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 Sujet du message: TOP 2016 - Définitif
MessagePosté: 16 Déc 2016, 00:27 
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C'est tipar.

Pas de vrai top cette année mais juste une liste. J'hésitais déjà à faire ça l'an dernier tant, hors du podium, j'ai du mal à hiérarchiser ces films, trop différents pour être comparés. Il y a donc un quarté de tête mais et les autres sont plus ou moins classés du bas vers le haut mais le classement peut changer selon les jours.
Je garde tout de même la présentation que j'utilise depuis 2006, sous sa variation 2012, à savoir une image par film (pour illustrer une scène marquante, stigmatisant l'approche ou le propos du film, ce que j'essaie d'expliquer dans les quelques lignes qui accompagnent l'image).
Il peut s’agir de plans "spoilers", donc je prends les précautions nécessaires. Mais je vous mets une petite capture du titre pour le staïle. Parce que je vous kiffe.


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Américain/Adaptation, Faits réels/Guerre.
"13 Hours c'est l'anti-Pearl Harbor. (...) ce nouveau film de conflit armé inspiré de faits réels s'avère à l'opposé du précédent dans la forme (...) Aussi improbable que cela puisse paraître, 13 Hours est un film d'une relative sobriété, pour du Michael Bay en tout cas, et représente l'hommage ultime de l'auteur à la figure du soldat sacrifié qui incarne toute sa filmographie. (...) Cela fait 20 ans que Bay travaille la figure du soldat sacrifié, abandonné par son gouvernement. Depuis son deuxième long métrage, The Rock, avec le Général Hummel et ses hommes tués au combat ou l'espion désavoué John Mason, jusqu'à Optimus Prime, combattant réduit à l'état d'épave dans Transformers, l'âge de l'extinction, en passant par tous les personnages militaires qui peuplent presque chacun des films de l'auteur, Bay a témoigné de son admiration pour ceux qui sont prêt à mettre leurs vies en danger pour une cause plus grande (une qualité qu'il étend même à ses protagonistes civils). 13 Hours est la culmination de cette thématique. (...) Bay prétend que le film est apolitique mais étant donné qu'il adopte le point de vue de l'équipe, il fait tout de même état d'un gouvernement qui a initialement freiné la réponse défensive des américains, d'une sécurité insuffisante, d'un arsenal inadapté mais, et c'est plus surprenant, de la relative inanité de l'interventionnisme et de la présence prolongée de la CIA sur place. (...) pour Michael Bay, c'est une intéressante évolution. C'est même une maturation." Et toute cette démarche d'humilité et de sobriété de la part du formaliste est cristallisée dans ce tout dernier plan qui encapsule tout le propos de Bay : un travelling avant sur un mur d'étoiles, autant d'individus tombés pour une cause discutable sans même avoir le droit d'être reconnus. Oubliés. Réduits à une icône anonyme. Dans un simple mouvement, Bay resserre le cadre sur deux d'entre elles. Deux parmi tant d'autres.

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Américain/Adaptation, Faits réels/Survival, Western.
À la sortie, j'écrivais : "Sans doute un peu trop froid, The Revenant demeure un exercice de style macabre formellement à tomber." Peut-être est-ce là la raison pour laquelle le film a quelque peu dégringolé dans mon estime, en plus de sa sortie il y a presque un an, mais il n'en reste pas moins mémorable. Un "reflet violent du poème de Malick. Ici aussi, la nature est un personnage à part entière mais il n'est nullement question de symbiose. (...) Chez Iñárritu, la nature est comme celle de l'homme : meurtrière. (...) Elle sert davantage de limbes aux personnages du film, condamnés dès le début, et au périple du "revenant" du titre. The Revenant mêle le survival et le revenge movie et c'est en faisant du second le moteur du premier qu'Iñárritu trouve un angle d'attaque différent et tisse une étude de la vengeance (...) le survival a toujours été empreint de mélancolie mais reste animé par une profonde envie de vivre. Même Le Territoire des loups, avec son propos sur le deuil, est l'histoire d'un mec qui se bat pour sa survie. Hugh Glass ne se bat pas pour sa survie, il survit pour se battre. Dans cette forêt hantée, Glass est un spectre. Tel un fantôme, c'est un esprit désireux de résoudre son unfinished business. Laissé pour mort, il revient à la vie dans un seul but : la vengeance. Est-ce là une manière de vivre? Est-ce le droit de l'Homme?" Et Iñárritu semble y répondre dans les dernières secondes du film. Ayant enfin assouvi sa vengeance, Glass a dernière vision de sa défunte épouse qui s'éloigne et disparaît. Son regard se porte alors directement vers l'objectif et l'expression de visage trahit une absence de gratification. C'est sur cette image que le cinéaste choisit de clore le périple doloriste de son protagoniste. Le rendant vain.

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Américain/Suite/Sport, Drame.
"L'année 2015 aura été marquée par une série de "rebootquels" (pour reprendre le terme de Devin Faraci qui a écrit un article intéressant sur le sujet), des suites tardives de franchises comptant déjà plusieurs épisodes et qui ignorent plus ou moins les épisodes mal-aimés tout en rappelant l'original (et parfois les acteurs originaux) pour relancer la licence. (...) Ici aussi, il est question de passage de témoin à une nouvelle génération mais Coogler fait bien attention à ne pas tomber dans le remake. (...) Il s'agit d'une réappropriation. Coogler créé une autre icône (...) avec son arc propre (l'ombre du père, qu'il projette même absent, qu'il veut devenir tout en se battant contre lui, comme en témoigne l'excellente scène de shadowboxing au début)." Tout est encapsulé dans cette scène, dans ce plan, qui déploie très tôt dans le film tout son programme. Adonis endosse le rôle de Rocky dans la franchise ("notre héros est un underdog qui va s'entraîner avec un vieux et il y aura un training montage et un combat final et une histoire d'amour naissante au milieu") mais c'est aussi pour se battre contre son père, son héritage qu'il estime ne pas mériter ("Creed, qui est bien évidemment le patronyme du personnage, celui qu'on lui a refusé et qu'il refuse et qu'il lui faut acquérir"). Méta et symbolique de tout le propos, ce plan est parfait.

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Américain/Suite d'adaptation/Super-héros.
"Il n'est finalement pas tant question d'idéologie mais d'affect : Tony veut signer les Accords davantage parce qu'il est touché par la mort de Charlie Spencer, T'Challa ne veut rien écouter parce que la vengeance l'aveugle, ce même désir de vengeance qui motive tout le plan de Zemo, Zemo qui va manipuler Stark pour l'amener à son niveau, cherchant à se venger de Bucky, Cap qui le défend coûte que coûte, etc. C'est de ces révélations que je parle : les motivations de Zemo et l'identité (prévisible pour nous mais pas pour Stark et c'est ce qui compte) des gens tués par Bucky dans la première scène. La première fois, j'avais trouvé dommage que les questions géopolitiques et idéologiques héritées de la BD que le film adapte librement disparaissent au profit de cette dimension personnelle qui me touchait peu (parce que Bucky, je m'en balecs) mais à la revoyure, j'ai capté que c'est justement de cette dimension personnelle que les Russo ont voulu traiter, montrer comme elle aveugle au point justement de faire abandonner aux héros leurs principes idéologiques. Avant de voir le film il y a deux semaines, j'avais lu dans une interview des Russo qu'ils s'étaient inspirés de Seven pour Civil War. J'avais cherché tout le long où se trouvait l'influence du film de Fincher et j'avais pas trouvé. C'est en le revoyant que ça m'a frappé. Outre la confrontation des points de vues des deux protagonistes, un peu comme Somerset le pessimiste blasé se confronte à Mills le gentil facho optimiste, il y a cette fin qui est virtuellement la même : tel John Doe, le méchant de ce film-ci, Zemo, révèle au héros gentiment facho, en l'occurrence Stark, une information qui le touche personnellement et qui va vriller ses principes de "flic". Sauf que dans Civil War, Somerset va se bastonner avec Mills." Et cette baston se termine quand un super-héros utilise son étendard, le symbole de son idéologie, pour d'abord ôter littéralement à l'autre super-héros son masque, le mettant à nu, la ramenant à son statut d'humain, faillible, avant d'annihiler la source de son pouvoir qui se trouve être son "coeur", également source de l'affect en question, coeur qu'il brise physiquement et métaphoriquement, mettant fin à leur amitié parce qu'il en privilégie une autre. Et après, comme le vaincu lui dit, il ne mérite pas cet étendard et choisit de l'abandonner. Parce que lui aussi doit admettre que l'affect > l'idéologie. Un des films de super-héros les plus humains qui soient.

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Américain/Original/Espionnage.
"L'assurance de l'écriture et de la mise en scène est telle que j'ai été tenu en haleine deux heures durant. Entre cette introduction qui prend le temps de tisser la relation naissante entre Max et Marianne sur un tiers du film ou bien toutes ces séquences que Zemeckis laisse durer et durer et durer, sans musique, laissant la tension monter... Ainsi on retrouve dans sa forme la plus cinématographique l'obsession à la fois formelle et narrative du metteur en scène autour du temps, que ce soit dans la traite maximum du suspense de la plupart des séquences ou dans le timelock de l'intrigue. Au bout de 72h, l'armée saura si Marianne est une espionne...mais c'est trop long pour Max. Sauf qu'ici, on n'est pas dans un film où le mari enquête sur sa femme pour savoir si elle le trompe mais pour prouver le contraire. C'est là qu'on voit qu'on est bien devant un film de l'auteur de Retour vers le futur, un film où le héros n'a qu'un temps limité pour...faire tomber amoureux ses parents. Parce que cet amour imperméable au temps comme motivation, c'est une des autres marottes de Zemeckis, qu'il s'agisse de l'amour de Forrest pour Jenny à travers les années ou de celui de Chuck Noland pour sa femme, même lorsqu'il est échoué sur une île déserte pendant quatre ans. (...) on est face à un film qui fait preuve d'une foi absolue en son romantisme et donc en ses scènes, comme en témoigne cette incroyable scène de baise dans une voiture - un travelling circulaire improbable, la tempête de sable comme seul accompagnement sonore, et ça dure et ça dure et ça monte et ça monte et la tempête ne peut rien contre l'union du couple." Qu'il vente ou qu'il pleuve, que les allemands bombardent Londres, peu importe le contexte, il sera toujours moins fort que leur amour, véritable, seule constante dans ce monde impitoyable.

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Américain/Original/Film noir.
"En gros, c'est Shane Black qui fait Chinatown mais dans son Los Angeles à lui, vulgaire et smoggy. Toutefois, derrière le cynisme, le film cache un coeur gros comme ça. (...) Black revisitait plusieurs de ses films dans Iron Man 3 et seul Le Dernier Samaritain manquait à l'appel. La relation entre Holland March, le détective joué par Gosling, et sa jeune fille reproduit le schéma du film de Tony Scott, donnant un rôle plus important à cette dernière dans le récit. En effet, elle est en quelque sorte le coeur de l'histoire. C'est à son contact que le tandem évolue. (...) Parce que c'est ce que semble dire le film en conclusion à son intrigue alambiquée : forget it, Jack, it's Los Angeles. L'important, c'est d'être un nice guy aux yeux de sa fille." Et à la fin, c'est précisément ce qu'il devient enfin, passant de détective arnaquant les vieilles dames à héros non-violent et politiquement engagé. En vain? Non, il a regagné le coeur de sa fille. Et c'est quasiment le même plan que celui que j'ai choisi pour le 1er de ce top.

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Américain/Adaptation/Fantastique.
J'avais tellement tout déglingué dans ma critique de l'époque que je vais me contenter d'en sélectionner des morceaux choisis : "Si la comparaison entre E.T. l'extraterrestre et Le BGG - Le Bon Gros Géant est inévitable - et inévitablement en faveur du premier - elle s'avère beaucoup plus constructive dès lors que l'on s'intéresse à ce qui a changé dans le regard du cinéaste sur ce genre d'histoire, ce genre de film, ce genre de cinéma. (...) En lieu et place de l'enfant du divorce qui sympathise avec un extra-terrestre oublié par ses semblables, nous avons donc une orpheline qui devient l'amie d'un géant malmené par ses pairs mais la différence ici est dans la caractérisation du géant. Le BGG c'est un Peter Pan qui aurait grandi mais qui serait resté au Pays Imaginaire tout en continuant à kidnapper des enfants pour ne pas être seul. C'est l'histoire d'un E.T. qui aurait connu un Elliott et l'aurait perdu. (...) Si la solitude est cette fois celle de la créature, c'est aussi parce que ce coup-ci, Spielberg s'identifie davantage à ce dernier. Impossible de ne pas déceler l'aspect autobiographique du film à la vue de ce géant qui refuse la consommation (littérale) du petit peuple mais préfère le divertir ou l'inspirer. La lecture métafilmique est inéluctable. Au bout de 30 films, les thématiques récurrentes de Spielberg sont désormais connues de tous et la communication a toujours été le thème sous-jacent de toute sa filmographie, que ce soit celle entre les humains et les extra-terrestres ou celle entre Israëliens et Palestiniens. Cela dit, depuis quelques films, l'auteur parle plus spécifiquement de communication par le biais du storytelling (...) et Le BGG est la première fois qu'il parle aussi frontalement de sa propre fonction de conteur d'histoire. Par conséquent, si le géant représente Spielberg, alors il est ce Peter Pan qui a grandi, cet E.T. qui a perdu Elliott. Il est un conteur à la recherche de l'enfant en soi. En réalité, Spielberg est autant le géant que la petite fille et Le BGG, le dialogue entre un cinéaste et la magie de ses films d'antan qu'il cherche à retrouver. C'est moins un film qui cherche à refaire E.T. qu'un commentaire sur la démarche elle-même. On n'est pas très loin du propos sur les dangers de la nostalgie de son Ready Player One à venir et l'ambigüité des dernières minutes du film, plus triste que celle du livre, peut se lire comme une réponse à cette quête illusoire." En effet, dans le livre, le BGG se fait construire un château avec un cottage à côté pour Sophie tandis que le film se conclue avec la séparation de Sophie et du BGG. Elle est adoptée et a le droit de grandir comme une petite fille normale tandis que le géant continue à fabriquer ses rêves, mais seul. Avec Empire du soleil, Spielberg avait déjà tué l'enfant en lui, avec Le BGG, il semble en faire le deuil une bonne fois pour toutes. Comme en témoigne ce tout dernier plan, il peut repenser à cet enfant de temps en temps avec un sourire nostalgique, mais la rupture est consommée.

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Américain/Original/Comédie.
"Là où Comme des bêtes, film pour enfants à 850 millions de dollars de recettes dans le monde, se contente d'illustrer de la manière la plus convenue possible "ce qu'ils font lorsque les humains ont le dos tourné hihi", l'incroyablement transgressif Sausage Party se distingue non seulement par son parti-pris humoristique trash et une inventivité digne d'un Pixar mais également par le biais d'un propos athée inattendu. (...) Ainsi tout le récit suit un protagoniste en quête de vérité, remettant en question les croyances selon lesquelles ils vivent leur vie. À ce niveau, ce n'est même plus du sous-texte, c'est carrément le texte." Le film utilise les codes des Disney/Pixar/Dreamworks pour faire un film sur l'apostasie. Et quand un personnage proclame "The gods can be killed!" avant de le prouver en exhibant la tête coupée d'un de ces "dieux", on a carrément dépassé Nietzche. Ainsi parlait Zarasethrogen.

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Coréen/Original/Thriller.
"En lieu et place du polar dans la lignée de The Chaser et The Yellow Sea que j'attendais, The Wailing s'avère une expérience pour le moins différente, troquant le décor urbain des deux précédents films de Hong-jin Na pour un milieu plus rural, au fond un peu moins social même s'il reste toujours des questions de "société", entre xénophobie et folklore propre aux petits villages. C'est d'ailleurs dans cette façon qu'a le film de mêler peu à peu l'enquête ancrée dans la poisseuse réalité, reprenant en partie les codes du film de serial killer, à un fantastique cauchemardesque dont on se demande presque tout le long s'il est bien réel ou s'il est fantasmé, que le film puise son originalité des plus divertissantes". Après un "crescendo atmosphérique flirtant ouvertement avec le film d'horreur pur (...) basculant petit à petit l'intrigue policière dans un récit de lutte entre le Bien et le Mal (...) le dénouement ne rigole pas et arrive comme l'inéluctable réponse (ou absence de réponse) à l'interrogation sur le sens de la mort et du mauvais sort." Et à part The Witch, je crois que je n'ai pas vu cette année (d'image) de fin plus surprenante que celle-ci, vision diabolique qui arrive sans crier gare, interprétation chrétienne et xénophobe d'un Mal incompréhensible par une personne cherchant à donner du sens à ses peurs. En fin de compte, que les malheurs qui accablent les personnages soient bien l'oeuvre du Diable ou non importe peu. Comme pour Inception, l'ambiguïté n'est pas là juste pour la chute ou pour faire son intéressant, it's the whole point. La réalité que choisissent de croire les personnages prévaut sur le doute.

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Français/Adaptation/Thriller, Comédie.
"Portant très bien son nom, Elle est un fascinant portrait à des kilomètres du whodunit téléfilmesque vendu par la bande-annonce. Verhoeven prend les attentes à rebrousse-poil tout comme le personnage d'Huppert traite sa situation et son entourage. (...) On ne comprend tout d'abord pas le comportement de Michèle mais le personnage que Verhoeven (et Djian) dessine(nt) trouve sa force dans ce refus d'être une victime, quitte à retourner la domination sexuelle de façon inattendue, et se sert du viol comme d'un point de départ aux questions que le personnage est amené à se poser sur ce statut justement. Femme forte dans un monde d'hommes (le jeu vidéo), fille qui n'accepte pas la sexualité de sa mère, complice de son père, mère sans pitié, ex-femme jalouse...Elle raconte comment une femme peut se défaire de la pression tentaculaire de ses proches et de son travail et des jeux sexuels de pouvoir." Ce propos s'exprime dès les premières images du film, notamment dans cette courte scène, juste après le viol où ce sang qui apparaît soudainement, infusant la mousse à cet endroit, rappelle le personnage à son genre, "sexe faible" destiné à être la victime, avant que Michèle, avec un regard dédaigneux, ne réfute ce statut en balayant cette tache écarlate.

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Américain/Original/Horreur.
"Si on ne devait retenir du cinéma de Refn qu'une seule récurrence thématique globale, c'est son obsession pour les Enfers. (...) Pour citer Eric & Ramzy, The Neon Demon c'est l'Enfer de la mode. Avec son postulat simplissime de meuf de l'Amérique profonde qui débarque à Los Angeles, le film s'apparente à une sorte de Showgirls version onirique et même horrifique (...) c'est une lente transformation pour cette héroïne de conte de fée (...) À l'instar du film de Verhoeven, The Neon Demon adopte l'imagerie cliché du milieu qu'il dénonce. Peut-être Fight Club est-il un meilleur exemple. Là où Fincher utilisait une esthétique publicitaire pour critiquer la société de consommation, Refn semble s'inspirer de pubs pour parfums ou de ce que les aspirants réalisateurs appellent une bande démo "beauty" afin de dépeindre un monde exclusivement concerné par les apparences. Il est facile de qualifier le film de "vide" mais il n'en est rien. Tandis que Showgirls continue d'être défendu par des "c'est nul exprès" et qu'Only God Forgives donnait trop dans le style over substance, la démarche apparaît beaucoup plus aboutie ici. L'épure narrative et ce langage visuel clippesque s'avèrent autrement plus appropriés au milieu abordé dans The Neon Demon. Cette fois, style IS substance. Dans le Los Angeles fluo de Refn, les apparences sont carrément une religion, une foi. Les idoles sont littéralement ointes d'or, les néons ressemblent à des pentacles, tantôt symbole vaginal de l'éveil sexuel, tantôt miroir corrupteur". Quand je disais ça à l'époque, je pensais évidemment à cette séquence, premier défilé de l'héroïne et moment où cette Narcisse tombe amoureuse de son image face à ce motif récurrent, quadruple triangle en lieu et place de la croix à vénérer. Chacun sa religion.

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Américain/Original/Science-fiction.
Comment finir autrement ce film low key mais puissant sur "cette notion de l'enfant vu comme le dieu de ses parents."? "S'il invoque les codes du genre - l'inévitable rôle du gouvernement dans l'intrigue par exemple - c'est pour mieux développer son récit d'illumination. (...) Tous les apparats de la SF ne sont là que pour illustrer les différentes sensations de la paternité. La vénération pour son enfant, petite merveille dont on boit les paroles. La peur pour son enfant quand il est malade ou s'il est "à part", s'il est (midnight) "spécial". La difficulté de le voir quitter le nid". Ainsi dans la dernière image, l'enfant est parti, le père est emprisonné - réfutation d'un père qui, tel Jéhovah, envoie son dieu de fils mourir ou qui comme Abraham accepte de sacrifier son fils. Comme il l'a dit à son fils plus tôt, "I'll always worry about you. That's the deal" et son salut se trouve dans le divin. Son divin. Les yeux tournés vers la lumière, il attend un signe. Il l'obtient. Son fils est sain et sauf.

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Américain/Original/Western.
Comme je le disais à l'époque, "The Hateful Eight est en réalité une sorte de remake de The Thing dans l'Amérique post-Guerre de Sécession. De la présence de Kurt Russell au décor d'allure polaire en passant par la bande originale d'Ennio Morricone, que l'on aurait pu croire dans la veine de ses western spaghetti mais qui s'avère plus proche du film d'horreur, recyclant même des morceaux non-utilisés que le musicien avait composé pour Carpenter, tout transpire l'hommage. Mais là où l'on a souvent accusé Tarantino de régurgiter ses influences sans les avoir digéré, ici il s'approprie complètement le matériau en lui conférant un sens autre, propre à l'histoire des États-Unis, passée et malheureusement présente, signant un huis paranoïaque sur la place du noir dans l'Amérique d'aujourd'hui (...) une allégorie où un simple lieu (la mercerie) devient le territoire américain tout entier (on le divise même en Nord et Sud), peuplé d'un "colon" (l'anglais Oswaldo, joué par Tim Roth), d'un mexicain, d'un noir et d'une femme - d'ailleurs, vu comme elle prend cher, le propos porte peut-être plus largement sur le rôle des "opprimés" - mais principalement d'hommes blancs, parfois carrément des Confédérés ou fils de Confédérés. Et dans cet Enfer blanc, l'homme noir fait tache. L'Enfer blanc le transforme en monstre. (...) Tout le film ne raconte que ça, comment le noir restera à jamais aux yeux de l'Amérique un nègre. Comment chacun se méfie de l'autre. Comment chacun essaie de baiser l'autre. Comment la femme est maltraitée. Notons toutefois ce dénouement plutôt surprenant et touchant. Je pensais vraiment que ça allait se finir en La Nuit des morts-vivants, avec le noir trahi et sacrifié, mais c'est plus optimiste qu'attendu, dans une sorte d'inversion de la fin de...The Thing." Mais cette fin, écho direct à celle du film de Carpenter, est-elle si optimiste? Chez Carpenter, il n'y a que deux survivants, un blanc et un noir, et aucun ne sait si l'autre est digne de confiance. Chez Tarantino, il n'y a que deux survivants, un blanc et un noir...mais ils vont mourir et si dans ce moment-là ils se font confiance, c'est uniquement parce qu'ils ont un but commun : la mort d'un troisième personnage, une femme. Comme si Tarantino nous disait dans ce film où chaque personnage représente tout un pan de la population que l'homme blanc et l'homme noir peuvent s'entendre en fin de compte mais uniquement au détriment de la femme. Que les racistes de tous bords se retrouvent dans leur misogynie commune. Que malgré le progrès, il y a toujours un opprimé. À l'instar d'Inglourious Basterds et de Django Unchained, la "lettre de Lincoln" que trimballe le Marquis Warren dans le film est révélée comme étant un fantasme. Un beau fantasme que l'on aimerait vrai, comme la mort d'Hitler dans un cinéma ou la vengeance d'un esclave sur ses maîtres, mais la réalité est autre. La réalité est celle de The Hateful Eight. L'oppression perdure.

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Américain/Préquelle/Guerre, Space Opera.
Pour être honnête, ce plan n'est pas dans le film mais dans la bande-annonce. Dans le film, il y a un plan similaire sauf qu'on n'est pas en plongée mais au niveau du sol et ce n'est pas un vaisseau mais quelques individus qui sont tout petits en comparaison avec la gigantesque statue déchue d'un Jedi mais je n'ai pas l'image. Quoiqu'il en soit, l'idée reste la même. "Situé à l'aube de la mise en route de l'Étoile Noire, arme de destruction massive s'il en est, Rogue One est parcouru [d'un] sentiment de fin du monde où l'humain est tout petit. C'est là que l'on retrouve le plus clairement le style du metteur en scène et son sens de l'échelle. (...) On est constamment renvoyés à l'infiniment grand, à notre place infinitésimale dans l'univers, simples mortels." Si j'ai choisi ce plan, c'es parce qu'il incarne non seulement cette idée mais également le propos du film. ""C'est un film sur le fait que Dieu ne va pas venir nous sauver." Par ces mots, Gareth Edwards énonce le propos du film. Les Jedi ont disparu mais leur absence pèse sur tout le film. Si les personnages sont décrits plus haut comme de simples mortels, c'est précisément parce qu'il ne s'agit pas de Jedi. (...) Par ailleurs, durant tout le film, on dit "Que la Force soit avec vous/nous" comme on dit "As-salāmu ʿalaykum" ou "Inch'Allah" ou même "Allahu akbar", selon le contexte. On porte un signe ostentatoire autour du cou. On se demande si quelqu'un nous écoute là-haut. On s'en remet à la spiritualité, à une force supérieure, à LA Force. Rogue One est l'histoire de résistants qui essaient de se sauver eux-mêmes tout en gardant la foi alors que les Jedi ne sont plus et que tout semble perdu."


Et donc le quarté :


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Américain/Adaptation/Science-fiction.
Jusqu'à ce moment-là du film, Villeneuve ne montre pas entièrement ses extra-terrestres. Il les cache dans cette brume et nous amène à croire qu'on a vu tout ce qu'il y avait à voir, même quand il en montre un, de près, dans un rêve, avec ce plan rappelant l'avant-dernier d'Enemy. Dans ce dernier, les araignées, déjà des créatures à plusieurs pattes, symbolisaient les femmes, ou plutôt ces femmes qui faisaient tant peur au protagoniste masculin. Alors que symbolisent les heptapodes d'Arrival? Lorsque Villeneuve choisit de montrer le haut de leur corps, plutôt que le bas, se défaisant complètement de l'apparence de pieuvre qu'ils avaient jusqu'alors, il nous donne la réponse, au moment même où le protagoniste obtient la réponse cherchée pendant tout le film (quel est leur but sur Terre?) : au moment où l'heptapode explique qu'ils sont là pour donner un outil aux humains et que désormais "Louise sees future", à ce moment-là, Louise voit la Faucheuse. En comprenant que les visions qu'elle avait sont des visions du futur (et non des flashbacks comme le croyait le spectateur), elle comprend que la fille qu'elle aura est destinée à mourir. Elle est renvoyée à la mortalité, futur commun de tous. Et elle l'accepte. Parce que ça vaut le coup. Communiquer avec l'autre, c'est s'ouvrir et s'ouvrir, c'est être vulnérable, mais ça vaut le coup. La mort est une fatalité mais Louise fait le choix de vivre malgré tout.

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Américain/Original/Horreur.
Oui, c'est encore le tout dernier plan. Point culminant (huhu) d'un film et d'une mise en scène incroyable, l'une des plus assurées que j'ai vu sur un premier long, parcourue de ce genre d'images isolant un ou deux persos, tout petits, à la lisière d'un gigantesque cadre. Seulement là où jusqu'alors, ils étaient en bas de l'image, écrasés par la forêt, ici, le protagoniste touche le bord haut, dominant la forêt et le spectateur. L'intensité à couper le souffle qui traverse le film devient plus folle que jamais dans les dernières minutes, avec d'abord juste une voix hors champ puis une incroyable vision apocalyptique qui tient quasiment de la théophanie dans une séquence audacieuse aussi forte que riche. Après un envol accompagné d'exclamations qui ressemblent autant à un rire démoniaque qu'à des sanglots de souffrance, l'héroïne se réapproprie la pose christique pour mieux renier Dieu et accepter le péché aka l'émancipation sexuelle tant redoutée par sa famille.

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Américain/Original/Musical, Aventure.
La thématique "suis ton coeur/trouve qui tu es" est tellement éculée que c'est plus une thématique mais carrément un cliché, surtout dans le cinéma d'animation/pour enfants. Le traitement qu'en fait le film, avec son héroïne qui doit braver les interdits ancestraux, même s'il y a un soupçon de rébellion contre le patriarcat, n'est pas tellement plus original même si l'exécution est absolument parfaite mais c'est plutôt la manière de l'incarner directement par le biais de l'action qui m'a cueilli par surprise. Déjà, je ne m'attendais pas à ce que le film soit un film d'aventures mais en plus, il est question d'un McGuffin et je n'ai même pas vu venir que ce dernier, pourtant appelé dès le départ "coeur de l'océan" (et Moana signifie "océan") allait prendre une double portée symbolique lorsqu'arrive le "twist" révélant que Te Kā, l'antagoniste, n'est autre que Te Fiti, l'esprit dont le coeur a été dérobé, expliquant alors qu'elle est passé de force de la nature créatrice à force destructrice. En comprenant que c'est parce qu'elle a perdu son coeur que Te Fiti a sombré, Moana comprend que sans (écouter) son coeur, on se dépérit. En guérissant la méchante, elle guérit son royaume mais surtout elle revendique le bien-fondé de sa croyance et assume sa destinée d'exploratrice. C'est tout con mais la cohérence thématique globale amenée par cette concordance fait mouche, contournant un climax d'action qui, lui, serait cliché.

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Américain/Adaptation/Biopic.
À l'époque, j'avais qualifié Steve Jobs de "film-somme d'Aaron Sorkin". Son opéra de walk and talk et d'agôn en coulisses, l'anti-keynote révolutionnant le genre sclérosé du biopic. Mais ce que j'oubliais de citer parmi les marques de fabrique de l'auteur, c'était le rapport père-fille. Depuis les Présidents Shepard & Bartlet et leurs filles dans The American President et The West Wing jusqu'au personnage de Brad Pitt ému lors d'une dernière scène par la chanson enregistrée par sa fille dans Moneyball, Sorkin n'a eu de cesse de projeter dans ses films sa propre relation avec sa fille. Ce n'est donc pas un hasard si c'est cet élément de la vie foisonnante de Jobs que le scénariste a choisi comme point d'ancrage à sa biographie atypique, faussement intéressée par les progrès technologiques du bonhomme, servant juste de métaphores du personnage. "L'approche épurée mais iconique de Sorkin, en opposition à l'approche macro de la majorité des biopics, donne paradoxalement l'impression d'avoir vu toute une vie défiler devant nos yeux, cernant parfaitement l'homme derrière l'icône symbolisant toute une génération hyper-connectée mais semblablement détachée. Un homme à l'image de ses machines, dissimulant derrière une apparence séduisante son incompatibilité avec les autres "systèmes opérationnels", qu'il s'agisse de ses employés ou de sa fille. En mêlant ce dilemme intime - le refus de Jobs, enfant adopté, de reconnaître sa fille Lisa - à l'entreprise du visionnaire, mettant dès le début en parallèle l'ordinateur et l'enfant, Sorkin trouve le Rosebud de ce Scrooge. Il trouve la vérité de Steve Jobs." Un Rosebud sous forme de dessin "abstrait" qui apparaît lors de leur première rencontre dans le film et trouve tout son sens à la fin Lisa did a painting on the Mac. Elle a dompté la machine. Et conquis le coeur de son père. Et la mise en scène de résumer tout ça dans les dernières secondes du dernier plan avec une mise au point se focalisant non plus sur l'icône, ce Steve Jobs dont l'image restera celle de ses Keynotes, devenue floue, mais sur l'être-humain, net, au premier plan. Lisa, le coeur de Steve Jobs.



Et voilà!

Oui, il n'y a non pas 10, 15 ou 20 films mais 18. Je comptais faire un chiffre rond mais je me suis rappelé qu'on était sur un forum et qu'il n'y avait aucune obligation de formalité.

Une très bonne année, pleine de bons films, même s'il y a peu de sommets.

Une année dominée par les relations père/fille, la psychose de la religion, le cycle de la violence et le refus de la victimisation quitte à devenir le bourreau.

laché vo com!

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 Sujet du message: Re: TOP 2016 - Définitif
MessagePosté: 16 Déc 2016, 01:03 
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J'ai exactement le même top, sauf que l'ordre n'est pas le même et que le quarté de tête est différent (et je retirerais quelques films).

1. Arrival
2. Rogue One
3. Steve Jobs
4. Sausage Party
5. Shin Godzilla
6. Captain America : Civil War
7. Les 8 salopards
8. The nice guys
9. Creed
10. Don't breathe / Comancheria / Captain fantastic / The revenant / 13 hours

Pas de 6/6 cette année en ce qui me concerne, c'est une première. Et c'est dommage.

Me reste à voir le Gibson et Deepwater.


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 Sujet du message: Re: TOP 2016 - Définitif
MessagePosté: 16 Déc 2016, 01:18 
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Mec qui glisse une pose pile au milieu en loucedé.

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 Sujet du message: Re: TOP 2016 - Définitif
MessagePosté: 16 Déc 2016, 01:22 
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C'était mieux que le Edwards de 2014.


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 Sujet du message: Re: TOP 2016 - Définitif
MessagePosté: 16 Déc 2016, 01:25 
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Mes synapses sont embouteillées par le nombre de réparties possibles. #pasdur #ellipses #traitor #etc

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 Sujet du message: Re: TOP 2016 - Définitif
MessagePosté: 16 Déc 2016, 01:30 
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T'es surtout embouteillé par le fait qu'Edwards est maintenant un grand à tes yeux.


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 Sujet du message: Re: TOP 2016 - Définitif
MessagePosté: 16 Déc 2016, 01:33 
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Et pourquoi pas Villeneuve tant qu'on y est...

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 Sujet du message: Re: TOP 2016 - Définitif
MessagePosté: 16 Déc 2016, 01:41 
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T'inquiète, Edwards n'est rien sans Gilroy, et Arrival est une erreur de parcours d'après Villeneuve.


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 Sujet du message: Re: TOP 2016 - Définitif
MessagePosté: 16 Déc 2016, 01:50 
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 Sujet du message: Re: TOP 2016 - Définitif
MessagePosté: 16 Déc 2016, 14:59 
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Un top 8 car j'ai pas vu assez de film cette année et que y en pas beaucoup qui m'ont emballés

1 - C'est l'amour - Paul Vecchiali
2 - Ma Loute - Bruno Dumont
3 - Le Cancre - Paul Vecchiali
4 - Visites ou mémoires et confessions - Manoel de Oliveira
5 - In Jackson Heights - Frederick Wiseman
6 - La loi de la jungle - Antonin Peretjatko
7 - Ce Sentiment de l'été - Mikael Hers
8 - Gaz de France - Benoit Forgeard

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 Sujet du message: Re: TOP 2016 - Définitif
MessagePosté: 16 Déc 2016, 16:38 
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1- One more time with Feeling (Andrew Dominik)
2- Steve Jobs (Danny Boyle)
3- Creed (Ryan Coogler)
4- Triple 9 (John Hillcoat)
5- Comancheria (David Mackenzie)
6- The nice guys (Shane Black)
7- Une vie entre deux océans (Derek Cianfrance)
8- Ma vie de courgette (Claude Barras)
9- Into the inferno (Werner Herzog)
10- Le fils de Jean (Philippe Lioret)

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 Sujet du message: Re: TOP 2016 - Définitif
MessagePosté: 16 Déc 2016, 17:30 
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après rattrapage parisiens

1:
Rester Vertical
The Big Short
le Client

2:
Elle
Dernières Nouvelles du Cosmos

3:
Toni Erdmann
Aquarius
l'Etreinte du Serpent
Belgica

4:
The Assassin
Julieta

Par contre déception vis-à-vis de l'Ornithologue.Bonne première heure, où l'on sent une inquiétude morale et une inclination vers le mythe naturaliste proche de Guiraudie, mais dans la seconde heure, Rodrigues veut tout à la fois nous montrer des chromos chrétiens édifiant et nous faire comprendre qu'il n'y croit pas (ce serait réactionnaire), tout en en comprenant la valeur culturelle (enfin sexuelle, mais cela devient la même chose): résultat, humour lourdeau à la Bozon/Ropert du réalisateur qui a peur d'être le dupe de son propre film.


Dernière édition par supergontrand le 27 Déc 2016, 00:18, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: TOP 2016 - Définitif
MessagePosté: 16 Déc 2016, 17:35 
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The Big Short et Inherent Vice, c'est 2015.

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 Sujet du message: Re: TOP 2016 - Définitif
MessagePosté: 16 Déc 2016, 17:37 
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Big Short sorti le 30 décembre 2015 en Belgique et je crois le 23 en France (cela revient d'ailleurs à le sacrifier)


Dernière édition par supergontrand le 16 Déc 2016, 17:38, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: TOP 2016 - Définitif
MessagePosté: 16 Déc 2016, 17:38 
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En 2015 donc.

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