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MessagePosté: 19 Jan 2015, 03:03 
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Je pense que c'est plus une vision autour du phénomène que de la figure du super héros [à part une séquence] mais je pense que Inarritu se moque pas mal des super héros en général. En tout cas, c'est pas du tout ce que je retiens du film


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MessagePosté: 19 Jan 2015, 03:17 
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Ok. Après ce qu'a fait Assayas l'an dernier, j'espère qu'Alejandro n'est pas un ignare itou.

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MessagePosté: 19 Jan 2015, 07:36 
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Film Freak a écrit:
Entre les propos tenus par Iñárritu et certains échos de gens qui ont vu le film, j'ai peur d'une vision un peu débile du super-héros. Qu'en est-il, c'est pas trop con?

C'est hyper secondaire.. Le film est pas du tout là-dedans. C'est un peu parodique mais rien à voir avec ce qu'a fait Assayas..

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MessagePosté: 19 Jan 2015, 07:43 
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Film Freak a écrit:
Ok. Après ce qu'a fait Assayas l'an dernier, j'espère qu'Alejandro n'est pas un ignare itou.


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MessagePosté: 23 Jan 2015, 01:09 
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Il aura donc fallu qu'Iñárritu reboote son cinéma pour que je puisse enfin y adhérer.

Si le parcours du héros, dans ce rapport au passé et sa figure de père absent, n'est pas sans rappeler le personnage d'El Chivo, l'ex-militant devenu tueur à gages d'Amores Perros, ou le protagoniste doté de pouvoirs surnaturels de Biutiful, il s'inscrit dans un film qui tranche radicalement avec le reste de la filmographie du cinéaste.

Déjà, il s'agit (principalement) d'une comédie, genre qui se fait vraiment salutaire à mes yeux pour Iñárritu parce qu'il permet de faire passer le côté démonstratif par le biais de l'exagération mais aussi parce qu'il apporte une légèreté bienvenue dans l'oeuvre du metteur en scène.
Ensuite, il y a ce parti-pris de mise en scène, un plan-séquence de deux heures, qui là aussi, bien que toujours ostentatoire, enlève la pesanteur inhérente au découpage, au sens créé par le montage. Durant les premières minutes du film, alors que je m'acclimatais à ce choix, je ne cessais de remarquer, par leur absence, le pouvoir des coupes. On est tellement habitué qu'on ne les voit même plus, qu'on a totalement assimilé cet outil de langage comme on assimile la ponctuation, et d'un coup, je ressentais leur absence et je me rendais compte de la façon dont ils peuvent intervenir pour souligner un effet désiré. Par conséquent, en ne coupant pas, en ne "soulignant" pas le sens par le montage, Iñárritu atteint par l'épure une certaine légèreté là aussi.

Ludique de part en part, cette forme sert également le fond de ce film-cerveau en plan-séquence mais pas en temps réel où le travelling perpétuel (hé la moquette The Shining) nous mène comme de synapse en synapse et, comme il passe fréquemment de la scène aux coulisses et vice versa (hé Labyrinths de Borges), nous fait pénétrer les coulisses de la psyché de son héros. Vaguement schizo et déconnecté de la réalité, Riggan Thompson est hanté par la voix de Birdman, son personnage qui agit comme mauvaise conscience et manifestation de l'ego surdimensionné de l'acteur en quête de renaissance. Parce que Birdman porte bien son nom. En fin de compte, c'est quand même un peu un film de super-héros. Ou plutôt d'übermensch. L'histoire d'un homme qui, par la volonté de pouvoir, manifestée ici par un geste artistique, va se surpasser pour renaître un nouvel homme. Mais en enlevant son masque...

Et en passant, c'est aussi un film sur les comédiens (Edward Norton est tout aussi bon que Michael Keaton dans un rôle qui n'est pas moins une version méta de lui-même), sur la comédie (j'étais parfois un peu tout seul à rire devant certains traits d'humour absurde ou noir), sur la pop culture et la célébrité (les adaptations de comics et les réseaux sociaux ne prennent pas aussi cher que j'aurai cru, ils sont surtout présentés comme une réalité à exploiter), c'est assez dense derrière ses apparences.

Le film n'évite pas un certain didactisme par moments mais le genre et l'approche justifient un peu la chose et, si ça commence très fort, le dernier tiers patine un peu, mais la fin est tellement belle...

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MessagePosté: 23 Jan 2015, 01:17 
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Les Jean-Jacky et co. disent exactement la même chose sur Facebook.

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MessagePosté: 23 Jan 2015, 01:23 
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T'inquiète, c'est tempéré par des mecs de CinémaTeaser et 3 Couleurs qui disent que c'est "un étron de pigeon".

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MessagePosté: 23 Jan 2015, 08:25 
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MessagePosté: 10 Fév 2015, 19:08 
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Très bon film, intelligent qui m'a bien fait réfléchir après vision. Les acteurs sont tous bon, un vrai film d'acteurs. Et tout ça est très agréable à regarder, les quelques effets spéciaux sont parfaits et les plans séquences sont menés de mains de maîtres.

La toute fin est bien cool.

La fin je ne suis pas sûr de ce qu'il a voulu exprimer... soit une figure de style, soit le fait qu'en devenant plus "humain" l'autre (sa fille) le voit réellement ; Le sourire ébahit.

Ou il est enfin débarrassé de son démon intérieur et devient libre... Le vol serait une métaphore de sa liberté acquise. (comme la fin de Matrix d'ailleurs)


5/6


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MessagePosté: 01 Mar 2015, 10:47 
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Je n'ai pas aimé.

C'est vrai que c'est assez étourdissant de maîtrise ces longs plans-séquences (puisque si j'ai bien compris la continuité d'un unique plan n'est qu'une illusion) et à une demi-heure de film j'étais assez grisé par ces personnages qu'on attrape les uns après les autres au gré des allers et venues d'une caméra libre, virevoltante. Mais je trouve que ça tourne vite au système dérivé du concept, qui ne laisse plus le film respirer au-delà de sa performance de mise en scène et d'interprétation (cette tirade vengeresse d'Emma Stone en gros plan, par exemple, a tout de la perf ostentatoire).

D'autant qu'au final, le film hésite constamment entre un ton comique voire cynique, et une prétention morale humaniste. Ca fait un peu pot pourri d'intentions philosophiques sans qu'aucune d'entre elles ne soient vraiment incarnées. On a l'impression qu'Inarritu veut nous en mettre plein la vue avec des références (l'assemblage de batterie et de jazz et d'une collection de beaux morceaux classiques fait joli, mais creux) sans pleinement traiter le sujet artiste de théâtre VS acteur de blockbuster: quelle est la différence, quelles intentions, quelles méthodes? Les répétitions s'enchaînent sans qu'Inarritu ne nous montre l'évolution interprétative et comment l'oeuvre en est affectée... Les événements semblent de plus glisser sur le personnage de Keaton une fois le premier accroc passé, comme si lui même s'en foutait. Du coup la sincérité de son acte de bravoure final est douteux: peut-on vraiment penser qu'il veut embrasser cette carrière artistique après tout ça? Cet acte ne suscite en tout cas aucune émotion chez moi, parce que le vécu de l'acteur a été traité de manière désinvolte, superficielle tout du long, tout ça parce qu'Inarritu voulait garder une distance ironique qu'il croit moderne.

La comparaison avec Opening Night de Cassavetes fait très mal: ce dernier a le même sujet, mais en étant suffisamment humble pour se concentrer sur l'évolution du rapport entre les interprètes et l'oeuvre de théâtre, avec en fond les interrogations sur la déchéance liée à la vieillesse, atteint une intensité et une émotion que Birdman n'effleure même pas.


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MessagePosté: 01 Mar 2015, 11:48 
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Baptiste a écrit:
(puisque si j'ai bien compris la continuité d'un unique plan n'est qu'une illusion)

Comment pourrait-il en être autrement ? L'intrigue se déroule sur plusieurs jours et il y a des scènes de vol, sans parler de la chorégraphie miraculeuse que cela représenterait.


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MessagePosté: 01 Mar 2015, 11:54 
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Le premier raccord invisible "évident" c'est une caméra pointée vers le ciel avec accélération du temps, techniquement c'est faisable de ne pas couper le plan à ce moment-là.


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MessagePosté: 01 Mar 2015, 12:13 
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Baptiste a écrit:
Le premier raccord invisible "évident" c'est une caméra pointée vers le ciel avec accélération du temps, techniquement c'est faisable de ne pas couper le plan à ce moment-là.

Théoriquement oui, mais ce time-lape intervient au bout d'une heure et ce n'est pas une déambulation dans le musée de l'Ermitage comme dans L'Arche russe, qui en soi était déjà un exploit. Il y a énormément d'allées et venues, des représentations théâtrales, des effets spéciaux (la télékinésie), etc.


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MessagePosté: 02 Mar 2015, 11:16 
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Localisation: In the Oniric Quest of the Unknown Kadath
Baptiste a écrit:
(puisque si j'ai bien compris la continuité d'un unique plan n'est qu'une illusion)


Mais mais...
Je comprends même pas qu'on puisse s'imaginer un seul instant qu'il s'agisse d'un seul plan. La caméra s'envole, passe à travers des grilles de fenêtre, retrouve des personnages au déplacement géographique impossible. C'est justement tout le projet de ce plan-sequence post-moderne d'abolir la physique et le temps et de donner l'illusion d'une continuité impossible.

Sinon en ce qui concerne le film je ne sais pas trop quoi en penser. Je le trouve très impressionnant par son ambition folle, son côté labyrinthe mental (qui justifie un peu la caricature de certains personnages - notamment la critique), sa littéralité totale (les pouvoirs). J'adore les acteurs (même si comme le dit Baptiste on a parfois le sentiment d'une foire à la performance), Keaton est génial entre le mec totalement "next door" et une énergie brute et charismatique. J'adore la musique à base de percussions. J'adore le boulot de Lubezki sur le film. J'adore la poésie de certains moments
ce moment de coupe final avec le plan des méduses, la météorite qui tombe...

Mais ceci étant dit ça ne me touche jamais vraiment, ça m'intéresse même assez peu. Effectivement sur le même sujet Opening Night, avec une totale économie de moyens, a une puissance et une intensité que n'effleure jamais Birdman. Trop dispersé entre ses différents personnages dans la première partie qu'il abandonne brutalement dans son dernier acte, je trouve le film mal équilibré.

Bref à revoir peut-être. En l'état la séance a été plaisante, je suis impressionné par le film mais il est pour moi un peu bordélique, un peu trop gourmand et finalement pas assez limpide dans le portrait de son Birdman.

4/6

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CroqAnimement votre


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MessagePosté: 02 Mar 2015, 11:36 
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Messages: 14020
Art Core a écrit:
Je comprends même pas qu'on puisse s'imaginer un seul instant qu'il s'agisse d'un seul plan.

Quand bien même ce serait possible, il faudrait que tous les acteurs soient bons pendant deux heures dans la même prise, alors qu'en fait on n'est justement pas au théâtre et qu'ils seraient tous essoufflés.


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