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MessagePosté: 01 Déc 2025, 21:47 
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Marty Mauser, un jeune homme à l’ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible.

Quand, après une longue carrière fructueuse, les frères Coen ont choisi de tourner chacun un film en solo, le gouffre entre le The Tragedy of Macbeth de l'un et le Drive-Away Dolls de l'autre était aussi bien stylistique que qualitatif et il était facile de vanner en disant qu'on savait désormais qui avait le talent. Je ne connais pas aussi bien l’œuvre des frères Safdie mais il est intéressant de voir comme leurs films solo à chacun, sortant la même année, partagent des points communs très précis - deux simili-biopics sportifs (où le Japon tient une place importante) - mais une approche radicalement différente (ici, ce n'est d'ailleurs que trèèèèès vaguement inspiré d'un vrai gars) et c'est le film de Josh qui a été rapproché de leurs deux précédents, Good Time et Uncut Gems...et qui s'avère le plus réussi des deux.

J'aurais pas cru accrocher davantage à celui-ci qu'au film de Benny, comparse de Nolan donnant son premier rôle sérieux depuis longtemps à mon The Rock adoré, but here we are. J'avais adoré l'énergie de la première moitié de Good Time que je suis visiblement le seul à ne pas avoir retrouvé dans Uncut Gems, un film que j'estime inintéressant, mais elle parcourt tout Marty Supreme, faisant passer ses 2h29 comme une balle (de ping pong, lol #ArnotteSchoolOfJoking).

Pendant près d'une heure, je ne comprenais pas trop les rapprochements avec les films susmentionnés, parce que le premier tiers s'inscrit dans une sorte de prise en cours de route d'un rise and fall, et non dans ce genre que j'exècre du protagoniste qui s'enfonce bêtement dans une spirale d'emmerdes en enchaînant les mauvaises décisions.

Et j'étais à donf.

Entre le grain de la pellicule qui capture la vivacité urbaine d'un New York infernal (superbe travail de Darius Khondji, évidemment), ses émanations de vapeur dans les rues, et la BO aux sonorités synthé de Daniel Lopatin (aka Oneohtrix Point Never) quand ce ne sont pas des morceaux allant du post-punk de Public Image à à la new wave de Tears for Fears, j'avais vraiment l'impression de regarder un character study '70s avec l'énergie d'un Scorsese ou d'un Cimino des années 80 mais sans jamais que cela ne ressemble à de l'imitation comme un Joker ni à une sorte d'exercice référencé fier de son anachronisme pop (ça se passe en 1952). Le film est parfaitement bien dans sa peau. Il sait exactement ce qu'il est et ce qu'il fait.
A l'image de son personnage.

Dès le départ, Timothée Chalamet, dans son meilleur rôle à ce jour, porte le film en incarnant à merveille ce petit con arrogant persuadé de son talent et de sa réussite, parvenant à transcender une caractérisation qui devrait en faire un mec imbuvable pour le rendre attachant ou du moins pour le comprendre. On le suit comme si c'était Frank Abagnale dans Catch Me If You Can. Tant et si bien que lorsque le film bascule finalement dans une série de péripéties renvoyant en effet à Good Time et à Uncut Gems, en lieu et place d'un montage d'entraînement avant le comeback, il est plus facile d'avoir de l'empathie. Par ailleurs, l'écriture appuie son sens de la ressource plutôt que des choix clairement pourris et surtout, tout se fait au service d'une ambition et d'une passion sincère et non par simple appât du gain addictif d'un parieur patenté.

Et c'est tout le propos du film, qui résonne comme une célébration de l'égoïsme de la jeunesse. Le mot est sans doute trop fort parce que le portrait est sans fard et conscient des abus du jeune homme. C'est à la fois une critique de cette façon de réussir en enfonçant les autres et en même temps une démonstration de l'efficacité du solipsisme du petit spermatozoïde qui va réussir. On n'est pas dans une leçon d'humilité téléphonée classique. C'est en filigrane la peinture de la génération des immigrés juifs d'après-guerre, en lutte contre le monde entier, du genre qui s'octroie la réalisation des pyramides et relate les astuces d'un rescapé des camps comme s'il aspirait au même degré de mythification, mais le regard est compréhensif envers ce moins que rien qui exploite son entourage afin qu'ils l'aident à "make the most of freedom and of pleasure" parce que "nothing ever lasts forever" comme le dit la chanson et qu'un jour il faudra passer à l'âge adulte et assumer ses responsabilités mais qu'on veut devenir l'homme que l'on aspire à être avant ça.

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MessagePosté: 01 Déc 2025, 23:01 
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je peux plus le voir en peinture mais ça fait quand même hyper envie mais ça sort dans loiiiiin...


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MessagePosté: 02 Déc 2025, 09:49 
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tape dans ses mains sur La Compagnie créole
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Autant le balek est totaal pour The Smashing Machine, autant celui-ci me botte vraiment.

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Ed Wood:"What do you know? Haven't you heard of suspension of disbelief?"


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MessagePosté: 02 Déc 2025, 19:24 
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Hâte du split des Dardenne pour savoir lequel des deux est le cerveau.


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MessagePosté: 02 Déc 2025, 19:49 
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Ça se trouve y en a un il va nous faire du Michael Bay.

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MessagePosté: 11 Déc 2025, 14:55 
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non mais regardez-moi cette dégaine, au bras de cette individue, pour la première de ce film-là.

vraiment pénible de devoir voir le film après avoir vu son promo tour, il est insufferable.



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MessagePosté: 11 Déc 2025, 16:30 
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Pour moi, tous ses propos promo sont un happening lié au fait que son personnage est comme ça donc ça devrait plutôt servir la vision du film.

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MessagePosté: 11 Déc 2025, 16:38 
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oui, enfin la premiere d'un film d'auteur déguisé en kéké de l'espace accompagné d'une kardashian tous boobs dehors ça va loin dans le performance art quand même.


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MessagePosté: 11 Déc 2025, 17:46 
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Un popipédia comme toi ne devrait pas être étonné des extravagantes fautes de goût des stars.

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MessagePosté: 11 Déc 2025, 17:52 
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popipédia


Je vais encore passer pour un con mais que veut dire ce terme ?

edit : j'ai ma réponse dans un autre post

Citation:
une connaissance encyclopédique de la pop


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MessagePosté: 30 Jan 2026, 07:48 
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Antichrist
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The Brutalist avec un joueur de ping-pong (et un meilleur scénariste).

J'ai adoré.


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MessagePosté: 30 Jan 2026, 08:52 
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D'ailleurs, il sera projeté en 70mm à l'Arlequin.

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MessagePosté: 16 Fév 2026, 12:30 
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J'ai trouvé ça très médiocre : les frères Safdie veulent faire un film à l'image de New York et de ce qu'on s'imagine d'un New York interlope, noctambule, toujours affairé, mais New York n'existe plus, alors même quand il le reconstitue dans un temps lointain, il y projette un jeune type dont la diction de Valley Girl, aussi mitraillette soit-elle, ne convainc pas. On aura beau l'entourer d'acteurs à l'accent new-yorkais, ça ne fonctionne pas alors que Sandler se glissait naturellement dans cet univers dans Uncut Gems. Et les péripéties sont à l'avenant, ni faites ni à faire, sonnant faux du tout du long, n'ayant pour but, visiblement, que de surprendre le spectateur ou d'être légèrement "edgy" (inutile de dire que les idées visuelles, les microsurprises ne le sont pas).


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MessagePosté: 22 Fév 2026, 22:06 
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Robot in Disguise
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Je n'avais rien vu du film et je savais à peine que ça parlait de ping-pong. Je savais même pas si c'était l'histoire d'un vrai mec ni en quelle année ça se passait.

L'univers du film est sacrément rafraîchissant. C'est tellement random, cette histoire de jeune pongiste juif filou dans l'Amérique des années 50. Inimitable. Et la manière dont le Safdie incarne tout ça est dingue. Le film respire la texture, la vérité, l'imprévisible. Le casting est dingo, jusqu'à la moindre silhouette. C'est happant.

Et je dis ça alors que j'avais pas accroché de à GOOD TIME (tellement envie de rajouter un S bordel), que j'avais trouvé un peu froid (davantage apprécié UNCUT GEMS quand même).

Ici je pense que mon adhésion tient surtout au personnage de Marty lui-même, incroyablement incarné par un Chalamet décidément impressionnant (quelle carrière, quelle vie quand même: il se fait son DUNE pour la crédibilité commerciale, et se choisit un film par an génial où un coup il apprend à chanter, un coup à jouer du ping pong...). Le personnage est mal-aimable en diable et pourtant on a envie de le suivre, il est constamment fascinant et surprenant.

Film Freak a mis le doigt sur quelque chose de vrai avec cette métaphore du spermatozoïde qui fera tout pour aller jusqu'au bout
(d'ailleurs film à rajouter dans ma liste des "Les films qu'on croit qu'ils vont se terminer mal alors qu'ils se terminent bien").
et ça résume pas mal cette sensation qu'on a d'un mec qui essaie par tous les moyens de forcer le destin, les murs de la vie et du film se refermant inexorablement sur lui, mais à chaque fois il réussit à wiggle et s'en sortir. Du coup il devient comme un savon qui nous glisse entre les mains, qu'on essaie de choper mais qui part à chaque fois plus vite et plus loin (2h29 qui passent comme ça).

Vraiment très séduit.

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Liam Engle: réalisateur et scénariste
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MessagePosté: 23 Fév 2026, 19:32 
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J'ai adoré, quel ride exaltant. On est vraiment dans la lignée de Good Time et Uncut Gems mais avec quelque chose de beaucoup plus léger et positif avec ce jeune mec dont l'ambition ultime est de devenir champion du monde de tennis de table. Et tout ça avec une puissance de cinéma assez dingue où Josh Safdie propose à la fois un film finalement assez classique, ne méprisant pas d'ailleurs les figures imposées du film de sport (les compétitions avec les tours vers la finale) mais aussi et c'est là que c'est plus passionnant une espèce de récit picaresque où les moulins de Don Quichotte sont ces petites balles blanches. Le film m'a aussi fait penser d'une certaine manière à Céline, notamment le dernier que j'ai lu, Londres, avec cette série de péripéties emboîtées dans les zones les plus interlopes de la ville. Mais surtout dans cette manière de décrire le chaos des hommes et les interstices dans lesquelles rentrent la vie et ce qui compte.

C'est vraiment très réussi dans le portrait de ce jeune homme aussi détestable (un self made man tout américain qui ne s'arrête devant rien pour atteindre son objectif) que touchant (son objectif donc). Et Timothée Chalamet est vraiment excellent dans ce jeu tout en énergie brute (même si j'ai trouvé qu'il en faisait parfois un peu trop notamment dans cette démarche avec les épaules qui roulent). Petit bémol cependant sur les personnages féminins, un peu trop grossièrement esquissés avec l'archétype de la maman et de la putain. Mais c'est un problème assez constant chez les Safdie (et c'était encore pire dans Smashing Machine du frérot). Belle découverte cependant que Odessa A'zion, rayonnante. D'ailleurs en parlant de casting, quelle folie cette galerie de gueules pas possible et de surprises géniales de Géza Rohrig du Fils de Saul, à Abel Ferrara en passant par Tyler the Creator.

Uncut Gems commençait dans les tréfonds de la terre, dans une mine en Afrique d'où on extrayait le diamant qui serait le centre du film. Ici on commence dans un utérus où les spermatozoïdes se battent pour arriver le premier à l'ovule. Symbole évidemment du combat que va mener Marty pour être le premier mais au delà de ça de nouveau on débute dans l'origine de la vie, à l'intérieur, pour mieux nous montrer comment les humains se débattent pour des choses futiles à l'extérieur. Jusqu'à cette belle fin (même si elle ne m'a pas émue comme je l'aurais aimé) où Marty craque enfin devant peut-être ce qu'il cherchait depuis tout ce temps.

Et pour finir comment ne pas faire le parallèle avec Smashing Machine tant les deux films sont similaires dans leur projet et pourtant totalement à l'opposé du spectre cinéma. Là où le film de Benny est sec et sans fioritures, le film de Josh est très généreux, visuellement somptueux (longtemps d'ailleurs que Kondji ne m'avais pas séduit comme ça), musical (excellente BO de Daniel Lopatin), ludique et fun. Comme si l'un avait sucé l'énergie vitale de l'autre. Pas étonnant que l'un est un succès monstre alors que l'autre est beaucoup plus mineur même si finalement je pourrais comprendre que l'on préfère le Benny au Josh [genre Lohmann :o]).

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CroqAnimement votre


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