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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Juil 2012, 02:32 
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L'île (Robert Merle)


Sur les bons conseils de Chloé, je suis donc allé découvrir cette histoire qui repart des bases historiques connues (la mutinerie du Bounty et ses suites) pour imaginer l'installation des mutins sur une île isolée du pacifique, en cohabitation avec les tahitiens ayant bien voulu les accompagner - et ce qui y arriva.

La simplicité assumée du roman, au départ, fait un peu peur ; une simplicité qui n'est pas seulement celle de sa structure, limpide, sans louvoiements ou détours. Mais simplicité aussi d'un auteur qui, à la manière du comportement tahitien qu'il décrit, ne se prive pas pour fondre en amour sur ceux dont il parle. Pas de pudeur. En quelques lignes, le petit mousse dont le meurtre sert de point de départ à tout le récit est déjà un ange, l'innocence et l'enfance à lui tout seul, un réceptacle à l'amour gourmand de l'auteur et de ses personnages. Tout le roman est ainsi, dans un élan d'affection indissocié pour les hommes et les femmes, à contempler les visages, les attitudes, la douceur, l'intelligence même chez les persos les plus abjects, à l'affut du moindre motif d'émerveillement. C'est le premier regard : enveloppant, aimant, humaniste à en crever, qui emboite curieusement le pas à l'idéalisation sans retenue des tahitiens (toute l'imagerie dont on sait sans doute déjà, à l'époque, qu'elle est aussi un mythe) pour en faire l'objet de toutes les fascinations.

Cependant, et c'est ce mélange qui est vraiment réussi, il n'y a aucune niaiserie. C'est d'ailleurs le sujet même du bouquin : le deuil du pacifisme, la mise à genoux de cette notion, tout en douceur et en délicatesse. Je pensais que le livre serait une sorte de découpe : 1/3 de paradis, 2/3 d'horreur qui s'abat sur tous, dans le mouvement d'une grande désillusion qui prend les persos de court. Or tout reste constamment mêlé : il n'y a pas de basculement à proprement parler, de moment où le regard de l'écrivain deviendrait soudain noir, de relâchage dans la capacité des personnages à réfléchir et anticiper les situations, même lorsqu'ils sont impuissants. Jusqu'au bout, des scènes tendres et douces nous accueillent régulièrement. Il y a vraiment une prouesse à souligner, qui est celle de l'équilibre parfait inter-chapitres, cette gestion idéale du rythme qui donne l'impression d'une glissade tout à fait régulière, logique, tenue - tout au plus est-on un moment surpris par le bloc des trois derniers chapitres, où soudain le récit s'immobilise.

On se sent parfois un peu trop dans les rails attendus, le roman frise le risque d'être trop "gentil" (trop idéaliste, malgré sa rigueur, malgré l'horreur qu'il décrit dans les faits), mais ça ne flanche jamais réellement. L'aura des tahitiennes, personnages d'abord doux et effacés prenant petit à petit une ampleur démesurée de déesses protectrices, suffit à ne jamais se lasser de la douceur enveloppante qui caractérise le roman. La force de personnages extrêmement réussis (Purcell, superbe héros, mais aussi des plus secondaires comme White ou Mehani) achève de faire de ce bouquin une très belle réussite, qui laisse à chaque bout de lecture une sorte d'impression douce et spleeneuse, maternelle et mélancolique.


Voilà, peace and loooove.
Et évitez de lire les quelques pages qui précèdent le roman, elles dévoilent toute l'histoire, fin comprise.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Juil 2012, 12:29 
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C'est le mec qui a écrit plein de romans historiques sur le Moyen-Âge c'est ça? C'est un ouf lui, d'une culture immense.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Juil 2012, 12:55 
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Pas sur le moyen age mais sur la Renaissance. Les cycles des Fortune de France narre la vie de Pierre de Fronsac puis de son fils. La série s'étale du règne d'Henri III à celui de Louis XIII. On sera donc confronté à la saint Barthélémy, le renversement d'Henri III, la prise de pouvoir d'Henri de Navarre, sa mort et sa succession par son fils Louis XIII. La série permet de réhabiliter Richelieu mis bien mal dans l'imaginaire français par Alexandre Dumas.

Sinon l'Ile est un bijou du roman d'aventure. On est en droit de la préfèrer au roman de Jules Vernes et à celui de Charles Nordhoff.

La mort est mon métier est un chef d’œuvre de la littérature française qu'on devrait étudier dans tous les collèges.

Bref, on oublie quel grand auteur fut Rober Merle


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Juil 2012, 14:03 
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Mr Degryse a écrit:
La série permet de réhabiliter Richelieu mis bien mal dans l'imaginaire français par Alexandre Dumas.


Cool...MAis je crois qu'il s'est mis bien mal tout seul.

Mr Degryse a écrit:
Bref, on oublie quel grand auteur fut Rober Merle


Les collègiens et les retraités ne l'oublient pas.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Juil 2012, 14:07 
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En quoi Richelieu s'est mis mal? Il semble qu'il est été plutôt un très bon ministre pour la France.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Juil 2012, 14:44 
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Si on aime l'autoritarisme oui pourquoi pas


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Juil 2012, 14:48 
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Il faut remettre dans le contexte de l'époque pour juger un homme. Tu crois en Angleterre, Pays bas, Espagne c'était mieux.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Juil 2012, 18:52 
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Tom a écrit:
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L'île (Robert Merle)


Sur les bons conseils de Chloé, je suis donc allé découvrir cette histoire qui repart des bases historiques connues (la mutinerie du Bounty et ses suites) pour imaginer l'installation des mutins sur une île isolée du pacifique, en cohabitation avec les tahitiens ayant bien voulu les accompagner - et ce qui y arriva.

La simplicité assumée du roman, au départ, fait un peu peur ; une simplicité qui n'est pas seulement celle de sa structure, limpide, sans louvoiements ou détours. Mais simplicité aussi d'un auteur qui, à la manière du comportement tahitien qu'il décrit, ne se prive pas pour fondre en amour sur ceux dont il parle. Pas de pudeur. En quelques lignes, le petit mousse dont le meurtre sert de point de départ à tout le récit est déjà un ange, l'innocence et l'enfance à lui tout seul, un réceptacle à l'amour gourmand de l'auteur et de ses personnages. Tout le roman est ainsi, dans un élan d'affection indissocié pour les hommes et les femmes, à contempler les visages, les attitudes, la douceur, l'intelligence même chez les persos les plus abjects, à l'affut du moindre motif d'émerveillement. C'est le premier regard : enveloppant, aimant, humaniste à en crever, qui emboite curieusement le pas à l'idéalisation sans retenue des tahitiens (toute l'imagerie dont on sait sans doute déjà, à l'époque, qu'elle est aussi un mythe) pour en faire l'objet de toutes les fascinations.

Cependant, et c'est ce mélange qui est vraiment réussi, il n'y a aucune niaiserie. C'est d'ailleurs le sujet même du bouquin : le deuil du pacifisme, la mise à genoux de cette notion, tout en douceur et en délicatesse. Je pensais que le livre serait une sorte de découpe : 1/3 de paradis, 2/3 d'horreur qui s'abat sur tous, dans le mouvement d'une grande désillusion qui prend les persos de court. Or tout reste constamment mêlé : il n'y a pas de basculement à proprement parler, de moment où le regard de l'écrivain deviendrait soudain noir, de relâchage dans la capacité des personnages à réfléchir et anticiper les situations, même lorsqu'ils sont impuissants. Jusqu'au bout, des scènes tendres et douces nous accueillent régulièrement. Il y a vraiment une prouesse à souligner, qui est celle de l'équilibre parfait inter-chapitres, cette gestion idéale du rythme qui donne l'impression d'une glissade tout à fait régulière, logique, tenue - tout au plus est-on un moment surpris par le bloc des trois derniers chapitres, où soudain le récit s'immobilise.

On se sent parfois un peu trop dans les rails attendus, le roman frise le risque d'être trop "gentil" (trop idéaliste, malgré sa rigueur, malgré l'horreur qu'il décrit dans les faits), mais ça ne flanche jamais réellement. L'aura des tahitiennes, personnages d'abord doux et effacés prenant petit à petit une ampleur démesurée de déesses protectrices, suffit à ne jamais se lasser de la douceur enveloppante qui caractérise le roman. La force de personnages extrêmement réussis (Purcell, superbe héros, mais aussi des plus secondaires comme White ou Mehani) achève de faire de ce bouquin une très belle réussite, qui laisse à chaque bout de lecture une sorte d'impression douce et spleeneuse, maternelle et mélancolique.


Voilà, peace and loooove.
Et évitez de lire les quelques pages qui précèdent le roman, elles dévoilent toute l'histoire, fin comprise.


Tu parles bien, mon Tom !

Lis du Laurent Gaudé maintenant (Le Soleil des Scorta, bon enchaînement avec L'île).


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 09 Juil 2012, 09:49 
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Je me suis donc lancé dans le premier roman de Damasio sans rien en connaître, sans avoir lu aucun avis auparavant.
Force est de constater, et ça dès les premières pages, que l'on est loin de l'originalité de La Horde. Le postulat est assez classique dans le genre de la SF. Après une guerre nucléaire, les humains sont parvenus à créer une micro-société dans une bulle d'oxygène sur un satellite de Saturne où vivent 7 millions d'habitants. Et trente ans après cette société est gangréné par un contrôle absolu sur toute sa population. On est vraiment à la croisée de 1984 et d'une certaine manière aussi du Meilleur des Mondes. Mais ce qui intéresse Damasio, c'est la Volte, le groupe de resistance face à ce gouvernement oppresseur et intrusif (même si on est toujours dans un système démocratique). C'est donc un roman sur ce sujet là, la résistance, la rebellion, la révolution (ou la volution comme dirait Damasio).

On retrouve beaucoup d'éléments qui feront de la Horde ce qu'elle est comme l'amour des joutes verbales, l'esprit d'équipe, de famille prépondérant sur le reste et aussi cette capacité à parvenir à échapper à son sujet à travers des scènes absolument brillantes. Sauf que là c'est un peu trop éparpillé et surtout très inégal. L'un des grands défauts du roman (et qui traduit à mon avis un défaut de débutant) c'est son bavardage. Qu'est-ce que c'est verbieux et bavard. Il arrive que des discussions durent une dizaine de pages (j'ai sauté pas mal de passages, ça ne m'intéressait pas du tout). D'autant que ce qui est gênant c'est l'aspect puéril de l'ensemble dans la confrontation Voltés (donc rebelles), gouvernement (les méchants politiciens). C'est vraiment gênant la sensation de lire la même chose pendant 600 pages, comment les gens sont opprimés, par quels moyens on les infantilise et on les lobotomise etc... et ce qui en résulte est d'une naïveté assez embarrassante envers le mouvement (ré)volutionnaire. Bref c'est assez paradoxal parce que derrière la sophistication évidente du langage et de l'univers on a parfois l'impression de lire une oeuvre d'étudiant gauchiste un peu caricaturale.

Et c'est vraiment dommage parce que l'univers est là, Damasio parvient à créer quelque chose de très fort et cohérent avec ses propres règles. Il te crée une mythologie enthousiasmante. Et surtout il arrive à écrire quelques scènes vraiment belles ou impressionnantes (c'est un formidable conteur d'action), où soudain il y a une vraie idée de littérature visuelle et une ampleur gigantesque et réussie. Le talent est là c'est indéniable mais ce roman, trop bavard, théorique, puéril et inégal ne contient que les prémices de la formidable explosion que sera La Horde du Contrevent

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 13 Juil 2012, 04:43 
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J'irai cracher sur vos tombes - Boris Vian

Putain mais c'est un livre de cul! (formidablement raconté)


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 13 Juil 2012, 12:47 
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Influencé par les écrivains américains? Sans déc! :)
Sinon oui il y a plein de descriptions érotiques de scènes de cul, et ça s'enchaîne, à croire que c'est le vrai sujet du roman. On a peut-être pas lu le même livre...


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 13 Juil 2012, 14:06 
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Putain, sérieux mec
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Baptiste a écrit:
Influencé par les écrivains américains? Sans déc! :)


D'ailleurs, c'était en troisième je crois où on nous avais fait lire L'Ecume des Jours de Vian et quasi pendant la même période, j'avais choppé le Grand Sommeil de Chandler et me suis rendu compte que c'est Vian qui traduisait. Il a aussi traduit d'autres bouquins que j'ai lu, de la science fiction comme Le Monde des Ā de Van Vogt. Donc oui, il a été influencé et se considère de fait très proche de la littérature de genre américaine.

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 22 Juil 2012, 01:54 
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La ferme des animaux, de George Orwell

Je ne pensais pas que ce serait autant calqué sur l'histoire des 25 premières années de l'URSS et ça m'a dans un premier temps un poil déçu, car c'est plutôt "facile" d'écrire un tel bouquin (même si à l'époque avoir une telle lucidité n'était pas donnée à tout le monde...). Mais je reste au final assez enthousiaste sur la limpidité de la démonstration décrivant le passage de l'utopie au totalitarisme, où l'on voit bien que Staline d'un côté reproduit la société de classes, d'oppression et de privilège, de l'autre invente un contrôle absolu de l'information et des esprits, inédit à l'époque.

Le tour de force du roman est de partir d'une histoire mignonne et enthousiasmante à base d'animaux pour nous faire arriver à la terreur la plus pure propre aux rapports de force humains. Et cela de façon beaucoup plus ressentie et didactique que n'importe quel manuel d'histoire.

J'aime aussi toutes les petites réflexions plus ou moins directes sur le pouvoir et les outils dont celui-ci dispose, genre l’Église représentée par le corbeau: dans un premier temps celui-ci est chassé en vertu des valeurs communistes disant que la religion promet le Ciel pour justifier une vie misérable sur Terre; puis il est toléré voire entretenu parce que les conditions de vie étant pourraves, on a à nouveau besoin de promesses d'un au-delà meilleur.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 28 Juil 2012, 17:26 
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Vaut mieux l'avoir en journal
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Cosmo a écrit:
- 50 contre 1 (premier bouquin de Djian)
- Omerta (Mario Puzo)
- La pêche à la truite en Amérique (Richard Brautigan)


A mi-chemin, le Brautigan est magnifiquement écrit mais je passe un peu à côté du livre dont je n'ai pas vraiment pigé le concept (Ses autres livres sont-ils plus construits ou bien sont-ils eux aussi fragmentés). Le Puzo est assez minable, tant au niveau de l'écriture ultra simpliste que de l'histoire sans aucin intérêt, surtout pour qui vient de lire Le Parrain, dont il constitue une variation moderne infiniment inférieure. Quant au Djian, faut vraiment avoir envie de lire ses premières oeuvres. Sur la dizaine de nouvelles, une ou deux sont réellement prenantes, le reste se lisant avec un ennui poli.

Ajoutons Charly 9, d'un Jean Teulé qui tourne en rond et ne parvient à aucun moment à retrouver l'humour de son Montespan ; Ragtime, sublime portrait de l'Amérique du début du vingtième siècle, où se croisent Freud, Houdini, et quelques anonymes qui subissent la bonne morale, le racisme, la malhonnêteté ambiants ; D'autres vies que la mienne, d'un Emmanuel Carrère touché par la grâce, et dont j'ai décidé, à la suite de cette lecture, de me farcire l'intégrale ; Totalement débordée, récit ultra répétitif et de mauvaise foi (en gros, à part elle-même, personne ne trouve grâce aux yeux de l'auteur), mais aussi forcément drôle et parfois même jouissif (surtout quand ce qu'elle vit à son travail se trouve aussi proche de mon quotidien) ; Zola Jackson, aussi bien écrit, mais aussi tout aussi chiant ou presque, que Alabama Song, du même Gilles Leroy.

_________________
Que lire cet hiver ?
Bien sûr, nous eûmes des orages, 168 pages, 14.00€ (Commander)
La Vie brève de Jan Palach, 192 pages, 16.50€ (Commander)


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 28 Juil 2012, 20:48 
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Localisation: In the Oniric Quest of the Unknown Kadath
Cosmo a écrit:
D'autres vies que la mienne, d'un Emmanuel Carrère touché par la grâce, et dont j'ai décidé, à la suite de cette lecture, de me farcire l'intégrale ;


Un livre qui laisse pas indifférent en tout cas.
C'est loin d'être le meilleur livre que j'ai jamais lu mais c'est sans doute l'un des plus émouvants.
Faudrait que j'en lise d'autre de Carrère aussi, notamment L'adversaire.

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