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 Sujet du message: Safe (Todd Haynes - 1995)
MessagePosté: 13 Nov 2005, 02:54 
Ca fait parfois du bien de rattraper certains films hautement réputés qui nous ont toujours échappés depuis des années (surtout que c'est un des films préférés de Blissfully), et c'est encore mieux quand la baffe est à la hauteur de l'attente voire même plus... Vu le choc, je tenais à faire un topic sur le décidément trop méconnu Safe de Todd Haynes, son meilleur film à mon goût.

Alors, Safe, c'est simplement l'histoire d'une femme au foyer qui commence à avoir des malaises bizarres parce qu'elle ne supporte plus sa vie toute morne et toute mortifère.

A travers cette étude clinique d'une mystérieuse maladie, Todd Haynes réussit l'air de rien un chef-d'oeuvre d'une grande ambiguité, évoquant quelques pistes explicatives tout en ayant la distance nécessaire. C'est profondément intelligent car il n'y a aucune démonstration à la con, et le spectateur est donc obligé de s'interroger constamment sur les raisons de cette maladie qui n'est au fond pas si scientifique que cela : le rejet brutal des produits chimiques me semble juste le déclencheur d'un malaise plus refoulé et plus insidieux, celui de cette femme qui étouffe dans son train-train quotidien. L'étonnante seconde partie, qui se déroule dans un centre de désintoxication aux pratiques douteuses, est subtilement dérangeante car elle amène un constat désespéré, où le mensonge et la vérité semblent indissociables. Mais il serait difficile de développer toute cette réflexion sans la schématiser bêtement.

Enfin, Julianne Moore est la plus grande actrice du monde. Quand je la vois en photo, c'est une très jolie femme, mais quand je la vois jouer comme ça avec autant de talent, c'est le méga coup de foudre.

6/6

"Why did you become sick?"


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 Sujet du message: Re: Safe (Todd Haynes - 1995)
MessagePosté: 14 Nov 2005, 01:55 
Quel bide... :lol:


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 Sujet du message: Re: Safe (Todd Haynes - 1995)
MessagePosté: 14 Nov 2005, 02:46 
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Matou miteux
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Inscription: 05 Juil 2005, 13:48
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Bob Harris a écrit:
Quel bide... :lol:


Ah mais moi je suis d'accord pour dire que ça tue, et que le dernier plan fait partie des choses les plus fortes que j'ai pu voir sur un écran. En tout cas l'effet que ça a eu sur moi.

_________________
Doll, it's a heartbreaking affair


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 Sujet du message: Re: Safe (Todd Haynes - 1995)
MessagePosté: 14 Nov 2005, 02:52 
Blissfully a écrit:
Ah mais moi je suis d'accord pour dire que ça tue, et que le dernier plan fait partie des choses les plus fortes que j'ai pu voir sur un écran. En tout cas l'effet que ça a eu sur moi.

Ooooh !
Merci de m'avoir évité le bide ! I really love you. :P


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 Sujet du message: Re: Safe (Todd Haynes - 1995)
MessagePosté: 14 Nov 2005, 03:34 
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Matou miteux
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Bob Harris a écrit:
Ooooh !
Merci de m'avoir évité le bide ! I really love you. :P


Tu dis ça parce que tu n'es même pas contraint à coucher avec moi.

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Doll, it's a heartbreaking affair


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 Sujet du message: Re: Safe (Todd Haynes - 1995)
MessagePosté: 25 Sep 2016, 14:09 
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Oui en effet, beau film (Abyssin a raison), très troublant (très influent, "Bug" de Friedkin et "Night Moves" de Reichardt, voire même "Toni Erdmann" lui doivent beaucoup), extrêmement différent du reste du cinéma de Todd Haynes formellement (avec la césure brutale au milieu en croirait un film d'Antonioni des années 70, le point de vue sur la féminité à la fois en marge et au centre de l'aliénation sociale est aussi très antononien) et en même temps très proche (l'héroïne s'appelle Carol, et ses rapports avec son mari comme sa maison ne sont pas sans ressembler avec ceux de Cate Blanchett dans le film récent du même nom). Jericho Cane (il y a 11 ans) parlait très bien de la riche ambiguïté du film. On sent que Todd Haynes laisse une idée essaimer dans plusieurs genres (et la convention du cinéma commercial l'affadit mais aussi la transforme d'un autre côté en secret actif). Julianne Moore est très bien mais un chouïlla Actor Studio (les second rôles dans la secte sont en fait dans un registre plus neutre mais plus troublants). Une sorte de Cronenberg sans transformation corporelle (quoi que,
plus son visage est amoché mieux elle se porte et la permenante est filmée comme la scène de The Fly...
) ni mort : l'étrangeté et la perte sont antérieures à celles-ci et n'en ont pas besoin. Très belle B.O. d'ambiant glaciale eighties (d'Ed Tomney, que je ne connaissais pas) à la Tangerine Dream qui participe pleinement à la mise en scène et fixe le rythme des séquences..
Le film est proche du regard politique sur Los Angeles de Mike Davis formulé à la même époque (Blade Runner comme plan d'organisation sociale, avec une ségrégation et un auto-enfermement des classes supérieures implicites mais planifiés, et d'un autre côté la dégradation des combats 68ards en contre-utopies hygiénistes, pseudo-scientistes et sépararistes, mais où une forme de critique sociale survit, opaque, diffuse, partielle, pas assumée mais présente).
L'ambiguïté du film est sans doute liée au fait qu'elle est réellement gravement allergique (et arrive finalement à trouver toute seule le "bon" traitement, en s'appuyant sur la télé, sur la partie la plus objective de son aliénation, qu'elle est la seule à precevoir mais ne comprend pas, en l'excluant hypocritement son mari casse son aliénation), rejoue comme feinte ce qui la dévore réellement, ce qui gêne d'autant plus son milieu.


Dernière édition par Gontrand le 26 Sep 2016, 09:43, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: Safe (Todd Haynes - 1995)
MessagePosté: 25 Sep 2016, 21:18 
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Antichrist
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J'aimerai bien le revoir tant il m'en reste quelque chose d'extrêmement puissant... Beaucoup aimé Carol mais il m'en reste qu'une vague mélancolie, alors que Safe c'est plus un certain malaise que je ressens en y repensant...

sinon tes textes sont toujours intéressants, mais n'hésite pas à faire des paragraphes.

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 Sujet du message: Re: Safe (Todd Haynes - 1995)
MessagePosté: 25 Sep 2016, 21:31 
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"Carol" m'avait déçu, mais en voyant Safe j'ai envie de le réhabiliter, les deux films sont un peu un dyptique déployé sur 20 ans (paradoxalement la forme "lisse" de Carol premet à Haynes d'accentuer plus franchement le côté queer d'une histoire assez proche , qui est en creux voire refoulé dans la forme plus recherchée et tirant sur le cinéma de Bergman et Antonioni (presque entièrement en plans larges) de Safe (
il est quasi absent sauf dans le rejet physique réciproque de son mari, la séropositivité vécue sans drame apparent du gourou et surtout la fait que la première crise a lieu quand elle prend la fille de sa voisine sur ses genous, qui la rejette, un psy un peu plus freudien que ceux du film verrait dans ses allergies une sorte d'orgasme, mais achèverait aussi le film
)


Dernière édition par Gontrand le 25 Sep 2016, 22:27, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Safe (Todd Haynes - 1995)
MessagePosté: 25 Sep 2016, 22:15 
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Honnêtement, j'ai des souvenirs diffus du film vu il y a trop longtemps pour pouvoir rebondir sur ton post Gontrand mais je me reconnais dans les sensation que toi, Karloff, Jericho,etc. décrivent sur ce film. Bon maintenant tu peux t'attaquer au gros morceau de Haynes qu'est Loin du paradis. Je ne suis pas sur que tu aimes, je me trompe peut-être, n'ayant pas vu Carol, mais j'ai l'impression qu'il est dans la même veine classique. Après tu peux tenter, beaucoup le considèrent comme son meilleur film.


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 Sujet du message: Re: Safe (Todd Haynes - 1995)
MessagePosté: 26 Sep 2016, 07:10 
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Dans le DVD il y a une interview d'une heure de Jacques Mandelbaum qui dit pas mal de bêtises (film sans descendance, influencé par "2001" de Kubrick, histoire de la régression du personnage central????) mais aussi un truc intéressant sur l'intrigue
dans la commuanuté new age elle developpe en fait les symptômes du SIDA sans qu'on puisse dire quand et comment elle a été contaminée. Ce qu'elle a au visage c'est le sarcome de Kaposi. Elle le nomme d'ailleurs maladroitement et de façon rapide (comme la pub de la secte). Si la maladie est réelle, la secte fonctionne au contraire des apparences comme une machine à créer de la culpabilité sans soigner (et le discours confus qu'elle a lors de son anniversaire appelant "à aller dans les buildings" peut-être compris comme une tentative maladroite mais en fait très raisonnée pour mettre sur pied de l'activisme de type Act Up, mais énoncé depuis l'endroit dont le but est précisément de le rendre impossible)
.


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 Sujet du message: Re: Safe (Todd Haynes - 1995)
MessagePosté: 29 Mar 2018, 14:44 
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Gontrand a écrit:
mais aussi un truc intéressant sur l'intrigue
dans la commuanuté new age elle developpe en fait les symptômes du SIDA sans qu'on puisse dire quand et comment elle a été contaminée. Ce qu'elle a au visage c'est le sarcome de Kaposi. Elle le nomme d'ailleurs maladroitement et de façon rapide (comme la pub de la secte). Si la maladie est réelle, la secte fonctionne au contraire des apparences comme une machine à créer de la culpabilité sans soigner (et le discours confus qu'elle a lors de son anniversaire appelant "à aller dans les buildings" peut-être compris comme une tentative maladroite mais en fait très raisonnée pour mettre sur pied de l'activisme de type Act Up, mais énoncé depuis l'endroit dont le but est précisément de le rendre impossible)
.

Effectivement, ça ne m'avait pas du tout percuté lorsque je l'ai vu, alors que c'est d'une évidence... ça complexifie d'ailleurs potentiellement l'intrigue puisque ne sachant quand elle l'aurait contracté, ça peut tout autant être une charge anti-sectaire (Peter avec sa luxueuse villa en haut de la colline à un côté Bourdin/Mandarom), que le "fruit" d'une infidélité ou d'une simple contamination sanguine, ce qui rendrait par ailleurs d'autant plus plausible tout l'aspect honteux de la maladie, la difficulté des malades à l'accepter (qui sont par essence les principaux responsables d'avoir laisser la maladie les contaminer comme Peter essaie de leur expliquer pendant la réunion en extérieur), l'abandon de l'entourage et le déni médical.


Troisième film de Haynes que je vois (après Wonderstuck et Carol), et pour l'instant je suis loin d'être enthousiasmé par ce réalisateur. Des 3 c'est encore Carol que je préfère, celui-là aurait dû être sponsorisé par Prozac tellement la tension globale est ultra-faiblarde (le mari de Moore est d'une torpeur...), sinon ça doit venir de moi et de mon aversion pour les années 80 mais j'ai trouvé la photo particulièrement moche, Julianne Moore dont tout le monde vante les mérite me semble assez loin de ses meilleures prestations (à commencer par Short Cuts, non Gontrand ça n'est pas ce film qui l'a révélé).


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 Sujet du message: Re: Safe (Todd Haynes - 1995)
MessagePosté: 29 Mar 2018, 16:35 
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Merci pour ton mressage, cela fait du bien de voir qu'il y a une continuation et transmissions dans les visions d'un film sur ce forum dur plusieurs années (j'ai moi-même découvert le film à cause d Abyssin).
En effet je ne souviens plus d'elle dans Short Cut (le premier film que j'ai vu avec elle est l'adaptation de Tchékov par Louis Malle). Mais elle est quand-même très liée depuis 25 ans au cinéma de Todd Haynes.

Sinon j'avais bien aimé la caractérisation du mari. Elle introduit un peu d'humour vache dans le film.

Le Haynes qui m'a le plus touché est sans doute Poison, son premier, qui a un côté film "indie" des années 90 mais dans le bon sens du terme (comme du Tim Burton avec plus de dérision camp ,au départ explicite, mais qui devient peu à peu un sous-texte de critique sociale derrière un effacement apparent). Chacun des versants (futurs) de l'oeuvre de Todd Haynes était incarné dans les 3 sketch du film, qui ne se répondaient pas directement, mais néanmoins avaient une sorte de morale commune.

Safe prolonge d'ailleurs un peu le sketch de "Hero" de Poison, sur un mode plus grave. Le personnage du mari falot (en apparence dominant, mais en fait sacrifié, humilié par son conformisme WASP et son pouvoir) hante un peu son cinéma (elle revient dans Carol). Hero est d'ailleurs le film qui radicalise ce dispositif en en faisant le mort et le hors-champ du film.

dans Safe c'est sans doute lui qui a contaminé sa femme, et veut la sortir de la secte principalement par refus de voir sa propre mort


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 Sujet du message: Re: Safe (Todd Haynes - 1995)
MessagePosté: 04 Oct 2018, 09:22 
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Ma vision du film a été biaisée par un intérêt récent pour les maladies chroniques et mystérieuses, qui étaient le sujet d'une série documentaire récente de nextflix "Afflicted", laquelle a fait beaucoup parler, notamment les malades qui y étaient présentés et qui ont eu le sentiment que la série donnait une fausse image d'eux et de leur symptômes en suggérant que tout était dans "leur tête".
Je ne savais pas, avant de voir Safe, que c'était l'un des sujets du film. Alors, qu'en penser ? J'ai aussi pensé à Antonioni, j'ai trouvé que c'était compétent mais finalement frustrant comme tous ces films qui ménagent de l'ambiguïté pour ne rien sacrifier sur l'autel de l'interprétation. Trop facile à mon avis, alors que le film dans son versant angoissant, limite grand-guignolesque (cette intoxication aux éléments chimiques ne manque pas d'être grotesque dans la manière dont elle se manifeste), fonctionne bien, on ne comprend pas parfois où Haynes veut en venir, désireux de laisser des pistes, et après tout la fiction lui en donne le droit.
Quelles sont ces marques qui apparaissent sur la tête de Carol ? La question est comme pudiquement tue. Sont-ils censés montrer que sa maladie est réelle ?
Que doit-on penser quand son mari fait remarquer la gigantesque maison du gourou, qui ressemble à la Maison Blanche, et surplombe les bungalows de la communauté ? Cela constitue sans doute une sortie hors de la subjectivité de l'héroïne et une remarque de bon aloi en passant sur le fait que les charlatans s'enrichissent et profitent du mal être des malades. Un peu banal.
Le film donne quand même le portrait intéressant d'un moi dévorant et qui tend à se renfermer de plus en plus sur lui même - ainsi que le montre la scène finale. La maladie, fût-elle vraie, apparaît comme une forme ultime de narcissisme.


Citation:
“What you are seeing outside is a reflection of what you feel within,” they’re told by their de facto guru Peter (Peter Dunning). “What I am seeing is a global transformation, identical to the transformation that I revel at, within.” That way of seeing — of viewing the world entirely through your specific prism, and gravitating towards those who feel the same — has been around forever, but as recently as 1995, it was still fringe behavior. In 2014, it’s a way of life, whether you’re Tea Partier, a Bircher, an InfoWars-er, an environmental terrorist, or a mainstream political party, and the Internet (still a luxury back in ’95) has only made it easier to find those who share your thinking, and assure you that you’re not alone.


ça fonctionne pas mal oui.


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 Sujet du message: Re: Safe (Todd Haynes - 1995)
MessagePosté: 05 Oct 2018, 11:19 
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Mais le film est trop simple derrière sa volonté trop évidente d'être complexe, ou ambigu, ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
Une discussion intéressante, avec un point de vue très critique sur le film (dans un langage assez lourd)

http://jason-hedrick.blogspot.com/2012/ ... aynes.html


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 Sujet du message: Re: Safe (Todd Haynes - 1995)
MessagePosté: 05 Oct 2018, 12:06 
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Je ne pense pas que la fin ouverte soit un défaut. Le point le plus intéressant dans le film est moins ce qu'il advient du personnage de Carol, que la cassure entre la première partie, où une critique féministe est présente et où Carol essaye de s'affranchir des rôles sociaux (incluant les rôles sexuels pour Haynes) que l'on veut lui faire jouer, ce qui échoue car elle n'arrive pas à les identifier (l'illusion est plus ambiguë que le réel), et la deuxième où cette question devient la maladie est-elle aussi un rôle social ? Est-elle elle-même critiquable, ou bien peut-elle elle-même être une position stratégique depuis laquelle la critique du réel peut être menée à fond ? . Le film n'a pas la réponse (Thomas Mann dirait : la deuxième possibilité). Ce qui est beau c'est que le mari est contre elle dans la première partie (il ne sait pas ce que c'est qu'une femme hors du jeu social) ; mais comprend mieux la seconde question.

Tiens, le film n'est pas sans rappeler Vaudou de Tourneur sur ces points (Est-ce la maladie ou bien "autre chose"?), mais un Vaudou dénué d'infirmière acceptant de jouer le jeu, qui consiste à essayer tous les rôles possibles les uns après les autres...


Dernière édition par Gontrand le 05 Oct 2018, 14:34, édité 3 fois.

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