Je n'ai pas suivi le procès, que cela soit en première instance ou en appel, mais,
en soi, après un nouveau procès et donc sans doute de nouveaux arguments, que de faits puissent être requalifiés ne me choque pas outre mesure. On entend moins Pascal Praud lorsque la qualification des faits aggrave la peine alors que cela arrive tous les jours.
D'autre part, le droit, ce n'est pas de l'arithmétique et un procès encore moins. Si l'on prenait au hasard cinq foruméens pour prononcer une peine dans un dossier, je ne serais pas étonné que nous ayons cinq peines différentes. Que cela arrive aussi dans la magistrature n'est donc guère étonnant.
Enfin, prétendre que le code pénal est de plus en plus sévère et que les jugements ne suivent pas la sévérité est tout simplement faux. Déjà, le code pénal et les circulaires de la Chancellerie, donc le pouvoir exécutif, incitent au maximum à des peines alternatives à la prison. Malgré cette incitation, les prisons n'ont jamais été aussi pleines.
Si l'on enlève cette incitation au prononcé de peines alternatives, en prenant donc en compte les condamnations à de la prison, il est tout aussi faux de prétendre que "Le ratio temps de prison / peine maximale encourue va
decrescendo au fil de l'histoire française." :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27affaires_criminelles_françaises_depuis_1900