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MessagePosté: 22 Nov 2007, 12:11 
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Le grand retour de Brian de Palma vers l'expérimentation avec ce faux docu-fiction qui est un bout à bout d'images hétéroclites qui se répondent entre elles : journal filmé d'un soldat, informations, reportages, vidéos amateur Youtube, caméra de surveillance, etc... Si les évenements relatés font inévitablement penser à Casualties of War (ça pourrait même en être un quasi-remake), le traitement est tout autre. Autant de médias et de sources différentes pour mieux exprimer la toute-puissance de l'image à travers de multiples points de vue. En collant au plus près de notre époque contemporaine, en osant enfin aborder la technologie numérique, Redacted interroge donc le statut de cinéaste alors que toutes les images semblent déjà à notre disposition, et brouille ainsi la frontière entre fiction et réalité... Mais ce procédé peut parfois se retourner contre le film : comme tout n'est ici que reconstitution, le film laisse finalement le spectateur dubitatif, car tout cela ne sera jamais aussi horrible que la réalité. C'est peut-être pour cette raison que De Palma conclue son film en nous dévoilant de vraies images de la guerre en Irak, le tout sur une musique classique (Verdi? Haendel?)

Il y a pourtant quelque chose de très émouvant dans cette démarche purement depalmienne, cette croyance absolue en la vérité de l'image. Comme si De Palma passait du statut de cinéaste purement romantique à celui de cinéaste contestataire et enragé (comme dans ses premières oeuvres de jeunesse, la boucle est donc bouclée), mais avec toujours ce même rapport obsessionnel face à l'image. Il montre mieux que quiconque l'absurdité de cette guerre, en révélant tout ce qu'elle a d'horrible et de grotesque. Avec Redacted, Brian de Palma parvient enfin à donner une nouvelle vitalité à sa carrière.

5/6


Dernière édition par Jericho Cane le 18 Fév 2008, 21:22, édité 1 fois.

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MessagePosté: 22 Nov 2007, 16:31 
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t'étais là? je t'ai pas vu!

l'impression d'avoir découvert le film le plus important de cette décennie... bluffé comme pas possible ALLEZ LE VOIR MARDI bande de veinards qui ont le temps à 11h...

mon premier 6/6 de 2008 :D

(plus quand j'aurai du temps)

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MessagePosté: 22 Nov 2007, 16:37 
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Antichrist
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Pense-tu qu'un visionnage en DVD enlève de l'intérêt au film ?

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MessagePosté: 22 Nov 2007, 16:41 
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oui, je le pense, en fait, c'est même la chose la plus étonnante du film, cette façon de faire de la tv et du net de vrais moments de cinéma: çàd que tout est en HD d'une splendeur incroyable, d'une netteté jamais vue, il ne s'agit pas de faire croire que tout cela est vrai, au contraire, on n'est jamais dans du rélaisme, jamais dans du naturalisme. Quand il utilise soi-disant des images à l'arrache ou des vidéos youtube, il ne les cradise pas, il ne filme pas une télé ou un écran d'ordinateur, c'est l'écran ciné qui devient l'écran d'ordi, c'est assez épatant.

Et là, bon point pour les Cahiers qui ont vraiment superbement choisi le film pour ouvrir cette thématique numérique, de ce que je connais, c'est vraiment le film qui pose le plus fort la question, à mon sens...

bon, j'en parle mal parce que là je suis très pressé, mais j'y reviendrai.

(tu veux que je fasse la critique?)

ps : j'ai bcp pensé à toi lors du générique final, en comprenant que c'est aussi bcp du très bon lars von trier ce film... je pense que tu vas surkiffer... pour moi le film qui se rapproche le plus de cette expérience de renvois théâtre/cinéma/réel, c'est dogville (qu'étrangement pourtant je n'adore pas...)

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MessagePosté: 22 Nov 2007, 16:59 
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Antichrist
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Je crois que c'est Cosmo qui a réservé le film. Sinon Lars, au niveau de la réflexion sur le montage, l'image, le numérique, ça reste le précurseur, du Dogme à Dogville.

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MessagePosté: 22 Nov 2007, 17:00 
Zad a écrit:
t'étais là? je t'ai pas vu!

Yep, deuxième rang... La salle était pleine, pas facile de se croiser...


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MessagePosté: 22 Nov 2007, 17:11 
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Zad a écrit:
t'étais là? je t'ai pas vu!


C'est parce que tu l'as pas reconnu avec sa nouvelle oreille droite.

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MessagePosté: 22 Nov 2007, 17:12 
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Zad a écrit:
(tu veux que je fasse la critique?)


T'es ouf, toi.

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MessagePosté: 23 Nov 2007, 03:03 
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Jericho Cane a écrit:
Mais ce procédé peut parfois se retourner contre le film : comme tout n'est ici que reconstitution, le film laisse finalement le spectateur dubitatif, car tout cela ne sera jamais aussi horrible que la réalité.


Tout à fait, au final je pense que Casualties of war, malgré sa musique over the top, sa mise en scène trop éclatante et sa morale bien frappée, avait plus de tripes et d'impact que ce Redacted. La réalité a plus d'impact que la fiction, qui en a plus que le docu-fiction. A la fin de Redacted, on en est là dans la réflexion. Rien de neuf.

Toutes ses images "réelles" titillent l'oeil et notre voyeurisme, mais cet oeil et ce voyeurisme sont déjà bien exercés et détectent la supercherie (très imparfaite techniquement), ce qui empêche finalement une identification complète. C'est un exercice de style intéressant mais qui me donne l'impression d'une fausse route dès la fin de la première heure.

Sans parler du fait que toute cette expérimentation de l'image éloigne considérablement du sujet, du drame qui se joue, du fait réel rapporté. Pour moi c'est doublement râté.

Sinon pour la rapprochement avec Lars Von Trier et Dogville, je peux comprendre, mais là où De Palma bidouille l'image, LVT bidouille se qui est montré à l'image. C'est différent. Et Dogville c'est 6/6.

2/6


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MessagePosté: 23 Nov 2007, 07:54 
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t'étais là aussi? (c'était un grf secret)

il n'y a aucune supercherie, c'est tout à fait assumé depuis le premier carton, et ce n'est à mon sens absolument pas l'ambition de de palma de faire, par ex, du watkins, au contraire, c'est bcp plus du théâtre, en fait, et c'est tout à fait troublant.

regarde le montage du générique final, les 2 photos fiction intercalées dans les photos réelles sont éclairées, cadrées, mises en scène, presque "sublimées" (ce qui est atroce pour la dernière photo, qui a d'ailleurs le nom de son auteur au générique) et tout à fait, ostensiblement, distincte du flot d'images réelles (et ne sont plus anonymes, en outre). C'est une démarche absolument consciente et une démarche de mise en scène, donc d'éthique, d'une puissance incroyable.

même le plan séquence-clef n'est absolument pas réaliste, pas naturaliste, c'est absolument du cinéma (c'est un étudiant en ciné qui filme d'ailleurs), gérant le hors-champ, la lumière, etc.

et même quand les acteurs passent derrière la caméra, il est ostensible qu'ils ne la tiennent pas, il entrent dans le hors-champ mais on sait clairement qu'ils ne tiennent pas la caméra du hors-cadre (j'ai retenu ma leçon) parce que rien n'est spatialement fait pour nous y faire croire, et rien n'est techniquement fait pour nous y faire croire (caméra stable, image splendide, etc)... d'ailleurs, quand le protagoniste central se filme dans un miroir, il ne se filme pas de face, on est de trois-quart légèrement, comme d'hab quand on filme qq'un qui se regarde dans un miroir. Il n'y a aucune supercherie, il y a toujours une tierce personne, qui réalise.

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Dernière édition par Zad le 23 Nov 2007, 10:44, édité 1 fois.

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MessagePosté: 23 Nov 2007, 10:07 
Z a écrit:
Sans parler du fait que toute cette expérimentation de l'image éloigne considérablement du sujet, du drame qui se joue, du fait réel rapporté. Pour moi c'est doublement râté.

Je ne suis pas trop d'accord quand même. C'est comme si tu disais que cette expérimentation ne sert pas du tout le sujet. Or, certaines scènes donnent parfois l'impression d'entrer dans l'intimité des soldats, d'être le témoin privilégié de leur pétage de plombs, il suffit juste de croire à ce que tu vois à l'écran pour te sentir impliqué, et ne pas toujours avoir en tête que c'est une reconstitution. Redacted montre tout de même bien plus de vérités sur la guerre en Irak que tout ce que tu peux voir aux infos...

Encore une fois chez de Palma, tout se joue dans le rapport du spectateur par rapport à l'image. D'ailleurs, Zad a raison de dire que Redacted ne cherche pas à tout prix le réalisme qui fait tellement vraaaai... On est ici dans un "réalisme cinématographique", comme dans les films des Dardenne ou de Loach, qui donnent une "représentation" de la réalité plutôt que de filmer tout bêtement la réalité. C'est dans ce sens-là qu'il faut aborder Redacted, au lieu de vouloir détecter tout ce qui sonnerait "faux".

C'est ça, le coup de génie de Redacted, faire croire qu'il n'y a plus de cinéaste, puisqu'il n'y a plus de mise en scène car tout le film est constitué d'images qui sont mises en scènes par d'autres... On a même le nom des journalistes français qui s'affichent sur l'écran, comme si ce n'était plus De Palma qui réalisait.... Et pourtant, chaque plan respire la patte "De Palma", on sent sa rage, sa vision de cinéaste, son rapport au grotesque, son désir d'atteindre une sorte de lyrisme dans cette histoire tragique.... J'adore ce paradoxe.


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MessagePosté: 23 Nov 2007, 10:47 
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Jericho Cane a écrit:
On est ici dans un "réalisme cinématographique", comme dans les films des Dardenne ou de Loach, qui donnent une "représentation" de la réalité plutôt que de filmer tout bêtement la réalité. C'est dans ce sens-là qu'il faut aborder Redacted, au lieu de vouloir détecter tout ce qui sonnerait "faux".


pas du tout d'accord, le film sonne volontairement faux, ce n'est justement pas du naturalisme à la dardenne et encore moins loach (??????), absolument pas, jamais. Dans ce cas, si tu cherches vraiment la comparaison, Watkins est dans un sens plus recevable, mais paradoxalement plutôt période Munch que période Punishment Park.

Citation:
C'est ça, le coup de génie de Redacted, faire croire qu'il n'y a plus de cinéaste, puisqu'il n'y a plus de mise en scène car tout le film est constitué d'images qui sont mises en scènes par d'autres...


ça c'est complètement faux (ou alors tu t'exprimes mal), le film ne cesse de réaffirmer qu'il n'y a pas d'objectivité, qu'il y a en permanence de la mise en scène, que la représentation, c'est du théâtre (comme chez LVT).

Citation:
Et pourtant, chaque plan respire la patte "De Palma", on sent sa rage, sa vision de cinéaste, son rapport au grotesque, son désir d'atteindre une sorte de lyrisme dans cette histoire tragique.... J'adore ce paradoxe.


voilà, c'est plus ça. J epense que ta première phrase est simplement mal tournée, en fait.

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MessagePosté: 23 Nov 2007, 11:11 
Zad a écrit:
pas du tout d'accord, le film sonne volontairement faux, ce n'est justement pas du naturalisme à la dardenne et encore moins loach (??????), absolument pas, jamais. Dans ce cas, si tu cherches vraiment la comparaison, Watkins est dans un sens plus recevable, mais paradoxalement plutôt période Munch que période Punishment Park.

Je ne sais franchement pas si le film avait l'intention de sonner faux à ce point là.... Il n'y a rien d'invraisemblable, pas de panneaux clignotants pour dire que tout est chiqué... On est dans la représentation qui reste "crédible" en soi... Les acteurs ne me semblent pas si mauvais. On peut même croire à l'histoire qui se déroule, de la même façon qu'on croit à une fiction...

Si je cite Dardenne ou Loach, c'est parce que ce sont des cinéastes à qui on reproche souvent une mise en scène trop "naturaliste" (bouh, on filme la misère sociale caméra à l'épaule) alors qu'ils ont un vrai point de vue de cinéaste... Il y a réalité ET représentation de la réalité.

Citation:
ça c'est complètement faux (ou alors tu t'exprimes mal), le film ne cesse de réaffirmer qu'il n'y a pas d'objectivité, qu'il y a en permanence de la mise en scène, que la représentation, c'est du théâtre (comme chez LVT).

Je ne dis pas le contraire, mais reconnais au moins que De Palma fait semblant de s'effacer lui-même en faisant croire qu'il n'a fait qu'assembler des images qu'il a piochées un peu partout et qu'il n'a lui même rien réalisé... Sinon pourquoi il affiche des noms de journalistes français? Pourquoi il affiche le logo de la chaine d'informations? Pourquoi il fait croire que c'est le soldat qui filme son journal intime? Il n'y a aucune scène dans Redacted qui pourrait être filmée de façon "traditionnelle" avec un vrai réalisateur derrière. Mais pourtant, tout est signé Brian de Palma, et quand on connaît bien sa carrière, on l'identifie tout de suite.... La différence ici, c'est qu'il n'y a pas les effets de style grandiloquents de ses films les plus opératiques, mais sa patte est bien présente, sous une autre forme...

Citation:
voilà, c'est plus ça. Je pense que ta première phrase est simplement mal tournée, en fait.

Je crois qu'on se comprend, mais je ne voulais justement pas réduire Redacted à une manipulation de l'image, sans quoi, il n'y aurait pas d'émotion, juste de la réflexion....

Parce que Redacted, c'est aussi et surtout le coup de gueule d'un cinéaste en colère contre l'administration Bush. Et qui utilise donc tous les moyens pour nous émouvoir et nous secouer. Et pour cela, il est bien obligé de nous faire "croire" à son récit, il ne cherche pas à mettre le spectateur à distance, il veut l'impliquer émotionnellement, en tant que grand manipulateur de l'image.


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MessagePosté: 23 Nov 2007, 11:22 
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Jericho Cane a écrit:
Je ne sais franchement pas si le film avait l'intention de sonner faux à ce point là.... Il n'y a rien d'invraisemblable, pas de panneaux clignotants pour dire que tout est chiqué...


le scénario n'est jamais invraisemblable, mais la mise en scène indique constamment qu'on est au théâtre.


Citation:
Je ne dis pas le contraire, mais reconnais au moins que De Palma fait semblant de s'effacer lui-même en faisant croire qu'il n'a fait qu'assembler des images qu'il a piochées un peu partout et qu'il n'a lui même rien réalisé...



heu, dès le premier carton, qu'on ne peut pas manquer car il est animé et déjà lui-même mis en scène, il insiste bien sur le fait que les images qui suivront ne sont en aucun cas véridiques, qu'elle sont toutes été reconstituées.

Citation:
Sinon pourquoi il affiche des noms de journalistes français? Pourquoi il affiche le logo de la chaine d'informations?


tu crois que quand dante en fait autant dans the second civil war, il fait croire que ce sont de vraies images? justement, il vient de nous dire que c'ets de la fiction et que tout ce qui suit ser ainventé, ce sont de spersonnages, ce sont de fausses images, voilà tout. Et jamais rien ne sera "réaliste", tout est constamment satirique (ce ne sont pas des journalistes français, c'ets pas du tout du reportage, ce sont à mon sens des documentaristes français et il livre ici un passage d'une immense maîtrise de critique audiovisuelle, qui à la fois paie son tribut admiratif à Godard et ses suivant (cinéma post-Ici et ailleurs) et à la fois parodie cette forme française disont akermanienne, toute la forme contemplative-y-se-passe-rien-mais-la-musique-classique-te-dit-qu'il-se-passe-un-truc-noble est ridiculisée dans cette première partie).

Citation:
Pourquoi il fait croire que c'est le soldat qui filme son journal intime?


cf. plus haut, dans les spoilers : le scénario dit ça, la mise en scène dit l'inverse.

Citation:
Il n'y a aucune scène dans Redacted qui pourrait être filmée de façon "traditionnelle" avec un vrai réalisateur derrière.


???



Citation:
Parce que Redacted, c'est aussi et surtout le coup de gueule d'un cinéaste en colère contre l'administration Bush.


c'est bcp plus que ça, ça c'est le scénario, la mise en scène est une critique énorme de la représentation.

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Dernière édition par Zad le 23 Nov 2007, 13:33, édité 1 fois.

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MessagePosté: 23 Nov 2007, 11:24 
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c'est presque du whitehead, dans l'esprit

Peter Whitehead, dans une interview sur sa carrière, a écrit:
When I came to make the film The Perception of Life it was rather ironic as I had given up science altogether. I had gone to the Slade School of Art to paint, I had taken up filming, and then somebody came up to me and said "Didn't you study science at Cambridge? We are looking for somebody to do another scientific documentary on the subject of the history of biology." I thought, "My God, the last thing I want to do." But when he explained to me that he wanted it to be all shot through the microscope, I thought "That's an ingenious ide, because it will show how the constructed world of knowledge - the constructed world - we can only know it through the knowledge we think we have, from perception, which can be improved upon by cameras and microscopes and telescopes. But it is still always wrong. It is always relative because it has changed in a week's time or a month's time. It is changed by the human imagination. We imagine a better camera, we imagine a better way of looking. So we go on applying our imagination. Imagination is the ruler of the pack. It's the most important card in the pack.
The very purpose of it was to show that what the people saw through the microscope made them think what they thought. I simply transformed what they saw into film. So what we see in my film is what those scientists saw. We realise that the conclusions they came to, all of which were wrong, were inevitable because of the nature of the microscope and the way they were looking. So in the end I realised I could question everything and presume that everything was transitory, was relative in an Einsteinian way or uncertain in the Heisenbergian way. I came out of it never being able, ever, to accept the truth of a given piece of film. It didn't matter who, or what, or whatever. There was a certain amount of truth in it that I can go along with but it wasn't an absolute in any possible sense of the word.

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