Fire walk with me a écrit:
C'est au contraire tout le problème. la ritournelle des petits retraités ne tient face à l'effet de masse et du vrai poids sur le budget surtout quand tu découvres que les budgets des ministères servent en parti à verser les retraites de leurs anciens fonctionnaires...
Et l'histoire du transfert générationnel par succession, ça me fait marrer. Ça va d'abord être très inégalitaire. Et si l’idée, c'est de creuser notre déficit pour alimenter les assurance-vie de nos retraités alors que les actifs aimeraient bien vivre correctement déjà aujourd'hui.
Je la regarde des fois ma fiche de paye ; elle me donne envie de cramer des EHPAD.
Ce n’est pas le poids des retraites dans le budget qui provoque le chômage, met la balance commerciale dans le rouge ou explique que la dette française soit détenue pour plus de la moitié par l’étranger (ce qui rend d’autant plus demago les annonces de Mélenchon).
Alors oui, il y a des réformes à faire, notamment dans l’inégalité des pensions de retraites elle-même (selon les statuts mais pas seulement) et selon les patrimoines des retraités.
Comme dit, on s’est retrouvé avec des retraités de l’EDF ou la SNCF qui ont vécu plus d’années post-retraite que d’actives.
Mais en faire la priorité numéro un, tout en pointant l’électoralisme des politiques (qui est par ailleurs réelle mais à peu près sur tous les sujets, pas que sur celui-ci), c’est vraiment un prétexte.
L’Allemagne et le Royaume-Uni se cassent aussi la gueule. Les US aussi, même si c’est moins impressionnant grâce à leurs avantages compétitifs dans l’informatique et surtout leurs ressources naturelles, tout ça chapeauté par le dollar.
Donc, allons-y, brûlons les EPAHD (ça me démange aussi, mais pas à cause des résidents mais des benefs qui sont faits par les membres des conseils d’administration des groupes propriétaires).
on pourra reconstruire des immeubles, vu que c’est à peu près le seul domaine avec la grande distribution et la finance qui fait encore tourner l’économie française. Ça soulagera les aigreurs mais ça ne changera pas grand chose à moyen terme.
Les retraites, ce n’est que la pointe émergée de l’iceberg. Le système de l’Etat-providence ne fonctionne plus parce qu’il n’y a pas assez de productions de richesses pour l’ensemble des cotisations et des redistributions.
Donc on peut vouloir réformer les retraites pour repousser le moment où ça se cassera la gueule, mais ça n’empêchera pas que ça se casse la gueule.
Donc quel intérêt d’en faire une fixette, en dehors d’un argument demago (y’en a d’autres, c’est les immigrés) ?
D’autant plus que la generation du baby-boom va disparaître (en prime, on va connaître une baisse de l’espérance de vie, hein).
En effet, réformer ou temporiser c’est à peu près la même chose pour créer un court appel d’air.
Billy Budd a écrit:
Parfois, je me dis les politiques espèrent que le problème se réglera tout seul, par la mort de l’essentiel des retraités actuels à qui il doit aujourd’hui rester une dizaine d’années à vivre, avant qu’il ne soit trop tard.
Ah mais clairement. Ils sont en mode casino.
Et puis surtout, ça ne se cache déjà plus de vouloir capter les heritages…