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MessagePosté: 21 Fév 2013, 11:53 
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Il faut pas se mettre la pression et se laisser aller. La qualité du film n'est pas ostentatoire, elle est presque sous-jacente, c'est ce qui fait sa force.

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MessagePosté: 05 Mar 2013, 23:54 
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Antichrist
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Bon, précisons d'abord que j'avais lu le livre, que j'avais adoré (d'ailleurs faudrait que j'en lise d'autres de David Mitchell).

Je connaissais donc déjà le propos du film et sa particularité narrative.

Ce film est un peu l'échec et la réussite du cinéma face à la littérature. L'échec car en mettant des images sur les mots utopistes de Mitchell, le film est d'un coup beaucoup plus WTF, avec un aspect moins tourbillonnant. Il faut savoir que le livre est aussi une leçon de style littéraire - pour le retranscrire il aurait fallu faire une séquence en N&B, une séquence muette, etc etc... La littérature permet aussi de sauter les passages que l'on aime moins - surtout qu'il me semble que l'on suit les six histoires en parallèle mais avec des "temps plus longs" là où le montage du film est finalement plus "linéaire". Le Neo-Séoul passe bcp mieux dans le roman par exemple.

Ceci dit, c'est quand même assez puissant en terme d'incantation et d'ambition. La partie post-apocalyptique aussi confuse soit-elle - elle l'est aussi dans le roman, il me semble, est la meilleure et l'on a envie que le récit dure encore et encore. Et puis il y a cette fusion cinéma-musique absente du roman - ceci dit, j'écoute des BO adaptées aux livres que je lis - qui te transporte par séquence au-delà des mots lus (enfin je trouve).

4/6


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MessagePosté: 13 Mar 2013, 19:10 
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Seulement 152 copies france mais la une de libé (enfin presque, bae doo na à l'abattoir ?)[url][/url]

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MessagePosté: 13 Mar 2013, 23:09 
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MessagePosté: 14 Mar 2013, 00:53 
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Inscription: 25 Nov 2005, 00:46
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Contrairement à la grande majorité des films que je vois, il m'a fallu un petit moment pour pouvoir parler de celui-ci, pour pouvoir écrire ces quelques lignes.
La faute peut-être à une légère déception tout de même face à cette œuvre que j'appréhendais de plus en plus alors que, n'ayant aucune connaissance du roman, elle ne me disait rien sur le papier...mais l'inévitable hype aidant (ou n'aidant pas, justement), ma curiosité s'en voyait d'autant plus accrue et peut-être attendais-je un film plus fou que celui.

Alors on va me dire que c'est déjà assez massif en l'état, et, oui, rares sont les films de cette ampleur qui se permettent d'être à ce point ambitieux, mais de la part des Wachowski, j'ai trouvé ça, formellement en tout cas, assez sage. Ils passent quand même de Bound aux Matrix à l'incroyable Speed Racer, film qui semblait n'obéir à aucune loi, aucune limite sur ce qu'il est donné à un metteur en scène de faire, pour revenir avec ce Cloud Atlas somme toute assez posé visuellement.

Alors évidemment, ici, l'audace est ailleurs, et finalement la proposition n'est pas si éloignée de celle de Speed Racer, même si elle se place davantage à un niveau narratif. L'introduction génialissime de leur précédent film superposait déjà plusieurs époques dans un montage exigeant, mais c'était aussi le cocktail d'influences esthétiques qui faisait du film une expérience unique, du jeu vidéo, au cartoon, à la japanime...ici, c'est l'intrigue qui mélange les genres, du drame de chambre à la science-fiction en passant par la comédie et le polar...

Ce genre d'exercice est forcément fragile parce que les histoires peuvent être inégales et j'avoue avoir été un poil freiné par le classicisme relatif de certaines trames (San Francisco 1975, Néo Séoul 2144) ou la trop grande légèreté d'une autre (Londres 2012, qu'on pourrait tout aussi bien exciser du film sans que cela nuise au propos tant ce fil-là semble complètement déconnecté des autres) même s'il est évident que c'est leur interconnectivité (que je n'ai sûrement pas fini d'explorer) qui transcende leur simplicité, et que celle-ci est au service de la vérité recherchée par les auteurs, qui signent un film sur la vie, le cinéma, ou, pour englober les deux en une notion, les histoires que l'on raconte (le récit du vieux Hanks, le journal d'Ewing, les lettres de Frobisher, le roman de Javier Gomez, le scénario de l'éditeur, le testament de Sonmi), sur lesquelles on fonde nos amitiés ou nos croyances, où l'on partage nos succès et nos échecs, qui font de nous ce que nous sommes, etc.

Oui, c'est niais dit comme ça, mais il ne faut pas avoir peur du premier degré et du ridicule, dans lequel le film ne tombe jamais, malgré l'aspect parfois kitsch de certains décors ou le maquillage parfois hasardeux de certains acteurs. C'est un saut de foi que demandent les réalisateurs au public mais surtout, ils SAVENT que le public est prêt, qu'il est capable d'accepter de les suivre, et de suivre ce sextuor d'histoires (avec des acteurs qui se font plaisir et m'ont fait plaisir, Hanks en tête, confirmant que c'est le meilleur) au travers d'un montage fou, qui ne répond à aucune structure conventionnelle, et qui parvient à ne jamais ennuyer... Perso, j'ai été particulièrement touché par l'histoire de Frobisher, celle qui a le plus failli m'émouvoir (chose qui m'a un peu manqué aussi) et surtout par la trame post-apocalyptique, notamment dans tout ce qui tourne autour du "Diable" (superbement mis en scène) et de la fausse divinité (qui est ce que je trouve le plus original dans le film).
Je ne connais pas le cinéma de Tykwer donc je vois surtout tout ce qui fait le cinéma des Wachowski à nouveau ici (le passage Néo Séoul notamment ressemble à un pastiche de Matrix et V pour Vendetta), avec cette oeuvre dont le fond et la forme semblent refléter le caractère "trans" d'un de ses auteurs en particulier.

Thématiquement, il y a une richesse indéniable et celle-ci me fait relativiser un peu mon expérience, que j'aurai aimé un peu moins "froide". Le projet en soi avait de quoi désarçonner (l'association improbable des trois réals, le bouquin réputé inadaptable) et le film fini aussi, mais il vieillit plutôt bien et je me demande si une future vision (pas au 2e rang, excentré, de la salle 10 des Halles, avec un mal de tête et surtout un sale renoi mort de rire pendant 5min quand deux mecs s'embrassent à l'écran) ne saurait venir me transporter davantage. Mais en l'état, c'est quand même un gros morceau.

4,5/6

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MessagePosté: 14 Mar 2013, 01:36 
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Le quoteur fou
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En tant que film choral, c'est raté. Le fil rouge entre les différentes sous intrigues est presque inexistant. Chaque sous intrigue contient une bonne scène. Le reste est banal et flirte un peu trop souvent avec le niveau de qualité d'un téléfilm haut de gamme. Le mélange des époques et des genres est la seule idée sympathique du film.
3 / 6

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Tennis de Table Bordeaux


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MessagePosté: 14 Mar 2013, 01:41 
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Pour moi premier choc ciné de 2013, les Washowski et Tykwer l'ont fait : réussir à adapter l'inadaptable Cartographie des Nuages de David Mitchell. Film ultra-ambitieux, modèle de montage et de production design, une petite leçon de cinéma, qui laissera plus d'un spectateur sur le carreau.
Si adaptation oblige, certains segments sont traités un peu par dessus la jambe, force est de reconnaitre que l'équipe a su manier intelligemment le récit, n'ennuyant jamais le spectateur, ça m'a emporté dans un tourbillon jusqu'au final magnifique qui laisse encore résonner sa petite musique dans ma tête bien après la fin.
Y en aurait des choses à dire, en particulier sur l'excellent casting (la plupart des acteurs jouent 6 rôles dans le film, Tom Hanks est exceptionnel et Hugh Grant m'a bien fait tripper), et sur l'homogénéité du métrage (qui mélange tout de même film d'espionnage, film post-apo, SF, etc...).
Mais j'en dirais pas plus, un second visionnage s'impose, pour bien saisir toutes les connexions entre les récits et les résonances (y a certains thèmes que j'avais pas vraiment capté dans le bouquin). En tout cas on ne peut pas leur enlever que c'est une proposition de cinéma différente et audacieuse. Quitte à être déroutant, ça je le comprends.

Pour moi c'est 5/6

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"PACIFIC RIM" Massinfect


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MessagePosté: 14 Mar 2013, 11:52 
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Le quoteur fou
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Inscription: 23 Juil 2005, 17:40
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Localisation: Hill Valley
MrHobbes a écrit:
Quitte à être déroutant, ça je le comprends

Pour moi, le gros défaut du film est justement de ne jamais être déroutant. Presque tout est prévisible et déjà vu ailleurs en mieux.

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Tennis de Table Bordeaux


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MessagePosté: 16 Mar 2013, 02:24 
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Le film est surtout intéressant par l'ambition narrative qu'il dégage. Après, c'est quand-même un peu naïf et gentillet dans le fond.

J'adore l'épisode de Néo-Séoul, le seul qui aurait mérité d'être plus développé, celui du compositeur et celui du bateau sont pas mal, le pastiche des années 70 un peu léger et les deux autres franchement médiocres entre l'épisode comique navrant (la scène avec Hanks écrivain tient du pur nanar)et le futur post-apocalyptique qui tombe dans le ridicule new-age.
Formellement, c'est très soigné et les Wachowski ne font que reprendre leurs thématiques des opprimés et de la révolte mais avec beaucoup moins de réussite que dans leurs précédents films.

Au final, c'est 2H50 où on ne s'ennuie jamais mais qui alterne jolies scènes et pur moments de ridicule (Tom Hanks n'est pas trop bien servi sauf dans l'épisode de la centrale). Un patchwork avec une jolie ambition narrative mais qui ne va pas plus loin que l'exercice de style un peu creux. Décevant.


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MessagePosté: 16 Mar 2013, 02:32 
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DPSR a écrit:

ou sur des notes d'intention pour les nuls calées sur des dialogues transitoires qui passent pour de la méta-prétention (genre et maintenant, "briser les conventions")


Surtout que le film est finalement assez académique sur le fond. Quelques dialogues en voix-off sont pas très heureux quand-mêmes.


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MessagePosté: 25 Mar 2013, 09:18 
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MessagePosté: 25 Mar 2013, 10:46 
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tape dans ses mains sur La Compagnie créole
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Putain je VEUX le voir. Je vais devoir me dépêcher...

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MessagePosté: 25 Mar 2013, 11:19 
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Non mais ça c'est le langage chelou de la partie post apo non ?

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MessagePosté: 25 Mar 2013, 11:26 
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Ben je vois pas le problème du coup. C'est un langage inventé, les sous-titres essaient de coller à ça.

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MessagePosté: 25 Mar 2013, 11:44 
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Il faut savoir aussi que cette partie du roman (la partie post-apo) est écrite comme ça, c'est d'ailleurs hyper déstabilisant, mais ça participe à l'originalité narrative du pavé. Je pense qu'ils ont voulu garder le même trip dans la trad française

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"PACIFIC RIM" Massinfect


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