Tetsuo a écrit:
Là tu parles de l'appréciation, du regard extérieur, mais pas de l'acte en soi.
L'adultère, ça tient de l'intimité. Et ce qui définit l'intimité selon moi, c'est que ça se tient justement hors de toute sphères sociale, politique et éthique. Mêler les affaires de coucherie avec le féminisme, c'est juste une aberration sans nom. C'est même une dérive de la pensée (pour ne pas dire une perversion) qui m'inquiète...
Ouais c'est bizarre le glissement entre vie intime et sphère sociale. Y'a eu des articles sur des féministes qui aiment se faire prendre "brutalement" ou qui apprécient l'éjac faciale (avec consentement, par le mec qu'elles ont choisi, cela va sans dire)... Perso je ne vois pas de contradiction, et le besoin d'écrire dessus témoigne une sorte de morale féministe pas très saine (pas présente chez tous les féministes, loin de là).
Après il ne faut pas nier qu'à une époque (ou dans d'autres pays, au présent), une femme qui revendiquait de choisir ses amants, d'en changer, de vouloir prendre du plaisir... portait un discours féministe, de fait. C'est toujours pas complètement résolu d'ailleurs puisque j'ai cru comprendre que le clitoris venait de faire son apparition dans les manuels scolaires de SVT (on parle bien de l'appropriation de leurs corps par les femmes, en vue du plaisir).
Bref le basculement "j'ai trompé ma meuf je ne PEUX PAS être féministe", j'ai du mal. Ou alors on va aussi accepter les discours sur une meuf qui trompe son mec prouve le bien-fondé du patriarcat.