marrant comme le cinéma mettant en scène des grands bourgeois plaît tant aux petits bourgeois tendance mélenchoniste quand même.
Quant à Luca Guadagnino, j'ai cessé les frais depuis son soap opera high-end Amore.


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MessagePosté: 08 Mar 2018, 13:34 
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Quand tu vois les sujets des films de Visconti qui était coco... Ce qui compte c'est le regard pas le thème.


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MessagePosté: 08 Mar 2018, 13:39 
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Luchino Visconti di Modrone, Count of Lonate Pozzolo pour être précis !


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MessagePosté: 08 Mar 2018, 15:26 
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Comme si je savais pas... Ca va dans le sens de ce que je dis. Tu prends vraiment les autres pour des abrutis non?


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MessagePosté: 08 Mar 2018, 16:46 
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bof, c'est aller un peu vite de dire qu'il est coco, et dans la mesure où il vient d'une famille noble, il a peut-être plus de légitimité à se complaire dans les portraits d'une noblesse décadente.
Bon, mais nous nous éloignons de ma remarque initiale, où je disais que le cinéma tape-à-l'oeil de Guadagnino bénéficiait d'une étrange indulgence.


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MessagePosté: 09 Mar 2018, 03:31 
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bmntmp a écrit:
Marrant comme le cinéma mettant en scène des grands bourgeois plaît tant aux petits bourgeois tendance mélenchoniste quand même.
Quant à Luca Guadagnino, j'ai cessé les frais depuis son soap opera high-end Amore.


Il faut préciser que non seulement le cinéaste "met en scène de grands bourgeois", mais en plus le fait de la manière la plus consensuelle et attendue possible, ces derniers étant évidement éclairés culturellement et libéraux sur le plan des moeurs, et ceux qui ne sont pas de ce monde (les paysans) sont évidemment des fascistes arriérés...


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MessagePosté: 09 Mar 2018, 08:17 
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Et ça c'est vraiment gênant pour Mélenchon.


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MessagePosté: 09 Mar 2018, 08:22 
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Baptiste a écrit:
Quand tu vois les sujets des films de Visconti qui était coco...


Comme les accidents de la route dans Ossessione.


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MessagePosté: 11 Mar 2018, 10:14 
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Qui-Gon Jinn a écrit:
La scène avec le père à la fin est trop longue mais elle est superbe.


C’est ce que je retiendrai, enfin disons le dernier quart d’heure, vraiment très beau.

Dans sa salle où je l’ai vu, la lumière s’est allumée dès le début du générique, presue tout le monde s’est levé et a quitté la salle en discutant, j’ai eu de sérieuses envies d’assassinat en masse.

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MessagePosté: 11 Mar 2018, 14:14 
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Qui-Gon Jinn a écrit:
Guadagnino réussit à reproduire l'énergie un peu sèche de ces films des années 80, avec ces défauts dont on ne sait pas trop s'ils sont des parti-pris ou dues aux limites techniques de l'époque: panoramique un peu secs et sans grâce, montage parfois vif, coupures de sons abruptes... On a l'impression de voir L'ETE MEURTRIER ou un Pialat style A NOS AMOURS.

Ou un porno soft sur M6.

Billy Budd a écrit:
Dans sa salle où je l’ai vu, la lumière s’est allumée dès le début du générique, presue tout le monde s’est levé et a quitté la salle en discutant, j’ai eu de sérieuses envies d’assassinat en masse.

Ils ont raté les bonnes qui mettent la table.


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MessagePosté: 11 Mar 2018, 18:25 
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J'avais dit soap opéra de luxe mais Amore avait aussi évoqué pour moi un porno soft luxueux.


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MessagePosté: 11 Mar 2018, 18:54 
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Déjà-vu a écrit:

Billy Budd a écrit:
Dans sa salle où je l’ai vu, la lumière s’est allumée dès le début du générique, presue tout le monde s’est levé et a quitté la salle en discutant, j’ai eu de sérieuses envies d’assassinat en masse.

Ils ont raté les bonnes qui mettent la table.


Ah non, je parlais de
la mouche.

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MessagePosté: 12 Mar 2018, 13:12 
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Localisation: In the Oniric Quest of the Unknown Kadath
Un peu déçu vu la réputation du film. En fait j'ai eu exactement ce à quoi je m'attendais sans vraie surprise, sans vrai apport ou singularité. C'est vraiment le film qui synthétise l'amour estval comme on en a vu des centaines avant, le soleil, l'ennui, la sensualité des corps dénudés, les émois adolescents etc... Alors le film le fait très bien et on a qu'une envie c'est faire partie de ce petit monde d'intellectuels bourgeois qui rêvasse au soleil et qui fait du vélo dans la campagne italienne mais je m'attendais à quelque chose de plus fort. Surtout que l'histoire d'amour me semble se définir trop tardivement, après une première partie qui traîne un peu. J'aurais aimé que le film investisse plus profondément la question de l'art et de l'histoire et entremêle plus intimement la sensualité des statues et celle des corps du film. Mais c'est un peu posé là sans grande problématisation. Et puis j'ai un peu du mal avec ce cinéma grand bourgeois peuplé d'intellectuels qui semblent vivre hors du monde.

Ceci étant dit j'ai été vraiment bluffé par Timothée Chalamet que j'ai trouvé génial dans un rôle assez exigeant. Il est tout simplement parfait, comme le dit QGJ dans ce mélange de maladresse, de fragilité et en même temps d'assurance bizarre. Et puis cette manière de bouger son corps, si sensuel, si féminin. Et le dernier plan/générique est vraiment magnifique et émouvant. On me l'avait spoilé donc je m'y attendais et j'ai pas été bouleversé par
le monologue du père même si Stuhlbarg est excellent.


Ah sinon Guadagnino et ses effets à deux balles c'est juste tout pourri (un moment une espèce de voile blanc qui est comme un déraillement de pellicule, un autre le rêve fugace en négatif de Chalamet)...

4/6

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