Blissfully a écrit:

Relecture du mythe donc, où l'intérêt est la rencontre de l'univers de Moebius et celui de Taniguchi. C'est tout à fait fidèle à sa réputation: la scénario de Moebius est basiquissime et bien faiblard, avec figures imposées et pistes inabouties, mais le graphisme de Taniguchi, vraiment super beau, fait que ça se lit malgré tout. Dommage.
3/6

Oeuvre noire comme du charbon signée Yoshiharu Tsuge, précurseur du watakushi-manga (manga du moi - autobio romancée en gros)
qu'ils disent, l'histoire d'un "
homme sans talent", au mariage usé par la vie précaire, à vendre des cailloux que n'importe qui peut trouver au bord de la rivière. Le décor social étouffant (parce qu'il y a jamais vraiment de happy end qui pointe le bout de son ombre) est décrit avec une poésie toute noire, quelque chose d'assez inconfortable (assez misogyne par ailleurs) mais poignant. Ben belle découverte.
5/6
je confirme pour les deux : Icare est super-décevant, parce que très très banal, n'exploitant qu'à peine son concept de base... L'interview de Moebius dans le bouquin (édition beaucoup trop luxueuse, d'ailleurs, des fois, faut se calmer...) est à ce titre très instructive, qui explique en gros que le scénar' a été martyrisé par les japonais, raccourci, lissé... Le dessin est, heureusement, sublime, et donne du souffle au récit faiblard...
Pour l'homme sans talent... Bah c'est bluffant, déprimant au possible, mais vraiment, vraiment, vraiment recommandable.
Karloff a écrit:
Quelques BD lus en vrac ces derniers jours
Louis Riel, l'insurgéExtraordinaire BD sur la colonisation du Canada. Graphisme d'une simplicité sublime, sensation de lire une page d'histoire... du tout tout bon.
voui, je confirme aussi. Il faut s'accrocher un peu à l'allumage, parce que c'est pas une page de l'histoire avec laquelle on est familier (perso, j'y connaissais absolument que dalle) et puis il faut accepter le gaufrier à toutes les pages (des fois, c'est un poil trop figé...). Mais le dessin a vraiment de la personnalité, la narration suit sa ligne propre, et progressivement, on rentre vraiment dans l'univers. Gros et exigeant, donc, mais ça vaut le coup de s'y plonger.