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MessagePosté: 19 Juin 2020, 22:20 
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Je vais faire une critique à la Massinfect. Film SYMPA !


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MessagePosté: 19 Juin 2020, 22:51 
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L'ensemble des gens avant moi ont tout dit mais bon j'en rajoute une couche.

Film vraiment bonnard. C'est pas prétentieux, c'est efficace, c'est généreux, c'est vraiment carré, ça pète pas plus haut que son cul, on sent que Mass se fait plaisir, qu'il y met beaucoup de coeur, qu'il compose avec les moyens du bord et qu'il veut faire plaisir au public parce que lui aussi c'est le public.

Bien sûr il y a des erreurs ou quelques "problèmes" comme des raccourcis facile ou certains moments de jeux un peu caricaturaux. Mais ça choque pas vraiment non plus. Y'a rien qui reste en travers de la gorge et qui te sors du film.

Et puis il y a l'action. 3 scènes d'une efficacité à toute épreuves. 3 scènes qui en donnent pour leur argent (allez petit bémol sur la musique absente/mal gérée de la baston au commissariat) et qui montrent vraiment comment Mass est à l'aise avec le style. Vraiment hâte de le voir agrandir ses envies et pousser les curseurs pour le prochain film.

Alors ok ça révolutionne rien mais je m'en fout, j'étais pas venu chercher ça. Juste un vrai divertissement et en ce sens j'ai été servi(ères)!

Donc sincèrement bravo, trés bon premier, hâte de voir le prochain !

AH oui, je sais plus qui l'a mentionné avant mais effectivement la photo est cool, pas du tout cliché comme les polars hexagonaux classiques, et putain ça fait du bien de voir du ciel bleu et de l'action de jour pas sous la pluie !!!


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MessagePosté: 20 Juin 2020, 01:28 
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rassurez-moi, on est bien sur "le forum cinéma le plus méchant du net" ou je me suis trompé d'adresse ?


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MessagePosté: 20 Juin 2020, 01:52 
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Localisation: POEY DE LESCAR
Merci pour vos beaux retours, ça fait du bien de lire des avis construits après la tempête de tweets.

Ce qui ressort le plus c'est vraiment ce premier acte trop mécanique et didactique. "Scolaire" est le bon mot Castorp. Y'a pas de fumée sans feu : c'était l'acte le plus pénible à écrire. Il faut aller vite et en même temps prendre son temps. Il faut présenter 7 personnages, et en même temps se concentrer sur Lino/Charas. Ça a toujours été un puzzle infernal. Dans l'idéal,
Charas aurait du mourir à la 15ème minute, et la scène du commissariat aurait dû arriver plus tôt (puisque c'est le vrai point de départ du film)

C'est vraiment une question de structure scénaristique, que je savais difforme depuis le début à cause de sa double intro et de cette scène de baston commissariat qui ne trouvait pas sa place (mais que je n'aurais jamais sacrifiée). Du coup vos avis sont intéressants, parce que vous sentez ce côté "faut tout faire rentrer au début, comme ça on peut se concentrer sur la voiture avec les harpons".
Par exemple les 30 dernières minutes - de la scène de la ferme à la poursuite finale, en passant par le coup de fil Lenoir/Duvauchelle - n'ont jamais bougé au fil des réécritures. Et au montage c'était un bonheur.

Bon après, c'est mon premier film et je voulais mettre un max de trucs dedans. Maintenant que je me suis purgé, j'ai envie d'un truc vachement plus simple et épuré pour la suite.

_________________
Réalisateur de blockbusters d'action français dans une économie maîtrisée d'1h30 max hors générique


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MessagePosté: 20 Juin 2020, 02:34 
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Localisation: Fortress of Précarité
J'ai attendu ce soir pour le voir...en salle (enfin dans la salle de projection de l'école de ciné où bosse Puck, encore merci à lui d'ailleurs, même si la compression du stream Netflix était pas au top, la prochaine fois, je demanderai un DCP ou un gros RIP à Mass). Pour faire ça bien quoi.
Pour que ça pète BIEN. On était au premier rang. BIEN.

SPOILERS DE PARTOUT

Full disclosure : outre mon amitié avec Guillaume, avec qui on a même déjà travaillé, j'avais lu une version du scénario. Ce n'était pas la toute dernière mais je ne crois pas qu'énormément de choses ait bougé mais j'avoue me souvenir surtout du premier acte, jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il doit récupérer la bagnole qui contient la balle-titre qui pourra l'innocenter.

J'ai toujours adoré ce concept.
Non seulement pour l'épure mais aussi pour la portée symbolique qui hisse le scénario au-dessus du statut de "prétexte" à un film d'action. L'intrigue se résume ainsi à ce McGuffin qui cristallise à lui seul le film : une balle encastrée dans un tableau de bord, et plus précisément dans le cadran du kilométrage, stoppant la course de son conducteur pour toujours, événement qui sert d'élément déclencheur au film et qui s'avèrera également son issue.

Même si je ne connaissais pas l'amour de son réalisateur pour la tôle froissée, il y a un véritable effort d'incarnation du véhicule qui devient le substitut de l'ami défunt. En Charas, Ramzy est étonnamment convaincant dans ce rôle à contre-emploi, apportant justement toute sa sympathie (et éveillant donc notre empathie) à cette figure "paternelle" pour le protagoniste, avant de disparaître brutalement en fin de premier acte...pour mieux être ressuscité dans le dernier acte. L'idée de faire de la vieille Renault 21 de Charas, déjà iconisée plus tôt dans le texte quand on nous explique qu'il s'agissait du premier modèle de voiture d'intervention de la police, l'objet de la catharsis du héros, à la fois preuve ambulante qui l'innocente et instrument de vengeance contre Areski, est brillante. Ça permet de transcender le simple outil badass madmaxien déjà bonnard en soi.

Je pense toutefois que le scénario aurait gagné à montrer encore davantage la relation entre Lino et Charas, tout n'en aurait été que d'autant plus poignant, que ce soit quand Charas lui donne la lettre qui annonce sa libération anticipée ou quand il crève ou ce plan final. En l'état, le script réduit ça au strict minimum pour aller au plus vite, ce qui est louable dans la démarche de dépouiller le récit au maximum mais qui limite peut-être un peu trop les personnages à leurs archétypes.
D'ailleurs, si le film gagne en propulsion à partir du moment où Lino comprend qu'il doit retrouver la voiture, c'est parce qu'il s'agit du véritable plot point décisif de l'histoire. Entre la mort de Charas et cette prise de conscience, la fuite de Lino est suffisamment engageante mais le film ne démarre vraiment (no pun intended) qu'après.

Et même après, je trouve globalement qu'entre l'extraordinaire scène du commissariat et l'autre combat, dans la grange (qui remake son propre Indemne, LE MEC N'A PAS HONTE), ça patine un petit peu à cause des "allers/retours" Quentin/Julia/Quentin/Julia, qui donne un petit peu l'impression qu'on tourne en rond (parce que la R21, elle, ne bouge jamais, c'est juste que Lino galère à y aller).
Je reste également un peu dubitatif sur la nécessité de la mort de Quentin qui doublonne un peu avec celle de Charas. Cela étant dit, il y a de vraies conséquences et ça c'est appréciable et j'adore comme malgré tout Lino ne tue jamais personne. Le scénario ne surfait jamais ce détail, ne le surligne pas par une réplique, qu'elle fut de Lino envers untel ou de Julia envers Moss. De manière générale, l'écriture économique du personnage de Lino est franchement réussie : tout passe via l'action. Le mec n'est qu'action. C'est moins Jason Bourne qu'un personnage spielbergien : s'il s'arrête de bouger, il est mort. Là aussi, on touche à quelque chose de tropologique.

Dans ce registre, Alban est parfait. Sur le coup, j'ai un peu regretté de oas retrouver sa gouaille si réjouissante de Goal of the Dead, Antigang ou Tank, mais en vrai, ça aurait été déplacé vu le parti-pris du film (tout comme mes superbes reaction shots surjoués coupés au montage #ReleaseTheHospyanCut).

Bon, maintenant que j'ai dit tout ce que j'avais à dire de l'écriture, on va parler de la mise en scène. Mais là y a rien à dire.
Allez si, j'ai eu un petit souci sur le montage lors du climax de la première scène d'interception du go fast et il y a un plan chelou un peu mou dans la dernière course-poursuite, juste après que les flics du barrage aient crevé les pneus de la voiture-bélier (celle des flics) où on dirait que Lino ralentit alors que le plan d'après, il arrive à pleine balle et défonce le barrage.
Mais bon là je pinaille.

En fait, avant la dernière scène, je me suis dit "mmm les bastons sont meilleures que les scènes de bagnoles".
Parce que putain, cette scène dans le commissariat, quelle tuerie. Le découpage est e-xem-plaire. Quand être court, quand laisser durer un peu, quand consacrer un plan à un mouvement, quand filmer plusieurs gestes/coups en un seul plan et mouvement de caméra... Je pense notamment à l'enchaînement avec l'ordi portable, très cut, suivi du moment où il balaye plusieurs flics juste après, en un seul plan. C'est mortel.
À la limite, si je devais reprocher un truc, c'est que justement je me suis dit "la chorégraphie tue" et par conséquent, tout de suite après, je me suis fait la réflexion "il est peut-être un peu trop pro, le Lino là". Là c'est Jason Bourne.

Ah si, l'autre reproche que je ferai et c'est un reproche général, c'est la musique.
Je trouve qu'elle joue un peu trop le minimalisme et qu'elle confère pas toujours le rythme adéquat à l'action.
Dans la scène du commissariat par exemple, quand il y a cet EXCELLENT moment où Lino soulève un keuf, qui s'explose le dos contre un bureau avant de tomber par terre, le silence aurait été de mise pendant quelques secondes pour accentuer les chocs, mais là c'est couvert avec exactement le même tempo et la même intensité que le reste au lieu de souligner les moments individuels.
À l'inverse, je trouve qu'il aurait fallu de la musique sur le sprint final de la bagnole en feu à la fin pour amplifier la tension.

À côté, le travail sur le son est nickel. Le bruits des mains de Lino qui claquent sur le sol quand il essaie de s'échapper du commissariat en rampant...
Il y a plein de petites trouvailles aussi, de petits détails mémorables qui enrichissent la scène comme l'ordi portable donc mais aussi l'utilisation des outils des flics retournés contre eux (le bouclier, mortel, le gaz aussi).

J'ai aussi beaucoup aimé la baston avec Julia, courte mais complètement différente des deux autres.
J'aime beaucoup (même si on le grille avant) la révélation tardive de la relation sentimentale entre elle et Lino et justement, le fait que ça soit immédiatement suivie de leur empoignade est exploité. C'est pas du tout le même genre de combat. C'est délibérément super intime. Quasiment sexuel. Dans la chorégraphie (on s'agrippe, on se coince le corps et la tête entre les cuisses) et dans la mise en scène (plans beaucoup plus rapprochés). Un très bon exemple de comment l'action peut raconter l'histoire.

Rien à redire non plus sur la baston dans la grange avec les fusils à pompe et la DOULEUR de la tête de Marco qui se cogne contre le coin de table (maquillage génial après d'ailleurs). Dans l'ensemble, les chocs font mal dans le film et ça, j'ai toujours kiffé, plus que de voir du sang. La vraie violence, elle est là. Ça me fait penser au mec qui se cogne le front contre un pare-brise dans la course-poursuite à Mombasa dans Inception. Y a pas une goutte de sang dans le film mais ce "BONK!" je l'entends encore. Tout comme je sens chaque coup mangé par la blonde dans le commissariat.

Et donc la poursuite finale...
L'étirage en plusieurs plans de l'arrachage de chassis est tout simplement jouissif de ouf. Encore une fois, découpage irréprochable. L'effet est maximisé par la prise de temps, tu sens l'effort, tu sens la technique, et comme en plus c'est tourné en dur, quand soudain ça pète et que tu vois le moindre petit granulé de je ne sais quoi lisiblement découpé dans l'air parce que c'est tourné de jour avec une lumière naturelle, bah l'image est indélébile.
Et après, le ballet de voitures qui s'envolent, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise... Mention spéciale à Julia qui s'arrête pour regarder une voiture en plein tonneaux.

Le film peut paraître un peu "petit". Comme un film-somme recyclant/réinterprétant des années et des années de courts métrages mais sur le format long et avec un budget digne de ce nom. Il y a sans doute un peu de cela, un peu de "la même démo mais en long" mais la sincérité et le travail sont là. Qu'on n'y trouve pas son compte, ok mais ça se fout de la gueule de personne. Je veux pas faire de lapalissades, je dis juste que le film est à la hauteur de ses ambitions et, comme l'était Matriarche en son temps, c'est une incroyable carte de visite. Non. C'est pas une carte de visite. Là c'est un faire-part.

Guillaume Pierret nous fait part de son talent. Et les sirènes elles vont sonner.

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MessagePosté: 20 Juin 2020, 07:52 
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Vous faites chier, vous avez tout dit. Mais je me fendrai tout de même d'une critique pas du tout originale quand j'aurai le temps d'ouvrir mon ordi.

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Netflix les gars, Netflix.


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MessagePosté: 20 Juin 2020, 08:03 
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Garçon-veau
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Telerama comparent le film à Fast and Furious (C'est dire s'ils n'ont rien compris) et n'ont (évidemment) pas aimé. C'est la consécration.

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Netflix les gars, Netflix.


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MessagePosté: 20 Juin 2020, 09:13 
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Avis perso plus détaillé à base de points positifs et négatifs :


Points positifs

- durée du film. Cela fait du bien un film compact qui ne se disperse pas trop.
- acteur principal et pourtant il ne m'avait pas convaincu dans la BA.
- Ramzy(
on en aurait d'ailleurs bien pris un peu plus. Quelques minutes en plus pour développer sa relation avec Lino aurait pu servir mais certainement au détriment du rythme et de l'aspect resserré du film qui m'a plu.
)

- les scènes d'action et plus précisément celles de baston (
très bonne scène du commissariat
)
- On sent une passion dans le film et un réelle implication de tous dans le projet
- l'aspect " réaliste" du film. Peut être grâce au manque de moyen, on n'entre jamais dans une surenchère graphique au niveau de l'action qui me fait dire c'est n'importe quoi. On y croit.
-Comparer cela avec fast and furious est d'ailleurs une grande erreur. Déjà car le budget du film doit être celui PQ du tournage d'un fast and furious. On est ici plus au niveau d'un petit polar que devant un actionner.

- A la fin du film, on est partant pour une suite. Signe évident de plaisir.

Points négatifs

- Nicolas Duvauchelle. Je le trouve mauvais dans quasi toutes ses scènes. C'est le gros point noir du film selon moi
- Rod Paradot en mode Kev Adams.

- Il y a malgré la durée un petit passage à vide durant le film (
entre la baston fille Lino dans le garage et l'arrivée à la ferme. Bref, tout le passage au marché
)

- J'aime le look de Stéfi Celma et elle a 2 bonnes cènes pour elle (
l'étranglement avec les jambes et c'est elle qui envoie dans le décor Duvauchelle
) mais on ne croit pas à sa relation avec Lino ni à son rôel dans l'équipe etc

- Il faut être honnête, on est ici devant un petit film. Certes maitrisé. Il n'est pas faux de dire que si cela n'avait pas été fait par un français ( et en plus un mec du site), on ne se serait peut être pas retourné sur ce film. Et oui visuellement même si c'est bien fait, on a déjà vu aussi bien dans des productions américaines ou coréennes. Et parfois dans des dtv. Ce qui n'ôte rien au film.

3.5/6


Dernière édition par Mr Degryse le 20 Juin 2020, 09:19, édité 1 fois.

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MessagePosté: 20 Juin 2020, 09:18 
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Localisation: In the Oniric Quest of the Unknown Kadath
De mon côté autant être sincère, j'ai trouvé ça moyen.

Alors attention, j'ai finalement les mêmes reproches que j'ai pu lire dans les critiques de deud, Castorp ou FF sauf que pour moi ces petits problèmes m'ont empêché de rentrer véritablement dans le film. Je crois qu'à aucun moment j'ai réussi à être totalement investi, je suis resté extérieur.

En fait pour moi le reproche majeur c'est que c'est un film qui manque de "détails". Par détails j'entends des petites idées, des petits éléments qui font que le film soudain propose un petit truc en plus. Pour moi c'est ça qui définit une bonne série B. Un canevas classique au budget limité mais qui a la possibilité de s'élever par la personnalité des auteurs. Et ici j'ai eu du mal à la sentir cette personnalité. Du coup j'ai eu sans cesse une impression d'un film constamment trop lisse, qui manque d'aspérités, de singularités. C'est vraiment ça qui m'a manqué, des petites choses qui auraient donné au film ce supplément d'âme. J'ai senti ça à peu près à tous les postes, que ce soit la photo (qui est bien hein mais qui peine à avoir un ton à elle), la mise en scène (j'aime beaucoup l'humilité efficace sans esbroufe mais du coup je trouve qu'elle est un peu coincée entre une approche brute de série B vénère et une approche trop classique) mais aussi le casting (Alban Lenoir est un bon acteur sympa et attachant mais il n'est pas charismatique, il lui manque une gueule, une démarche, un truc qui le rende plus impactant [lol], il est anecdotique). Et pareil que dit plus haut je suis pas fan de la musique, que je trouve souvent trop plaquée de manière attendue.

En fait je retiens trois trucs du film que j'ai trouvé bonnards
le vieux mec qui passe à travers le pare-brise arrière, l'arrachage de l'arrière de la bagnole de flic vraiment cool pour le coup et Alban Lenoir qui passe à travers le pare-brise à la fin

C'est vraiment là que j'ai trouvé que le film se lâchait et osait y aller un peu plus franco et j'ai regretté que ce soit pas plus le cas. J'ai lu des réf à The Raid (et en effet la baston dans le commissariat est excellente même si je regrette qu'on pète pas un peu plus le décor) et c'est notamment parce que Gareth Evans y va à fond que soudain la scène d'action devient totalement furieuse et jouissive. Là je trouve qu'on caresse ça du doigt mais qu'on y arrive jamais totalement.

Ceci étant dit, le film est super efficace, j'ai pas vu passer le temps, j'aime comme tout s'enchaîne à une vitesse folle au début même si en effet c'est aussi au détriment des relations entre les persos. Il y a quand même un manque sur Lino. C'est paradoxal qu'au final on connaisse plus Quentin que Lino. Ramzy est très bien (même s'il ressemble de plus en plus à son perso dans Steak) et je trouve que Duvauchelle est un peu au dessus des autres même si j'ai regretté l'écriture vulgos du perso dans le dernier acte. J'aime beaucoup Stefi Celma, j'ai regretté qu'elle participe pas plus à l'action, je trouve son perso un peu sacrifié c'est dommage. Et la construction comme dit FF est un peu malhabile dans l'acte central, en fait j'ai l'impression qu'il y a beaucoup trop de persos (Moss, le collègue d'Areski...).

Deux petites remarques sur des détails qui m'ont gênés :
Pourquoi montrer le garage avec les bagnoles neuves au début ? J'ai trouvé ça hyper bizarre, ça crée une attente (tu penses qu'Alban Lenoir va y aller à un moment donné) pour rien.
Un détail mais le truc de la station-service, je trouve très maladroit que ce soit la même deux fois, j'ai limite trouvé que géographiquement ça avait aucun sens. C'est sympa pour le double caméo de FF mais sans mentir je l'ai analysé comme "ah ouais donc il y avait deux scènes dans une station service et ils se sont pas fait chier ils ont tout tourné la même journée". Sauf que ça crée un truc bizarre qui sort du film, on se demande pourquoi on est revenus là.


Ce qui m'a surpris par contre c'est
la fin ultra ouverte, on a l'impression que le 2 est limite déjà écrit et financé là :D. Et du coup si c'est pas le cas, pourquoi finir comme ça ? Surtout pour Areski, je comprends pas la fin de ce perso.


Un truc très bien par contre c'est que je trouve que les deux meilleurs plans du film (en tout cas les plus chiadés) sont le premier et le dernier plan, du coup c'est malin ça accroche bien dès le début et ça te laisse sur une super note (et en effet toute la symbolique de la voiture de Charas ça pour le coup c'est réussi).

Voilà désolé si ça l'air un peu dur mais bon je peux pas ne pas être sincère. J'ai sincèrement pris du plaisir à voir le film et dans son ambition il est parfaitement réussi. Je me réjouis d'ailleurs depuis hier de ne voir que des retours positifs sur le film. C'est vraiment mérité, c'est un bon film d'action généreux, humble et qui envoie. Et je suis persuadé que ce film n'est que le début d'une longue carrière, ça paraît évident, tellement arriver à maîtriser ça pour un premier film c'est énorme et c'est une inestimable carte de visite.

3/6 (mais 4/6 de coeur).

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MessagePosté: 20 Juin 2020, 10:00 
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For the record, ma fiche de lecture que j'avais fait pour Inoxy Films en 2017, moyennant 8h d'intermittence.

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Ma fiche n’est pas totalement objective car :
1. Je vous connais
2. Je connaissais déjà le pitch donc je n’ai pas dû me concentrer comme d’autres pour lire le scénario.

Globalement je trouve le script fun, bien rythmé, très enlevé et vivant, avec une belle promesse de spectaculaire et surtout de l’action inventive et ludique. Mais je reste circonspect par rapport à l’univers policier beaucoup trop convenu et surtout des dialogues qui ne sont que fonctionnels et regorgent de poncifs.

Mais mieux vaut détailler ces impressions point par point :

DE L’ACTION LUDIQUE
Ce qu’on retient avant tout du projet, c’est l’action. Elle est généreuse, touffue, inventive. On apprécie à la fois les courses de bagnoles mais aussi les fights, notamment lorsqu’ils dévient dans l’inattendu (le pistolet à clous) ou dans le comique (la bagarre hors-champ à la Popeye, Lino qui s’éclate contre la fenêtre, etc.).

Il y a de l’inventivité dans des moments comme celui où Lino cherche à faire péter l’anneau sur la table, sous le regard incrédule des flics. L’écriture n’a pas peur d’étirer le moment pour bien nous le faire vivre et c’est le genre de moment qui nous marque. Idem juste après avec la bagarre avec le bouclier.

L’univers un poil uchronique qui voit une brigade sétoise avoir son propre hangar dédié à ses interceptors surboostées donne au film un côté légèrement décalé, comme un pas de côté par rapport au réel, un peu comme la brigade déjantée d’Antigang. C’est rafraîchissant et ça change, on ne s’attend pas à voir ça dans un polar français d’ordinaire réaliste.

Pour ce qui est de l’écriture de l’action, par contre, elle pourrait être allégée. Guillaume a une plume vivante et cool, mais il a encore de la marge pour raccourcir, simplifier, sauter des lignes. Trop de phrases sont construites en mode sujet/verbe/complément, or, dans une scène d’action, on peut se permettre un style plus télégraphique. Il y a trop de moments où il utilise des connecteurs logiques scripturaux qui rendent le paragraphe trop littéraire par rapport à son impact à l’image.

De plus, le lecteur se prend au bout d’un moment à survoler les scènes d’action. Lors de la poursuite fatidique à la fin, aussi cool soit-elle, on commence à en avoir un peu marre de devoir se concentrer et on aimerait ressentir davantage le sens et le sel de la scène que d’en lire la description de chaque détail.

Mais bon, dans l’ensemble ça reste très vivant et la promesse d’action est plus que tenue.

UN PERSONNAGE PRINCIPAL ATTACHANT
Et on s’investit dans l’action notamment parce que l’identification au personnage de Lino fonctionne bien. On a de la sympathie pour lui car c’est un criminel inventif, et surtout on sent que c’est pas un violent. Il a un nom un peu rigolo qui casse l’image de connard, et il a des bonnes réactions humaines et des bonnes vannes. Et puis un innocent accusé à tort, ça marche à tous les coups…

Le personnage de Charas est convenu mais cool, il a l’air solide et attachant. Julia Lipinski fait un peu « la meuf de service », on ne retient rien d’elle, hormis que c’est une femme de tête. Concernant Areski et Marco, il y a un arc que vous essayez de développer par rapport à leur relation, mais il n’est pas vraiment clair (« Il a créé un monstre »… merci de me l’avoir dit, sinon j’aurais pas compris). Sinon c’est bien que Moss soit une femme, même si on est dans le personnage-cliché de la commissaire qui fait chier la brigade. Enfin, je trouve les méchants vraiment très, très basiques. Je ne retiens rien d’eux.

UN UNIVERS TROP RICHE EN PONCIFS
Pour en revenir à l’univers du film, malgré la fraîcheur du concept de cette unité spéciale, il faut bien reconnaître que le scénario baigne dans un univers de film policier qu’on a l’impression d’avoir vu mille fois. J’ai lu le script avec bienveillance parce que je vous connais et que je sais que vous allez faire un truc qui déchire, mais si j’avais lu sans vous connaître, ma fiche aurait été très sévère sur ce point-là.

En effet, que ce soit dans l’univers méridional (j’y reviendrai) et surtout dans les interactions des protagonistes, on nage dans le déjà-vu. Les personnages sont tous soit des arabes (Nacer, Kad, Areski), soit des italiens (Lino, Marco), soit des gaulois bourrins (Charas). Une galerie de mecs sévères, où même les meufs sont des bonhommes. Ça s’invective, ça parle de manière sèche, on est dans l’efficacité.

C’est vraiment très stéréotypé et c’est sincèrement dommage. Il n’y a pas assez de texture, de surprise. On aimerait que quelqu’un ait un prénom un peu inattendu, un background inhabituel, un tic ou une habitude qui casse les codes du polar. Ici, tout le monde est à fond dans son rôle, très attendu.

DES DIALOGUES TROP FONCTIONNELS
Et tout le monde s’échange des dialogues terriblement fonctionnels. En l’état, c’est vraiment LE point noir du script. Les textes des personnages sont beaucoup trop clichés. On sent de l’efficacité, mais c’est de l’efficacité qui vient du « testé et approuvé ». Tout est télégraphique, cash, tout est dans la punchline.

Là encore c’est dommage. On sent une volonté de faire un polar à la cool, mais rien dans les dialogues n’est relax, original, rien n’apporte un vent d’air frais. Guillaume va au plus simple, à ce qui marche. C’est con parce que les vannes sont marrantes, mais c’est tous les autres dialogues de flics qui sont trop cash.

LE DECOR SETOIS
Je pense qu’il y a peut-être quelque chose à faire avec la couleur locale du film. Car quitte à placer son film à Sète (un lecteur qui ne vous connaît pas se demandera sans doute : Mais pourquoi ??), autant exploiter un minimum un parlé local, un accent, un truc sétois. Je ne suggère pas de faire du Guédiguian, hein, mais juste ancrer le film avec quelque chose de particulier chez un des personnages, un truc qu’on trouverait ou ne dirait que là et nulle part ailleurs. Ça rendrait le film moins interchangeable.

Du point de vue du lecteur, si on est au début assez désarçonné lorsqu’on comprend qu’on est à Sète (on s’attend à être à Marseille, Toulon, Montpellier…), on constate néanmoins que l’ambiance est bien rendue. On sent bien ce côté caniculaire, un peu désert, ces zones industrielles qui jouxtent des champs arides, cette ambiance de goudron chaud… C’est cool et ça le fait. Donc autant assumer la ville à fond et s’en servir pour donner un peu de texture à l’ensemble.

L’ENJEU CENTRAL : LA BMW
Enfin, je finirais en disant quelques mots sur l’enjeu principal : la voiture. Je connaissais déjà le pitch donc je savais bien que la voiture (et la balle à l’intérieur) allait être essentiel à l’intrigue. Cependant, je pense que si je n’avais eu cette info, j’aurais eu un peu de mal à recoller tous les morceaux.

Le film est simple, pourtant, mais je ne suis pas sûr à 100% que tout ce qui a trait à la voiture soit parfaitement clair. Mais il vaut mieux solliciter l’avis de quelqu’un d’autre à ce sujet.

A titre informatif, quand je repense au film, voilà comment il se reconstitue dans ma tête :
- une intro courte et badass qui voit Lino se faire recruter
- amitié Lino/Charas suivie d’un micmac où un ripou tue Charas
- Lino est incarcéré et doit s’enfuir (scène fun)
- là dans ma tête c’est un peu flou
- mais après il comprend que la BMW est importante donc il essaie de la trouver, sans succès
- donc il kidnappe Kad pour lui faire dire où elle est
- il la retrouve in extremis
- et la ramène au cours d’une scène d’action de fou.


Voilà globalement les beats tels que je les ai retenu à la lecture.

CONCLUSION
Bref, je suis quand même séduit par le script. Il est efficace et extrêmement sec et vivant. On sent la volonté d’un film ludique et fun, mais cette volonté est diluée dans un univers marchalien qu’il faudrait rendre plus naturel et idiosyncratique.

Hésitez pas si vous avez des questions, et sinon on peut se capter cette semaine pour que je vous file ma copie annotée page par page.

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Liam Engle: réalisateur et scénariste
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MessagePosté: 20 Juin 2020, 10:01 
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Sir Flashball
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Massinfect a écrit:
Il faut aller vite et en même temps prendre son temps. Il faut présenter 7 personnages, et en même temps se concentrer sur Lino/Charas. Ça a toujours été un puzzle infernal.


Mon sentiment, c'est que Moss et Julia n'auraient dû faire qu'un personnage, et qu'on aurait très bien pu se passer de l'intrigue "luttes de pouvoir chez les flics". Ca sert à rien, c'est traité par-dessus la jambe, et ça fait perdre du temps d'écran à la lutte bestiale pour survivre de Lenoir.
En fait, tu aurais tourné ça comme un survival plutôt que comme un thriller, tu avais de quoi réussir un coup de maître plutôt qu'un coup d'essai.

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MessagePosté: 20 Juin 2020, 10:08 
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Han, c'est tourné à Sète ? J'y étais y'a une semaine entre autres pour repérer les lieux de tournage de Kechiche (et sutout Mektoub qui ne quitte pas mon esprit depuis que je l'ai vu) ! Si j'avais su qu'en réalité je marchais dans les pas de Guillaume Pierret....


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MessagePosté: 20 Juin 2020, 10:15 
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Sir Flashball
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@QGJ : il y a quoi comme différences entre ce que tu as lu et la version finale ?

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MessagePosté: 20 Juin 2020, 10:18 
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L'airbag et le numérique ont tué le cinéma d'action.

Massinfect tente de le réanimer en proposant un joli best-of de ses courts. C'est à la fois son ambition et la limite du truc.

Globalement, j'ai adoré ce qui fait la qualité du film : la scène du commissariat trèèèèèès loin en tête (même si le mec qui se transforme en Jason Bourne, c'est tendu... alors que j'ai adoré le fait qu'il soit assez malin pour éviter le fight en prison, et déboulonner la barre de traction), le soin apporté au découpage des poursuites (ça manquait un peu de ronron de moteur surpuissant en accompagnement parfois non ?), Lenoir qui a l'air à 200% impliqué et qui joue sa life, sa dualité avec Duvauchelle, le titre/MacGuffin dans une bagnole qui force le dynamisme, le rythme du récit (mais j'y reviendrai), le côté héros-en-fuite-qui-doit-prouver-son-innocence-dans-la-débrouille genre que j'adoooore, la générosité de l'ensemble. L'exécution propre, le soin des chorégraphies, le son qui fait bien mal pour renforcer des angles astucieux. Et puis on sait toujours où on est dans l'espace, ce qui traduit un vrai savoir-faire dans l'ouvrage, et un gros kiff du réal.

J'aime moins la plupart des dialogues que je trouve dispensables, en lien avec l'intrigue, et qu'on pourrait totalement sucrer sans perdre en compréhension (ou en caractère). C'est ce que j'aime particulièrement avec Max Rockatansky : ses films sont quasi muets chaque fois. Moi globalement, y a que le personnage d'Alban Lenoir que j'aime vraiment.

Et puis ce rythme rapide joue contre le film pendant une assez grande partie, avant de vraiment servir l'intrigue. Ça donne un aspect fonctionnel aux choses, superficiel, expédié... alors que ça l'est pas vraiment ; c'est juste rapide et efficace, bien exécuté et sans gras. Mais par exemple, le film de Mass (et du héros) se lance réellement au moment du basculement The Shield S01E01, tandis que le nôtre se lance réellement au commissariat. Là, y a un petit décalage qu'on met un peu de temps à refaire sur le héros.

Par contre le gros point noir pour moi, c'est le jeu de certains comédiens. Genre Pascale Arbillot, c'est non. Et Stéfi Celma, c'est pas gégé non plus. C'est pas seulement elles, c'est globalement leur rôle, l'écriture de leurs persos. Et ce qui me dérange au fond, peut-être, c'est qu'il n'a pas osé virer ce qui était mal joué ou platounet, par nécessité d'avoir un film d'1h30 ? Une intrigue complète ? Mais bon parfois, ça fait plus de mal que de bien, et notamment ces deux personnages de Moss et Julia, qui sont de vrais clous dans le pneu. C'était un peu hard pour moi.

Y a aussi cette envie que j'ai, de n'être qu'avec Alban Lenoir, cette question du point de vue unique qui m'obsède... je trouve le film plus faible dès qu'on repasse du côté d'Arezki ou Julia. Déjà parce qu'ils ne font pas grand chose d'autre qu'attendre, et que leur prochain mouvement, bah on l'anticipe sans mal. Mais bon c'est pareil dans les Bourne et consorts...

Ah, et j'ai pas capté pourquoi il plongeait pas dans la flotte avec sa caisse en feu à la fin ? Mass l'avait fait dans un court, du coup je ne m'attendais pas au retour au garage.


Et concernant le manque de budget, ça se ressent un peu, en tous cas au point de me faire la réflexion parfois (certaines rues, et surtout les routes désertes au moment des barrages... et le décor du commissariat même si Mass arrive à se l’approprier. Quelques axes aussi pendant les poursuites où j'aurais aimé retrouver certains plans, mais où tu comprends que c'était trop cher)

3/6 le plus honnête possible

Mass, t'es un mec très intelligent et hyper drôle... eh bah j'ai juste très envie que ta personnalité infuse davantage dans tes films. Je ne parle pas de faire des vannes, si c'est pas le ton du projet... juste de sortir de la formule action = personnages unidimensionnels. En tous cas un immense bravo, t'as fait ton premier long sans passer par Besson qui aujourd'hui est dans le trou, alors que toi t'es sur Netflix... c'est un vrai carton, ça s'est fait ! Maintenant tu va pouvoir te poser, chercher le high concept qui te plait, moins forcer le best-of, et soigner tes persos à ton image. Parce qu'on est nombreux à te le dire, mais t'as vraiment une personnalité géniale, qu'on adore. Et il est hors de question que tu fasses réal de second unit sur des films ricains gros budget. T'as trop de talent pour ne pas continuer à faire ce que t'aimes, en détente et avec le smile.

Perso, j'ai vraiment eu le sentiment qu'un film, c'est à la fois un tout, quelque chose de concentré dans un projet, un sujet, que t'essaies de fabriquer au mieux avec les outils à disposition. Et à la fois quelque chose qui s'étale sur 40 ans, un apprentissage artisanal, un cheminement personnel, et qu'on est qu'au tout début du truc. Et c'est super excitant.

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MessagePosté: 20 Juin 2020, 10:23 
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Sir Flashball
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Z a écrit:
Ah, et j'ai pas capté pourquoi il plongeait pas dans la flotte avec sa caisse en feu à la fin ? Mass l'avait fait dans un court, du coup je ne m'attendais pas au retour au garage.

Parce qu'il veut sauver la voiture de son pote.


Chouette critique, sinon !

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