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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Aoû 2014, 14:47 
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Sir Flashball
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Tetsuo a écrit:

C'est ce qui explique ce qui ne va pas. Cette réflexion implique quand même quelque chose de hiérarchique qui me déplait énormément. Moi j'ai tendance à penser que c'est parce qu'on est d'abord un écrivain de genre (et qu'on n'en a pas rien à foutre du genre) qu'on le transcende, et qu'on est en fin de compte un écrivain. Et c'est valable pour le ciné.


Marrant de lire ça de la part d'un fan Kubrick, dont toute la carrière consiste à épuiser les genres du cinéma et leurs codes...

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Aoû 2014, 15:26 
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Schtroumpf sodomite
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Je sais pas si on peut résumer la carrière de Kubrick à ça (et je suis pas sûr d'être d'accord ni même de bien voir le rapport) mais je sais en revanche que quand il fait 2001, il est l'un des premiers cinéastes à prendre la SF au sérieux, et a vraiment faire évoluer le genre. Donc à ne pas "en avoir rien à foutre".

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Aoû 2014, 15:29 
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Sir Flashball
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Quand je dis que Dick n'en a rien à foutre de la SF, c'est la même chose que quand Kubrick s'attaque à un genre : ce qu'il a à dire dépasse le genre, qui n'est qu'une sorte d'écrin.
Dick aurait pu écrire des romans noirs, de la romance, du roman naturaliste, etc., ses romans auraient eu la même puissance. Parce que la SF n'est rien d'autre qu'un décor chez lui.

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Aoû 2014, 16:11 
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Je ne suis de toute façon pas sûr que Dick se fichait de la SF. Ca restait son genre premier, qu'il a découvert adolescent dans les pulps et qu'il a choisi volontairement et pas seulement par dépit. D'ailleurs, à l'époque où il écrivait, les pulps étaient passés de mode (faillite de l'American News Company en 1958), et ce type de SF sérieuse ne concernait pas un grand public (bien qu'il ait pu écrire des choses plus mercantiles à côté).

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Aoû 2014, 16:21 
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Intéressante l'analyse postée plus haut. J'aime bien l'idée de mondes chimériques et fantasmés. Ça préfigure pas mal (sur le papier en tout cas) l'ère informatique.
Cependant ça n'est pas parvenu à m'intéresser et j'en suis le premier désolé.

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 19 Aoû 2014, 23:36 
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Le Pavillon d'or (Yukio Mishima)

Dans le Japon des années 40 et 50, un jeune moine grandit dans l'admiration du pavillon d'or, développant peu à peu une fascination exacerbée pour le temple.

Le Pavillon d’or rejoint le cortège des livres que je me sens lecteur trop novice pour apprécier pleinement. Pas que la plume soit difficile au détail : au contraire, elle est d’une virtuosité séduisante, presque spectaculaire parfois dans sa capacité à peindre le monde intérieur de son personnage. Les pensées que l’on a chacun, les reflux d’inconscient qui tournent dans notre tête, et qui prennent plus souvent l’aspect d’images mystérieuses que de phrases cohérentes, Mishima les "traduit" en mots avec une précision hallucinante. Par exemple, ce petit passage, en début de livre, qui décrit la façon dont le personnage principal, bègue, ressent son handicap :
Citation:
C’est le premier son qui a du mal à sortir ; il est, en quelques sortes, la clé de la porte qui sépare mon univers intérieur du monde extérieur ; mais jamais il ne m’était arrivé de sentir tourner cette clé sans effort. Les gens, en général, manient les mots à leur gré ; ils peuvent, cette porte de séparation, la laisser grande ouverte et ménager ainsi une constante circulation d’air entre les deux mondes. Mais à moi, cela était absolument interdit : la clé était rouillée, irrémédiablement rouillée.

Le bègue, dans ses efforts désespérés pour proférer le premier son, est comme un oiseau qui se débat pour se dégager d’une glu tenace (sa glu, à lui, c’est son univers intérieur) ; et quand enfin il s’en dégage, c’est toujours trop tard. Bien sûr, il arrive aussi que la réalité extérieure, tandis que je me débats désespérément, donne l’impression de faire trêve, de consentir à m’attendre ; mais cette réalité qui m’a fait la grâce de m’attendre, elle n’a plus aucune fraicheur… Quand, à force de m’évertuer, je débouchais enfin sur le monde extérieur, c’était pour trouver devant moi une réalité qui, en un clin d’œil, avait perdu sa couleur, une réalité toute gauchie, n’ayant plus trace de fraicheur, sentant à demi la pourriture, mais la seule qui me parut s’accorder à moi.

La totalité du livre est ainsi : le héros étant solitaire et renfermé, et les évènements concrets émaillant sa vie se comptant sur les doigts de la main, le plus clair du roman se passe dans sa tête. Tourbillon de métaphores, de réflexions, d’angoisses, avec une grande humanité : par la manière dont Mishima capture des sentiments mesquins et monstrueux intimes que l’on reconnaît, il les valide en quelque sorte, il reconnaît notre capacité à les ressentir, il rassure le lecteur de sa peur d’être seul à ressentir ces angoisses, de sa peur d’être anormal. C’est un peu difficile à décrire, mais à la lecture cet apaisement est assez frappant, alors que la description de la vie ratée du héros aurait vite pu se résumer à la foire psychologisante.

Le problème est qu’à force d’aligner sans fin ce genre d’explorations mentales, à force de ne reposer sur presque aucun évènement concret, le livre est très difficile à tenir (d’autant que son obsession principale est un bâtiment : au bout d’un moment, il devient difficile de partager cette fascination singulière, et les innombrables passages qui y sont liés). Tous les trois paragraphes, l’attention lâche totalement : il n’y a pas réellement de "prise" pour souffler, et les réflexions continuelles du personnage prennent l’allure d’un processus vorace, exponentiel, auxquelles rien ne semble pouvoir mettre fin. Lorsque, par exemple, la farandole continue des métaphores amène le héros à se comparer à une brioche qu’il vient d’acheter, on a l’impression que le romancier est arrivé à un stade où il n’est plus capable d’avoir une approche simple de ce qu’il décrit, de relâcher un peu l’étau de ses prouesses devenues pénibles.

Du coup ça se lit par très petits bouts, passionnant quelques lignes puis soudain difficile à rattraper, et ainsi de suite… Du roman, je retiens au final surtout le magnifique personnage secondaire qu’est Tsurukawa, peut-être parce qu’il est simple justement, et surtout parce qu’il est peint comme un Dieu vivant, avec un amour communicatif. Pour le reste, j’attendrai peut-être un peu d’avoir muri, en tant que lecteur, pour me confronter à nouveau à cette prose difficile.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 21 Aoû 2014, 14:46 
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FORTITUDE de Larry Collins

1944. Les Alliés s'apprêtent à lancer sur les plages normandes la plus formidable opération militaire de tous les temps. Pour le succès du jour J, il faut impérativement convaincre Hitler et l'état major allemand que le débarquement de Normandie n'est qu'une diversion et que, en réalité, le vrai débarquement aura lieu dans le Pas-de-Calais, trois jours plus tard. C'est l'objectif de l'opération ultra-secrète Fortitude. Fortitude est à la fois un grand roman d'aventures et le récit de cet épisode passionnant de la Seconde Guerre mondiale. Une histoire haletante, faite d'amour et d'héroïsme, de sacrifices et de trahisons, qui mêle admirablement la fiction à la réalité.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Fortitude
https://www.youtube.com/watch?v=tdVtWSTwCzc

Un roman assez passionnant et forcément très fouillé historiquement car tout le contexte et les événements sont véridiques, seuls les personnages principaux (des agents doubles, des officiers SS) sont fictifs. Les 100 dernières pages sont haletantes. Ca se bouffe comme du Ken Follett. C'est à lire une fois dans sa vie car en plus d'être un bon roman (un "roman-vrai" en l'occurrence), on plonge vraiment dans les coulisses d'une des histoires les plus dingues de la WWII, longtemps resté tabou car "on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs" comme on dit. Et puis ça fait du bien de livre un roman "de guerre" qui raconte l'autre guerre, pas celle des soldats, mais celle des résistants, celle des mensonges, des trahisons, des coups de bluff, des coups de pute, bref: la guerre de l'information.

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 29 Aoû 2014, 13:26 
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détournement de couv de bouquin

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 29 Aoû 2014, 15:26 
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Il y a des contrepets de folie.
mdr, comme ils disent.

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 29 Aoû 2014, 16:18 
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marrant. J'ai aimé celle là, entre autres

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 15 Sep 2014, 23:15 
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Et que le vaste monde poursuive sa course folle (Colum McCann)
Let The Great World Spin en VO.

Le 7 août 1974, un funambule traverse sur un fil l'espace qui sépare les deux tours du World Trade Center. Autour de cet évènement, se croisent plusieurs destins personnels à travers New York.

J'ai trouvé le livre hyper agréable et émouvant, quoiqu'il ne m'ait pas particulièrement impressionné. On a constamment un peu peur des effets de petits malins : le saut d'un perso à l'autre avec les différences de langue et de description du milieu, le système qui prend le pas sur les histoires. Mais en fait, à part deux courts récits (le photographe, l'informaticien) complètement déconnectés du reste, les histoires sont très fortement liées (c'est toute l'intrigue générale du livre de justement nous faire découvrir comment), et tous les personnages sont approchés avec un tel amour que la structure ne met jamais à distance. Le seul problème tient peut-être au fait que le livre n'avait en fait pas réellement besoin de ce funambule, qui est presque une coquetterie, permettant quelques réflexions métaphysiques un peu artificielles : entre lui et le personnage Corrigan, il y a comme un fil rouge de trop.

Corrigan, justement, c'est le cœur battant du livre, un personnage superbe qu'on ne verra justement qu'à travers les les yeux des autre. J'adore de plus en plus quand un romancier fond en amour sur un de ses personnages, en fait un être immaculé, un Dieu sur terre, une lumière dans le noir. Celui-ci est un cas d'école, et rien que pour lui, la lecture est très plaisante. Jolie fin très sobre, sinon.



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Poésie (Michel Houellebecq)
Comprend les recueils Rester vivant, Le sens du combat, La poursuite du bonheur, et Renaissance.

J'avais peur en entamant mon premier Houellebecq d'une complaisance dans la posture aigre et dépressive, d'une colère comme solution de facilité fasse à une détresse existentielle. J'y cherchais aussi des saillies méchantes, sans doute. Bref, j'avais peur de découvrir, dans le pourfendeur du monde occidental moderne, un cynique qui n'en serait que le rebelle intégré, l'avatar paradoxal. Sur ce point, je ne saurais pas encore vraiment trancher ce qui relève du désespoir honnête ou opportunisme, de l'exploration existentiel ou de la pose grimaçante. Ce qui ma plutôt déçu, en fait, c'est l'art poétique lui-même.

Rester vivant est le meilleur morceau, et ce n'est pas un hasard : il est en prose. On a là une traînée de colère dépressive entière, cohérente, sans chichi ("N'ayez pas peur du bonheur : il n'existe pas"), plutôt agréable vis à vis des hésitations qui vont suivre. Ça dessine déjà un décor (l'appartement nocturne, la métropole qui rend misanthrope dehors) et des rituels (la traversée solitaire et difficile de la nuit : "les nuits étaient un long tunnel dont je sortais couvert de haine"). La phobie paranoïaque qui naît de ces nuits, ou de ces moments où la pensée délire de manière autocentrée, crée les images les plus fortes à travers les quatre recueils. Du dégoût pur. Des choses de ce genre :
Citation:
Je sens dans mes organes les bactéries qui croissent.
Citation:
La fille aux cheveux noirs et aux lèvres très minces
Que nous connaissons tous sans l'avoir rencontrée
Ailleurs que dans nos rêves. D'un doigt sec elle pince
Les boyaux palpitants de nos ventres crevés.
Citation:
Une forme est tapie derrière l'électrophone ;
Elle sourit dans le noir, car elle a tout son temps.

Visions qu'on retrouve aussi dans les délires du voyage en TGV, au début de Renaissance...

Le truc est que je trouve finalement le style poétique de Houellebecq assez... scolaire ? Je ne sais pas, ou manquant trop souvent de ce pouvoir d'allusion. J'ai souvent eu cette impression bizarre que la rime était forcée, poser là juste juste pour finir la rime. Il y a un impact, de par la violence du verbe et la crudité (la "vérité nue") de ce qu'on énonce, mais la mue poétique se fait difficilement.

En fait, Houellebecq réussit surtout certains décrochages. un peu comme dans les haïkus, où la troisième phrase vient faire un pas de côté, et redonner une perspective. Chez lui, c'est souvent une rupture nette du dernier vers (changement total de décor, de sujet) qui redonne brutalement la mesure de la trivialité du monde, après une strophe à l'acidité un peu molle.
Citation:
Une cuisine bien lavée ;
Ah ! cette obsession des cuisines !
Un discours creux et laminé ;
Les opinions de la voisine.
Citation:
Mon corps tendu jusqu'au délire
Attend comme un embrasement
Un devenir, un claquement ;
La nuit je m'exerce à mourir.

Ou celui qu'avait proposé Papadoc, en mode dernier clou qui achève :
Citation:
Tu déjeuneras seul
D'un panini saumon
Dans la rue de Choiseul
Et tu trouveras ça bon.

On pioche en fait de très belle choses au vers seul, mais rarement au texte entier (je serais bien capable de conseiller l'une des poésies, par exemple : celle sur le père, peut-être ?). Et le mouvement général de chaque recueil n'aide pas forcément : il s'y rejoue à chaque fois une sorte d'évolution progressive de la dépression à l'apaisement, de la nuit au matin, du cynisme à la détresse nue (dans une recherche des sensations perdues de l'enfance, souvent : "Je me souviens du monde réel, où j'ai vécu, il y a longtemps"). Sur ce plan, seul le dernier recueil (Renaissance) ne m'a pas semblé artificiel : il y a un indice qui ne trompe pas, c'est la fin de l’auto-centrage. Pour la première fois, les poèmes finaux ne concernent plus seulement lui-même mais une autre (le "je", le "moi" se raréfient), et c'est le seul vrai signe (peut-être inconscient ?) d'un réel apaisement, d'une réelle aération, d'un véritable horizon qui s'ouvre.

Globalement je suis quand même assez déçu, tout en me demandant si ce n'est pas un problème plus général que j'ai avec la poésie (je me disais en lisant, combien la poésie était parfois plus efficace et simple à travers ce médium qu'est la chanson). Ça me donne tout de même envie d'aller lire un de ses romans en prose, pour voir ce que ça donne.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 16 Sep 2014, 08:30 
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J'avais commencé La première chose qu'on regarde de Grégoire Delacourt, mais j'ai arrêté à la moitié, j'en pouvais plus, c'est trop nase. J'avais déjà pas aimé La Liste de mes envies, mais bon, une copine me l'avait prêté avec beaucoup d'entrain... Faut qu'il arrête d'écrire ce monsieur.

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 16 Sep 2014, 09:04 
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tiens quelles lectures de la rentrée littéraire
Comme un ours de Joy Sorman
Une fable sur une créature mi-ours, mi-homme, joliment troussée, surtout au début et dans l'épisode du cirque, cela fait un peu survolé par moment.

Tristesse de la terre. Une histoire de Buffalo Bill Cody, d'Eric Vuillard
Un film possible par page, une idée forte: acter la naissance du spectacle-réalité à Buffalo Bill et raconter la falsification de l'histoire américaine par le showbusiness. Peut-être ce que j'ai lu de mieux de la rentrée.

Excelsior d'Olivier Py
Le premier chapitre est fascinant, course effrénée à travers la ville, la suite reproduit un peu trop le même schéma, si bien qu'on se lasse de l'écriture répétitive.

Charlotte de David Foenkinos
Très bonne surprise, j'en attendais rien, je l'ai lu d'une traite, on ressent toute la compassion de l'auteur pour son personnage.

Le Royaume d'Emmanuel Carrère
Le gros roman de la rentrée. Je le conseille à ceux qui ont aimé Noé d'Aronofsky tant cette relecture contemporaine de la vie des premiers chrétiens se lit comme un gigantesque péplum. Moins aimé les digressions personnelles qui alourdissement le roman (surtout que c'est long), reste un projet gigantesque et de vraies interrogations après la lecture.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 16 Sep 2014, 10:07 
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Karloff a écrit:
Le Royaume d'Emmanuel Carrère
Le gros roman de la rentrée. Je le conseille à ceux qui ont aimé Noé d'Aronofsky tant cette relecture contemporaine de la vie des premiers chrétiens se lit comme un gigantesque péplum. Moins aimé les digressions personnelles qui alourdissement le roman (surtout que c'est long), reste un projet gigantesque et de vraies interrogations après la lecture.

En tant que grand fan du bonhomme, je crève d'envie de le lire!!

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 16 Sep 2014, 13:45 
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Un peu déçu par le Carrère. C'est passionnant parce que l'histoire l'est, passionnante. Mais carrere n'y apporte pas forcément grand chose, et sa plume est un peu molle.

Sinon :

- Price (Steve Tesich) : chef d'oeuvre malgré un chapitre central que je n'aime pas du tout.

- Petronille (Amélie Nothomb) : joli, drôle, un peu court.

- L'écrivain National (Serge Joncourt) : amusante description de la province, mais intrigue bidon.

- Charlotte (David Foenkinos) : belle histoire tragique, mais forme ridicule.

- Peine perdue (Olivier Adam) : noirceur totale, parfois un peu systématique, mais on navigue d'un personnage à l'autre avec beaucoup de rythme.

- L'amour et les forêts (Eric Reinhardt) : gros morceau de cette rentrée, loin devant le carrère. Reinhardt se regarde un peu trop écrire, mais ça reste impressionnant.

- Viva (Patrick Deville) : intéressant, certes. Mais catalogue de noms et de dates.

- L'oubli (Frederika Amalia Finkelstein) : sujet difficile (le souvenir et la culpabilité liée à la Shoah), traitement lourdingue.

- Dans le jardin de l'ogre (Leila Slimani) : impressionnante plongée dans l'univers d'une sex-addict.

- Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive (Christophe Donner) : assez réjouissant, souvent amusant (les scènes avec Pialat ou Godard !), petit roman qui se lit à toute allure.

- On ne voyait que le bonheur (Grégoire Delacourt) : de loin le meilleur roman de son auteur, que j'avais enterré un peu trop vite après ses deux précédentes purges.

- Une éducation catholique (Catherine Cusset) : lu il y a deux semaines et déjà plus aucun souvenir.

_________________
Que lire cet hiver ?
Bien sûr, nous eûmes des orages, 168 pages, 14.00€ (Commander)
La Vie brève de Jan Palach, 192 pages, 16.50€ (Commander)


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