Même sentiment.
Il y a quand même pas mal de problèmes d'écriture depuis le début de saison comme par exemple l'épisode 2, avec ces deux moments faciles et simples d'interruption de la conversation entre Sansa et Daenerys, Jon et Daenerys.
Et l'épisode 3 n'arrange rien.
Je veux bien que la manière de tuer le NK soit en cohérence avec le parcours d'Arya mais il ne l'est pas avec l'ensemble de la série et surtout la dernière saison qui avait consacré la montée en puissance de Jon en en faisant l'héritier du trône et avait mis une touche finale à la "mythologie" autour de lui. Tout devait concourir à ce qu'il affronte le NK sans que l'on connaisse d'ailleurs l'issue du combat. Or, cet épisode vient briser cette dramaturgie construite depuis plusieurs saisons. Sans compter que, contrairement à Arya et aux autres personnages, il s'agissait de son combat, ce qui l'a motivé depuis plusieurs saisons. Et on se retrouve avec un combat final expédié qui l'en exclut.
Rupture de la dramaturgie non seulement pour Jon mais pour l'ensemble de la menace incarnée par les marcheurs blancs et NK. Car effectivement tout disparaît en un épisode et avec une certaine facilité. Or depuis le tout premier épisode, on a installé l'idée de la puissance des marcheurs blancs, de la puissance en particulier du NK. Et même si la série n'en parle pas aussi explicitement que le livre, elle s'appuie sur l'historique des batailles contre les marcheurs blancs qui furent bien plus sanglantes, féroces et difficiles. Mais là rien : une bataille, une astuce d'assassin et la menace disparaît.
Sans parler de la charge des Dothrakis qui,à mon sens, n'a aucune logique si ce n'est encore une fois une facilité scénaristique : rééquilibrer les forces en vue de la bataille contre Cersei.
Enfin l'absence de morts de héros majeurs devient gênante par rapport à cet épisode 2 qui avait également créé une ambiance d'adieux laissant augurer un dénouement bien plus douloureux. Il ne s'agit pas d'avoir bêtement des morts pour des morts. Mais la logique de la dramaturgie ne plaidait pour un final aussi "heureux" ou en tout cas si peu douloureux.