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MessagePosté: 17 Nov 2009, 23:57 
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Mr.Orange a écrit:
, il y a une espèce d'angoisse qui se diffuse dans le film, c'est pas franchement maitrisé et c'est ce qui rend le film touchant et sincère.

je me suis dit "finalement c'est un auteur qui fait un film sur son impuissance à raconter des histoires", et puis j'en ai eu tellement marre à un moment de ce non-joyeux bordel que je suis sortie avant la fin... (ça se fait pas, je sais..)
Ben pour moi c'est ça l'angoisse: c'est celle de ne pas pouvoir raconter

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MessagePosté: 18 Nov 2009, 00:03 
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Oui oui l'angoisse de ne pas pouvoir raconter, parce que si on ne raconte pas c'est la mort... Quand on connait les difficultés qu'a rencontré Terry Gilliam dans sa carrière c'est assez pertinent.

Après je peux aisément comprendre qu'on rentre pas dans le film.

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MessagePosté: 18 Nov 2009, 10:19 
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Après les tombereaux de merde qui passent en ce moment, 2012, Clones, Les herbes Folles...Terry Gilliam m' a fait un bien fou. Même si l'intrigue est parfois opaque, tracer la route à bord de cet imaginarium en compagnie d'un vieux sage comdamné à faire le tapin au sortir des boites de nuit et surfaces commerciales pour que l'on s'intéresse à lui, m'a infiniment touché.
4,5/6


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MessagePosté: 24 Nov 2009, 03:20 
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Mr.Orange a écrit:
Sans la mort d’Heath Ledger le film aurait sans doute été un navet. Mais là, son ombre plane sur tout le film, l’étreignant d’une forte mélancolie, et parvient à modifier totalement tout ce qui se dégage du film.
La peur de la mort, l’obsession de la mort. Raconter des histoire c’est être en vie, c’est ce dont les personnages et Terry Gilliam essayent de se persuader. Sauf que lorsqu’ils sont dans leur monde imaginaire, ils sont seuls, et là les effets spéciaux cheaposses servent à quelque chose puisqu’on voit quand même assez nettement ces acteurs évoluer sur un fond vert (ils y sont mal intégrés). L’imaginaire n’a plus aucune consistance, il faudra bien mourir un jour. Et Terry Gilliam aura beau faire ressuciter Heath Ledger en début de film et
faire mourir sont personnage par Colin Farrell
, Heath Ledger est bien mort. Et c’est inacceptable.

Alors qu’on continue à raconter des histoires.

Enfin, au milieu de mecs qui se masturbent sur ce que des journaleux crachent, y a enfin quelqu'un qui a les testicules (!) de donner sa réflexion, son interprétation personnelle. BRAVO ! Ça fait vraiment du bien.


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MessagePosté: 24 Nov 2009, 12:07 
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gros bordel sauvé de peu par l'originalité et les excès de style de Gilliam et des acteurs au top.
3/6


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MessagePosté: 24 Nov 2009, 20:16 
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Julien31 a écrit:
Enfin, au milieu de mecs qui se masturbent sur ce que des journaleux crachent, y a enfin quelqu'un qui a les testicules (!) de donner sa réflexion, son interprétation personnelle. BRAVO ! Ça fait vraiment du bien.

:D

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MessagePosté: 26 Nov 2009, 22:23 
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Mr.Orange a écrit:
Bon faut remonter ces notes un peu là !

Alors effectivement le film est plein de défauts, les effets spéciaux sont moches etc…
Sauf qu’il y a un truc qui change tout, c’est la mort d’Heath Ledger, et la volonté de sauver le film, et la volonté d'en faire un hommage.
Sans la mort d’Heath Ledger le film aurait sans doute été un navet. Mais là, son ombre plane sur tout le film, l’étreignant d’une forte mélancolie, et parvient à modifier totalement tout ce qui se dégage du film.
La peur de la mort, l’obsession de la mort. Raconter des histoire c’est être en vie, c’est ce dont les personnages et Terry Gilliam essayent de se persuader. Sauf que lorsqu’ils sont dans leur monde imaginaire, ils sont seuls, et là les effets spéciaux cheaposses servent à quelque chose puisqu’on voit quand même assez nettement ces acteurs évoluer sur un fond vert (ils y sont mal intégrés). L’imaginaire n’a plus aucune consistance, il faudra bien mourir un jour. Et Terry Gilliam aura beau faire ressuciter Heath Ledger en début de film et
faire mourir sont personnage par Colin Farrell
, Heath Ledger est bien mort. Et c’est inacceptable.

Alors qu’on continue à raconter des histoires.

4/6


Ca tient la route. Ou pas. Mais ce film, c'est quand même de la merde. On pourrait dire qu'il n'arrive plus à raconter d'histoires, le Terry. Du coup, ce film, c'est un peu son glory to the filmmaker à lui. Une démonstration d'impuissance. Le mec qui pour montrer qu'il n'y arrive plus, nous fait un film sans y arriver. "Il est cassé" pourrait on reprendre pour clore ce message, ou le film de Kitano.

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MessagePosté: 26 Nov 2009, 23:40 
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Comparaison très juste. Le film de l'impuissance actuelle du réalisateur.


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MessagePosté: 26 Nov 2009, 23:53 
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Bub a écrit:

Ca tient la route. Ou pas. Mais ce film, c'est quand même de la merde. On pourrait dire qu'il n'arrive plus à raconter d'histoires, le Terry. Du coup, ce film, c'est un peu son glory to the filmmaker à lui. Une démonstration d'impuissance. Le mec qui pour montrer qu'il n'y arrive plus, nous fait un film sans y arriver. "Il est cassé" pourrait on reprendre pour clore ce message, ou le film de Kitano.


Je n'ai pas vu le film de Kitano, mais tu as plutôt raison. Le film n'est pas très réussi en lui-même (même si je le trouve supérieur aux Frères Grimm), mais de par sa monstruosité inhérente aux conditions du tournage, il arrive à dégager par miracle une émotion assez troublante et paradoxale.

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MessagePosté: 29 Déc 2009, 10:21 
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Non mais je rêve ou quoi? Je ne comprends pas toutes ces critiques injustes sur ce film. J'ai l'impression qu'on essaie d'assassiner le réalisateur plutôt que de juger l'oeuvre pour ce qu'elle est vraiment. Décor ideux? Tant que ça? Scénario mal écrit? À ce point? Carrément de la merde? Pur concentré?

Beaucoup de haine il me semble.

Moi, j'ai trouvé ce film touchant de bout en bout. Ce n'est pas parfait, mais c'est touchant et parfaitement sincère. Gilliam y croyait, et il semble avoir mis beaucoup d'amour dans ce film qu'il considère comme "son plus abouti... et juvénile". Et c'est clairement son oeuvre la plus personnelle. C'est un cri du coeur ce film, une déclaration d'amour aux récits fantasisites. Et j'aime cette mise en abyme qui fait de ce personnage de vieux fantaisiste fini et démodé joué par Christopher Plummer l'alter ego de Gilliam. Et c'est cette personification qui rend le film si émouvant. On sait tout le mal que Gilliam a eu (et aura toujours), à financer ses projets de films. Et on sait tous que les récits fantaisistes purs ne sont plus dans le vent depuis que le cinéma américain recycle les grands contes pour en faire des manèges. C'est pourquoi il y a quelque chose d'honorable chaque fois que Gilliam se remet en selle, tel ce vieux fou de Don Quichotte. Et tel ce perso joué par Plummer qui continue malgré tout son théâtre fantaisiste... Et puis, il y a cette histoire de pacte faustien qui semble en dire beaucoup sur sa relation passé avec les grands studios, et qui rajoute une énergie désespéré au film.

Je ne vois pas en quoi ce film ne raconte pas d'histoire. Je ne vois pas, et je ne comprends pas. Ce film est d'une richesse, il me semble! On est à des années lumières d'Avatar. Bon d'accord, les effets numériques ne sont pas aussi impressionnants que ceux de Cameron, mais ils ne sont pas hideux. D'ailleurs, il y a un certain charme désuet à ces effets et cette imagerie. Diantre, c'est pas si différent que le Baron de Maunchassen, ou les séquences animés des Monty Python. C'est pas si laid, à moins de détester Magritte et Dali. Le principe du film, c'est de nous plonger dans un univers fantaisiste naïf et désuet. C'est une ôde à l'imaginaire grandiloquent. Ne pas accepter ça, c'est s'interdire d'aimer ce film. Et c'est d'ailleurs ce qu'il essaie de nous raconter. Gilliam nous présente le peuple généralement insensible face à ce théâtre ambulant. Presque personne ne veut jouer le jeu de cette fantaisie naïve. Le seul moment où des spectateurs s'approche du théâtre ambulant, c'est quand Hedger convainc Plummer de remodeler les décors en s'inspirant de l'art contemporain. Et c'est là que le peuple commence à se reconnaître dans ce miroir. Et de cette logique, j'ai l'impression que les détracteurs du film ne tolèrent pas l'aspect desuet du film, qu'ils auraient préféré y voir un truc contemporain du style Charlie and the Chocolate Factory, ou bien des décors luminescent à la Avatar tant qu'à y être. Mais ça n'aurait pas été cohérent avec le propos du film. La thématique, c'est cet univers désuet que plus personne ne veut voir et qui est voué à disparaître. C'est ce trouble identitaire, cette schyzophrénie du monde, écartelé entre le pur et le perverti, qui nous empêche de conserver un regard d'enfant. Et ce pourquoi, le personnage de Heath Ledger apporte énormément de cohérence au film quant à moi. C'est en occultant son identité, en renaissant qu'il peut se permettre de redevenir enfant. Puis, dans l'autre sens, c'est en cherchant à tout prix son identité (celle des magazines qu'elle feuillette) que la fille du fantaisiste joué par Plummer se retrouvera
pervertit à l'aube de ses 16 ans, et qu'elle quittera le monde imaginaire.
C'est vraiment d'un deuil qu'il s'agit dans ce film. Celui d'un père pour sa fille, façon Hans Christian Anderson (La Petite Sirène). Mais aussi celui de Gilliam face à ce public cynique d'aujourd'hui. C'est simple comme fable, mais dans le collimateur de Gilliam, ça devient tellement touchant.

The Imaginarium of Doctor Parnassus est le film somme de Terry Gilliam. Son film le plus viscéral et désespéré. Pour moi, il siège à côté de ses meilleurs film, Brazil, Twelve Monkeys, les Monty Python. Et j'admire son courage de ne pas se laisser abattre par le cynisme actuel. Et j'ai envie de lui dire: "Continue Terry, t'es unique! Et je t'aime!".

Ce film est porté en triomphe au Québec. Je ne comprends pas ce qui se passe avec ce film en France. Ça touche clairement à une question d'identité j'imagine.

Dans mon top de l'année en tout cas.

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"marre du retour infini de ce topic"


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MessagePosté: 30 Déc 2009, 15:46 
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Bof... J'ai juste l'impression que tu caricatures les "détracteurs", voire que tu passes carrément à côté du propos.

Par contre, y a quelque chose à tirer de la comparaison avec avatar. C'est à travailler.

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MessagePosté: 30 Déc 2009, 17:33 
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Je suis bien d'accord avec David Swinton sur la stigmatisation excessive des défauts du film. Quand on se fade 95% des films de cette année, le film de Gilliam est vraiment un souffle d'air frais, une entreprise jubilatoire.


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MessagePosté: 30 Déc 2009, 17:34 
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Antichrist
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La laideur, c'est quand même quelque chose d'assez rédhibitoire.


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MessagePosté: 30 Déc 2009, 17:40 
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Karloff a écrit:
La laideur, c'est quand même quelque chose d'assez rédhibitoire.

La laideur, que tu trouves. Je n'y ai rien trouvé de laid, de choquant, surtout dans les séquences oniriques et avec les moyens mis à disposition.
Et oui, rédhibitoire, comme je trouve parfois très laid Avatar et très souvent imbitable le film de Jackson.


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MessagePosté: 30 Déc 2009, 17:41 
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Antichrist
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Inscription: 04 Juil 2005, 21:36
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C'est bien sûr subjectif. Mais ça n'aide pas à entrer dans un film qui choisit justement l'expression plastique pour émerveiller.


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