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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Sep 2018, 14:18 
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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Sep 2018, 15:04 
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Ah oui, mais cette ressemblance est subie, irréfléchie et diffusée sur plusieurs années (et donc : d'autant plus directe).

Alain Cavalier avait sans-doute lui-même quelque chose à exorciser en faisant ce film, qui n'appelle pas forcément la reconnaissance. Dans le - très beau, mais peut-être trop théâtral et trop délibéremment masochiste- Irène, il se présente comme le responsable direct de la mort de sa femme, Irène Tunc - dans une situation où son propre comportement ressemble à celui des personnages de ses premiers films.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 07 Sep 2018, 21:14 
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C'est de droite, mais très intéressant. Marc Fumaroli est pro-catholique, mais dans une orientation jésuitique, à laquelle s'ajoute une forme de nostalgie platonicienne pour le mobde des idées et d'une vérité réifiée, agissabte mais tragiquement intangible (derrière la facilité d'une langue ironique et élégante) plutôt que traditionnaliste. Tension intéressante entre nationalisme français et ouverture cosmopolite à l'Europe humaniste. Joue Panofsky (et le lien entre icônes esthétiques et idéologies codées et réifiées) contre le musée imaginaire de Malraux. Aperçus stimulants (mais limités à l'Italie) sur l'articulation Renaissance/ Baroque (terme que Fumaroli récuse d'ailleurs). Toufus mais bien écrit. Bon article sur la réception de Poussin au XXème siècle, par Gide et Cézanne notamment, il y a un côté passeur au sens daneyien dans ce receuil articles qui les rend attachant.

Pour l'anecdote, je me souviens avoir assisté à un cours (il y a 20 ans) où Pierre Macherey, a priori d'un bord politique opposé (quoique Macherey faisait une critique interne, sociologique et diffuse de l'université là où elle est externe, historique et précisèment circonscrite chez Fumaroli) en recommandait la lecture.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 02 Oct 2018, 14:27 
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Lectures de septembre...j'attaque la rentrée littéraire avec une exception (le Enard)

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Forêt obscure de Nicole Krauss
Deux récits dont les personnages ne se croisent pas; L'un écrit à la première personne (narratrice qu'on pense proche de la vie de l'écrivain), l'autre à la troisième. Le cadre est celui d'Israël et plus précisément Tel-Aviv avec en trame de fond un legs (fantasmé) de Kafka. Si le roman est déséquilibré du fait de l'intérêt plus important qu'on porte à un des récits, j'ai été assez pris par cette histoire dont on ne sait jamais où elle va nous emmener et qui offre une réflexion riche et sensible sur les vies qu'on laisse passer.

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Arcadie d'Emmanuelle Bayamack-Tam
Description d'une communauté ecolo-utopiste par une ado transgenre...Bouquin moins agaçant que ne le laisse supposer le résumé mais je n'ai pas trop accroché aux personnages et à l'univers, même si Bayamack-Tam a un don pour naviguer entre différents style. D’élégants morceaux d'écriture.

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A son image de Jérôme Ferrari
Une structure maitrisée et un excellent début. Cela reste cependant un peu trop froid et peut être un peu trop simpliste vers la fin...

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Boussole de Mathias Enard
Roman qui ressemble parfois à une sorte de dictionnaire que j'ai failli plusieurs fois laisser tomber. Bien que le livre ne paraisse jamais prétentieux, trop d'érudition tue l'élan du récit. Le livre contient pas mal de moments assez fort, notamment vers la toute fin (la révolution iranienne), qui fait qu'il reste quand même en tête et qu'il donne envie de s'y replonger.

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Un tournant de la vie de Christine Angot
Une économie d'écriture qui laisse un peu pantois tout comme cette histoire d'amour à trois, d'une banalité à pleurer. Une écriture au plus près du quotidien, triviale, qui fait très rarement mouche. C'est trop peu pour un roman aussi court.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Oct 2018, 10:43 
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ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard
Premier roman, le seul édité par les éditions de minuit pour cette rentrée, qui fait un peu parler de lui et qui se retrouve dans la présélection du Goncourt. J'ai un peu de mal à rejoindre les éloges faits ici ou là bien que le livre sait efficacement relayer la passion amoureuse de ses deux personnages et que sa structure reste simple et maitrisée.
Le rythme syncopée, les répétitions, le recours aux extraits encyclopédiques, le côté un peu déréalisé dans lequel vivent les personnages, la lourdeur des références (Duras) et un lyrisme mal maitrisé m'ont pas mal agacé (ça a tendance à un peu s’atténuer dans la deuxième partie, et encore...). Pas mal d'atouts mais un peu gâché par certains effets de manche.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 04 Oct 2018, 10:46 
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Un peu de mal à entrer dedans, beaucoup aimé le milieu, un peu moins la toute fin.

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 05 Oct 2018, 14:02 
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C'est pas si mal, on dirait un peu une très longue chanson de Francis Cabrel par moments.
Elle a assurément un coeur de saphir dans son pick-up, voire même des décibels dans son check-up, c'est sa façon d'aimer et elle monte ses mains vers le point le plus haut.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 10 Oct 2018, 19:08 
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Le premier chapître est une tuerie, même en traduction. Je vais essayer de continuer et de m'accrocher même si j'ai peur d'abandonner (univers à cheval entre Ingmar Bergman période 1975, anticipe sur Araki, et Solondz voire la veine Simple Man des Coen. Rappelle aussi du Ballard pais dénué d'ésotérisme et du penchant vers idéologie à la fois morale scientiste).
Je lis cela à cause du Swimmer de Frank Perry (c'est déjà plus radical et politique que le film où le sourire Burt Lancaster et l'érotisme de l'actrice qui fait des sautd de cabri lisse le désenchantement).


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 11 Oct 2018, 13:58 
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Ismaïl Kadaré - Avril brisé
D'histoires de vendetta en Albanie (avec cette existence hallucinante d'un code de loi appelé Kanun), Kadaré tire un roman existentiel et poétique évoquant aussi bien le gothique, l’expressionnisme que l'absurdité de Kafka et Beckett. Je ne sais pas ce que vaut l'adaptation de Walter Salles mais ça l'air très éloigné. Grand roman.

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Adeline Dieudonné - La vraie vie
Un vrai page-turner, sorte de conte violent fantasque, illustrant en filigrane un "propos" sur les violences faites aux femmes. Si la forme du conte justifie le côté un peu too much des personnages, tout ça manque de profondeur. Naviguant entre des références à Retour vers le futur et Shining (on est dans un décor assez vague de banlieue urbaine à l'américaine) le livre peine à réellement exploiter tout ce qu'esquisse son histoire. A. Dieudonné donne l'impression à la fin de vouloir expédier tout cela au plus vite dans un dernier acte invraisemblable. Elle est plutôt jolie, passe bien à la télé, n'a pas l'air bête mais son roman est loin d'être un grand livre, voir même un bon...


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François Vallejo - Hôtel Waldheim
Dans ses meilleurs moments le livre offre un jeu intéressant entre les différents points de vue que peuvent avoir plusieurs personnages sur un seul et même événement...Points de vue modifiés par le souvenir, la projection des idées et des émotions...Mais la mécanique du récit est souvent grippée, les personnages s'obstinant à rester statiques (jusqu'à la toute fin où Vallejo ne sait pas comment finir, clairement la partie la plus faible). Si le livre reste plaisant, on aimerait que tout cet univers qui mêle espionnage et décor de la montagne magique s'électrise un peu plus.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 11 Oct 2018, 14:16 
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Je n'ai pas de gros enthousiasme sur la sélection Goncourt pour le moment, mais j'ai volontairement commencé par les "petits". Par ordre de préférence :

1. Adeline Dieudonné - La vraie vie
2. Thomas Reverdy - L’hiver du mécontentement
3. Clara Dupont-Monod - La révolte
4. David Diop - Frère d'âme
5. Pauline Delabroy-Allard - Ça raconte Sarah
6. Meryem Alaoui - La vérité sort de la bouche du cheval
7. Guy Boley - Quand Dieu boxait en amateur

Je suis au tiers de Quatre-vingt-dix secondes (Daniel Picouly), c'est pas mal du tout.

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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 16 Oct 2018, 16:59 
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Maîtres et esclaves de Paul Greveillac

Puissant roman qui nous plonge dans l'histoire de la Chine, du Grand bond en avant jusqu'aux manifs de la place Tian'anmen en 89.
On suit le destin d'un peintre issu de la paysannerie moyennement riche, qui finira dans les hautes sphères du pouvoir en tant qu'artiste de propagande.
Avec ce perso d'apparatchick dont le talent et l'humanité sont broyés par les forces politiques en présence, Greveillac réussit à nous faire ressentir toute la violence et l'absurdité de cette société totalitaire, tout en nous montrant les profondes mutations menant à cette Chine contemporaine pleine de contradictions et née dans la douleur.
Assez long, documenté j'ai été assez vite conquis par cette entreprise qui mêle considérations sur un art peu commenté et connu (la peinture de propagande) et l'histoire politique de la Chine. L'auteur ne cherche pas forcément à rendre aimable ses personnages et révèle un goût pour la tragédie (ce qui pourra en agacer certains)....mais ça m'a assez enthousiasmé.

Je suis au quart de l'Evangile selon Youri de Tobie Nathan... un peu circonspect pour l'instant

Pour un classement de la rentrée je dirais:

1 - Maîtres et esclaves
2 - A son image
3 - Forêt obscure


4- Arcadie
5 - ça raconte Sarah
6 - Une vraie vie
7 - Un tournant de la vie


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 18 Oct 2018, 12:49 
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Et bien j'ai laissé tombé L'évangile selon Youri...Style beaucoup trop relâché, fantastique peu convaincant, narcissisme gênant de l'auteur...bof bof

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L’Hiver du mécontentement de Thomas B. Reverdy

Assez séduit par ce court roman dont je n'attendais rien. Si le parallèle entre Richard III et les événements sont donnés d’emblée, Reverdy nous tend, sans jamais vraiment le dire, un miroir déformé des politiques françaises actuelles et des situations sociales à venir. L'auteur a un talent pour croquer des personnages et des situations assez rapidement, donner une portée à leurs trajectoires qui nourrissent la richesse du roman et fondre tout ça dans un récit fluide et prenant.
Les titres des chansons qui chapitre le roman sont une petite coquetterie dispensable.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 21 Oct 2018, 12:23 
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Assez déstabilisant le John Cheever (le titre anglais, tout simplement Bullet Park, est bien plus frappant que le titre français et aurait dû être conservé* ).

Cela commence comme une farce misanthrope, la fois légère et surdéterminée philsophiquement, à la Marcel Aymé (ou David Lodge pour prendre une comparaison restant dans le roman anglophone) et se termine comme un polar behavioriste, sec et violent, presque gauchiste à la Manchette, en passant par un stade intermédiaire : un monologue beckettien à la Molloy, mais transposé du monde des clochards abstraits à celui d'une banlieue WASP, échouant de ce fait dans sa prétention métaphysique et n'assumant pas sa propre lucidité politiques. Petite frustration liée à la construction de l'ouvrage (fin volontairement déceptive) mais du style et du souffle, et trois beaux personnages d'adolescent psychotique, de névrosé oedipien et sociopathe, et de père paumé dans sa réussite, qui essayent de rester séparés dans chacun de ces trois univers, contre la logique interne de la fiction. Le mal moral - le second personnage - est le rappel du réel dans la fiction, et la bourgeoisie blanche américaine et capitalisme sont déjà des fictions pour Cheever, critiquées , mais comme des apparences, et non comme des déterminismes sociaux réels.
L'approche de Cheever envers le racisme anti-noir (le livre est écrit lors de la période qui englobe les émeutes de Watts et les assassinats de Luther King, Malcolm X et Robert Kennedy) est intéressante, mais insatisfaisante : sociologiquement et moralement critique mais volontairement apolitique, et dès lors distante et croyant au rachat et à l'innocence comme des recours (la transcendance prévalant au plan religieux est transféré laïquement au plan psychologique : les victimes de l'aliénation raciste (structure) deviennent des super-psychanalystes cachés (providence).
C'est assez différent du Nageur de Frank Perry, et j'ai vu qu'il a servi de base à un film d'Arnaud Des Pallières il y a une dizaine d'années : parc-arnaud-des-pallieres-2009-t10940.html?hilit=Pallières


Cela fait finalement beaucoup penser à Georges Perec (Cheever et lui sont morts la même année) : aux Choses au début, puis aux parties les plus sombres et les moins systématiques de La Vie Mode d'Emploi, y compris par le dispositif fictionnel et immobilier.

* La traduction française de Dominique Mainard est fluide et élégante, mais n'est pas à l'abris de fautes qui en gênent la lecture : caroubes et carouges confondus - oiseaux et forêts jouent un rôle symbolique important dans le livre - des phrases comme Après trois heures de route j'arrivais à Umbria.C'était une région beaucoup plus verte que le reste de l'Italie. pour "en Ombrie", mécomprennant que Cheever choisit de ne pas nommer la ville d'un évènement-clé, dans une partie européenne où les noms de le lieux se succèdent de manière irréelle, et sont à la source d'une obsession chez un des personnages, formant un pélerinage de Compostelle clinquant, solitaire et sans but, et faisant aussi une allusion à Freud (qui, comme le dit Wikipedia a ajouté de la notoriété à la chapelle San Brizio avec son essai Oubli de noms propres dans le recueil Psychopathologie de la vie quotidienne, dans lequel il raconte comment il avait oublié le nom de Signorelli dans une conversation concernant Orvieto).


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 29 Oct 2018, 16:00 
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Quatre-vingt-dix secondes de Daniel Picouly...
...ou l'histoire de l'éruption de la montagne Pelée en 1902. Racontée par le volcan, masse surplombante, cynique, éprouvant des sentiments contradictoires sur ces 30 000 vies qu'il s'apprête à prendre, l'histoire démarre sur les chapeaux de roue et se contraint à relater les événements se passant une heure avant la catastrophe. Malheureusement Picouly tente au delà de ça de relater une histoire d'amour contrarié à la Titanic qui ne convainc pas vraiment. Style très classique un peu désuet (l'auteur se complait un peu dans son écriture), avec un recours fréquent aux retournement de situations, aux Deus ex machina, le livre perd peu à peu en intensité et amoindrit la violence finale de l'éruption

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Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu
L'écriture de Nicolas Mathieu est filmique, immédiatement transposable sur un écran donc loin d'être un grand objet littéraire, ce roman (son deuxième, le type ayant aussi fait une thèse sur Malick) n'en est pas moins juste dans la peinture qu'il fait de ces zones péri-urbaine ayant auparavant eu une forte activité industrielle et aujourd'hui délaissée. Le livre se présente comme une chronique adolescente (et donc aussi sociale) sur 4 étés choisis entre 1992 et la finale de 98. On suit avec lucidité (et cruauté) des personnage "types" (le fils d'immigré marocain, la jeune fille de famille nouveau riche) avec au centre un garçon issu de la classe moyenne pauvre, débrouillard mais sans passion ni avenir, rêvant vaguement d'un ailleurs.
Un peu caricatural dis comme ça mais c'est vraiment la justesse du regard, l'amour porté aux personnage, qui tient le livre et le rend assez émouvant. A la fois désespérant (l'ennui du quotidien, les vies brisées, la drogue) et vivifiant (les échappées, les fuites que les personnages n'appréhendent pas tout à fait). Une crudité aussi dans les scènes de sexe ou de violence, jamais complaisantes et finissant toujours sur un truc un peu surprenant.
Alors le livre est bourré de trucs, de cliffhanger (un côté page-turner là aussi)...mais ça fonctionne très bien.


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 Sujet du message: Re: Vos dernières lectures
MessagePosté: 29 Oct 2018, 16:54 
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Même avis sur les deux livres. Très juste ce que tu dis sur le Mathieu.

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