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MessagePosté: 30 Mar 2015, 09:45 
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Castorp a écrit:
Baptiste a écrit:
autant je pense le dernier tiers est ce qui fait l'essence réelle du film, là où il acquiert son côté vaporeux et hallucinatoire, permettant de confondre passé et présent à l'infini,


Mais justement, je trouve pas ça clair du tout, la narration reste au contraire extrêmement terre à terre, et ce n'est qu'à partir du suicide de Max que cette piste hallucinatoire semble vraiment explorée (5 minutes de film, quoi + éventuellement Deborah qui ne vieillit pas). Quand je vois Skip qui en page une parle de roman post-moderne, j'affirme que non, ça n'a rien à voir, puisque le roman post-moderne c'est la confusion des sens à chaque page, voire la distorsion de toute convention. Or le film de Leone est d'une construction limpide (même si c'est parfois un peu le bordel), voire classique, et sa dimension "bad trip" reste quand même assez limitée.


La dernière fois que je l'ai vu remonte à deux trois ans donc mes souvenirs sont pas aussi précis, mais il ne s'agit pas simplement (je dirais même, vulgairement) de narration, mais bien de pure mise en scène. C'est un faux film à scénario et la fin est là pour le faire réaliser au spectateur.


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MessagePosté: 30 Mar 2015, 09:53 
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Sir Flashball
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Baptiste a écrit:
mais il ne s'agit pas simplement (je dirais même, vulgairement) de narration, mais bien de pure mise en scène. C'est un faux film à scénario


Mais en quoi ? Où la mise en scène donne-t-elle ce genre d'indications ? Parce que la dernière partie est très verbeuse, je la trouve assez molle formellement, et je n'arrive pas à y voir autre chose qu'un besoin inutile de rajouter un twist pour faire retomber le film sur ses pattes.

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MessagePosté: 30 Mar 2015, 10:01 
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Je ne vais pas te faire une description plan par plan, parce que j'ai pas le film sous la main, mais les plans ont vers la fin, notamment dans le manoir, une magnificence exacerbée qui fait tout paraître irréel, rappelant d'ailleurs pas mal Citizen Kane - mis à part que le Leone insiste un peu plus sur la mélancolie virant au pathétique, mais ça pour le coup c'est dû à l'intrigue centrée sur deux vieux amis.


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MessagePosté: 30 Mar 2015, 10:05 
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J'ajoute que je vois mal comment on peut trouver ça formellement mou: c'est intense et brûlant, flirtant en permanence avec un gravitas un peu kitsch et malade comme l'est Leone à ce moment, mais ça emporte le morceau par la profondeur des échos que ça a avec tout ce qui a précédé: De Niro se repaît-il de ses souvenirs glorieux aux dépens de James Woods, dont il fait un peu trop le coupable idéal de la destruction de leur relation?


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MessagePosté: 30 Mar 2015, 10:09 
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Sir Flashball
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Baptiste a écrit:
Je ne vais pas te faire une description plan par plan, parce que j'ai pas le film sous la main, mais les plans ont vers la fin, notamment dans le manoir, une magnificence exacerbée qui fait tout paraître irréel, rappelant d'ailleurs pas mal Citizen Kane - mis à part que le Leone insiste un peu plus sur la mélancolie virant au pathétique, mais ça pour le coup c'est dû à l'intrigue centrée sur deux vieux amis.


J'ai vraiment pas eu cette impression. Si tu as l'occasion, j'aimerais bien te relire quand tu auras une copie du film sous la main, parce que tu attises ma curiosité pour le coup.

Citation:
J'ajoute que je vois mal comment on peut trouver ça formellement mou: c'est intense et brûlant, flirtant en permanence avec un gravitas un peu kitsch, mais qui emporte le morceau par la profondeur des échos que ça a avec tout ce qui a précédé: De Niro se repaît-il de ses souvenirs glorieux aux dépens de James Woods, dont il fait un peu trop le coupable idéal de la destruction de leur relation?


Je sais pas, ça m'a semblé excessivement verbeux pour pas grande-chose, et je trouve la raison qui mène Max à demander à Noodles de le tuer tellement foireuse que ça désamorce tout le potentiel dramatique de la scène, jusqu'aux dialogues ("J'ai volé ta vie grâce à un complot avec la police" Vraiment ? Tu me diras que c'est volontairement over-the-top puisque c'est potentiellement un bad trip à l'opium, mais ça me paraît un peu facile).
C'est justement seulement quand on sort du manoir que je trouve que le film est à nouveau formellement brillant (le camion, les voitures des années 30, etc).

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MessagePosté: 06 Mai 2015, 17:14 
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Re-sortie du film aujourd'hui par Carlotta avec les scènes retrouvées (qualité d'image médiocre). La durée est allongée à 4h11. Je tenterai.

Reportage d'époque de la RAI. Musique sur le tournage.


Interview de De Niro + Leone (qui parle français)


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MessagePosté: 06 Mai 2015, 18:27 
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Sir Flashball
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Cantal a écrit:
Re-sortie du film aujourd'hui par Carlotta avec les scènes retrouvées (qualité d'image médiocre). La durée est allongée à 4h11. Je tenterai.


C'est celle que j'ai vue.
L'intégration des scènes coupées est assez dégueu, mais j'imagine qu'ils ont fait au mieux vu l'état des bobines.

Mais je ne pense pas qu'elle soit indispensable, ça rend le film assez obèse, alors qu'il est déjà bien long.

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MessagePosté: 06 Nov 2018, 22:53 
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Audio de la conférence de presse de Leone à Cannes en 1984 (50 min)

https://www.franceculture.fr/emissions/ ... -diffusion

Avec un journaliste qui critique le film devant Leone ("juste godfather en un peu plus long")


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MessagePosté: 06 Nov 2018, 23:19 
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Schtroumpf sodomite
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Cantal a écrit:
("juste godfather en un peu plus long")


Dans le genre merde dans les yeux, c'est pas mal ça...

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MessagePosté: 26 Mar 2019, 14:54 
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revu dans cette édition extended cut validé par la famille Leone. Je craignais un peu l'ajout de ces séquences mais elles s'intègrent bien et sont toutes dans le prolongement de scènes déjà existantes (à part la rencontre avec Eve). Elle n'apporte pas grand chose à la compréhension de l'histoire mais ne gène pas non plus le déroulement du film.

Les petites surprises:

- L'aspect diégétique de la musique lorsque De niro va dans le caveau
- L'après plongée du véhicule qui entre en résonance avec la fin
- le passage "Cléopatre" avec Elizabeth McGovern qui reste le passage le plus "utile". ça donne un nouveau relief à Deborah ( elle retrouve le caractère un peu "dur" de son personnage enfant).
- On donne un peu plus "d'humanité" au perso de James Wood dans une scène insérée à la fin (par contre on perd pendant un instant le point de vue de Noodles)

Pour ce qui est de la qualité de restauration de ces séquences ajoutées elle vont de l’exécrable au passable (ça s'améliore heureusement en cours de film)

J'avais un peu peur de le revoir, bien m'en a pris car ça a été une nouvelle fois un immense plaisir. Toujours bluffé par la mise en scène, les acteurs (incroyable confrontation finale en Wood et De Niro)...La résolution surprenante de certaines séquences, l'étrangeté de l'ensemble (j'ai pour la première fois pensé à Lynch). Un style en pleine maturité et une voix si particulière au service d'une atmosphère proustienne faite film. Je me demande ce qu'aurait pu encore donner Leone s'il n'était pas mort si jeune...

Le laboratoire en charge de la restauration, L'Immagine Ritrovata, donne un cachet particulier au film en poussant la colorimétrie dans les tons ocre et en diminuant sensiblement la luminosité. J'ai trouvé ça assez beau et cohérent même si on peut se demander dans quelle mesure ces choix radicaux ont été voulu par Leone et son chef op.


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MessagePosté: 26 Mar 2019, 15:02 
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J'ai vu la somptueuse séquence Cléopatre lors de l'expo Leone et ça m'a donné envie de le revoir. Sinon il parlait de son prochain film sur le siège de Léningrad peu avant sa mort, il décrivait oralement la séquence d'ouverture et rien que ça c'était déjà démentiel par l'ambition et l'ampleur du truc.

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CroqAnimement votre


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MessagePosté: 26 Mar 2019, 15:42 
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Schtroumpf sodomite
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Oui, vrai gâchis.

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