Azazello a écrit:
Mais enfin un peu de logique, les retraites sont un transfert direct depuis les activités économiques des actifs... sans ça y a pas de retraites, donc ta phrase n'a aucun sens, en outre oui on a mis le pays à l'arrêt pour une maladie qui touchait quasiment que les vieux mais bon c'est un autre débat...
Et en suivant la même logique, les retraites soutiennent la consommation et le budget de l’Etat principalement via la TVA. Pour que les actifs produisent de la richesse, encore faut-il qu’il y ait des acheteurs.
Alors quand c’est actif/actif, c’est sûr que ya une certaine synergie, mais à lire certaines choses, on a l’impression que les retraités prennent juste de l’argent pour les mettre dans un matelas ou une boîte à chaussures…
Et reCQFD, hein. Sûr que les confinements en Inde étaient pour protéger leurs ieuv… Ça démontre surtout une inefficacité systémique de la société française (où, comme déjà dit, ya bien que le Trésor Public qui fonctionne).
Gnagnagna a écrit:
Bêtcépouhr Lahvi a écrit:
Parce qu’évidemment, les fonds de pension ne font jamais faillite.
Et qui paie derrière pour assurer un minimum vieillesse ? L’Etat.
Par ailleurs, rien n’empêche en France de cumuler une retraite par capitalisation.
Quel cotisant peut se permettre de thésauriser pour la retraite quand 30 % du salaire est déjà prélevé pour payer les pensions actuelles ? Vu le niveau catastrophique des salaires en France...
Citation:
Fin bref, tous ceux qui tombent à bras raccourcis sur le système bismarckien le font d’abord et avant tout par idéologie.
Ce n'est pas du tout par idéologie pour ma part. Il faut juste se rendre compte que le système de répartition fonctionne dans des conditions bien spécifiques : il faut de la croissance et une natalité suffisante. Ces conditions n'existent plus.
C'est pour ça que même lorsque les boomers seront décédés, ce sera toujours la merde.
Le budget de la retraite, c'est environ 422 milliards par an.
Les cotisations des actifs ne suffisent donc pas à elles seules car elles financent seulement 270 milliards.
Le reste est financé par les impôts et des transferts.
Quand l'Etat dit qu'il n'a pas de marge de manoeuvre, c'est vrai.
Les impôts et transferts qui financent les pensions, c'est autant d'argent qui ne va pas au budget de l'éducation, de la santé publique, de la justice, etc.
En outre, le besoin de financement est croissant. Comment faire ? Faut-il encore augmenter les cotisations ?
Plein de cotisants le font déjà. Via de multiples produits proposés m, principalement, par leurs banques.
Et quand tu parles de 30%, t’inclus bien les cotisations patronales, oui ? Donc quel effet sur la thésaurisation personnelle du salarié ?
Désolé, mais tous ces raccourcis (en général, ici mais surtout beaucoup ailleurs) se prennent d’autant plus facilement en épousant un discours bien identifié depuis des années.
Discours qui ne le rend pas plus valable sous prétexte que les politiques sont des laches (s’il n’y avait que les retraites, hein).
Ya tout un truc mesquin dans l’air autour de cette question. Au mieux, sans ambition avec une vision binaire de l’état économique et budgétaire du pays.
Evidemment qu’il faut des réformes puisqu’il y a déséquilibre de la pyramide des âges. Mais ce n’est pas une obligation de se passer du système par répartition en lui-même. Une fois tous les régimes spéciaux remis à plat, alors malheureusement vers le bas au regard du contexte budgétaire, les économies seraient déjà substantielles. Et on peut imaginer un choix individuel de renoncer à la cotisation par répartition pour capitalisation (avec plein d’assurances qui rendraient le jackpot promis certainement beaucoup moins simple), pour tout ou en partie. Mais sans assistance du tronc commun en cas de pépin.
Parce que jusqu’à preuve du contraire, la meilleure assurance contre les aléas du marché, ça reste encore l’Etat.
S’il y a necessité de réformer le régime des retraites, il n’y a pas nécessité à supprimer le principe bismarckien.
Il y a bien un contrat via ce système. Pas un contrat commercial, mais un contrat moral.
Donc les retraités ont aussi des devoirs. Mais ce n’est pas simplement vieux vs les pauvres victimes rackettés à coup de bulletins de vote.
Il y a des corporatismes aussi. Ya un régime pour les notaires. Ou un pour la RATP (la RATP quoi, un scandale bien pire en lui même que le système par répartition). Y’en a une quinzaine.
Les salariés du privé vs les fonctionnaires.
Ya du taff avant de sortir « capitalisation ».
Et quand les boomers seront décédés, ça sera toujours la merde pas seulement pour une histoire de démographie, mais parce qu’on aura pas plus d’industries, que ce soit la lourde ou numérique, et pas plus d’agriculture.
Et ça, ce n’est pas à cause des retraites. Tout comme ça n’est pas les retraites si on a fait des choix pédagogiques douteux, un numerus clausus pour les médecins et que certains éléments ont préféré s’orienter vers la chirurgie esthétique, qu’on a vidé les campagnes pour remplir les usines qu’on a vidé pour remplir les McDo.
Pourtant, il y aura une manne énorme, un pognon de dingues qui va déferler -même si pas pour tout le monde, en tout cas pas au même niveau-, face à laquelle la dette est ridicule.
Mais qu’en feront les individus ?
Alors oui, oui, faisons une fixette sur les retraites . Comme ça, on ouvrira un soupirail.