Quelques bd
9 récits signés Daniel Clowes, dans son univers de losers mais pas losers mou, des losers qui mordent. Et même si sa recette est très codé (l'ironie dépressive, les duos improbables, le décor d'une Amérique bis...), il y a un sens du détail parfois incroyable - qui nourrit en tout cas énormement des personnages en quelques pages. Certaines histoires (
Caricature,
Immortel invisible,
Comme une brindille Joe) sont magnifiques. Dommage que les deux dernières (dont la plus longue) soient moins intéressantes.
5/6
Alors comme ça on le saura, "
patati patata" en japonais c'est (ça serait?) "
hanashippanashi". Cool.
Et derrière ce patati se cache un double recueil fantastique (on en sort pas -
mais c'est pour faire une encyclopédie), une vingtaine d'histoires par volume, sur des légendes du jardin, du bois du coin ou du passage piéton, un fantastique animiste qui se cache dans chaque goutte de pluie ou dans un souffle d'air. L'imaginaire est puisé à fond dans chaque historiette, parfois courte comme un haiku, développant rapidement tout un univers. Je trouve le premier volume plus réussi que le second, avec de vraies envolées sublimes (dans le second, c'est juste que ça va encore un peu plus loin dans le partage en live et parfois je lâche), mais le tout vaut le coup.
Hanashippanashi 1: 5+/6
Hanashippanashi 2: 3-4/6
Voilà, tout ça pour vous annoncer que je vais être papa.
Bon sinon c'est pas mon truc mais ça se lit tout seul.
3-4/6