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MessagePosté: 12 Sep 2019, 08:20 
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Nan, l'avant-première au Rex, c'est pour les fdp. Les vrais seront le 25 septembre dans la grande salle (remplie d'ados bruyants et de popcorn) d'un cinéma sans punaise de lit.

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La Vie brève de Jan Palach
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MessagePosté: 12 Sep 2019, 09:46 
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Garçon-veau
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Cosmo a écrit:
Nan, l'avant-première au Rex, c'est pour les fdp. Les vrais seront le 25 septembre dans la grande salle (remplie d'ados bruyants et de popcorn) d'un cinéma sans punaise de lit.

Tenez-moi au courant bande de bourrins, si c'est en soirée je peux me laisser tenter.


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MessagePosté: 12 Sep 2019, 16:36 
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Et comme déjà dit, j'invite ceux qui ne l'ont pas encore fait (et qui souhaitent aider un "jeune" auteur), à poster votre avis sur :
Fnac / Amazon / Babelio

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MessagePosté: 12 Sep 2019, 16:50 
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Le Cow-boy a écrit:
Cosmo a écrit:
Nan, l'avant-première au Rex, c'est pour les fdp. Les vrais seront le 25 septembre dans la grande salle (remplie d'ados bruyants et de popcorn) d'un cinéma sans punaise de lit.

Tenez-moi au courant bande de bourrins, si c'est en soirée je peux me laisser tenter.


Invitation lancée :)

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MessagePosté: 04 Oct 2019, 19:24 
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Pas encore terminé mais le livre
même si j'ai vu la rupture
me plaît bien plus que le Quentin Jardon (voire l'Ordre du Jour d'Eric Vuillard), qui est aussi une enquête sur une personne-clé effacée et en même temps bien (donc mal) connue. Ce n'est pas tellement un roman en fait. Avec la même approche tu pourrais écrire sur l'Afrique (pour prendre aussi une région à la fois proche et irréductible à notre culture, où la question de l'engagement politique se pose dans des termes finalement assez proches de ce que tu décris pour la Tchécoslovaquie de l'epoque, c'est d'ailleurs présent au début) sans verser dans l'exotisme, tout en assumant ta subjectivité. ce qui est assez rare chez les écrivains français actuels. Cela veut dire qu'elles est légitime.
Tu écris bien sur les raisons et le désir qui t'ont amené vers Palach, qui sont voisines d'un enjeu mémoriel mais possèdent en même temps une dimension individuelle, plus difficile à exprimer et justifier, et que l'enquête n'épuise pas (alors qu'on se demande ce qu'Eric Vuillard recherche dans L'Ordre du Jour. Sans à la fois une attitude de procureur et un désir de refaire l'histoire : ton livre ne tombe ni dans l'un ni dans l'autre travers, et pourtant l'imaginaire reste présent).

L'affection et le respect que tu portes à Jan Palach donnent beaucoup de prix au livre. Il rappelle à ce titre (un peu mais c'est déjà bien) la biographie de Luther par Lucien Febvre ou même le livre d'Echenoz sur Ravel.


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MessagePosté: 06 Oct 2019, 23:00 
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Je m'étonnais (et m'inquiétais un peu) que le livre plaise autant à des medias de droite (voire d'extrême-droite , Radio Courtoisie) qu'a des cercles de recherche universitaires sur le socialisme, mais après l'avoir terminé , je comprends mieux cet écart. Le livre est à la fois dans une valorisation de l'engagement polit6iqu, et dans la déploration stalgique d'une époque révolue, qui est le contre-champ et l'origine d'un présent décevant. Mais ce grand écart, même s'il est problématique, n'est ni vulgaire ni opportuniste (même si j'ai un peu des réserves sur la manière dont tu parles de la guerre d'Afghanistan comme d'une invasion, alors que pour les coup les soviétiques soutenaient un gouvernement -mal- élu , à vrai dire c'est surtout parce que ce jugement sur la persistance de l'oppression communiste est ce qui met en continuité notre époque et celle de Palach à la fin du livre ) : . Mais la pluop6art du temps c'est l'ecriture, travaillés et dense, qui assume cet écart à la place de l'idéologie. L'iaginaire est plus lucide et ouverte au paradoxe réel que l'idéologie : l'engagement de Palach s'ancre dans un fort nationalisme et une certaine sévérité morale compatible avec un traditionalisme conservateur, tandis que le passé mort du Printemps de Prague est peut-être plus cosmopolite et ouvert au risque politique et à l'altérité que notre présent. Le point fort du livre, sa rigueur et son originalité, est de faire de cette ambigüité le strict point de départ de la fiction : ce qui la précède est toujous plus factuel et neutre.

Il y a quelques temps j'ai fait des voyages professionnels (des missions de formation) à Magascar et au Congo qui m'ont assez déstabilisé. Madagascar surtout est une société toujours marquée par ce qui s'est passé là en 1948 (c'était par ailleurs la première fois que j'allais par ailleurs dans une région d'un pays africain qui n'était pas un grande ville, intégrée dans la mondialisation, ce qui lisse les blessures historiques et la pauvreté), j'avais l'impression d'une forme d'illigitimité dans le fait d'y aller comme français, une part d'ombre de mon pays, les ambiguïtés de mon identié et de mon travail me sautaient à la gueule. Il y avait un malaise peut-être à la fois plus diffus et prégnant que dans des pays où la guerre d'indépendance a été plus longue, mais aussi plus discutée dans le débat politique comme l'Algérie et le Congo (par ailleurs il ya une forte présence d'anciens pieds-noirs à Madagascar, sans doute la frange la plus conservatrice, qui 'est pas rentrée en métropoole, qui se mélnge avec plusieurs types de tourisme, plus ou moins vertueux).
Du coup je me suis mis à lire plus attentivement que je ne l'avais fait jusqu'alors Frantz Fanon . Madagascar joue d'ailleus un rôle aussi voire pus important que l'Algérie dans le début des "Damnés de la Terre , dans lequel il jutifie la violence la politique ( la suite du lvrre, plus centrée sur l'Algérie et une société que Fanon conaissait mieux est d'ailleurs beaucoup plus nuancée et complexe sur cette question, ce que la préface de Sartre n'a pas vu).

Ce qu'il y avait d'actuel dans le livre de Fanon m'aidait à compendre ce que j'avais vu, et ce que j'avais vu m'aidait en retour à ademettre la partie inactuelle et dépassée du live de Fanon. Mais plutôt que les Damnés de la Terre, je me suis pris aussi "Peau Noir Masque Blanc" en pleine gueule : le livre parle de moi et de l'autre en même temps, de ce par quoi je lutte pour ma liberté et celle de l'autre, et de ma lâcheté et de ma bassesse (vues non pas comme une corruptione t un jugement, mais un risque). La lecture de ces deux livres a été marquante, mai aussi pénible et lente (particulièrement pour les parties où il parle des malade psychotiques qu'il a tenté de soigner).

Ton livre n'a pas le la même ambition et la même portée (ni la même identité politique) que ceux de Fanon, mais le lire à la suite de ces deux livres était assez troublant. D'une part les ruptures de ton du livre, la liberté de construction, le passage au "je" réel de ta personnalité au "je " fantasmé qui se met à la place de l'autree (avec, en position intermédiaire une desrciption assez factuelle, à la fois béhavioriste, distante mzis bienveillante d'un "eux" colelctig, du peuple tchèque) avec l'idée que le chemin doit être refait dans l'autre sens, hors du livre, dans le réel, rappellent un peu la construction (déroutante mais foisonnante) et la densité de Peau noire, ... . De plus, les deux deux livres partagent l'idée, que la révolution est le moment où peut se réaliser une existence véritable, où la fausse conscience est abolie, à la fois pour le sujet le groupe, c'est peut-être la seule expérience commune, le seul objet de deuil commun, le même rapport au salut et à la pensée. Mais ce que Fanon raconte comme un échec réel (le fait qu'une révolution est vite piégée dans la spontanéité qui la conditionne, où elle finit par ne plus se voir qu'elle-même : la cause est ce que la révolution consomme, quand elle croit la transmettre) , tu le décrits comme un objet de fantasme et un morceau du passé à sauvergarder et recréer dans une sorte d'épiphanie, imaginaire et fidèle.
Fanon aurait probablement été choqué par l'acte de Palach,alors qu'ils partagent tous deux une même dimension messianique (à la fois mystique et rationnaliste) et une même forme d'intégrité intellectuelle, , il l'aurait considéré comme plus nihiliste qu'un attentat (l'extrait que tu cites de Chesterton, pourtant aux antipodes idéologiques et historiques de Fanon, pourrait être de lui).

La phrase qui referme "Peau Noir Masques Blancs" : Ô Mon corps fais de moi un homme qui interroge s'applique bien à Palach et peut-etre aussi, à ce sur que tu dis de toi dans le livre. Simplement, il y a là aussi un transfert et une inversion : ce corps est ce que Fanon ne peut pas perdre, quand Palach l'a sacrifié, transformé au contraire message allant de lui-même vers le monde (sans réponse possible l'intéressant lui personnellement, cet intérêt est perdu là où il a politiquement gagné), Et ce corps que Fanon énonce comme une prière et un espoir non encore exaucé, semble vu par toi de l'autre côté , comme un point de départ, à la fois une fatigue et le résumé fidèle (plutôt que les prémices) d'une éthique. Mais l'interrogation est ce que vous avez en commun.


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MessagePosté: 08 Oct 2019, 07:01 
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Citation:
Pas encore terminé mais le livre
même si j'ai vu la rupture


Quel rapport ?
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Bon, elle était facile... :mrgreen:


Citation:
me plaît bien plus que le Quentin Jardon (voire l'Ordre du Jour d'Eric Vuillard),


Sachant que le Vuillard fait partie de ceux qui m'ont sérieusement atteint dans l'écriture, me poussant presque à m'arrêter tant j'avais le sentiment de ne pouvoir passer après. Au final, sa lecture m'a incité à me tourner vers l'intime, ce qu'il n'aborde quasiment pas.
Sinon, c'est lequel de Jardon ?


Citation:
Avec la même approche tu pourrais écrire sur l'Afrique.


On va dire que ce n'est pas totalement exclu, et que l'idée qui me trotte dans la tête depuis une dizaine d'années verra peut-être le jour un de ces quatre.

Citation:
L'affection et le respect que tu portes à Jan Palach donnent beaucoup de prix au livre. Il rappelle à ce titre (un peu mais c'est déjà bien) la biographie de Luther par Lucien Febvre ou même le livre d'Echenoz sur Ravel.


D'Echenoz, c'est surtout le livre sur Emil Zátopek qu'il faudra que je lise. Mais je note les titres que tu cites.
Et merci, surtout, pour ce message et ta lecture ! Je m'en vais lire maintenant ton message suivant, qui m'a l'air plus copieux (et en te citant, ça permettra que Cowboy puisse te lire !).

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MessagePosté: 08 Oct 2019, 09:20 
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Sir Flashball
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Pauvre Cosmo qui a dû lire un message entier de Gontrand.

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MessagePosté: 08 Oct 2019, 10:22 
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Je peux bien faire ça, lui qui a dû lire un livre entier de Cosmo :)

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