Forum de FilmDeCulte

Le forum cinéma le plus méchant du net...
Nous sommes le 09 Oct 2026, 11:07

Heures au format UTC + 1 heure




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 8 messages ] 
Auteur Message
MessagePosté: 01 Oct 2026, 22:50 
En ligne
Meilleur Foruméen
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Nov 2005, 00:46
Messages: 89900
Localisation: Fortress of Précarité
Image

Frances Haugen, une jeune ingénieure chez Facebook, sollicite l'aide de Jeff Horwitz, journaliste au Wall Street Journal. Ensemble, ils se lancent dans une enquête pleine de dangers qui les mènera à révéler au grand jour les secrets les mieux gardés du puissant réseau social.

Quand The Social Network fut annoncé, il y a plus de 15 ans, d'aucuns dénigraient le principe même du projet. "Un film sur Facebook? Quel intérêt?" Mais The Social Network n'a jamais vraiment été un film sur Facebook. Le réseau social qui donne son titre au film n'est qu'un prétexte au portrait d'un asocial complexé qui perd les deux seules personnes auxquelles il tenait dans sa quête d'acceptation. Fincher le qualifiait de "Citizen Kane des films à la John Hughes", cernant bien l'espèce de teen movie tragique qu'il avait pondu. A l'inverse, The Social Reckoning est un film sur Facebook.

Dès les premières secondes, avec les premières notes de la partition d'Alexandre Desplat, qui lorgne davantage du côté de The West Wing ou JFK que de Reznor & Ross, tandis que le titre s'inscrit dans une police complètement différente de celle de son prédécesseur, The Social Reckoning établit clairement qu'il n'aura rien à voir. Le marketing joue inévitablement la référence pour ce projet qui part forcément perdant en faisant suite à un film considéré à juste titre comme l'un des chefs-d'œuvre du XXIe siècle mais derrière la similitude assumée, le titre résume bien le projet : l'heure est au jugement. Ce n'est pas une suite, c'est un post-mortem. Les derniers épisodes des premières saisons respectives de Sports Night, The West Wing, Studio 60 on the Sunset Strip et de la dernière saison de The Newsroom s'intitulent tous What Kind of Day Has It Been, une expression symbolisant la réflexion vis-à-vis de ce qu'un personnage vient de vivre et ça aurait tout aussi bien pu être le titre ici. Quelle journée ça a été pour Facebook?

Mark Zuckerberg n'est plus le protagoniste cette fois. Il n'est pas exactement un antagoniste non plus mais il est devenu une figure effrayante qui n'a plus rien de l'humain compréhensible de The Social Network. C'est pas plus mal qu'un autre acteur l'interprète, finalement, Jeremy Strong le jouant quasiment comme un robot. "Le plus jeune milliardaire au monde" devenu une personnification du capitalisme. Parce que le film s'inscrit plus que jamais dans la continuité des deux dernières séries de Sorkin, axées sur l'ingérence du commerce dans les médias, et notamment la responsabilité des médias vis-à-vis de l'information du peuple. L'auteur l'incarne ici au travers d'une guerre livrée entre la presse et la tech, l'ancien monde et le nouveau, David contre Goliath (titre de travail du film). Nixon avait déjà démissionné depuis deux ans quand est sorti Les Hommes du Président mais si The Social Reckoning s'empare également du passé récent, les révélations qu'il fait me semblent encore inconnues du grand public. Tu sens l'indignation de Sorkin l'ayant motivé à "faire une suite". This shit just got real.

Encore aujourd'hui, beaucoup estiment que la réussite de The Social Network tient notamment dans la façon dont le cynisme de Fincher contrebalance l'idéalisme de Sorkin...et c'est tout simplement faux? Si Sorkin fait preuve d'idéalisme dans ses autres œuvres, c'est sa haine d'internet, décelable dès The West Wing et accentuée dans plusieurs épisodes de Studio 60 on the Sunset Strip et The Newsroom, qui traverse The Social Network, au même titre que sa prédilection pour les victoires à la Pyrrhus. Ses écrits sont peuplés de gens bien intentionnés qui échouent sans cesse, à Washington ou à Hollywood, de Don Quichottes qui s'érigent contre un système et parviennent à changer les choses pour mieux s'effondrer après. Il est d'ailleurs intéressant de voir la friction entre la foi sorkinienne qu'un grand pouvoir puisse faire le bien - Frances Haugen tire la sonnette d'alarme dans l'espoir d'améliorer Facebook - et la dure réalité qu'il ne peut nier, représentée par l'insurrection du Capitole du 6 janvier 2021. Dans son scénario original de La Guerre selon Charlie Wilson, le film se terminait sur le crash de l'avion dans le Pentagone le 11 septembre, conséquence sans équivoque de l'échec du gouvernement américain à avoir assurer le suivi de son intervention dans le conflit opposant l'Afghanistan à l'URSS. La scène n'avait pas été gardée. Ici, Sorkin ose le même genre de corrélation, condamnant la désinformation permise par Facebook comme responsable de cet autre acte terroriste, intérieur cette fois-ci.

Les germes de cette inévitable conclusion sont plantées dans un prologue qui laisse la tension monter avant que le film d'investigation à la Les Hommes du Président ou Révélations (en light hein) ne prenne le relais. L'ensemble aurait sans doute gagné à être un peu resserré pour conserver cette tension mais ça reste un tour de force de réussir à construire un crescendo qui fait que la soudaine évocation du rôle que vont désormais jouer des emojis résonne comme la découverte de Watergate. Au demeurant, même en mode mineur, ça reste un récit au rythme enlevé comme sait les narrer Sorkin, avec ses personnages arrogants attachants aux dialogues ciselés. Si le journaliste campé par Jeremy Allen White, à l'aise avec les réparties du scénariste, manque un peu d'incarnation (au-delà d'être le porte-voix de l'auteur, big up à la réplique sur le mansplaining), c'est parce que le film, très factuel (et formellement encore moins inspiré que les précédents Sorkin pour être honnête), est en filigrane l'histoire d'une jeune femme (Mikey Madison aux antipodes d'Anora), asociale elle aussi et symbole d'intégrité comme les héroïnes de deux autres des quatre films réalisés par Sorkin , qui accède enfin à la joie lui ayant toujours fait défaut dans un acte judicieusement qualifié de "disruption" dans le texte, retournant la novlangue économique contre la corporation qui se targue d'être "post-gouvernement". Mais son bref épilogue est moins la lueur d'espoir dont Sorkin ne peut se défaire que le terme d'un arc micro, la véritable fin du film se situant quelques minutes avant avec un plan et un message virtuellement identique à ceux du dernier Spielberg. Au même titre que Disclosure Day et L'Odyssée, The Social Reckoning est le film d'un artiste inquiet sur son époque, renvoyant la balle au gouvernement mais aussi à la population. Comme le scandaient les manifestants à la fin de Les Sept de Chicago, "the whole world is watching!".

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 08 Oct 2026, 23:13 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 17 Juin 2021, 13:07
Messages: 2842
c'était intéressant ce film à la fois ultra-contemporain et... daté ?

ultra contemporain parce que c'est de l'histoire ultra contemporaine, déjà, évidemment. c'est quelque chose de spécial de faire un film sur l'histoire aussi récente, on n'a pas de recul, chacun a sa perception des choses, dur d'apporter quelque chose de neuf ou de bousculer ce que pensent les gens. il n'y a, de fait, pas beaucoup d'exemple, et je pense toujours à w. d'oliver stone pour me dire que ça n'est pas une bonne idée.
mais bon, de fait, ça parle des sujets omniprésents, qui concernent tous les spectateurs : je me suis formulé que tout le monde dans la salle avait probablement un compte twitter / facebook / insta, tout le monde se questionnait sur les algos d'une manière ou d'une autre, et c'est forcément intéressant et utile d'en parler.
ça m'a paru très contemporain dans son casting, aussi. les têtes d'affiches : un vrai plaisir de voir jeremy allen white et mikey madison et même jeremy strong : je parlais 3 heures avant du manque de renouvellement des a list françaises et voir de nouvelles têtes aux us avec une belle trajectoire de carrière, c'est vraiment rafraîchissant. et dans le cast secondaire, qui est super "woke" : du couple gay au restaurant avec la caméra qui commence bien sur eux, la femme noire ultra compétente qui briefe zuckerberg, la rédaction avec des femmes et des hommes non-blancs, l'assistant indien de zuckerberg, les employés de facebook en mode benetton... et c'était super intéressant parce que c'est un des rares exemples de castings aussi volontairement "divers" qui montrent le monde tel qu'il est et non tels qu'ils voudraient qu'il soit. je crois à 100% que les lieux et milieux présentés dans le film sont divers de cette manière.
(et y avait même une vibe "petit mais friqué" dans le film qui faisait penser à un film de plateforme).

et le film est un précieux instantané de la "panique morale" de gens de gauche de plus de 40 ans.
et c'est ce qui me mène à l'aspect daté.
décalé.
limite film de boomer.

ça commence avec cette éloge du journalisme, full cliché, qui fait vraiment rêver les adolescents - enfin qui les faisait. c'est clairement au deuxième mandat de trump ce que pentagon papers était au premier, autre film de vieux sympathisant démocrate qui fait l'éloge de la presse libre. pentagon papers me semblait aussi décalé, mais avait pour lui d'être un film historique. là, cette vision du journalisme et du personnage m'ont semblé un peu hors d'âge. les scènes où le monde s'arrête parce qu'un article va sortir, c'est une catastrophe et tout le monde lit, hypnotisé... et ce 1 heures après que les stats sur l'effondrement de lecture des sites d'infos soient sorties... ça a toujours été un peu un délire du movie verse mais là du movie verse d'autres décennies, pour un film qui se veut capter les années 20.
du coup, ça parle un peu à côté. il me semble qu'en vrai, le fait que tout le monde s'en foute, c'est vraiment ça le sujet du film. tout le monde s'en fout de ce qui sort dans la presse. tout le monde s'en fout de l'algorithme. tout le monde s'en fout du capitol - il a été réélu. pour moi c'est ça la vraie leçon de tout ça, mais on n'a pas assez de recul pour en parler. alors il en parle avec une vieille grille de lecture.
la même, d'ailleurs, qui doit le motiver à faire le film. convaincu que ça compte - surtout 1 mois avant les midterms. ça va lancer le débat ! non. tout le monde s'en fout aussi. le cinéma est aussi irrelevant que la presse. vraiment un film d'un homme de 65 ans qui lit l'actualité et agit en fonction selon sa grille de lecture fixée en 1998.

et puis, donc, une plongée dans la tête des sympathisants de gauche occidentale. c'était marrant de faire le lien avec l'obsession des politiques de gauche français sur l'algorithme de twitter (je me suis noté qu'effectivement ils sont très préoccupés par celui de twitter mais je les ai jamais entendus parler de ceux d'insta et facebook, parce que twitter est le réseau de leur milieu social ?). le parcours de l'amie "blonde", j'ai aussi vraiment cru voir le fantasme de gauche française sur cnews, arme massive capable de transformer n'importe quel quidam en fasciste assoiffé de sang. là encore, on voit l'illustration d'une pensée collective du moment sur le fait qu'en démocratie les idées se décident d'en haut pour se diffuser en bas, qu'il s'agit donc de contrôler les images / le récit / l'algorithme afin que les gens pensent correctement, plutôt que les idées ont vocation à naitre et vivre en bas avant d'être portée par les politiques, incarnées dans des images, etc. avec la notion que les discours de "division" et de colère sont nécessairement mauvais, et que le bien ce sont les discours qui rassemblent et apaisent. là j'ai pensé à la tribune du dimanche (le journal qui te dit que tout va bien et que si quelque chose ne va pas, un secretaire d'etat / chef d'entreprise / commissaire europeen s'en occupera et après ça ira mieux) vs le jdd bollorisé - en ce qui me concerne j'ai autant l'impression d'être autant brainwashed en lisant l'un que l'autre.

mais il a le mérite de dire the quiet part loud : "tout le monde a une voix, mais tout le monde n'a pas vocation à avoir un micro". donc, oui, le problème fondamental est pour lui le principe même des réseaux sociaux. on perçoit donc cette détestation des élites pour la démocratisation de la parole - flashbacks des tribunes sophistiquées et même du livre de jospin pour dire à quel point la démocratie participative de ségolène royal en 2007 etait une monstruosité de la nature. et cette position très boomeuse s'incarne dans le film et dans son état d'esprit : il a écrit dans sa carrière des scènes qui faisaient vivre les débats - ici il assène. donc il y a les gentils (aaron en fait partie et si vous êtes d'accord avec lui vous en dans le bon groupe <3) et, clairement, les méchants. le bien et le mal. au final, le film ne fait pas vivre le débat, il ne fait pas reflechir, et il donne régulièrement l'impression du mec dans un diner qui monopolise la parole pour te matraquer ce qu'il pense de l'actualité en profitant un peu du fait que tu peux pas répondre.

alors que... au final...
le film est une pure chambre d'écho : c'est fait par un sympathisant démocrate, qui sera vu à 98% par des gens d'accord avec lui, et tout le monde se tient la main en se disant qu'on a bien raison de penser ce qu'on pense d'ailleurs la preuve on est nombreux à le penser, on se croirait sur twitter.
pour ce faire, il désigne bien et le mal. la parole est donnée au camp adverse uniquement pour donner au spectateur l'occasion de s'en indigner. cnews a la même technique.
le film est conçu pour choquer et indigner afin de modifier le comportement (et potentiellement influencer l'election dans un mois). on dirait presque un algorithme de facebook !

bref, je me suis au final convaincu moi-même : c'était juste très contemporain, y compris cette fracture générationnelle (bien documentée aux usa avec le vieil establishment democrate vs la nouvelle génération "ultra connectée"), ce monde qui avance à toute vitesse et que même un truc de 2020 ça semble un peu un ancien monde (facebook qui faisait vaguement du fact checking et était dei-sé à mort et qui a 100% laissé tomber ces deux politiques 4 ans plus tard...! l'ia qui me semble avoir remplacé les algorithmes comme instrument diabolique venu de la valley...)...

c'était vraiment pas terrible, j'ai trouvé, mais hyper intéressant, belle captation du moment.


Dernière édition par FingersCrossed le 09 Oct 2026, 08:29, édité 1 fois.

Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 08 Oct 2026, 23:44 
En ligne
Meilleur Foruméen
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Nov 2005, 00:46
Messages: 89900
Localisation: Fortress of Précarité
Citation:
zuckermann
Citation:
zuckermann

Bruh...

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 09 Oct 2026, 07:34 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 17 Juin 2021, 13:07
Messages: 2842
pardon, je suis vraiment un peu dyslexique avec les noms :(


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 09 Oct 2026, 07:34 
Hors ligne
Robot in Disguise
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 13 Juil 2005, 09:00
Messages: 39307
Localisation: Paris
Film Freak a écrit:
Citation:
zuckermann
Citation:
zuckermann
Bruh...
Mélenchon-Fingers, même combat.

_________________
Liam Engle: réalisateur et scénariste
Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 09 Oct 2026, 07:49 
En ligne
Meilleur Foruméen
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Nov 2005, 00:46
Messages: 89900
Localisation: Fortress of Précarité
Revu hier sinon parce que papa avait besoin de son fix.
Malgré les limites de la mise en scène, qui manque du point de vue dont fait preuve l'écriture, il y a tout de même quelques bonnes petites choses. Outre l'intro que je trouve savamment montée pour faire monter la sauce, je trouve de manière générale les séquences avec Zuckerberg, donc tout le segment continu, plus inspiré. Que ce soit dans la présentation du personnage, avec ce flou qui dure un moment - exploitant le fait que Strong est looké pour évoquer ce croque-mitaine même flou, c'est Dark Vador - ou dans le découpage général du segment (y a un cut à un moment sur un plan large de lui à son bureau qui maximise l'effet comique de sa réplique) ainsi que le parti-pris scénographique de lui à son bureau, loin des autres et sous les projecteurs, c'est vraiment ce que le film propose de plus réfléchi dans l'approche visuelle.

Par contre, comme la première fois, je trouve dommage d'avoir eu recours à des cartons indiquant constamment le va-et-vient temporel. Sorkin explique en interview que c'est un ajout post-projos-test car le public était confus. J'aurais trouvé plus judicieux de faire travailler le public justement, qu'il se demande si c'est censé être simultané, qu'il comprenne que non, qu'il se demande quand ça se passe, avant que le troisième acte ne vienne le révéler (et pour ça, il aurait fallu se passer des deux mentions inutiles de l'assistant qui suit les manifs au Capitole dès le début du récit).

Davantage touché par la fin cette fois, par la petite victoire personnelle de Frances même si rien ne change. Parce que c'est tout ce que chacun peut faire à son échelle, "take action". L'appel reste. Quand bien même je suis d'accord avec le propos de Digger selon lequel aucun film ne peut changer le monde, j'aurais toujours plus d'admiration pour un film idéaliste qu'un film cynique.

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 09 Oct 2026, 10:35 
Hors ligne
Robot in Disguise
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 13 Juil 2005, 09:00
Messages: 39307
Localisation: Paris
SPOILERS

En lisant Proust (ou, comme j'aime à le surnommer Tasty Prousty) je suis tellement reconnaissant de parler français afin de pouvoir l'apprécier dans le texte. Or j'ai ressenti la même gratitude face à ce film, éminemment conscient que j'étais de ne pas avoir besoin de lire les sous-titres, pouvant apprécier le verbe sorkinien sans filtre. Comme dirait Julien Séri: " Privilégié "

Car c'est là pour moi la principale qualité du film, même si on s'y attendait: la verve de Sorkin, son sens du dialogue, du tac au tac. Et évidemment son wishful thinking permanent, cette jouissance à entendre dit tout haut ce que tu penses tout bas, la satisfaction de voir une idée délivrée avec transparence et piquant, jouissif et hautement satisfaisant.

Cependant, ça ne suffit pas à faire de ce film, au demeurant prenant et jamais chiant, particulièrement bien. Le "premier" (oui on va arrêter de faire comme si il n'y avait aucun pont entre les films) s'élevait tellement haut au-dessus de son sujet, et tout en étant hyper actuel touchait à une universalité. Ici on est vraiment dans la fange du film-dossier. Mais un dossier où: 1 on savait déjà tout (oui je connaissais pas les détails mais y a rien dans les révélations qui m'a surpris) 2 où la contre-enquête n'a eu aucun impact.

Alors je veux bien comme dit FF qu'on ait une victoire à la Pyrrhus mais j'ai trouvé les dernières minutes absolument confondantes de nullité. Zuckerberg accepte de censurer Trump mais = quatre ans plus tard il fait le mascu chez Joe Rogan ; Mickey Madison (très bien) fait son speech devant le congrès = le panneau final nous annonce qu'il y a eu des procédures mais nous spectateur savons très bien que rien n'a changé et que c'est même pire maintenant ; elle lève le poing en partant, Jeremy Allen White (sympa mais un peu fade) sourit = la lumière se rallume on allume nos téléphones et on est dans la même merde. Bref j'ai trouvé cette conclusion tone deaf de fou.

Et puis je ne veux pas en remettre une couche après Fingers, avec qui je suis assez d'accord, mais c'est vrai que la vision du monde qui "deviene fou" de 2020 c'est le Capitole et le Covid (d'ailleurs pour un film sis en 2021 dans la Bay Area beaucoup trop peu de masques à l'écran) mais pas par exemple les émeutes George Floyd, tout aussi désinformées et en proie à la panique morale d'un certain point de vue.

Sinon j'ai trouvé Jeremy Strong épatant. Moi qui suit un sucker pour les transformations d'acteurs et le Bebête Show j'ai trouvé ça génial, il l'imite tout en lui donnant une dimension supplémentaire d'androïde glaçant. Top !

_________________
Liam Engle: réalisateur et scénariste
Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 09 Oct 2026, 10:58 
En ligne
Meilleur Foruméen
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Nov 2005, 00:46
Messages: 89900
Localisation: Fortress of Précarité
Qui-Gon Jinn a écrit:
En lisant Proust (ou, comme j'aime à le surnommer Tasty Prousty)

Franchement, y a un concept.

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 8 messages ] 

Heures au format UTC + 1 heure


Articles en relation
 Sujets   Auteur   Réponses   Vus   Dernier message 
Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Being the Ricardos (Aaron Sorkin, 2021)

Film Freak

7

1330

29 Déc 2021, 00:17

Film Freak Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. The Trial of the Chicago 7 (Aaron Sorkin, 2020)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2, 3 ]

Film Freak

32

4904

12 Juin 2024, 11:07

FingersCrossed Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Molly's Game (Aaron Sorkin, 2017)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2 ]

Film Freak

22

4261

11 Fév 2018, 00:06

Film Freak Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. The Super Mario Galaxy Movie (Aaron Horvath, Michael Jelenic, 2026)

Film Freak

9

699

01 Mai 2026, 10:21

Art Core Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. The Social Network (David Fincher - 2010)

[ Aller à la pageAller à la page: 1 ... 18, 19, 20 ]

Qui-Gon Jinn

298

34245

24 Jan 2024, 19:56

Mickey Willis Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Universal Soldier : Day of Reckoning (John Hyams, 2012)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2 ]

Cosmo

19

4326

10 Mai 2018, 10:39

Qui-Gon Jinn Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Mission Impossible - The Final Reckoning (Christopher McQuarrie, 2025)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2, 3 ]

Abyssin

34

4888

08 Sep 2025, 16:43

Abyssin Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Mission : Impossible - Dead Reckoning Partie 1 (Christopher McQuarrie, 2023)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2, 3, 4, 5 ]

Film Freak

60

8206

22 Avr 2025, 22:29

Qui-Gon Jinn Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. A different man (Aaron Schimberg, 2024)

Art Core

9

1218

12 Nov 2024, 20:20

Karloff Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Greyhound (Aaron Schneider - 2020)

Qui-Gon Jinn

2

1396

13 Juil 2020, 12:53

Xavierovitch Voir le dernier message

 


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 31 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Rechercher:
Aller à:  
Powered by phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO
Hébergement mutualisé : Avenue Du Web