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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 25 Mar 2014, 14:21 
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Ca coule comme de l'eau de source.

Vas y conseille-nous un bouquin Delmore!

Carrère, de Kerangal, Toussaint et Jauffret, on n'y touche pas.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 25 Mar 2014, 14:23 
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Duong Thu Huong "Les collines d'Eucalyptus", une romancière vietnamienne. 700 pages qu'on ne peut lâcher sur le destin d'un homosexuel au Viet-Nam dans les années 80. C'est une langue toute belle et toute simple, et franchement autre chose que cette bouillie de sédimentation d'adjectifs...


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 27 Mar 2014, 12:14 
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Isaac Asimov - Cycle de Fondation Fondation, Fondation et empire, Seconde fondation

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Alors voilà, il est fini ce cycle principal de Fondation, pilier proclamé de la science-fiction.

Le plus réjouissant, dans ce cycle, c'est l'ampleur des enjeux: je crois que je n'ai tout simplement jamais lu quelque chose d'aussi ample. Au niveau historique, c'est vertigineux, et ça va chercher jusqu'aux limites des conceptions du futur. Il a le projet de faire aboutir l'humanité en tant que civilisation, paradoxalement à partir d'un déclin, et la démonstration est convaincante.

L'aspect technologique est en revanche à ma grande surprise peu développé, moi qui pensait qu'Asimov était un représentant de la hard science-fiction... Asimov décrit bien quelques innovations à l'aide de concepts scientifiques, mais on sent que c'est plus par souci de construire un univers cohérent que par souci de réelle crédibilité. Ceci dit, il est clairement un partisan de la science atomique qui dans Fondation est le socle du progrès technologique.

Dans le même ordre d'idée que ces deux aspects (enjeux + technologie), j'ai lu quelque part qu'il fallait lire Fondation comme une Histoire illustrée, d'un futur particulièrement lointain certes, mais une Histoire quand même. Il ne faut en effet pas s'attendre à des scènes de guerre très développées, à des aliens envahisseurs. Et encore moins, à une intrigue dramatique substantielle. En fait, l'intrigue dramatique est l'Histoire même, et les personnages ne sont que de micros-agents de cette Histoire. La forme de la narration, et le style, se conforment ainsi pleinement au postulat d'Asimov et de la fameuse Fondation, selon lequel les changements historiques sont régis par des règles mathématiques et sont ainsi prévisibles si l'on prend une échelle de population suffisamment grande pour atténuer les effets des variances individuelles, liées par exemple à une figure de Grand Homme.

C'est ce qui fait la perfection du projet de Fondation: le fait que le fond s'éprouve pleinement dans la forme (narration et style). Ce style, justement, est peu flamboyant. Ce n'est pas toujours très bien écrit, Asimov est clairement plus un architecte qu'un décorateur, et il n'y a même pas d'ailleurs la jouissance d'un style très rigoureux et précis. N'allez pas chercher d'élans poétiques dans ce cycle, il n'y en a pas. Les personnages sont assez plats et peu intéressants en eux-mêmes.

Le seul bémol réside justement dans cette tentation régulière chez Asimov de se faire décorateur, de développer malgré tout des descriptions physiques et psychologiques des personnages, alors qu'elles sont accessoires dans son projet. Certes, toute histoire est faite de personnalités, mais comme le projet est ici de montrer que ces personnalités influent peu sur le déroulement global, j'aurais aimé qu'Asimov pousse la logique jusqu'à occulter complètement ces aspects issus du roman traditionnel.

C'est probablement une concession au public et à lui-même, s'autoriser ces petits moments conventionnels, ramener le lecteur dans le champ d'une lecture plus ou moins balisée. Et puis peut-être qu'une fois ces individus ramenés à ce qu'ils sont réellement, de petits rouages dans une énorme machinerie, le décalage avec le romanesque précédemment construit interpelle plus, choque pour mieux faire pénétrer l'idée chez le lecteur. Peut-être. Il y a cette manipulation du lecteur, d'ailleurs, ce goût pour le jeu et le coup de théâtre, qui fait que la lecture est à certains moments très intense - certains passages m'auront scotché comme rarement; je ne voulais littéralement lâcher le bouquin pour rien au monde.

Mais on a quand même l'impression que le cycle est dilué dans des considérations longuettes sur des personnages dont on se fout, à grands renforts de dialogues au mieux banals au pire atrocement plats. Je regrette à cet égard que le cycle n'ait pas été pleinement à l'image de son premier tome, pour moi le meilleur: une succession d'énigmes géopolitiques qui font avancer l'Histoire, et au cours desquelles la science de l'analyse et du didactisme d'Asimov font merveille. Les tomes deux et trois sont constitués de plus grands arcs narratifs qui, par cela même, précipitent Asimov dans la tentation romanesque décrite plus haut.

Je me contente pour l'instant des trois premiers livres du cycle puisqu'ils forment un tout originel, qu'Asimov a des années après, à la demande de l'éditeur, prolongé par deux derniers tomes qui me semblent dispensables - mais je les lirai un jour. Sponge, Mass, vous les aimez les derniers?


Dernière édition par Baptiste le 27 Mar 2014, 13:05, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 27 Mar 2014, 13:04 
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Les deux derniers tomes sont assez différents. Déjà ils font le lien avec son cycle des robots, c'est utile (mais pas obligatoire) de l'avoir lu.
Ensuite on perd totalement le côté fresque historique pour suivre les mêmes personnages, pas forcément fascinants en plus. Mais bon, ça reste quand même sympa, et la fin est satisfaisante.

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 27 Mar 2014, 13:10 
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Oui donc ça risque de moins me plaire, étant donné que je trouve que le côté romanesque d'Asimov n'est pas son point fort.

Ce qui me rend curieux et à la fois méfiant c'est que je vois mal comment il peut faire évoluer son histoire à partir de la fin du tome 3. C'est un peu la fin ultime de tous les temps... Du coup, faire une suite va soit modifier cette perfection, et là c'est casse-gueule, soit la rétablir après plusieurs peripéties dispensables, si tu vois ce que je veux dire.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 27 Mar 2014, 13:54 
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Vu que j'ai lu tous les tomes à la suite, il y a plusieurs années, c'est assez flou dans mon souvenir, je vois le tout comme un gros bloc. Je vais checker des résumés et réfléchir à une bonne réponse.

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 27 Mar 2014, 18:15 
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Jamais terminé le premier tome de Fondation, ça m'était tombé des mains à l'époque :oops:. Beaucoup trop de description même si on entrevoyait un univers foisonnant et hyper profond.

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 27 Mar 2014, 18:20 
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Beaucoup trop de descriptions? Ca démarre pourtant super vite, et chaque chapitre va droit au but et approfondit les enjeux. En tout cas dans le premier tome. Tu aurais détesté les deux autres tomes, qui diluent ces enjeux dans une forme romanesque plus classique.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 27 Mar 2014, 18:21 
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Bizarrement, ça m'avait un peu déçu quand je l'avais relu car je trouvais presque tout le truc trop "simple", pas assez vertigineux. ça reste assez sympa quand même.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 27 Mar 2014, 18:23 
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Baptiste a écrit:
Beaucoup trop de descriptions? Ca démarre pourtant super vite, et chaque chapitre va droit au but et approfondit les enjeux. En tout cas dans le premier tome. Tu aurais détesté les deux autres tomes, qui diluent ces enjeux dans une forme romanesque plus classique.


Me souviens plus bien (ça fait pas loin de 15 ans) mais ça m'avait emmerdé.

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 27 Mar 2014, 18:29 
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Citation:
Bizarrement, ça m'avait un peu déçu quand je l'avais relu car je trouvais presque tout le truc trop "simple", pas assez vertigineux. ça reste assez sympa quand même.


Je suis plutôt d'accord, on est un peu déçu au final par rapport à ce qui était esquissé au départ, et surtout quand l'on connaît la réputation du truc. Mais je pense que c'est dû au fait qu'Asimov se perd un peu en cours de route. Quand en revanche il se concentre sur son intrigue historique, c'est passionnant - tous les pivots de ses bouquins, et notamment la fin, sont remarquables. Mais je pense effectivement que pour toutes ces raisons, la relecture n'a pas grand intérêt.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 28 Mar 2014, 23:05 
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Sir Flashball
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Tu sais lire, toi ?

COMMENT TU CASSES LE MYTHE.

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"Je vois ce que tu veux dire, mais..."
"Je me suis mal exprimé, pardon."


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 28 Mar 2014, 23:18 
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Garçon-veau
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Ouais putain ! Il lit des trucs où ya même pas d'images !
Cela dit je comprends la méprise, ya des dessins rigolos sur les couvertures

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Netflix les gars, Netflix.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 02 Avr 2014, 18:41 
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Prix 2000 du 1er roman étranger

Ca faisait très longtemps que je voulais découvrir cette histoire qui est bien une oeuvre de fiction basée sur quelques faits réels : un chef indien, peut-être Little Wolf, chef des Cheyennes du Nord (il aurait un homonyne chez les Cheyennes du Sud) aurait demandé au président des USA Ulysses Grant, 1000 femmes blanches (contre 1000 chevaux) afin de faciliter l'intégration future de son peuple avec celui des Blancs. Jim Fergus imagine ce qui se serait passé si cette proposition, scandaleuse en son temps, avait été réellement acceptée.
On assiste donc au choix de ces femmes (il n'y en a qu'une trentaine pour la 1ère livraison) aux horizons et motivations divers et à leur acclimatation chez les Indiens. Outre le personnage féminin principal, il y a d'intéressants portraits de femmes (l'ancienne esclave noire, une espèce de Calamity Jane passionnée d'oiseaux et artiste peintre, une authentique dame du Sud tombée en déchéance, une conductrice de convois, etc....) sans parler des Indiens dont on découvre bien sûr les us et coutumes.
On pense beaucoup à Danse avec les loups au cours de la lecture tant il est vrai que l'histoire des Indiens repose sur des codes récurrents : un peuple libre, vivant en accord avec son environnement, aux prises avec l'expansion des Européens, reculant petit à petit à chaque traité non respecté par les Blancs, tentant de résister à l'inéluctable pour finir par s'y résoudre.
Sur certaines sources internet, il est dit que Jim Fergus raconterait dans ce livre l'histoire de son arrière-arrière-grand-mère mais, à la fin du livre, il n'en fait absolument pas mention. La confusion est peut-être venue du fait que le point de départ de l'histoire est relatée par un journaliste à la recherche de son ancêtre partie vivre chez les Indiens.

_________________
"Le cinéma, c'est le sang, les larmes, la violence, la haine, la mort et l'amour"
Douglas Sirk


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Avr 2014, 21:13 
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L'Homme au balcon (Per Wahlöö et Maj Sjöwall)

L'éditeur est pas très malin, il n'y aucune indication de l'ordre des livres dans les bouquins en question... Sans le vouloir, je suis donc passé du n°1 au n°3, sans que ce ne soit une seule fois gênant à la lecture, cela dit.

J'ai trouvé ça vachement bien. C'est sans doute le fait de déjà connaître les particularité du style, et ainsi de ne pas avoir d'attentes parasites. C'est toujours aussi diablement sobre, simple, ultra-factuel - faut voir la façon couperet dont tombe la fin, enquête terminée et livre immédiatement refermé, plouf, c'est à la fois réjouissant et frustrant. Il reste par-ci par-là deux trois choses qui ont vieilli, ou qui sont en tout cas devenues de tels clichés qu'elles ont un peu perdu de leur force. Mais je crois que je prend goût à cette approche du roman policier : c'est clair et limpide, ça repose le crâne comme une bonne aspirine.



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La Légende de Sleepy Hollow (Washington Irving)

Petite nouvelle qui surprend assez par la façon dont elle a absolument que dalle à voir avec l'adaptation de Burton : le plus gros point commun est le héros ridicule, quoiqu'il est chez Irving assez peu sympathique. La plus grosse différence réside dans l'atmosphère, qui a quelque chose de très généreux dans la nouvelle : les champs abondants, la beauté de la campagne ensoleillée, la chaleur des habitants.

C'est l'une des beautés du livre : le fantastique noir (qui intervient assez tard) ne vient pas troubler ou remettre en question le monde. On sent bien que ce village est un peu à la bordure de la civilisation, que la nation côtoie encore des bois qui évoquent les contes européens, et cette communauté hollandaise, dont on nous dit qu'elle est comme en retard sur l'avancement du pays, fait une sorte de trait d'union vers le passé archaïque de l'Amérique. En ça, en fait, le livre et le film sont assez proches, même si c'est de deux manières complètement opposées. Ici, la magie (au sens figuré) d'un charmant village rural glisse sans difficultés vers la magie (redoutée) des légendes du coin. Cette cohabitation est très bien gérée.

Ça va de pair, d'ailleurs, avec une méfiance entretenue envers le fantastique (qui, on le comprend, n'est pas advenu ici, la supercherie est sous-entendue) : histoire racontée par un intermédiaire, trous dans le récit. On côtoie le conte sans réellement s'y abandonner, et cette façon de faire de cette nouvelle à la fois un conte et un point de vue sur ceux-ci, dit aussi, à sa façon, la transition que sont entrain de vivre les USA.

Bon, j'étale beaucoup dessus (je dois être entrain de réciter la préface d'ailleurs, me semble l'avoir lue), mais si ça reste charmant, c'est pas un livre exceptionnel. Vous pouvez essayer, le bouquin coute 2 € et se lit en une heure à peine.




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City (Alessandro Baricco)

Je suis très partagé. J'ai failli arrêter le livre après quelques pages, puis failli le balancer à plusieurs reprises ensuite... Je ne suis pas un grand lecteur, et j'ai un peu de mal avec toute écriture qui demanderait un effort assez prononcé pour provoquer une cassure dans l'immersion du récit. Je suppose que c'est ce que je ressentirais face au cinéma moderne si j'étais non-cinéphile, mais c'est donc un peu compliqué de trier entre le grain et l'ivraie quand je bute contre un roman pour ces raisons.

C'est la nature (et la qualité) du livre d'être ultra-foutraque. Mais il y a ici quelque chose qui me semble tout de même relever de facilités exaspérantes, à commencer par les monologues qui parsèment le roman : de longues logorrhées pleines d'approximations (recherchées) de langage parlé, qui s'étalent sur plusieurs pages sans aucun point, que des virgules, parfois même avec des effets de mise en pages moches et inutiles cassant les phrases en plein milieu. Je n'en vois pas l'intérêt : à chaque fois que je tombais dessus, je soupirais et refermais le bouquin pour un temps. C'est une corvée à lire, et tu sens que ce n'est même pas "travaillé", mais juste jeté comme ça sur le papier, comme dans le mouvement d'une supposée inspiration. Il n'y a qu'une fois où ça a vraiment du sens : pour le match de boxe contre Poreda, parce qu'il est normal que tout s'y embrouille (et que les différentes voix qui s'entremêlent forment un canevas plus segmenté - majuscules, minuscules, textes entre parenthèses -, et donc plus lisible).

Il reste que le roman m'a souvent réjoui. Il faut passer la façon dont, via ses personnages, Baricco semble sans cesse s’auto-congratuler de l'originalité de ses idées. Cet éloge du bizarre a quelque chose d'assez immature qui peut vite gonfler. Mais pour le reste, les échanges entre les personnages (un enfant génie vivant seul, sa babysitter folle, ses amis imaginaires, son prof paumé...) sont assez jouissifs, comme si l'on nous mettait dans l'intimité d'un îlot d'humanité sauvegardé au milieu du bordel du monde. Le simple plaisir de ces personnages à être ensemble est pour beaucoup dans le fait qu'on tienne le livre malgré ses énormes défauts. Quelques gros passages (notamment toute la fin du fil rouge Western, exaltante) emportent le morceau.

Je trouve quand même ça super perfectible et bancal, sous couvert d'être un roman-chaos. Il me semblait que ça avait une petite réputation Baricco.


Dernière édition par Tom le 05 Avr 2014, 09:17, édité 1 fois.

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