Forum de FilmDeCulte

Le forum cinéma le plus méchant du net...
Nous sommes le 23 Jan 2026, 14:24

Heures au format UTC + 1 heure




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 20 messages ]  Aller à la page Précédente  1, 2
Auteur Message
MessagePosté: 09 Déc 2013, 01:22 
Hors ligne
Titilleur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 07 Déc 2013, 03:31
Messages: 93
Je viens me mettre aux côtés de Cooper...
Virginia Wolf, pour moi c'est incroyable, un des meilleurs films sur la déchirure d'un couple, qui brasse une multitude de facettes. Cooper en a très bien parlé, j'en rajouterai pas plus. Je regrette juste que ce soient toujours les actrices qui récoltent les lauriers dans ce genre de film. Taylor est géniale mais c'est Burton le vrai gros taulier à l'écran. (Un peu comme dans Revolutionary Road, Winslet y est incroyable mais DiCaprio est en pleine stratosphère. La même avec Blue Valentine).

Nichols, c'est sur, c'est pas Kazan mais c'est quand même un gars qui connait son taff.
La Lauréat ça à quand même fait parti intégrante d'une nouvelle liberté de mise en scène qui est arrivée en même temps que Bonnie&Clyde (67). Son style a été repompé en tout sens, notamment par ses montages transitions enchaînées/elliptique sur la bande son que le ciné mondial nous ré-utilisé sans cesses dans chaque passage mélancolique de chaque film romantique: (trouvé cet extrait là, à partir de 1:29 - http://www.youtube.com/watch?v=ctNJtpMFMOg). Puis l'ensemble du film à un ton et une approche visuelle super envolés qui lui font largement valoir son statut. C'est un film précurseur à n'en point douter Le Lauréat.
Un ton que Nichols a ensuite poussé à l'extrême dans le TRES envolé (c'est le cas de le dire) CATCH 22 dont je me suis toujours pas remis du plan séquence qui ouvre le film sur l'aérodrome. Le film est bordélique mais rempli de fulgurances visuelles et/ou dramatiques.

Le problème de Nichols, c'est qu'il a tout envoyé dans ces 3 premiers films... ensuite j'ai l'impression qu'il a surtout essayé de "rester là". Mais dans le lot, y'a quand même Working Girls, A propos d'Henry (script de JJ Abrams d'ailleurs), Wolf (que j'ai vu il y a trop longtemps pour savoir si c'est cool ou ridicule...), Primary Colors et son dernier La Guerre selon Charlie Wilson qui est une vraie petite réussite sur un script d'Aaron Sorkin...

bref les 3 premiers films du gars sont quand même 3 films cultes 40ans après... c'est pas tout le monde qui peut dire ça.


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 09 Déc 2013, 01:50 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Nov 2013, 19:06
Messages: 1044
Wolf, c'était cool ET ridicule. Dans mon lointain souvenir.
… Woolf, j'avais adoré. Mais il y a une éternité.
Coope et Blaze, vous donnez envie, là.


(Edit: J'ai coopé avant le R, Herr Cooper. Sorry.)


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 30 Mai 2020, 17:36 
Hors ligne
Vaut mieux l'avoir en journal
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 04 Juil 2005, 15:21
Messages: 23544
Localisation: Paris
J'ai trouvé ça vraiment impressionnant, bien que trop long de trente bonnes minutes. Ambiance, mise en scène, noir et blanc magnifique, et surtout jeux des acteurs, m'ont plus fait pensé à Huston (période Desaxés) qu'à Kazan, le huis-clos mis à part.
4.5/6

_________________
Que lire cet hiver ?
Bien sûr, nous eûmes des orages, 168 pages, 14.00€ (Commander)
La Vie brève de Jan Palach, 192 pages, 16.50€ (Commander)


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 30 Mai 2020, 20:01 
Hors ligne
Meilleur Foruméen
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Nov 2005, 00:46
Messages: 89192
Localisation: Fortress of Précarité
Faut que je le mate.

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 22 Jan 2026, 15:02 
Hors ligne
Meilleur Foruméen
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Nov 2005, 00:46
Messages: 89192
Localisation: Fortress of Précarité
Film Freak a écrit:
Faut que je le mate.

Six ans après...

Quel film improbable.
Le texte est tellement impérieux - et le jeu d'acteurs au diapason - qu'on pourrait aisément (comme c'est le cas dans la première page de ce topic) manquer de voir l'intelligence dans les choix formels d'adaptation opérés par Mike Nichols sur son premier long métrage. D'emblée, la décision de tourner en N&B, notamment avec cette première séquence muette de calme avant la tempête, assoit le récit dans une imagerie du passé (et aussi vaguement de film d'horreur...ce qu'il sera) avant que la mise en scène résolument moderne ne vienne trancher sévèrement, exploitant chaque parcelle du décor - déjà étouffant en soi, avec son dédale de pièces toutes vraisemblablement surchargées en livres - pour sa scénographie, laissant les personnages, notamment elle dans un premier temps, déambuler autant qu'ils parlent, semblablement sans s'arrêter, sans répit vu qu'ils ne s'en accordent aucune, occupant le cadre et l'espace aussi bien physique que mental. C'est proprement éreintant.

Et pourtant, alors qu'elle est odieuse dès ses premières phrases et qu'il va rapidement la rejoindre dans sa litanie d'invectives, il y a quelque chose de fascinant à les regarder autant qu'ils sont malaisant. Avant même que leurs deux jeunes invités n'arrivent, c'est nous qui sommes invités, dans l'impossibilité d'échapper à cet étalage impudique et hystérique de griefs, pris à parti et perdu dans cet incessant déballage où l'on en vient à essayer de déchiffrer le vrai du faux, ce qui tient du mensonge ou du non-dit, avec pour seul réconfort le savoir qu'on ne sera pas contaminé comme finit par l'être l'autre couple du film, amené à tomber les masques à son tour par le jeu cruel et jaloux de leurs aînés. Ça m'a fait penser à...Black Bag. C'est son linge sale qu'on lave en public mais si on peut tacher les autres au passage, c'est bénef.

C'est un peu trop long pour vraiment tenir la distance, même si le quasi-temps réel est ébouriffant, et j'imagine pas comme ça a dû être un choc à l'époque, dans le langage, les sujets abordés, la mise à mal de la famille américaine (tout ce qui touche à l'incapacité ou au refus d'avoir des enfants en dit long sur la façon dont les normes sociétales peuvent faire vriller) et le tout joué par le couple-star par essence aux antipodes de Cléopâtre.

Le doublé explosif Virginia Woolf/Le Lauréat en guise de débuts, il blaguait pas, le père Nichols.

Mais je n'ai prévu de rattraper que Ce plaisir qu'on dit charnel, même si la tagline-pitch du Jour du dauphin m'a toujours éclaté.
Dois-je watchlister Catch 22 également?

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 20 messages ]  Aller à la page Précédente  1, 2

Heures au format UTC + 1 heure


Articles en relation
 Sujets   Auteur   Réponses   Vus   Dernier message 
Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. The Day of the Dolphin (Mike Nichols, 1973)

Qui-Gon Jinn

6

1945

30 Juin 2022, 12:48

Art Core Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Le Lauréat (Mike Nichols - 1967)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2 ]

Blissfully

21

3788

30 Jan 2016, 10:20

Castorp Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Working Girl (Mike Nichols - 1988)

Blissfully

7

1688

22 Sep 2021, 21:11

Film Freak Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Ce plaisir qu'on dit charnel (Mike Nichols, 1971)

Noony

14

2491

20 Aoû 2022, 21:53

Fenrir Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Charlie Wilson's War (Mike Nichols, 2007)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2, 3, 4 ]

Film Freak

48

6250

16 Jan 2026, 22:10

Film Freak Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Mud (Jeff Nichols - 2012)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2, 3 ]

DPSR

44

6218

10 Mai 2014, 14:20

deudtens Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Loving (Jeff Nichols - 2016)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2 ]

DPSR

25

4133

02 Nov 2017, 16:08

Slacker Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Take shelter (Jeff Nichols - 2011)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2, 3 ]

DPSR

41

6248

24 Oct 2013, 21:30

Harry White Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. The Bikeriders (Jeff Nichols, 2023)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2 ]

Film Freak

26

2145

16 Déc 2024, 23:07

Qui-Gon Jinn Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Shotgun Stories (Jeff Nichols - 2007)

Blissfully

9

2119

09 Mai 2012, 17:41

romain Voir le dernier message

 


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Bing [Bot] et 2 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Rechercher:
Aller à:  
Powered by phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO
Hébergement mutualisé : Avenue Du Web