Forum de FilmDeCulte

Le forum cinéma le plus méchant du net...
Nous sommes le 30 Mar 2026, 15:39

Heures au format UTC + 1 heure




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 551 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13 ... 37  Suivante
Auteur Message
 Sujet du message: Re: Doctor Who
MessagePosté: 23 Mar 2011, 19:47 
Hors ligne
Ap'héros
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 19 Juin 2007, 16:19
Messages: 15134
Localisation: Lille
J'ai matté la saison 1 (de 2005) cette semaine, j'aime beaucoup. Même si j'ai eu beaucoup de mal au 1er épisode (qui est quand même biiiien mou), à partir du 2e c'est autrement plus intéressant.
Hâte de voir les 2 saisons avec Tennant dont j'entends le plus grand bien.

Question chronologie :
Ca se passe quand la fameuse Time War ? En parcourant Wikipédia, j'ai compris le principe du "bloqué dans le temps", ce qui explique pourquoi il n'y a aucun autre Time Lord dans la série, mais ça se passe à quelle époque du point de vue du Docteur ? Avant le 1er épisode des années 60 ? Entre 2 réincarnations ?
Parce que du coup les Daleks qui sont là depuis le début, ils sortent d'où ?

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Doctor Who
MessagePosté: 23 Mar 2011, 20:02 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 12 Fév 2010, 02:40
Messages: 2087
Localisation: Avignon mdr
Avec Tennant, prépare toi à quelques épisodes d'anthologie!

sponge a écrit:
Question chronologie :
Ca se passe quand la fameuse Time War ? En parcourant Wikipédia, j'ai compris le principe du "bloqué dans le temps", ce qui explique pourquoi il n'y a aucun autre Time Lord dans la série, mais ça se passe à quelle époque du point de vue du Docteur ? Avant le 1er épisode des années 60 ? Entre 2 réincarnations ?
Parce que du coup les Daleks qui sont là depuis le début, ils sortent d'où ?


Mes souvenirs sont un peu flous mais il me semble que la guerre du temps se déroule avant la reprise de la série en 2005, entre le 8ème et 9ème Docteur (Eccleston donc).

Et sinon pour les Daleks je pourrais pas te répondre (Tom ou FF en sauront peut être plus). Tout ce que je peux dire, c'est qu'il y a toujours une pirouette scénaristique (souvent abusée) pour les remettre en scène.

_________________
"PACIFIC RIM" Massinfect


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Doctor Who
MessagePosté: 23 Mar 2011, 20:39 
Hors ligne
Ap'héros
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 19 Juin 2007, 16:19
Messages: 15134
Localisation: Lille
Ok, ça serait donc logique en effet que ça se passe un peu avant, je me disais que sortir une excuse à chaque fois pour en ramener de nouveaux c'était de l'abus...

Ah oui petit truc qui m'a tiquer sur le voyage dans le temps :
dans l'épisode où Rose sauve la vie de son père, tout d'un coup c'est la fin du monde parce qu'il fallait pas toucher à la continuité du temps. Alors que le Docteur passe son temps à se balader et changer le cours de l'Histoire, sauver ou tuer telle ou telle personne...
J'ai cru comprendre que les Time Lords sont en quelque sortes les gardiens du bon déroulement du temps, ça veut dire que seuls eux peuvent influencer ledit temps et choisir de sauver ou non telle personne ?

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Doctor Who
MessagePosté: 23 Mar 2011, 21:00 
Hors ligne
Teacher

Inscription: 13 Mai 2010, 11:50
Messages: 11612
sponge a écrit:
dans l'épisode où Rose sauve la vie de son père, tout d'un coup c'est la fin du monde parce qu'il fallait pas toucher à la continuité du temps. Alors que le Docteur passe son temps à se balader et changer le cours de l'Histoire, sauver ou tuer telle ou telle personne...
J'ai cru comprendre que les Time Lords sont en quelque sortes les gardiens du bon déroulement du temps, ça veut dire que seuls eux peuvent influencer ledit temps et choisir de sauver ou non telle personne ?

Faudrait que je me replonge dans la série, mais en quelques sortes ils sont garants oui (il en est d'ailleurs à nouveau sujet au début de la saison 2), ils savent ce qui peut changer ou ce qui ne peut pas. Mais ce n'est pas dans une logique de "choix", car de manière générale, toutes les actions du docteur qu'on voit dans la série sont les éléments de boucles temporelles logiques : le docteur ne modifie pas une situation, il est l'un des rouages l'amenant là où elle est censée arriver au final
(l'histoire du Bad Wolf est d'ailleurs dans le même ordre d'idées : être guidé tout au long de la série par soi-même).
C'est beaucoup plus visible dans les épisodes de Moffat qui en joue à fond ("Blink" étant le sommet de ce principe). Après, faut pas non plus trop se prendre la tête jusqu'au bout de la logique de la série : si chaque saison arrive à garder une cohérence interne, le passage de l'une à l'autre amène son lot de rafistolage sur lesquels il vaut mieux pas se cripser (les Daleks, qui reviennent toujours pour des raisons X ou Y, étant l'exemple type).

Sinon, si le principe de modification du temps te titille, toute la saison 5 tourne justement autour de la question de réécrire (ou pas) le temps.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Doctor Who
MessagePosté: 01 Mai 2011, 15:00 
Hors ligne
Teacher

Inscription: 13 Mai 2010, 11:50
Messages: 11612
Preeeuuuumms !

Image

The Impossible Astronaut / Day of the Moon (6x01-6x02)


Après le mini-double Space et Time, sympatoche mais évidemment pas très consistant (le concept aurait d'ailleurs mérité un vrai épisode, c'est un peu dommage !), voici enfin le vrai début de la saison 6. Ouvrir la saison avec un double-épisode, c'est une bonne nouvelle : Moffat a le temps, en profite, n'a pas l'air de continuellement faire la course comme ça avait pu être le cas sur certains épisodes de sa saison 5. Il a l'intelligence d'utiliser la place qu'il a pour soigner ses personnages, très amoureusement, remettant en selle avec soin les problématiques de chacun (la relation River/Docteur ramenée au tragique de celle qui voit l'histoire se dérouler à l'envers, les complexes de Rory mis à l'épreuve de manière très concrète...). C'est bien, ca enrichit, ca repose bien les bases.

Plus curieuse est la structure extrêmement épileptique des deux épisodes. Évidemment, cela tient à la nature même de ses méchants, mais pas seulement : orchestré comme un season finale nous donnant constamment l'impression qu'on a une longueur de retard, allant sans cesse se nourrir des zones opaques de la saison précédente plutôt que de faire le ménage et de repartir à zéro, saturé d'ellipses dans tous les sens (notamment celle, géante, entre les deux épisodes), ne donnant finalement que très peu de réponses pour rester grand ouvert... le récit est très déstabilisant, voire un peu frustrant. Si on ne peut rêver meilleur moyen de donner à attendre les épisodes qui vont suivre, Moffat n'évite ainsi pas certains dommages collatéraux, tant la double-construction se voit trouée et maltraitée dans tous les sens : l'évènement marquant l'ouverture, par exemple (qu'on essaie de rendre tragique et larmoyant alors qu'il est évident d'emblée, pour le spectateur, qu'il faut y comprendre autre chose), ou encore la sous-exploitation du méchant (potentiel à peine aperçu et déjà évacué : le climax a vraiment l'air d'arriver bien trop vite, comme si on nous avait mis un met sous le nez pour immédiatement nous le retirer).

Ce nouveau méchant, parlons-en justement : une claire envie de trouver un successeur du niveau des anges. A la sobriété percutante de ceux-ci, Moffat assume cette-fois une monstruosité élégamment rétro, évoquant le film de monstre des années 50, et à quelques effets près (les éclairs un peu kitsch) ça fonctionne très bien : déjà visuellement (corps dégénérescent dans un costume propret, une vision idéale du parasite), mais aussi parce qu'il parvient encore une fois à en faire un méchant purement cinématographique. Si les Anges étaient des créatures du hors-champ, les Silents sont des créatures de l'ellipse : comme il l'avait déjà fait dans Forest of the Dead, Moffat pose à plat ce qu'est un cut entre deux plans, pour le donner à voir très littéralement, pour ce qu'il est, c'est à dire un mensonge. Venant directement nous mettre sous les yeux le montage même de l'épisode, il crée avec aisance un trouble général. Je pense à des scènes qui exploitent le mieux ces jeux de l'ellipse, comme la ballade d'Amy dans l'orphelinat, où ça atteint des sommets.

La réalisation, comme depuis la dernière saison, apporte un enrobage gentiment flamboyant, adorateur d'imagerie, d'autant plus dans cet épisode qui essaie en très peu de temps de passer en revue toutes les icônes possibles d'une Amérique visitée en touriste (décors symboliques, politique, le personnage-type de l'agent secret...). Je suis content aussi de voir les réals prendre un peu plus en charge les scènes pas évidentes, qui souvent dans Doctor Who devaient au final se résoudre au kitsch. Je pense par exemple à l'excellent monologue de River qui trafique sa serrure : l'épisode ne délaisse pas toute la responsabilité de la scène à l'actrice. Il installe autour d'elle un environnement hagard, la lumière crue et morbide qui vient frapper l'amant fatigué, bref il crée un cadre qui permet à ce passage de prendre toute son ampleur. Ça ne fait pas non plus de Doctor Who une série de mise en scène, ce qu'elle n'a jamais été, mais ça lui permet de passer les caps plus ardus.


Voilà, je suis bien content. Je me demande cependant quel avenir réserver aux tics moffatiens qui ont toujours fait son succès, ces "idées magiques" de scénario qui bouclaient la boucle à la perfection. Elles sont de plus en plus visibles, comme presque détachées de la matière des épisodes, moins complexes ou solides aussi : l'astuce de la vidéo lunaire c'est très sympa, mais quelque part j'ai l'impression de voir Moffat peiner à vraiment retoucher à quelque chose de grand de ce côté là
(l'excuse de la nécessité d'amener l'humanité à la lune ? Pas clair, pas expliqué, juste cité parce que ça dope l'imagerie l'espace de deux secondes...).
Je dirais pas non à le voir s'essayer à un épisode plus linéaire, plus simple, et de voir ce que ça donne. Je veux pas dramatiser, ça marche encore très bien, mais j'ai peur que ça s'épuise à force.


Dernière édition par Tom le 11 Oct 2014, 23:20, édité 1 fois.

Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Doctor Who
MessagePosté: 01 Mai 2011, 16:12 
Hors ligne
Teacher

Inscription: 13 Mai 2010, 11:50
Messages: 11612
Un petit point, sinon, sur les collaborateurs des épisodes à venir qui ont pas mal bougé depuis la dernière fois...

A part des changements de titres, l'épisode attendu de Gaiman (yeah) et le redouté double de Graham (hey...) sont toujours là, dans la première partie de saison, même si l'ordre a bougé. Gatiss a lui aussi viré en deuxième partie de saison : étrange de voir la facilité avec laquelle les épisodes bougent même après tournage, ce qui indique peut-être une série plus feuilletonesque que la précédente...


Bref, le plus intéressant, c'est à dire les nouveaux noms :


PREMIERE DEMI-SAISON

- Rajout du nom de Steve Thompson, pour le prochain épisode, qui n'a de célèbre à son actif que le deuxième épisode de Sherlock, le moins bon des trois. Jeremy Webb à la réal, qui a à son actif plusieurs séries un peu cheap (notamment fantastiques) et plusieurs Grange Hill.


SECONDE DEMI-SAISON

- Richard Senior vient réaliser les deux épisodes de Moffat de la seconde demi-saison. On l'a juste vu à l'œuvre sur le mini double Space / Time, un peu court pour se faire une idée (assez énergique, cela dit). A lui aussi travaillé sur Mistresses et Grange Hill...

- Tom MacRae revient pour un épisode : c'est l'auteur du double épisode des Cybermen dans la saison 2. Pas un très bon souvenir, scénars très plats et peu émouvants. La mise en scène est de Nick Hurran, réalisateur d'un grand nombre de films anonymes, le plus connu étant Virtual Sexuality. Je sais pas trop ce que ça valait...

- Toby Whithouse revient pour un épisode après "Vampires of Venice" et "School Réunion". J'aime plutôt bien, écriture pas hyper rigoureuse mais scénars marrants et gamins. Toujours Nick Hurran à la réal.

- Gareth Roberts, enfin, revient pour son habituel avant-dernier épisode de saison. Mon pote depuis "The Lodger", avec à la réal un nouveau venu, Steve Hughes. Rien de transcendant à la vision de ses quelques courts et nombreux épisodes de séries trouvées sur le net - académique avec quelques effets kitschouilles pas toujours bien maîtrisés, en fait.


En gros, j'attends surtout le Gaiman, les Moffat et le Roberts. Déçu de pas revoir Simon Nye et la réal Catherine Morshead reprendre du service (et pas d'Edgar Wright finalement ?), mais bon, on verra bien ce que valent les nouveaux !


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Doctor Who
MessagePosté: 03 Mai 2011, 19:29 
Hors ligne
Meilleur Foruméen
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Nov 2005, 00:46
Messages: 88823
Localisation: Fortress of Précarité
Tom a écrit:
Après le mini-double Space et Time, sympatoche mais évidemment pas très consistant (le concept aurait d'ailleurs mérité un vrai épisode, c'est un peu dommage !), voici enfin le vrai début de la saison 6. Ouvrir la saison avec un double-épisode, c'est une bonne nouvelle : Moffat a le temps, en profite, n'a pas l'air de continuellement faire la course comme ça avait pu être le cas sur certains épisodes de sa saison 5. Il a l'intelligence d'utiliser la place qu'il a pour soigner ses personnages, très amoureusement, remettant en selle avec soin les problématiques de chacun (la relation River/Docteur ramenée au tragique de celle qui voit l'histoire se dérouler à l'envers,

Ca c'est très très fort...je suis content de le retrouver, ses précédentes apparitions n'avaient pas le côté tragique du doubel épisode de la saison 4 et là...c'est assez beau (même leur flirt devient omniprésent et c'est assez jouissif) avec ce monologue qu'on pourrait aisément substituer à celui d'une femme qui parle d'un amant atteint d'Alzheimer...ça rend le tragique de la romance (pourtant attaché à une intrigue purement SF) d'autant plus palpable.
Par contre, j'aimerai bien vérifier un jour, en matant tous les épîsodes où elle apparaît dans l'ordre chronologique de son perso, pour voir si y a pas de fautes...

Citation:
les complexes de Rory mis à l'épreuve de manière très concrète...).

Oui même si l'identité du "stupid face" est prévisible, j'étais assez ému quand il s'en rend compte.

Citation:
Plus curieuse est la structure extrêmement épileptique des deux épisodes. Évidemment, cela tient à la nature même de ses méchants, mais pas seulement : orchestré comme un season finale nous donnant constamment l'impression qu'on a une longueur de retard, allant sans cesse se nourrir des zones opaques de la saison précédente plutôt que de faire le ménage et de repartir à zéro, saturé d'ellipses dans tous les sens (notamment celle, géante, entre les deux épisodes), ne donnant finalement que très peu de réponses pour rester grand ouvert... le récit est très déstabilisant, voire un peu frustrant.

Oui je dois avouer que pendant un moment, j'étais genre "woooooh eeeeeh ooooooh" mais c'est tellllllllllement bien écrit, c'est sans faille...

Citation:
Si on ne peut rêver meilleur moyen de donner à attendre les épisodes qui vont suivre, Moffat n'évite ainsi pas certains dommages collatéraux, tant la double-construction se voit trouée et maltraitée dans tous les sens : l'évènement marquant l'ouverture, par exemple (qu'on essaie de rendre tragique et larmoyant alors qu'il est évident d'emblée, pour le spectateur, qu'il faut y comprendre autre chose)

Oui voilà, ça ça marche pas du tout...et en même temps, putain d'épée de Damoclès là.

Citation:
Ce nouveau méchant, parlons-en justement : une claire envie de trouver un successeur du niveau des anges. A la sobriété percutante de ceux-ci, Moffat assume cette-fois une monstruosité élégamment rétro, évoquant le film de monstre des années 50

Oui, parfaitement, on est dans un mix génial du Man in Black et du petit gris très approprié à l'époque...le concept et le design sont bien flippants et rudement bien exploités.
Puis comme les anges, il s'agit à nouveau d'un monstre plus puissant lorsqu'on ne le voit aps, habile manière de dire que la perpétuité du folklore donne sa force aux monstres, en général.

Citation:
déjà visuellement (corps dégénérescent dans un costume propret, une vision idéale du parasite), mais aussi parce qu'il parvient encore une fois à en faire un méchant purement cinématographique. Si les Anges étaient des créatures du hors-champ, les Silents sont des créatures de l'ellipse : comme il l'avait déjà fait dans Forest of the Dead, Moffat pose à plat ce qu'est un cut entre deux plans, pour le donner à voir très littéralement, pour ce qu'il est, c'est à dire un mensonge. Venant directement nous mettre sous les yeux le montage même de l'épisode, il crée avec aisance un trouble général. Je pense à des scènes qui exploitent le mieux ces jeux de l'ellipse, comme la ballade d'Amy dans l'orphelinat, où ça atteint des sommets.

C'est ça. C'est là que j'ai halluciné. Il a passé tout le premier épisode à poser le concept et dans le 2e épisode, on te bombarde d'entrée avec les techniques système D (marques au feutre sur le corps) puis hi-tech (le dictaphone intégré), de manière à créer de magnifiques ellipses (la lumière rouge qui apparaît soudainement, le reflet avec les marques). Vertigineux.
Métafilmique.

Citation:
La réalisation, comme depuis la dernière saison, apporte un enrobage gentiment flamboyant, adorateur d'imagerie, d'autant plus dans cet épisode qui essaie en très peu de temps de passer en revue toutes les icônes possibles d'une Amérique visitée en touriste (décors symboliques, politique, le personnage-type de l'agent secret...).

J'ai bien aimé le coup du "enregistrez tout ce qui se passe dans son bureau" :D

Citation:
Voilà, je suis bien content. Je me demande cependant quel avenir réserver aux tics moffatiens qui ont toujours fait son succès, ces "idées magiques" de scénario qui bouclaient la boucle à la perfection. Elles sont de plus en plus visibles, comme presque détachées de la matière des épisodes, moins complexes ou solides aussi : l'astuce de la vidéo lunaire c'est très sympa, mais quelque part j'ai l'impression de voir Moffat peiner à vraiment retoucher à quelque chose de grand de ce côté là
(l'excuse de la nécessité d'amener l'humanité à la lune ? Pas clair, pas expliqué, juste cité parce que ça dope l'imagerie l'espace de deux secondes...).
Je dirais pas non à le voir s'essayer à un épisode plus linéaire, plus simple, et de voir ce que ça donne. Je veux pas dramatiser, ça marche encore très bien, mais j'ai peur que ça s'épuise à force.

Oui voilà, maintenant qu'il n'écrit plus juste un épisode par saison, la formule Moffat se fait un poil systématique...bon, je préfère tout de même l'avalanche d'idées intelligentes de Moffat à n'importe quel "alors là, on va faire rencontrer le Docteur avec une figure historique et un monstre! voilà c'est tout!".

PS : "Mrs. Robinson", ça tue.

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Doctor Who
MessagePosté: 03 Mai 2011, 22:57 
Hors ligne
Teacher

Inscription: 13 Mai 2010, 11:50
Messages: 11612
Mrs Robinson, les "I hate you" même quand ils s'entendent pas l'un l'autre, tous les jeux, c'est cool qu'il renouvelle bien le flirt (juste des "Hello Sweetie" toute une saison ça aurait été un peu lourd). Concernant River, j'ai du mal à comprendre si c'est en pur sens inversé ou si c'est juste la tendance globale, ce que je trouverais plus intéressant...

Film Freak a écrit:
Oui même si l'identité du "stupid face" est prévisible, j'étais assez ému quand il s'en rend compte.

Pareil, mais ca marche aussi - encore un passage où la réal participe bien, le visage illuminé par les éclairs, les chœurs qui démarrent, genre "touché par la grâce" !

Citation:
.et en même temps, putain d'épée de Damoclès là.

Je pige pas si Moffat veut le garder pour la toute toute fin de la série (on parle de 200 ans là) - auquel cas ça pose des problèmes d'acteurs, puis alors quelle fin moyenne quand même -, ou si c'est juste l'arc de la saison (plus probable).

Citation:
Oui voilà, maintenant qu'il n'écrit plus juste un épisode par saison, la formule Moffat se fait un poil systématique...bon, je préfère tout de même l'avalanche d'idées intelligentes de Moffat à n'importe quel "alors là, on va faire rencontrer le Docteur avec une figure historique et un monstre! voilà c'est tout!".

Oui oui, je me plains pas. Puis s'il laisse en plus d'autres scénaristes se charger des épisodes "à univers" (que j'aime bien aussi), ça équilibre, ça me va.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Doctor Who
MessagePosté: 08 Mai 2011, 23:55 
Hors ligne
Teacher

Inscription: 13 Mai 2010, 11:50
Messages: 11612
Image

The Curse of the Black Spot (6x03)


Sur la papier, c'est bien plus d'idées que ne le laissait présager la simple visite d'époque. Toutes les deux minutes, on découvre une nouvelle strate de l'épisode qui peut s'avérer passionnante :
les affaiblis choisis comme victimes, danger à croiser n'importe quel objet pointu ou danger à se battre, le gamin embarqué, l'histoire de la transformation du capitaine en pirate, les reflets, le vaisseau parallèle, le "suicide", le passage navigation marine > navigation spatiale...

Malheureusement, rien n'est vraiment traité à fond, ni même correctement, c'est toujours très maladroit, ce qui fait qu'on a l'impression de survoler tout le potentiel plutôt que de réellement l'utiliser : sans vouloir me la jouer "politique des auteurs", on a exactement le même problème que sur l'épisode Sherlock de Thompson, l'impression que le type qui écrit pense qu'il suffit de poser l'imagerie (et là y a pas à dire, jolie imagination) pour que ça marche.

Mais surtout, c'est la mollesse de l'ensemble qui fait mal : absence totale de rythme, impression de flux continu (d'ailleurs la musique ne s'arrête quasiment jamais), mauvaise configuration du placement d'acteurs et toujours une certaine gaucherie (personne qui ne retient vraiment les envoûtés, les batailles molles à mort), scène "émotions" un peu faciles et limitées... comme si rien n'était architecturé. C'est dommage, parce que l'épisode est plaisant, je pense qu'il aurait pas fallu grand chose pour ça soit un gros morceau de la saison. Là j'ai juste l'impression d'un immense potentiel inexploité, c'est même assez frustrant.

Et sinon...
faudrait se calmer sur les morts de Rory, là.


Gaiman la semaine prochaine !


Dernière édition par Tom le 11 Oct 2014, 23:21, édité 1 fois.

Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Doctor Who
MessagePosté: 09 Mai 2011, 09:11 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 27 Avr 2011, 14:10
Messages: 1491
Localisation: Salad Fingers Country
Hâte de voir un Doctor Who by Gaiman.

J'ai vu que les deux premiers pour l'instant, et je suis plutôt content du tour que prend la saison, même si, effectivement, en tant que spectateur on est un perdu, on doute pas mal, on se demande ce qui se passe, mais finalement tout rentre dans l'ordre, c'est beau. Je dirai pas que c'est très bien écrit mais ca passe et à la fin on est content parce qu'on en sait plus. Moins que le vieux Doctor Who ceci dit, m'enfin.

J'aime l'exploration et les doutes quand à la relation Amy / Doctor, et le flirt avec River.

J'ai eu un peu de mal avec la transition Tennant / Smith pendant la S5 mais là ça y est, je l'ai acceptée.

_________________
I am the constant. You were always a variable.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Doctor Who
MessagePosté: 09 Mai 2011, 14:14 
Hors ligne
Meilleur Foruméen
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Nov 2005, 00:46
Messages: 88823
Localisation: Fortress of Précarité
Tom a écrit:
Image

The Curse of the Black Spot (6x03)


Sur la papier, c'est bien plus d'idées que ne le laissait présager la simple visite d'époque. Toutes les deux minutes, on découvre une nouvelle strate de l'épisode qui peut s'avérer passionnante :
les affaiblis choisis comme victimes, danger à croiser n'importe quel objet pointu ou danger à se battre, le gamin embarqué, l'histoire de la transformation du capitaine en pirate, les reflets, le vaisseau parallèle, le "suicide", le passage navigation marine > navigation spatiale...

Malheureusement, rien n'est vraiment traité à fond, ni même correctement, c'est toujours très maladroit, ce qui fait qu'on a l'impression de survoler tout le potentiel plutôt que de réellement l'utiliser : sans vouloir me la jouer "politique des auteurs", on a exactement le même problème que sur l'épisode Sherlock de Thompson, l'impression que le type qui écrit pense qu'il suffit de poser l'imagerie (et là y a pas à dire, jolie imagination) pour que ça marche.

Mais surtout, c'est la mollesse de l'ensemble qui fait mal : absence totale de rythme, impression de flux continu (d'ailleurs la musique ne s'arrête quasiment jamais), mauvaise configuration du placement d'acteurs et toujours une certaine gaucherie (personne qui ne retient vraiment les envoûtés, les batailles molles à mort), scène "émotions" un peu faciles et limitées... comme si rien n'était architecturé. C'est dommage, parce que l'épisode est plaisant, je pense qu'il aurait pas fallu grand chose pour ça soit un gros morceau de la saison. Là j'ai juste l'impression d'un immense potentiel inexploité, c'est même assez frustrant.

Et sinon...
faudrait se calmer sur les morts de Rory, là.


Gaiman la semaine prochaine !

Episode super faible oui...rien à en dire.

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Doctor Who
MessagePosté: 15 Mai 2011, 13:53 
Hors ligne
Teacher

Inscription: 13 Mai 2010, 11:50
Messages: 11612
Image

The Doctor's Wife (6x04)


S'il y a bien un truc qui fait plaisir, dans cet épisode, c'est l'énorme ambition. L'absence de peur de se confronter non seulement à Moffat, mais aussi à la série toute entière, allant jusqu'à donner des réponses à des choses qui doivent perturber le geek depuis des décennies : on sent l'épisode écrit par un fan, et qui offre aux fans (j'ai cru entendre des milliers de fans se beugler dessus à la réapparition de l'ancienne salle). Le concept de base (on le comprend dès le début, mais bon au cas où je n'en dit rien) est juste parfait : touchant, enthousiasmant, captivant. L'impression que l'occasion offre tellement de sujets à discuter, ou à éclaircir, qu'on pourrait tenir une saison entière avec. Le tout est plutôt bien écrit, assez vif, surtout enrobé d'une cruauté ambiante (la touche Gaiman ? Je sais pas, je connais mal) qui fonctionne bien.

Y a pourtant pas mal de choses qui gênent pour moi l'adhésion. Une réal aux fraises, déjà, qui fait absolument rien de ce splendide matériau : on a l'impression d'un bout à l'autre d'évoluer dans du carton pâte, c'est rarement inspiré. Le scénar aussi a des problèmes, un manque d'unité : persos abandonnés brutalement en cours de route ou ressortis seulement quand on a besoin, petits truc indépendants que j'ai du mal à rattacher à l'épisode (toute la course Rory / Amy, c'est motivant, mais ça s'insère bizarrement dans l'ensemble, ou alors c'est pas assez mené à bout, je sais pas : ça arrive et ça repart sans prévenir), l'invention éclair de 36 nouvelles règles sur le fonctionnement du Tardis pour justifier les péripéties, une résolution facile, et puis l'inexploitation criante de certains aspects (la possibilité de prévenir l'avenir, quand même, avec ça on aurait construire un épisode sur-complexe - après il a peut-être pas envie d'être Moffat, mais bon -, ou encore l'utilisation de la télépathie pour naviguer dans le vaisseau...). Ça aurait peut-être mérité un double...

Ça risque quoiqu'il en soit d'être l'un des meilleurs épisodes de la saison. Mais là j'aimerais bien qu'on rattrape un peu l'arc narratif général, parce que pour l'instant j'ai du mal à capter le sens de cette saison - sinon qu'on est tout le temps plongé dans la nuit et que c'est plus cru, un peu d'air et de rêverie feraient pas de mal.


Dernière édition par Tom le 11 Oct 2014, 23:22, édité 1 fois.

Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Doctor Who
MessagePosté: 20 Mai 2011, 18:45 
Hors ligne
Meilleur Foruméen
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Nov 2005, 00:46
Messages: 88823
Localisation: Fortress of Précarité
Voilà, y a une idée qui tue et qui est très belle mais scénaristiquement, y a rien...et formellement, c'est effectivement très cheap et ça freine toute puissance...je rêve de ce que Moffat aurait fait de ce concept.

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Doctor Who
MessagePosté: 23 Mai 2011, 10:08 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 27 Avr 2011, 14:10
Messages: 1491
Localisation: Salad Fingers Country
Déçu aussi par l'épisode 4 de Gaiman.
Plus dû à une réal approximative qu'à un pitch, et surtout une idée, très intéressants.

Mettre un scénar en images c'est pas toujours évident.

_________________
I am the constant. You were always a variable.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Doctor Who
MessagePosté: 29 Mai 2011, 14:17 
Hors ligne
Teacher

Inscription: 13 Mai 2010, 11:50
Messages: 11612
Image

The Rebel Flesh / The Almost People (6x05-06)


Très bonne surprise que ce double bouillonnant, intense, et dans ses dernières secondes extrêmement perturbant, jamais j'aurais attendu autant de ce scénariste ! Et surtout, pour le coup, Moffat (dans le sens où il décide de l'arc général) aura pris de court absolument tout le monde : je trouve l'explication aux questions en suspend depuis le début de la saison parfaitement brillante.

Au-delà de la dernière minute, l'épisode est certes pas d'une folle originalité (c'est un peu le canevas type d'un nombre illimité de récits SF), d'autant qu'il reprend d'assez près la trame du médiocre double de l'année dernière (Hungry Hearth / Cold Blood). Mais une donnée vient revisiter ce postulat vu et revu : le docteur, et l'approche humaniste, qui relance les dés (exit l'habituel fatalisme rendant prévisible ce genre de récit), qui fait de l'issue de toute cette histoire un horizon bien incertain jusqu'au bout. Malgré le bordélisme du scénario (un exemple parmi d'autres : les parti-pris de Rory envers les gangers finalement inexploité - on ne le met pas dans une situation qui fera fleurir un tel postulat), toutes les pistes lancées sont passionnantes. Pour le reste, je passe en hide :

Je trouve finalement l'épisode assez brutal, dans la façon dont il finit par baisser les bras pour accepter l'idée qu'un de chaque double devra de toute façon mourir (aucun doublon ne survit). C'est un revirement un peu surprenant (même si jamais explicité, mais le scénario fonctionne au final ainsi), qui continue la mutation de la figure du docteur-qui-tue-personne (déjà mis à mal par le shoot final du premier double ayant ouvert la saison 6) en quelque chose de plus ambigu.
Le destin final de la deuxième Amy, que je trouve ultra dur et cruel, rejoint un peu l'idée du "sort pire que la mort" qu'avait déjà titillé la brèche effaçant l'existence dans la saison précédente : on peut saluer Moffat (et son scénariste, évidemment) pour se trouver des ennemis et dangers à la hauteur, mais encore faudra-t-il mener la cruauté jusqu'au bout, et avoir le courage de ne pas sauver tout le monde. Ça semble être le cas pour l'instant, même si l'allusion selon laquelle les souvenirs sont liés (comme si Amy allant accoucher allait recevoir les souvenirs de son double - c'est ambigu, mais le "nous viendrons" du Docteur semble aller dans ce sens) ont déjà l'air de vouloir un peu tempérer la chose, ce qui est un peu dommage.


Voilà en tout cas qui remonte violent mon estime pour cette saison 6 !

Et sinon,
le docteur tué au premier épisode serait finalement le double ayant réussi à survivre d'une manière ou d'une autre ?


Dernière édition par Tom le 11 Oct 2014, 23:22, édité 1 fois.

Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 551 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13 ... 37  Suivante

Heures au format UTC + 1 heure


Articles en relation
 Sujets   Auteur   Réponses   Vus   Dernier message 
Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. "Doctor Horrible's Sing-Along Blog" (Joss Whedon)

CamillaVelvet

2

1819

17 Juil 2008, 14:49

CamillaVelvet Voir le dernier message

 


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Rechercher:
Aller à:  
Powered by phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO
Hébergement mutualisé : Avenue Du Web