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MessagePosté: 13 Aoû 2015, 14:46 
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Successful superfucker
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Johnny vient de terminer ses études et s’apprête, avec sa petite amie, à quitter la réserve indienne de Pine Ridge pour chercher du travail à Los Angeles. La disparition soudaine de son père vient bousculer ses projets. Il éprouve également des remords à laisser Jashaun sa petite soeur de 13 ans dont il est très proche. Johnny partira-t-il ?

Premier film frémissant et sensible d'une cinéaste américaine disciple de Terence Malick, Songs my brothers taught me confine autant au roman initiatique adolescent dans une des dernières réserves sioux (pauvreté endémique, consiguinité alcoolique, no future) qu'à la contemplation documentaire des badlands digne d'une photo de Lubezki. Déchirée entre le besoin de se réapproprier ses racines au moment où son frère ne rêve que d'exil, la jeune soeur se voit tiraillée dans ce Dakota sauvage où les grands espaces ne sont synonymes que de solitude et d'enfermement. La naissance d'une cinéaste à suivre.
4-5/6


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MessagePosté: 13 Aoû 2015, 18:22 
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Garçon-veau
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PUTAIN MAIS LES TITRES DE MERDE QUOI.

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MessagePosté: 13 Aoû 2015, 21:50 
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Inscription: 16 Aoû 2012, 12:19
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Ah je trouve ça plutot joli moi, mais ça passe peut être mieux en an anglais ouais à cause de la consonnance en "m" .


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MessagePosté: 01 Sep 2015, 20:14 
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Antichrist
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Inscription: 04 Juil 2005, 21:36
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Belle révélation. Si le scénario est un peu trop classique, la mise en scène sensible et délicate, qui évite le pathos, réussit à te faire éprouver beaucoup d'empathie pour le frère et la soeur.

4/6


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MessagePosté: 04 Aoû 2020, 17:06 
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Inscription: 30 Déc 2015, 16:00
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J'ai profité de la sélection 100% réalisatrices de France TV (https://www.france.tv/collection/1862785-100-realisatrices/) pour rattraper le premier film de Chloé Zhao. Sans être aussi fort et maîtrisé que son second, pour un premier film c'est tout de même bluffant. Comme le disait DPSR on sent effectivement une influence malickienne (jusque dans certains tics de réalisations comme les très gros plans), plus généralement il est très typé ciné indépendant américain, c'est un peu sa limite aussi, se démarquant plus difficilement du reste de la production indé US que The Rider. Il n'empêche que Zhao y démontre déjà toutes ses qualités, l'acuité de son regard sur ces mondes américains délaissés où le temps semble s'être arrêté (une réserve indienne ici, le milieu des rodéos dans The Rider) qu'elle décrit à la fois avec justesse et compassion, sur la relation homme-cheval également que j'ai rarement vu autant que chez elle intimement décrite, et une excellente direction d'acteurs, dans leur majorité non professionnels et pourtant tous criant de vérité. Mention spéciale ici aux 2 acteurs principaux qui jouent les rôles de Johnny et Jashaun Winters, deux personnages magnifiques, fier et mutique, que l'on aurait envie de suivre au-delà de la projection. Par contre j'en reviens toujours pas qu'il faille une réalisatrice d'origine chinoise pour décrire avec autant de forces des milieux aussi intrinsèquement américain.


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MessagePosté: 04 Aoû 2020, 18:52 
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Lohmann a écrit:
Par contre j'en reviens toujours pas qu'il faille une réalisatrice d'origine chinoise pour décrire avec autant de forces des milieux aussi intrinsèquement américain.


Doit y avoir d'autres exemples du même type mais ils ne me viennent pas à l'esprit directement (Wenders n'est pas une référence que je cherchais).


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MessagePosté: 04 Aoû 2020, 20:15 
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bmntmp a écrit:
Lohmann a écrit:
Par contre j'en reviens toujours pas qu'il faille une réalisatrice d'origine chinoise pour décrire avec autant de forces des milieux aussi intrinsèquement américain.

Doit y avoir d'autres exemples du même type mais ils ne me viennent pas à l'esprit directement (Wenders n'est pas une référence que je cherchais).

Il y en a dans le cinéma documentaire (Wiseman ou Minervini, mais ce dernier n'est une nouvelle fois pas américain), par contre je n'ai rien qui me vienne en tête en terme de fiction.


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MessagePosté: 05 Aoû 2020, 10:08 
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J'avais préféré ce film à The rider, plus lyrique. J'adore vraiment cette réalisatrice.
Et ce que tu pointes est passionnant. Comme si seul un regard extérieur pouvait décrire une réalité qui lui est étrangère. C'est fascinant. Récemment on peut aussi citer Andrea Arnold avec American Honey, le film décrit une Amérique profonde qu'on ne voit jamais et pourtant c'est une réalisatrice britannique qui le fait.

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MessagePosté: 05 Aoû 2020, 17:21 
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Art Core a écrit:
Récemment on peut aussi citer Andrea Arnold avec American Honey, le film décrit une Amérique profonde qu'on ne voit jamais et pourtant c'est une réalisatrice britannique qui le fait.

J'y ai pensé mais comme je n'aime pas le film j'ai préféré pécher par omission :oops:


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MessagePosté: 05 Aoû 2020, 20:51 
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Antichrist
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Inscription: 04 Juil 2005, 21:36
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J'ai peut-être mal compris la question mais il y a plein de films américains récents, par exemple Bull, le vainqueur du dernier Grand prix de Deauville.


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MessagePosté: 06 Aoû 2020, 08:34 
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Messages: 27183
Localisation: In the Oniric Quest of the Unknown Kadath
Non la question n'était pas là. La question est de savoir pourquoi ce sont des cinéastes étrangers qui parviennent le mieux à parler de l'Amérique profonde (Zhao, Minervini, Arnold...).

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MessagePosté: 06 Aoû 2020, 08:38 
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Lohmann a écrit:
bmntmp a écrit:
Lohmann a écrit:
Par contre j'en reviens toujours pas qu'il faille une réalisatrice d'origine chinoise pour décrire avec autant de forces des milieux aussi intrinsèquement américain.

Doit y avoir d'autres exemples du même type mais ils ne me viennent pas à l'esprit directement (Wenders n'est pas une référence que je cherchais).

Il y en a dans le cinéma documentaire (Wiseman ou Minervini, mais ce dernier n'est une nouvelle fois pas américain), par contre je n'ai rien qui me vienne en tête en terme de fiction.


Kelly Reichardt.


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MessagePosté: 06 Aoû 2020, 08:45 
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Localisation: In the Oniric Quest of the Unknown Kadath
Oui clairement, mais ça reste assez fascinant. Une espèce de pied de nez à toutes ces conneries sur l'appropriation culturelle.

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MessagePosté: 15 Sep 2020, 14:19 
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Vaut mieux l'avoir en journal
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Localisation: Paris
Art Core a écrit:
Non la question n'était pas là. La question est de savoir pourquoi ce sont des cinéastes étrangers qui parviennent le mieux à parler de l'Amérique profonde (Zhao, Minervini, Arnold...).


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MessagePosté: 15 Sep 2020, 14:28 
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Sir Flashball
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Messages: 23276
Art Core a écrit:
Non la question n'était pas là. La question est de savoir pourquoi ce sont des cinéastes étrangers qui parviennent le mieux à parler de l'Amérique profonde (Zhao, Minervini, Arnold...).


Parce qu'Hollywood, c'est un pur produit des deux côtes, profondément démocrates, qui ont un profond mépris pour "flyover country".

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"Je me suis mal exprimé, pardon."


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