C'est pas plus relou que de se la jouer premier de la classe (pour pas dire lèche-couilles), à qui nous expliquera le plus en détail, de la façon la plus appliquée et concise possible, le moindre défaut et la moindre qualité de ce nanar aussi vite vu qu'oubliable..
On fait un retour précis à Mass, c'est la moindre des choses. Peu importe la note, on est bienveillants... et puis c'est un forum.
T'as vraiment mis la bulle ? Tu lui en veux d'avoir regardé ou quoi ?
_________________ I think we're gonna need a helmet.
Inscription: 10 Oct 2012, 14:47 Messages: 7473 Localisation: POEY DE LESCAR
Je kiffe tous vos retours, qu'ils soient bons ou mitigés/négatifs. Je me retrouve vraiment comme à l'époque du Forum des Vidéastes Amateurs, c'est jouissif ! Sauf que là c'est un long. Je voudrais répondre que je ne saurais pas par où commencer. C'est tellement FAT putain... Je vais pas être à la hauteur de vos textes, que vous avez pris le temps d'écrire et de détailler, mais c'était vraiment hyper nécessaire pour moi de vous lire. Donc merci pour ça, je vous aime.
Je vais me contenter de cibler les questions :
Art Core a écrit:
Deux petites remarques sur des détails qui m'ont gênés : Pourquoi montrer le garage avec les bagnoles neuves au début ? J'ai trouvé ça hyper bizarre, ça crée une attente (tu penses qu'Alban Lenoir va y aller à un moment donné) pour rien.
deudtens a écrit:
Mais le résultat final, j'y crois pas : les flics sont des galériens sans budget, et tout d'un coup ils passent à une écurie de F1 ? Que font les voitures déjà là alors que le bâtiment est pas prêt ? Pourquoi elles sont pas déjà dans des livrées Police ? Bon, dans ces questions ya un petit côté enculage de mouche à la "les flics ont pas assez de barbe à la fin de TDKR", au final on s'en bat les couilles, mais je trouve le dilemme intéressant. Ça me fait penser au pincement que j'ai quand je dois retirer le plus beau plan de ma vidéo, tout simplement parce qu'il ne raconte pas la bonne chose. Là c'est carrément pas un beau plan qu'il fallait retirer, mais des accessoires magnifiques.
Mouais ça reste des Méganes, c'est pas non plus des Ferrari. Cette scène est là pour montrer justement que le recrutement de Lino a porté ses fruits : grâce à lui, l'unité est enfin efficace et va pouvoir travailler avec du vrai matos, dans un vrai hangar. Mais il reste tout à faire : aménager l'endroit, renforcer les voitures (et seulement ensuite les repeindre en écrivant "Police" dessus)(la peinture c'est en dernier). Les nouvelles voitures c'était pas pour faire joli, c'était à mon sens bien plus parlant que de tourner la scène dans un entrepôt à bateaux hors-sujet (comme initialement prévu dans le scenar).
Art Core a écrit:
Un détail mais le truc de la station-service, je trouve très maladroit que ce soit la même deux fois, j'ai limite trouvé que géographiquement ça avait aucun sens. C'est sympa pour le double caméo de FF mais sans mentir je l'ai analysé comme "ah ouais donc il y avait deux scènes dans une station service et ils se sont pas fait chier ils ont tout tourné la même journée". Sauf que ça crée un truc bizarre qui sort du film, on se demande pourquoi on est revenus là.
Géographiquement ça a du sens justement. Il est dit dans le film que la ferme n'est pas loin de la casse, elle-même à côté de la station. Mais même au delà de ça, Lino fait tout pour se faire remarquer. À ce moment du film c'est un gros troll.
Art Core a écrit:
Ce qui m'a surpris par contre c'est
la fin ultra ouverte, on a l'impression que le 2 est limite déjà écrit et financé là . Et du coup si c'est pas le cas, pourquoi finir comme ça ? Surtout pour Areski, je comprends pas la fin de ce perso.
Dans ma conception du film de cavale, le méchant ne peut pas mourir tant que le héros ne s'est pas innocenté, et que la vérité n'a pas éclaté... Ici c'est bien beau de ramener la voiture, mais ça n'en fait pas une preuve immédiate contre Areski. Et le truc, c'est que le film doit se finir pas trop longtemps après la scène d'action finale. Je voulais pas un épilogue en mode "procès" avec Areski en prison, et je ne voulais pas non plus une scène où Areski pète un plomb et ouvre le feu sur tout le monde avant de se faire tuer/suicider. Je voulais qu'il subisse ce qu'il a fait subir à Lino, que les rôles s'inversent, que son sort soit pire que la mort. Suite ou pas, il a tout perdu. CHEH.
Castorp a écrit:
Mon sentiment, c'est que Moss et Julia n'auraient dû faire qu'un personnage, et qu'on aurait très bien pu se passer de l'intrigue "luttes de pouvoir chez les flics". Ca sert à rien, c'est traité par-dessus la jambe, et ça fait perdre du temps d'écran à la lutte bestiale pour survivre de Lenoir.
Dans une des versions, Moss et Julia étaient le même personnage, mais ça ne matchait absolument pas. Areski devenait en position de force dès le début, n'avait plus aucun obstacle et stagnait tout le film.
Castorp a écrit:
En fait, tu aurais tourné ça comme un survival plutôt que comme un thriller, tu avais de quoi réussir un coup de maître plutôt qu'un coup d'essai.
Ben je sais pas. Le Survival est aussi codifié que le Man on the run. Ça aurait donné un tout autre film, que j'avais néanmoins envisagé (mais pour le coup, ça coûtait deux ou trois fois plus cher, parce que j'aurais fait un survival sur la route)(c'est pour le 2 ça).
Mickey Willis a écrit:
Han, c'est tourné à Sète ? J'y étais y'a une semaine entre autres pour repérer les lieux de tournage de Kechiche (et sutout Mektoub qui ne quitte pas mon esprit depuis que je l'ai vu) ! Si j'avais su qu'en réalité je marchais dans les pas de Guillaume Pierret....
Ptin t'es repéreur et même pas tu préviens.
Z a écrit:
Genre Pascale Arbillot, c'est non. Et Stéfi Celma, c'est pas gégé non plus. C'est pas seulement elles, c'est globalement leur rôle, l'écriture de leurs persos. Et ce qui me dérange au fond, peut-être, c'est qu'il n'a pas osé virer ce qui était mal joué ou platounet, par nécessité d'avoir un film d'1h30 ? Une intrigue complète ? Mais bon parfois, ça fait plus de mal que de bien, et notamment ces deux personnages de Moss et Julia, qui sont de vrais clous dans le pneu. C'était un peu hard pour moi.
Non non, au contraire j'ai coupé à mort pour avoir 1h30 de film. Mais c'est pas vraiment pour cette raison que j'ai coupé par contre.
Z a écrit:
Ah, et j'ai pas capté pourquoi il plongeait pas dans la flotte avec sa caisse en feu à la fin ? Mass l'avait fait dans un court, du coup je ne m'attendais pas au retour au garage.
Dans la dernière version de scénario, la R21 finissait sur le toit. Areski balançait sa grenade incendiaire, et la voiture s'enflammait. Lino se retrouvait à tirer l'épave en feu à l'aide d'une dépanneuse, et il finissait sa course dans la flotte. J'adorais l'idée, c'était faisable, mais il me manquait deux trucs : - Symboliquement, il ne ramenait pas vraiment la voiture à Moss comme il l'avait dit. Donc je préfère la fin de poursuite qu'il y a dans le film. Lino a promis un truc, il l'a fait. - Alban aurait été trop loin du feu. Je préférais qu'il crame au volant de la caisse.
Z a écrit:
Perso, j'ai vraiment eu le sentiment qu'un film, c'est à la fois un tout, quelque chose de concentré dans un projet, un sujet, que t'essaies de fabriquer au mieux avec les outils à disposition. Et à la fois quelque chose qui s'étale sur 40 ans, un apprentissage artisanal, un cheminement personnel, et qu'on est qu'au tout début du truc. Et c'est super excitant.
Oui moi j'ai bien ressenti en tous cas l'aspect transition du court au long. C'est la fin d'un truc et le début de quelque chose d'autre... Là c'est juste le premier jalon du parcours qui me mènera au remake de la prélogie Star Wars dans 25 ans (pas la peine de discuter c'est ma destinée).
deudtens a écrit:
C'est excellent les notes de lecture de QGJ, ça insiste pas mal sur un truc qui m'a marqué : les vannes et réparties que sort le perso principal, qui ont totalement disparu dans le film final. J'aimais beaucoup la plupart de ces répliques impertinentes, mais j'aime aussi le film tel qu'il a fini. Et puis ça me donnait l'impression d'un perso très jeune, qui fait encore gamin, genre la vingtaine. Ça collait pas avec l'acteur.
C'est aussi pour ça que j'ai réécrit avec Alban. On voulait justement pas que ça fasse Antigang, ou que le perso soit trop déconnecté des évènements. Mais même dans le premier montage il restait beaucoup de vannes... Sauf que ça rendait Lino vachement ingrat, pas agréable, voire détestable. Donc ça dégage.
scienezma a écrit:
C'est pas plus relou que de se la jouer premier de la classe (pour pas dire lèche-couilles), à qui nous expliquera le plus en détail, de la façon la plus appliquée et concise possible, le moindre défaut et la moindre qualité de ce nanar aussi vite vu qu'oubliable..
Ben oublie alors, qu'est-ce que tu fous là à troller ?
Je ne sais pas quelle est l'importance de ces labels Netflix mais ça fait plaisir de démarrer le film accompagné de la mention "#8 in the U.S. Today"!
Sinon je suis bien content d'avoir les avis tièdes ici avant de le mater parceque pour le coup j'avais peur de me faire rouler et c'était pas du tout le cas. Tout a été dit (Il y a de belles critiques d'ailleurs). J'aime beaucoup la sécheresse, les scenes d'actions qui en donnent pour leur argent, la personification de la R21, le mcguffin roulant, la balle dans le cadrant, etc ..
Ramzi qui se fait descendre dans le premier tiers!
Je comprends les réticenses sur les dialogues et certains persos, mais ça ne pas gâché la vision non plus. J'aurais bien aimé qu'on s'attache un peu à ces persos, même Areski en fait.
Un seul plan sur sa famille a la toute fin? c'est un peu léger.
Il y a tellement de détails qui tuent dès que ça bouge (la baston dans le commissariat est effectivement vraiment géniale pour mille raisons (le bruit tout mou des bouclier en plastique!), celle avec Julia tout en tension sexuelle aussi) mais effectivement ça revient sur les rails entre les scènes d'actions.
Massinfect a écrit:
Art Core a écrit:
Un détail mais le truc de la station-service, je trouve très maladroit que ce soit la même deux fois, j'ai limite trouvé que géographiquement ça avait aucun sens. C'est sympa pour le double caméo de FF mais sans mentir je l'ai analysé comme "ah ouais donc il y avait deux scènes dans une station service et ils se sont pas fait chier ils ont tout tourné la même journée". Sauf que ça crée un truc bizarre qui sort du film, on se demande pourquoi on est revenus là.
Géographiquement ça a du sens justement. Il est dit dans le film que la ferme n'est pas loin de la casse, elle-même à côté de la station. Mais même au delà de ça, Lino fait tout pour se faire remarquer. À ce moment du film c'est un gros troll.
Tout d'abord, mes felicitations pour avoir accouché de ce premier long qui est très reussi dans les moments clés. N'étant pas le premier à faire part de mes réserves, je vais aller un peu dans le détail, ça risque de faire le chipoteur même si dans l'ensemble, je trouve que les qualités l'emportent.
(Spoilers partout)
Le premier point c'est que le trailer a été assez habile pour que le film me surprenne dans son intro. Je m'attendais pas à ce que le rôle de Ramzy soit si court, donc sa mort m'a bien cueilli, d'autant plus que ses quelques scènes font très bien le taf pour nous attacher à lui. Avec son capital sympathie naturel et ce contre-emploi de patriarche, sa brève présence suffit à laisser sa marque sur le film et donner du sens au combat d'Alban. Une très bonne idée de casting, donc mais aussi la seule relation qui fonctionne totalement à l'écran.
Je trouve que toute l'intro / braquage / prison / recrutement / go-fast est très bien foutue avec les personnages posés et je m'attendais pas à ce que ça avance si vite.
Histoire de bien couper les cheveux en quatre, je vais quand même parler des quelques trucs qui m'ont un peu sorti du film : la mort de Ramzy, sur le moment j'ai pas bien compris le plan de Ramzy. Il envoie tout seul Alban chez les méchants, sans savoir qui sera là, sans renforts? Le truc foire dans les grandes largeurs, mais à la base c'était copmplètement foireux, ripous ou pas. J'ai senti l'écriture qui accrochait à ce moment là et les acteurs aidaient pas à vendre le truc.
De même par la suite, le fait que la balle logée dans la voiture est la clé qui va innocenter Alban : j'ai quand même du mal à y croire. La balle a été tirée du flingue de Duvauch' et les experts vont tout griller, mouais... Après bien sûr, sans ce concept y'a plus de film, mais c'est là que le truc un peu bancal est sauvé par un truc tout con : la caisse! Avec ses lignes mal dégrossies, son imaginaire à la fois ringard, beauf franchouillard et cash, elle détonne et ce choix pas évident fait aussi qu'on a envie de l'aimer et donc de la retrouver. Prendre une bagnole américaine forcément ultra referencée genre Ford Torino aurait été bien trop facile par exemple. Je vois dans les notes de Qgj qu'une BM était prévue à la base: trop frileux et qui manquait de sens. Quelle que soit la raison du changement : bien vu.
Autre moment qui m'a dérangé : après l'éperonnage (séquence parfaite), les deux flics piégés restent impuissants dans la bagnole et se font retourner comme des malpropres en explosant le barrage. Deux trucs le chiffonnent : ils ont pas pensés à tirer sur Alban ce qui aurait été super facile et pire Alban risque carrément leur vie alors qu'ils sont réglo. Il aurait peut-être fallu les faire sortir de la bagnole mais ça donnait moins d'impact à la cascade (très bonne, avec le suspense, il se prend la bagnole dans la gueule ou pas? Je me demande à quel point c'était maîtrisé).
Après, il y a beaucoup de trucs moyens/fonctionnels qui font le job, mais qui manquent du petit détail qui fera mouche. Duvauchelle manque un peu de matière, je trouve et c'est seulement à la fin que son personnage prend forme avec cette belle scène de départ qui l'humanise. Dans l'ensemble, les persos et les acteurs sont sur une seule note : pas de faute de goût mais manque d'attachement pour eux.
Il y a bien sûr tout ce qui marche comme les scènes d'action : la baston dans le commissariat qui dure, avec l'épuisement qui monte, les retournements de situation, toujours lisible en restant bien brutal et pas trop chorégraphié. Sympa la bagarre avec Stefi Celma aussi qui prend des allures sexuelles avec la révélation qui vient seulement après. La bataille au fusil assez originale aussi. Et toute la course finale qui marche bien. Dans un de ses messages, Mass disait avoir pris un décor franchouillard tout moche et je m'étais imaginé une course poursuite entre un Gifi et une Halle aux Chaussures... Au contraire, ces étendues très brutes, minérales avec le soleil écrasant sont très cinégéniques et donnent tout de suite une gueule plus viscérale à cette lutte.
Sur mon échelle du film d'action français, c'est mieux que du Europa, mais moins que Nid de guêpes.
Ça aurait donné un tout autre film, que j'avais néanmoins envisagé (mais pour le coup, ça coûtait deux ou trois fois plus cher, parce que j'aurais fait un survival sur la route)(c'est pour le 2 ça).
Pour le 2, t'es obligé : TOURNE EN MONTAGNE. Si y a bien un truc dont je rêve, c'est un film d'action français dans les reliefs. Je crois que c'est complètement inédit.
Sinon, la vraie question : combien de temps avant que QGJ ne crée la fiche Wikipédia de Mass ? Je suis sûr que c'est lui qui remplis la page Trivia de la page Imdb du film, toutes les anecdotes ou presque viennent du forum.
_________________ "Je vois ce que tu veux dire, mais..." "Je me suis mal exprimé, pardon."
A la montagne avec une meute de chien de chasses ?
Film Freak a écrit:
Ta crotte de message est plus relou que des critiques développées et constructives.
Objectivement.
In-con-tes-ta-ble-ment.
.
Cela dit, c'est bien la bienveillance mais la plupart des avis manquent incontestablement d'objectivité. Quels autres films déchaînent ici un tel traitement de graphomanie un peu baveuse ? Bon c'est somme toute plus sympathique qu'autre chose mais je comprends scienzema. Après il est rare qu'un cinéaste commente son propre film sur un forum, c'est tout à son honneur, donc l'amabilité est de mise.
A la montagne avec une meute de chien de chasses ?
Film Freak a écrit:
Ta crotte de message est plus relou que des critiques développées et constructives.
Objectivement.
In-con-tes-ta-ble-ment.
.
Cela dit, c'est bien la bienveillance mais la plupart des avis manquent incontestablement d'objectivité. Quels autres films déchaînent ici un tel traitement de graphomanie un peu baveuse ? Bon c'est somme toute plus sympathique qu'autre chose mais je comprends scienzema. Après il est rare qu'un cinéaste commente son propre film sur un forum, c'est tout à son honneur, donc l'amabilité est de mise.
Massinfect est adorable, c'est normal qu'il reçoive de la bienveillance même si c'est au prix de l'objectivité. Et personne ne dit ici que le film est parfait.
Par contre, quand on se comporte comme une grosse merde, les gens se comportent avec nous comme des connards. Étonnant non ?
Je ne suis sans doute pas le public cible de ce film, mais j'aime beaucoup Mass malgré son obsession malsaine pour Pacific Rim, donc je l'a regardé.
J'ai d'abord écrit un long pavé, mais ayant eu peur d'être banni par Film Freak, je vais faire court.
Malgré l'excellente séquence d'ouverture, j'ai eu beaucoup de mal avec le début, n'accrochant absolument pas au jeu des acteurs et aux dialogues, que je ne trouvais ni crédibles, ni fonctionnels.
J'ai adoré
le meurtre de Ramzy, qui m'a fait penser à To Live and to die in L.A.
et évidemment comme tout le monde toute la séquence du commissariat. Enfin toute, la baston, évidemment car question "réalisme", la procédure pénale en prend un coup et je trove dommage que dans un film réellement français, il y ait ce mauvais import des productions américaines. Sur le fond, on s'en fout, je sais bien, et un récit pareil s'accommoderait très mal de la réalité judiciaire française, mais l'avocat en moi aurait apprécié un petit effort.
Je n'ai pas réussi à m'habituer au jeu des comédiens, sans parvenir à me décider s'il s'agissait d'un problème de dialogues, que je trouve faibles, de direction ou tout simplement de talent - je trouve que Duvauchelle sort vraiment du lot, mais depuis Trouble Every Day, je suis un vendu.
LA séquence est géniale, inventive, mais je suis très content de n'avoir regardé la BA qu'après le film, car je crois bien que sinon, j'aurais été déçu.
Je n'aime pas le "gag" de la fin
Lino qui a traversé le pare-brise et qui reprend conscience avant de retomber dans les pommes
et je n'ai pas du tout été ému par la fin, sans doute parce qu'encore une fois, j'ai eu du mal avec les acteurs et je n'ai donc eu aucune empathie. Cette impression est confirmée par la dernière scène de Duvauchelle, que je trouve pour le coup excellente
je craignais jusqu'au dernier moment qu'il y aurait un contre-champ sur sa compagne qui lève la tête, mais il est déjà parti.
Je vais terminer par ce que j'ai préféré : la francitude du film. Cela fait du bien de voir un film tourné en province, et même pas dans une grande agglomération, sans que cela soit tourné avec un horrible second degré permanent. Le court moment pendant lequel on voit que Lino roule le long du canal du Thau (?) est géniale : c'est un paysage français, mais un clin d'oeil (?) aux Keys, on a l'impression que tu dis clairement au public américain, nous aussi nous avons ce type de géographie. J'exprime sans doute très mal mon ressenti et j'en suis désolé, mais voilà.
_________________ There is no such thing in life as normal
Je suis totalement d'accord avec toi sur le dernier point. C'est quelque chose qui m'avait aussi marqué dans le film de Patricia Mazuy : cette France-là n'est jamais à l'écran, ou presque. Le Tour de France (désolé) montre plus la France que notre cinéma qui se résume souvent au centre-ville (ou aux banlieues et encore). Ou sinon tu as Vanier et ses décors de carte postale.
Vivement une poursuite à pied dans la citadelle de Carcassonne.
Pas faux mais c'est trop succinct dans Balle Perdue. La séquence du marché est ratée, deux, trois plans suffisent pour évoquer la Floride pour Billy Budd : c'est tout l'intérêt de la série B, l'art de la litote et de la métonymie qui paraît marcher ici si j'en crois les avis des uns et des autres. Mais ça aurait pu être plus fouillé.
Inscription: 25 Nov 2005, 00:46 Messages: 88854 Localisation: Fortress of Précarité
Billy Budd a écrit:
J'ai d'abord écrit un long pavé, mais ayant eu peur d'être banni par Film Freak, je vais faire court.
Je ne menace pas de bannir les gens qui écrivent des pavés mais ceux qui justement trollent en quelques lignes seulement. Puis je connais tes promesses de pavés fantasques.
Je suis totalement d'accord avec toi sur le dernier point. C'est quelque chose qui m'avait aussi marqué dans le film de Patricia Mazuy : cette France-là n'est jamais à l'écran, ou presque. Le Tour de France (désolé) montre plus la France que notre cinéma qui se résume souvent au centre-ville (ou aux banlieues et encore). Ou sinon tu as Vanier et ses décors de carte postale.
Vivement une poursuite à pied dans la citadelle de Carcassonne.
Ben à ce niveau-là, j'ai presque été déçu. Ca reste la Côte d'Azur, avec ses paysages super connus (même si c'est pas Nice ou Cannes), et j'aurais kiffé que le film se passe à Bagnères-de-Bigorre ou à Moulins.
bmntmp a écrit:
Cela dit, c'est bien la bienveillance mais la plupart des avis manquent incontestablement d'objectivité. Quels autres films déchaînent ici un tel traitement de graphomanie un peu baveuse ? Bon c'est somme toute plus sympathique qu'autre chose mais je comprends scienzema. Après il est rare qu'un cinéaste commente son propre film sur un forum, c'est tout à son honneur, donc l'amabilité est de mise.
Le gars qui confond bienveillance et indulgence. Scienzema, il aimerait qu'on chie sur Massinfect et qu'on lui foute des barbelés dans le cul.
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