Bonjour à tous,
Pas trop emballé par ce film au message lourdement asséné : l’Amérique blanche (en tout cas sa haute bourgeoisie) rêve du bon temps de l’esclavage des noirs et le film vous explique comment elle s’y prend pour le restaurer. Et méfiez-vous surtout de ceux qui prétendent voter Obama, ce sont les pires.
Ok à la limite pour le constat mais comme le disait quelqu’un plus haut, y a aucun sous-texte ici, c’est lisible au premier degré. On n’a pas besoin de creuser beaucoup la métaphore (une histoire d’horreur entre L’invasion des profanateurs et L’île du Dr Moreau) pour découvrir le pot aux roses. Amateur de subtilités, passez votre chemin.
Le massacre final, ça m’a aussi rappelé celui de Django de Tarantino, on s’y délecte de la mort de ces salauds de négriers, comment faire autrement, ils sont tellement horribles. J’ai trouvé ça assez répugnant, les sentiments que ça suscite en nous.
Parmi les maladresses du récit, celle qui m’a paru la plus criante c’est celle
Sinon cette histoire de blancs qui veulent absolument se mettre dans la peau d’un noir pour les asservir, j’y vois comme un détournement ironique de cette idée qu’avait eu un journaliste blanc (John Howard Griffin) dans les années 60 de se faire la tête d’un noir pour enquêter sur les discriminations subies par eux. Il le relate dans un bouquin célèbre appelé justement en français : Dans la peau d’un noir. Lui œuvrait évidemment pour leur libération, pas pour leur asservissement, comme nos petits camarades du film.