Forum de FilmDeCulte

Le forum cinéma le plus méchant du net...
Nous sommes le 06 Avr 2026, 21:27

Heures au format UTC + 1 heure




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 512 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32 ... 35  Suivante
Auteur Message
MessagePosté: 06 Nov 2013, 10:15 
Citation:
Dans Gravity, il y a cette métaphore de la position fœtal. Être dans l'espace, c'est s'isoler de la vie sur terre, laisser sa vie en suspens et blablabla


Au risque d'énerver l'autre chefaillon qui prend un malin plaisir à me titiller les burnes, c'est ça que j'appelle New-âge. Bien entendu, ça n'a rien à voir avec la définition exacte, mais cette expression a depuis longtemps un sens générique (et péjoratif) pour désigner une tentative de recherche spirituelle bas de plafond.


Haut
  
 
MessagePosté: 06 Nov 2013, 11:33 
Hors ligne
Meilleur Foruméen
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Nov 2005, 00:46
Messages: 88854
Localisation: Fortress of Précarité
CQFD.

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 06 Nov 2013, 13:57 
En ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 23 Mai 2008, 10:03
Messages: 6631
Localisation: Poitiers
snaky a écrit:
Citation:
Dans Gravity, il y a cette métaphore de la position fœtal. Être dans l'espace, c'est s'isoler de la vie sur terre, laisser sa vie en suspens et blablabla


Au risque d'énerver l'autre chefaillon qui prend un malin plaisir à me titiller les burnes, c'est ça que j'appelle New-âge. Bien entendu, ça n'a rien à voir avec la définition exacte, mais cette expression a depuis longtemps un sens générique (et péjoratif) pour désigner une tentative de recherche spirituelle bas de plafond.


Mouais, cette scène là, je pense pas qu'elle ait la signification que lui donne David Swinton.

_________________
You are a ghost driving a meat covered skeleton made from stardust riding a rock floating through space.
FEAR NOTHING

BILANS CINEMA : 2023 I 2024 I 2025


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 06 Nov 2013, 14:45 
Peut être que oui, peut être que non, mais à la limite on s'en fout. A mes yeux, sans ce sous-texte psychologisant
(doit on se laisser mourir ou au contraire doit on se battre après la mort d'un enfant),
Gravity aurait pu être une expérience sensorielle et immersive unique (ce qu'il n'est qu'en partie).


Haut
  
 
MessagePosté: 06 Nov 2013, 14:49 
En ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 23 Mai 2008, 10:03
Messages: 6631
Localisation: Poitiers
C'est ça pour toi le sous-texte psychologisant ?
Tu t'appuies trop sur le vécu du perso de Bullock ; il n'est là que pour crédibiliser son apathie face à la mort.

_________________
You are a ghost driving a meat covered skeleton made from stardust riding a rock floating through space.
FEAR NOTHING

BILANS CINEMA : 2023 I 2024 I 2025


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 06 Nov 2013, 15:01 
Hors ligne
Sweet Home
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 04 Juil 2005, 21:46
Messages: 7353
Localisation: Au soleil !
Je ne l'ai pas ressentie apathique face à la mort. Quand elle se dit qu'elle peut lâcher prise, elle est sortie/revenue 2 fois de l'espace, elle en est à sa 3ème station visitée pour s'en sortir et son deuxième "astronef". Quand là encore ça merde et qu'elle pense qu'elle n'a plus de chance, ça ne me paraît pas spécialement apathique de se dire que c'est terminé, qu'on a joué sa dernière carte et que le rideau va tomber, qu'il est donc possible de le devancer un peu.

Son background me paraît surtout servir du coup à faire accepter le fait qu'elle finit par renoncer malgré tout. Un parent d'enfant vivant ou bien si une famille l'attendait en bas, elle aurait sans doute essayé encore et encore pour mourir au "combat". Ca permet aussi de contrecarrer l'"instinct de survie" qu'on est censé avoir et qui doit nous guider jusqu'au bout. Du coup, quand elle repart, elle repart pour elle-même et non pas sous un prétexte externe.


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 06 Nov 2013, 15:14 
En ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 23 Mai 2008, 10:03
Messages: 6631
Localisation: Poitiers
Oui, j'aurai du dire apathique face à sa vie plutôt qu'à sa mort.

_________________
You are a ghost driving a meat covered skeleton made from stardust riding a rock floating through space.
FEAR NOTHING

BILANS CINEMA : 2023 I 2024 I 2025


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 07 Nov 2013, 19:19 
Hors ligne
Meilleur Foruméen
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Nov 2005, 00:46
Messages: 88854
Localisation: Fortress of Précarité
Et comme je l'ai dit plusieurs fois, l'histoire que l'auteur souhaite raconter n'est pas "c'est dur de survivre dans l'espace" mais "comment renaître après une tragédie".

Donc y a besoin du trauma.

Vous auriez préféré que le film raconte autre chose, soit, mais dites pas qu'il n'y a pas besoin de trauma dans le cadre de cette histoire parce que c'est juste faux.

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 07 Nov 2013, 19:45 
Hors ligne
L'impertinent pertinent
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 14 Juil 2005, 01:55
Messages: 11352
Localisation: Previously on Premiere
Film Freak a écrit:
Et comme je l'ai dit plusieurs fois, l'histoire que l'auteur souhaite raconter n'est pas "c'est dur de survivre dans l'espace" mais "comment renaître après une tragédie".

Donc y a besoin du trauma.

Vous auriez préféré que le film raconte autre chose, soit, mais dites pas qu'il n'y a pas besoin de trauma dans le cadre de cette histoire parce que c'est juste faux.


Y pas besoin de trauma fabriqué pour faire un bon film, ni pour faire un film sur "comment renaître après une tragédie", ni pour faire un survival, ni même pour faire ce film-là.
Maintenant Cuaron fait un autre choix, ok. Le film est ce qu'il est, pas de souci. Je l'accepte parfaitement.

Mais je peux critiquer.

Pour moi, au premier visionnage en tous cas, toute cette partie pue le fake, la tambouille de scénariste pour faire monter la sauce, faire un joli pliage de son film en deux, avec les parties qui se répondent, et accoucher d'un scénario typiquement Robert McKee.

Et non seulement ça prend pas sur moi, mais en plus ça me rend le truc prévisible à chaque étape. Donc ça gâche le plaisir, constamment.

Après je dis rien d'autre que "ne perdons pas de temps à inventer un trauma aux personnages, à décrire un passé absent du métrage ; il faut tracer droit devant et créer l’émotion, les regrets, la peur par le défilement des images, par le film lui-même". Grosso merdo. Perdre ses deux collègues astronautes, c'est le lancement... être au fond du fond du trou, pour moi c'est ça le super trauma à transcender. C'est ça le défi à relever. Mais là on vit un choc énorme, et après on m'explique que c'était juste pour panser une plaie restée béante d'un autre choc blablaté.

"Tout ce qui est dit au lieu d'être montré est perdu pour le public" ? So fucking right.

Tu veux la tenter en flashback façon Signs ? Mauvaise idée.
Tu veux l'expliquer par les lignes de dialogues et - pire - des monologues ? Mauvaise idée.

Trouve autre chose si tu veux t'en servir, ou ne t'en sers pas...

Mais voilà j'ai aimé, et c'est comme pour Signs ou d'autres films au concept fort où le plaisir est aussi dans les anachronies qu'on fantasme... Ces films accrochent tellement fort, ils te soulèvent et t'emmènent tellement loin... que si c'est pas pour te déposer dans un endroit encore plus puissant que ton point de départ... ben t'es déçu.

_________________
I think we're gonna need a helmet.


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 07 Nov 2013, 19:59 
Hors ligne
Meilleur Foruméen
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Nov 2005, 00:46
Messages: 88854
Localisation: Fortress of Précarité
Z a écrit:
Y pas besoin de trauma fabriqué pour faire un bon film, ni pour faire un survival

Jamais dit ça.

Citation:
ni pour faire un film sur "comment renaître après une tragédie"

Faut bien qu'il y ait une tragédie quand même!

Citation:
Pour moi, au premier visionnage en tous cas, toute cette partie pue le fake, la tambouille de scénariste pour faire monter la sauce, faire un joli pliage de son film en deux, avec les parties qui se répondent, et accoucher d'un scénario typiquement Robert McKee.

Et non seulement ça prend pas sur moi, mais en plus ça me rend le truc prévisible à chaque étape. Donc ça gâche le plaisir, constamment.

Ca je peux l'accepter parce que ça tient de la perception, du ressenti.

Citation:
Après je dis rien d'autre que "ne perdons pas de temps à inventer un trauma aux personnages, à décrire un passé absent du métrage ; il faut tracer droit devant et créer l’émotion, les regrets, la peur par le défilement des images, par le film lui-même". Grosso merdo. Perdre ses deux collègues astronautes, c'est le lancement... être au fond du fond du trou, pour moi c'est ça le super trauma à transcender. C'est ça le défi à relever.

Euuh ouais enfin c'est pas un trauma. C'est des collègues avec qui elle s'est entraîné 6 mois et qui meurt à cause des aléas de leur métier, c'est pas sa fille de 4 ans qui meurt en tombant bêtement dans la cour de récré.
Toute la fin, ce dernier plan ont mille fois plus de poids et de force lorsqu'il s'agit de la renaissance d'une femme qui, depuis un moment, ne fait que conduire en rond et s'est fermé aux autres que si c'est la renaissance d'une neuf sans souci mais dont la navette a eu un accident.
Le film est quasiment en temps réel, donc si le trauma c'est juste la mort des collègues, elle a pas vraiment le temps de le "vivre" le trauma, il s'installe pas. Elle a pas le temps d'être "traumatisé".
En gros, la résolution du trauma a moins de force si le trauma est vieux de deux heures.

Citation:
Amis là on vit un choc énorme, et après on m'explique que c'était juste pour panser une plaie restée béante d'un autre choc blablaté.

"Tout ce qui est dit au lieu d'être montré est perdu pour le public" ? So fucking right.

Une règle à laquelle j'adhère à 100%. Après, y a ici un parti-pris qui le ne le permettait pas et je trouve que le film s'en sort (surtout que, ce qui compte ici, c'est davantage la résolution du trauma que le trauma en soi). La scène où elle se confie à Clooney, je la trouve super émouvante par exemple.

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 07 Nov 2013, 20:15 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 16 Aoû 2012, 12:19
Messages: 1657
Z a écrit:
"Tout ce qui est dit au lieu d'être montré est perdu pour le public" ? So fucking right.

En même temps, appliquer mathématiquement le "show, don't tell" n'est pas toujours la meilleure idée du monde pour moi. "Tout ce qui est dit au lieu d'être montré est perdu pour le public" j'ai l'impression que c'est ce qui se passe dans la tête des scénaristes américains mais que ça ne correspond pas toujours a la réalité du public. Avoir une séquence ou deux personnes ne dont que discuter devient impossible. Faut respirer les mecs.

Surtout que la en l’occurrence la mise en scène s'en sert. Le cadre qui se resserre petit a petit sur Bullock, donnant l'impression qu'elle se parle a elle même. D'ailleurs j'ai trouve le cut juste après assez joli, quand Clooney check dans son petit miroir pour voir comment elle va, genre "merde elle déraille la".


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 07 Nov 2013, 20:25 
Hors ligne
L'impertinent pertinent
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 14 Juil 2005, 01:55
Messages: 11352
Localisation: Previously on Premiere
Film Freak a écrit:
Jamais dit ça.


Je sais, c'est moi qui le dis.

Citation:
Faut bien qu'il y ait une tragédie quand même!


Bah la meuf est paumée dans l'espace, sans liaison terrestre, sans navette spaciale, sans moyen de retour = tragédie.

Je sais qu'il faut toujours ajouter une faiblesse au personnage pour en jouer au moment opportun (asthme, vertige, alcool, trauma...) mais toutes ces formules m'emmerdent quand la mise en scène est à ce point narrative et libérée de toute contrainte.

Dans Alien, le seul point faible de Ripley, c'était d'être une femme.
Ça correspondait à la vision de l'époque... la technique de caractérisation façon Roger Corman en gros.

Mais aujourd'hui ce n'est évidemment pas suffisant, et c'est aussi déjà vu... alors on va titiller le côté maternel et pousser plus loin et... Fuck it.
C'est pas aller dans la bonne direction, surtout pour un survival.

à Baptiste : détends-toi -frappe pas ton écran, c'est que mon avis :)


Citation:
Ca je peux l'accepter parce que ça tient de la perception, du ressenti.


J'ai mis des "pour moi" partout, parce que sinon ça donne l'impression à deudtens que j'encule le zef avec les traumas en mode pisse-froid.
Mais je pense que c'est plus un vrai truc foireux de scénariste qui m'emmerde, comme un ingrédient en trop dans un plat qui me fait merder la dégustation, qu'une stricte question de ressenti.

Citation:
Euuh ouais enfin c'est pas un trauma. C'est des collègues avec qui elle s'est entraîné 6 mois et qui meurt à cause des aléas de leur métier, c'est pas sa fille de 4 ans qui meurt en tombant bêtement dans la cour de récré.


Le trauma dans son cas, c'est l'énorme plan où on dérive avec elle dans le néant, avant que Clooney la récup.
Moi j'étais dans mes chaussettes, je veux dire : c'est le désespoir absolu ce truc !

Je n'avais aucune idée de comment elle pouvait revenir... et comme je ne savais rien du film, j'étais même prêt à morfler pendant 60 minutes, où elle réalise la fin de son existence et que ça parte en cacahuète cosmico-ésotérico-religieuse... je dis pas que j'aurais aimé attention ! c'est juste pour dire qu'à ce moment précis, j'étais sorti des formules scénaristiques bidonnées.

Et c'était le pied !

Citation:
Toute la fin, ce dernier plan ont mille fois plus de poids et de force lorsqu'il s'agit de la renaissance d'une femme qui, depuis un moment, ne fait que conduire en rond et s'est fermé aux autres que si c'est la renaissance d'une neuf sans souci mais dont la navette a eu un accident.


Bah c'est exactement là où je ne suis pas d'accord avec toi.
Pour moi y a un d'un côté un truc tout fake et sursignifiant écrit au lieu d'être montré, et de l'autre quelque chose de surpuissant qu'on a expérimenté avec elle par le défilement des images.

Citation:
Le film est quasiment en temps réel, donc si le trauma c'est juste la mort des collègues, elle a pas vraiment le temps de le "vivre" le trauma, il s'installe pas. Elle a pas le temps d'être "traumatisé".
En gros, la résolution du trauma a moins de force si le trauma est vieux de deux heures.


Oui, j'ai pensé à cette notion de temps dans l'exploitation d'un trauma... c'est un bon point pour toi.

Néanmoins je préférerais qu'on essaye, plutôt que de s'en remettre toujours aux mêmes formules (comme je l'avais dit : alcoolisme, accident de la route, deuil, culpabilité etc... et franchement ici la simplicité du trauma (mon gosse est mort) est aussi son pire défaut, puisqu'il cumule toutes les tares).

Citation:
La scène où elle se confie à Clooney, je la trouve super émouvante par exemple.


Moi je n'y ai vu que la préparation de ce qui allait suivre, comme une mécanique qu'on déroule.
Ce qui tranche avec le je-ne-sais-pas-ce-qui-va-se-passer-ni-comment-elle-va-s'en-sortir du début.

_________________
I think we're gonna need a helmet.


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 07 Nov 2013, 20:30 
Hors ligne
L'impertinent pertinent
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 14 Juil 2005, 01:55
Messages: 11352
Localisation: Previously on Premiere
flatclem a écrit:
En même temps, appliquer mathématiquement le "show, don't tell" n'est pas toujours la meilleure idée du monde pour moi. "Tout ce qui est dit au lieu d'être montré est perdu pour le public" j'ai l'impression que c'est ce qui se passe dans la tête des scénaristes américains mais que ça ne correspond pas toujours a la réalité du public. Avoir une séquence ou deux personnes ne dont que discuter devient impossible. Faut respirer les mecs.


Je suis pas un ayatollah non plus, faut pas le prendre au premier degré. On fait que discuter du traitement et du rendu d'un film.

Evidemment que ce précepte n'est intéressant à suivre que lorsqu'il y a du suspense... pas pour les interactions entre les personnages.
Je suis bien content de boire un café avec De Niro et Pacino dans Heat.

Citation:
Surtout que la en l’occurrence la mise en scène s'en sert. Le cadre qui se resserre petit a petit sur Bullock, donnant l'impression qu'elle se parle a elle même.


Moi ce qui m'a marqué très tôt, c'est la caméra qui passe en vision subjective de Bullock.
Ce qui a eu tendance finalement à me tromper sur l'idée qu'elle était moi et qu'on était à égalité (alors que non, elle sait quoi faire elle a été entraînée et pas moi / elle a perdu son gosse et pas moi).

Citation:
D'ailleurs j'ai trouve le cut juste après assez joli, quand Clooney check dans son petit miroir pour voir comment elle va, genre "merde elle déraille la".


Tous les cut sont vraiment forts.

_________________
I think we're gonna need a helmet.


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 07 Nov 2013, 20:31 
Hors ligne
Expert

Inscription: 24 Juin 2013, 09:48
Messages: 218
Film Freak a écrit:
Et comme je l'ai dit plusieurs fois, l'histoire que l'auteur souhaite raconter n'est pas "c'est dur de survivre dans l'espace" mais "comment renaître après une tragédie".
Film Freak a écrit:
Vous auriez préféré que le film raconte autre chose, soit, mais dites pas qu'il n'y a pas besoin de trauma dans le cadre de cette histoire parce que c'est juste faux.

Ouais... c'est un tout petit peu de mauvaise foi quand même... pourquoi y a besoin d'un missile qui détruit un satellite et un champ de débris qui fait exploser une navette et plusieurs stations spatiales pour raconter "comment renaître après une tragédie" (avoir perdu un enfant) ? Il n'y en a pas besoin. C'est un choix de Cuaron, de faire son film là, comme ça, dans ce contexte. Le trauma aussi c'est un choix. Ce choix est critiquable sur base de ce qu'il en fait. La critique qui me semble être faîte et que je trouve entièrement justifiée et lucide, c'est que Cuaron négocie très mal l'articulation entre ce qu'il met en scène et l'histoire qu'il veut raconter (si c'est vraiment comment renaître après une tragédie... à voir le film, j'ai du mal à y croire...).
Pour ma part, je ne veux pas que le film raconte autre chose que ce qu'il ne raconte, je trouve juste qu'il raconte très mal. Ce que j'aurais aimé c'est que Cuaron choisisse mieux ce qu'il veut raconter. Parce qu'honnêtement ce que Cuaron raconte sur la renaissance après le décès d'un enfant c'est quand même pas dingue... Faut pas déconner.


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 07 Nov 2013, 20:38 
Hors ligne
L'impertinent pertinent
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 14 Juil 2005, 01:55
Messages: 11352
Localisation: Previously on Premiere
Harry White a écrit:
Pour ma part, je ne veux pas que le film raconte autre chose que ce qu'il raconte, je trouve juste qu'il raconte très mal.


C'est un peu ça.

Mais c'est pas tant qu'il le raconte mal.
Juste que le début de son histoire, sa narration, ses transitions pour exciter l'intérêt... tout est finalement plus bandant que le cliché sur lequel il mise toute l'émotion.

Parce que si ce cliché ne passe pas, alors l'émotion reste dans l’œuf.

Citation:
Parce qu'honnêtement ce que Cuaron raconte sur la renaissance après le décès d'un enfant c'est quand même pas dingue... Faut pas déconner.


C'est vrai.
Mais en même temps je suis pas venu au cinéma pour mater Amour, donc c'est cool.

_________________
I think we're gonna need a helmet.


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 512 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32 ... 35  Suivante

Heures au format UTC + 1 heure


Articles en relation
 Sujets   Auteur   Réponses   Vus   Dernier message 
Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Roma (Alfonso Cuaron, 2018)

[ Aller à la pageAller à la page: 1 ... 8, 9, 10 ]

deudtens

135

13003

06 Avr 2025, 10:00

FingersCrossed Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. A Little Princess (Alfonso Cuarón, 1995)

Film Freak

9

1929

07 Aoû 2013, 16:54

Le Cow-boy Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Y Tu Mamá También (Alfonso Cuarón, 2001)

Film Freak

8

2148

10 Aoû 2013, 01:50

Film Freak Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Great Expectations (Alfonso Cuarón, 1998)

Film Freak

4

1865

09 Aoû 2013, 09:03

Arnotte Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Sólo con tu pareja (Alfonso Cuarón, 1991)

Film Freak

14

2063

30 Juil 2013, 09:18

Arnotte Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Les Fils de l'homme (Alfonso Cuaron - 2006)

[ Aller à la pageAller à la page: 1 ... 10, 11, 12 ]

Blissfully

168

19790

09 Mai 2012, 16:22

romain Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban (Alfonso Cuaron - 2004)

Qui-Gon Jinn

0

636

19 Mai 2024, 22:05

Qui-Gon Jinn Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Desierto (Jonas Cuaron, 2016)

Art Core

6

2049

04 Nov 2018, 23:36

Abyssin Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. The Current War (Alfonso Gomez-Rejon - 2019)

Qui-Gon Jinn

1

1135

27 Fév 2020, 16:05

Déjà-vu Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Le Monde des vampires (Alfonso Corona Blake - 1961)

Tom

0

2302

29 Avr 2012, 00:39

Tom Voir le dernier message

 


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 4 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Rechercher:
Aller à:  
Powered by phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO
Hébergement mutualisé : Avenue Du Web