Bon bah j'ai fini
La possibilité d'une île de Houellebecq... Excellent, vraiment, il ya quelques passages moins intéressants mais globalement c'est lui qui montre la voie aujourd'hui en France. On pourra toujours critiquer sa philosophie lucido-dépressive et son cynisme vidé de tout tragique, il n'empêche que ses histoires, et les digressions qui vont avec, font preuve d'une intelligence exceptionnelle et bien plus productive que la plupart des mords-moi le noeud Français à la Beigbeder. Houellebecq n'en est même plus au cri d'alarme ni au désespoir, mais au stade final du constat pesssimiste sur nos sociétés occidentales, en bon écrivain réactionnaire (quoique j'aurais du mal à le situer vraiment à droite...). C'est très très bon, on en ressort légèrement vidé, surtout après les dernières pages, qui évoquent le voyage sans but d'un être sans passions. Bon maintenant: LE FILM
Un peu dans le même esprit que Nijal (une fois n'est pas coutume

), je décide cette année de rattraper mon retard honteux en grande littérature française, et j'enchaîne donc avec
Les chouans de Balzac. Bon après Houellebecq ça fait bizarre, on a affaire là à de la grande littérature historique, tout sauf speculative, limite sociologique. Et bien sûr il faut encaisser les descriptions de 4 pages portant sur les costumes des personnages ou sur le paysage d'une vallée. Il faut accepter de patienter en ce qui concerne les avancées scénaristiques pour apprécier à plein ces passages d'une prose magnifique qui donne les larmes aux yeux.