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MessagePosté: 24 Sep 2026, 12:45 
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J'aime bien la petite guerre culturelle en train de se monter autour de cette affaire. Difficile de se dire que si l'auteur du plagiat supposé était différent, les mêmes que je vois poster des stories ne le feraient pas pour attaquer Pangram...

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Liam Engle: réalisateur et scénariste
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MessagePosté: 24 Sep 2026, 13:16 
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Dites-vous que ChatGpt écrit comme un croisement de Mordecai Richter, Dany Laferrière et Daniel Poliquin. Peut-être.


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MessagePosté: 24 Sep 2026, 13:24 
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Vieux-Gontrand a écrit:
Style quebecois pas haïtien


Non le mec se réclame d'une 'tradition' haïtienne/caribéenne:

« J'ai toujours aimé la création et l'écriture, je ne vois pas pourquoi je ferais appel à une machine. Mes traditions sont haïtiennes et caribéennes. Les images, les répétitions et les rythmes sont une parole vivante, elles sont miennes. »

(une parole vivante lol)

Qui-Gon Jinn a écrit:
J'aime bien la petite guerre culturelle en train de se monter autour de cette affaire. Difficile de se dire que si l'auteur du plagiat supposé était différent, les mêmes que je vois poster des stories ne le feraient pas pour attaquer Pangram...


C'est vraiment pas la bonne montagne sur laquelle mourir, comme dirait Thélyson lui-même.


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MessagePosté: 24 Sep 2026, 13:30 
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Azazello a écrit:
C'est vraiment pas la bonne montagne sur laquelle mourir, comme dirait Thélyson lui-même.


Euh non. Lui, il est sorti de la boiserie.

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MessagePosté: 24 Sep 2026, 18:18 
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Bon diagramme :


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MessagePosté: 24 Sep 2026, 18:24 
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Et d'après le Figaro, le mec derrière "Balance ton Claude" (le compte qui a dénoncé la supposée utilisation de l'IA) serait nul autre que Samuel Fitoussi.

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MessagePosté: 24 Sep 2026, 19:03 
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Sir Flashball
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Müller a écrit:
Bon diagramme :



Pas grand intérêt, mais par contre, le compte que tu cites a épinglé Arthur Essebag pour l'utilisation de l'IA, dont j'était certain, puisque j'ai ses putains de posts de merde qui remontent tout le temps sur LinkedIn, qu'il le faisait. Ca se voyait comme le nez au milieu de la figure.

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MessagePosté: 24 Sep 2026, 19:07 
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Arthur lui-même épinglé à l'époque de l'affaire CopyComic, histoire de rester dans le thème IAxplagiat : https://fr.wikipedia.org/wiki/CopyComic

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MessagePosté: 24 Sep 2026, 19:52 
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texte de mbougar sarr sur l'affaire :

Sur "l'affaire Thélyson Orélien". J'espère qu'on me lira jusqu'au bout.
1) D’abord, ceci : en d’autres circonstances, je me suis trouvé dans une situation où, sur fond de polémiques, de rancœurs, de succès, de malentendus, on cesse d’être un sujet pour devenir un pur objet de discours (y compris les plus violents) et un champ de bataille idéologique. Pour cette raison, j’éprouve une compassion profonde pour Thélyson Orélien en ce moment. J’espère qu’il est bien entouré qu’il tiendra bon, même s’il n’est jamais certain qu’on survive vraiment à ces tempêtes où peu de choses demeurent intactes en soi.
2) On ne peut pas ignorer ou minorer, dans cette affaire, la dimension raciale des accusations. Je ne dis évidemment pas que toutes les accusations sont racistes : ce serait stupide et faux. Je ne dis pas que tous les doutes sont motivés par de rances desseins racistes ; cela aussi serait idiot. Interroger l’usage (total ou partiel) de l’IA dans l’écriture du roman d’Orélien ne fait d’aucune personne, mécaniquement et a priori, un hater xénophobe que le succès littéraire d’un écrivain noir rend fou. Il me semble vital de défendre Orélien, si on veut le défendre, comme écrivain aussi, et non uniquement comme Noir : s’enfermer dans cette catégorie revient à accepter le sinistre jeu de l’essentialisation. Cependant, je le répète, il ne faut pas minorer le fait que se mêle aux attaques, ou aux doutes, ou aux questions, un racisme qui vient d’un espace politique facilement identifiable. Je ne peux ignorer le contexte dans lequel tout ceci se produit, ni la manière dont, au début de l’affaire, après que le compte anonyme X « Balance ton Claude » eut lancé son accusation sans le courage de se nommer, des comptes conservateurs relayèrent la publication et lui donnèrent une audience massive. Je ne peux non plus oublier que le sujet du roman (l’immigration, pour le dire grossièrement) est l’obsession de la fachosphère et de partis d’extrême droite comportant en leur sein des responsables ou des partisans régulièrement épinglés pour racisme.
3) Rien de ce qui arrive n’est tout à fait nouveau. On pourrait presque dire qu’on est dans une tradition : celle d’un doute facile, ou plutôt, qui prend facilement lorsque l’écrivain qui en est l’objet est Noir. Passons sur le fait que le compte qui lance la polémique soit anonyme. Passons aussi, pour l’heure, sur la question de la fiabilité ou non du logiciel supposé savoir si un texte a été généré (totalement ? partiellement ? une phrase ? cent ?) par IA. Passons encore sur la foi de juger des textes humains, ou de juger l’humanité ou la non-humanité d’un texte (ce vocabulaire même m’accable) qu’on donne aux machines. Je reste, pour l’heure, sur le procédé et sa récurrence historique. Il faut interroger la facilité de l’entreprise du soupçon, et se demander pourquoi, depuis si longtemps, elle prend quand il s’agit d’auteurs noirs qui rencontrent un certain succès. Ouologuem est le cas le plus connu et emblématique ; mais il y eut Maran, il y eut Kourouma, il y eut Calixthe Beyala, il y eut même Cheikh Hamidou Kane ou Sony Labou Tansi – je parle ici des figures les plus fameuses. Sur tous ces noms, s’abattit, parfois à raison, mais bien souvent à tort, le doute : avez-vous écrit votre livre ? Ou sa variante : avez-vous écrit votre livre seul ? Ou sa radicalisation, qui n’est plus une question : vous avez plagié. Première nuance à ce que je viens de dire : il y a bien sûr des contre-exemples : des écrivains noirs au-dessus de qui le soupçon de plagiat ou d’imposture n’a jamais pesé : Chamoiseau par exemple. Autre nuance : les auteurs noirs, c’est l’évidence, ne sont pas les seuls qui reçoivent l’accusation de plagiat ou un soupçon sur l’autonomie de leur geste littéraire. Mais avec eux, lorsqu’elle est lancée, l’accusation prend, marche, fait plus de bruit qu’ailleurs. D’autres écrivains, non-noirs, tout aussi connus, font parfois face à des accusations de plagiat ou de recours à l’IA. Ces accusations peuvent souligner une vraie faute ou se tromper : il reste qu’elles ne produisent jamais, ou très rarement (je songe à un exemple récent, celui d’Etienne Klein, même s’il n’est pas romancier), des polémiques de l’ampleur de celle qui entoure Orélien depuis quelques heures. Il arrive même qu’en dépit de plagiats avérés, ou d’emprunts non sourcés, ces auteurs continuent à publier, remportent des prix, y compris les plus prestigieux. Le Goncourt, par exemple. D’où, derechef, ceci : l’élément racial, lorsqu’on le convoque immédiatement pour défendre un auteur, me paraît toujours comporter un piège ontologique et politique ; mais ce n’est pas pour autant qu’il faut le sous-estimer, car cet élément s’inscrit dans une tradition ancienne de crucifixions faciles et rapides d’écrivains noirs, quand des révélations ou attaques autrement plus graves, sur d’autres « couleurs », n’ont bien souvent aucune conséquence.
4) Conviction personnelle : dans les prochaines années, des procès de ce type se multiplieront contre tous les auteurs, avec, peut-être, une méfiance accrue à l’égard de ceux qui n’avaient pas publié (ou alors de manière confidentielle) avant l’explosion des LLM – encore qu’avoir écrit bien avant cette explosion de cette technologie ne garantisse pas qu’on ne l’ait pas utilisée par la suite. C’est précisément parce que cette suspicion sera généralisée qu’il me semble vain voire dangereux de vouloir, comme je le lis ici et là, vérifier les textes de tous les auteurs de la rentrée ou, du moins, ceux des auteurs mis en avant (toutes couleurs de peau confondues). Ca me paraît une voie sans issue pour trois raisons au moins : A) passer des textes au crible d’un détecteur d’IA est encore nourrir l’IA, engraisser la cruauté du capitalisme dans sa version techno-tueuse, et faire de la machine non seulement un arbitre, mais un dieu qui décidera de ce qui est humain ou non-humain, et qui proposera d’humaniser ceux qui l’ont fait et entraîné : des humains ; B) vérifier tant de textes par les LLM pour faire justice signifierait qu’on entérine la fiabilité absolue de ces LLM, et qu’on se dépossède de notre faculté de lire et de juger (peut-être est-elle morte depuis longtemps) des textes littéraires de façon humaine – ce que je trouve affreux ; C) enfin, à supposer qu’on veuille mettre tous les textes sur le même plan « critique » pour éviter le soupçon de racisme, idée tout à fait louable au demeurant, on oublierait encore que les biais racistes ou condescendants existent aussi dans la manière de lire et d’évaluer des LLM. C’est une mauvaise idée et une perte de temps immense ; mais c’est surtout une perte d’autonomie sensible, intellectuelle, politique et morale. Je lis ça et là qu’on entre dans une nouvelle ère du soupçon : si c’est vrai, c’est nous qui l’installons. C’est nous qui nous soupçonnons de n’être plus à la hauteur de notre humanité et de notre sensibilité. Et pour nous juger, nous nous fions au jugement de la machine.
5) Je n’ai pas eu besoin de la machine pour lire C’était ça ou mourir. Je ne me lancerai pas dans une critique littéraire longue et détaillée : ce n’est plus le moment. J’irai avec honnêteté à l’essentiel, que j’ai écrit à quelques amis dès les mois de juillet et août, après lecture du roman : quoique les dix premières pages m’aient paru prometteuses, j’ai lu le texte sans excitation ensuite. Agréable à l’occasion, il ne m’a paru mémorable ni par son histoire ni par son style. Après l’avoir fini, devant le battage qui le précédait et les commentaires dithyrambiques sur sa "langue", je me suis dit qu’il était largement surévalué. Cela n’engage que moi ; d’autres peuvent le trouver beau voire magistral. Ça se débat. Il reste ceci : je n’ai pas dit, le refermant, que c’était un livre généré par une IA. J’ai attribué le manque de densité et autres métaphores lourdaudes aux limites et maladresses d’un écrivain. J’ai les miennes, chaque écrivain en a. Je me suis dit qu’il s’agissait d’un livre moyen, comme il s'en rencontre beaucoup dans une rentrée littéraire, écrits par des gens de toutes sortes, genres, origines, âges. Rien que de très banal. Au fond, ce que je pense de la valeur du roman n’a aucune importance ici.
6)J’ignore si Thélyson Orélien a usé pour ce livre de L’IA. Je ne m’avancerai pas sur ce terrain. Mais il me semble important, même quand on a des doutes, même quand on n’a pas, comme moi, été touché par ce roman, de défendre son auteur contre la part idéologique facile et mauvaise de l’accusation. Laquelle, bien sûr, existe et se voit d’autant mieux qu’elle essaie de se cacher derrière la pureté de la « Littérature ». Je hais les emballements médiatiques aux allures de guillotine expéditive, comme je les déteste quand ils portent aveuglément aux nues. Les deux procèdent de la même logique obscène ; toutefois, l’une, à la fin, est plus mortelle que l’autre. J’aimerais qu’on laisse à cet auteur une chance de s’expliquer plus longuement. Et, peut-être, une chance de n’être pas brisé, comme personne et comme écrivain. Orélien dit constituer un dossier avec ses éditeurs. J’espère qu’il fera la lumière sur l’histoire de ce texte. Je n’évoque pas ici les autres accusations, sorties ces dernières heures, qui renseignent sur de possibles plagiats de sa part il y a quelques années. Ces nouveaux éléments peuvent renforcer un doute, mais je ne crois pas qu’elles constituent une preuve absolue. Si une utilisation partielle ou intégrale de l’IA venait à être prouvée pour l’écriture de C’était ça ou mourir, tout en déplorant et en critiquant sévèrement cet usage par principe – car j’estime, dans mes vieilleries, que l’orgueil et l’honneur d’un écrivain honnête consistent à écrire seul même s’il n’est jamais seul, je continuerais tout de même à défendre l’auteur contre les attaques racistes. Il faudrait pouvoir, à mes yeux, tenir ces deux positions.


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MessagePosté: 24 Sep 2026, 20:10 
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Pour moi, c'est devenu un truc tiers-mondiste la littérature, et je ne dis pas ça de manière entièrement dénigrante.
Le fait est que c'est complètement obsolète, que plus personne ne lit, du moins de la littérature sérieuse. Ou alors très peu de monde.
La bourgeoisie n'a plus trop cure du capital culturel, on la lui prête sans qu'elle n'ait à fournir d'efforts pour cela. Les déclassés, eux, ceux qui aspirent à un rang plus élevé, continuent de lui trouver un pouvoir magique : ainsi la littérature est plus pour eux un moyen d'arriver, un vernis social, et donc un pensum.
Aussi, trouvé-je que l'intérêt sincère pour la littérature survit, de façon organique, dans des pays et des cultures qui ne sont pas tout à fait gangrénées par le fric, le matérialisme, ou chez des prolos, ou des gens de toute condition qui aiment vraiment ça, écouteront France Culture, mais jamais ô grand jamais n'en parleront avec la vacuité d'un Arnaud Viviant.


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MessagePosté: 24 Sep 2026, 20:17 
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C'est assez vrai oui, c'est devenu un truc de niche, de nerds presque, même si il reste encore la caution universitaire pour lui donner un peu d'autorité (enfin je suppose que de nos jours il doit y avoir plein de thèses sur Harry Potter ou autres).
C'est vrai aussi que son statut reste plus élevé dans certains pays du Tiers-Monde (regardez par ex. les dirigeants iraniens vs les dirigeants us, ou bien discutez avec des ingénieurs russes vs des ingénieurs français, en "moyenne" bien sur).
Mais c'est un peu la même chose pour le cinéma exigeant/d'auteur/voyez quoi, ou bien la musique classique contemporaine/jazz d'avant-garde etc... on est sur des niches qui ne concerne quasiment plus le grand public ni les élites (à la limite l'art contemporain intéresse les milliardaires pour faire de l'optimisation fiscale, mais bon la plupart du temps ça va pas très loin, c'est un art qui ne demande souvent aucun effort intellectuel )


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MessagePosté: 24 Sep 2026, 20:34 
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Azazello a écrit:
C'est vrai aussi que son statut reste plus élevé dans certains pays du Tiers-Monde (regardez par ex. les dirigeants iraniens vs les dirigeants us, ou bien discutez avec des ingénieurs russes vs des ingénieurs français, en "moyenne" bien sur).
On est d'accord que les pays du Tiers-Monde dont tu parles, ce sont les US et la France ?


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MessagePosté: 24 Sep 2026, 20:36 
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bmntmp a écrit:
La bourgeoisie n'a plus trop cure du capital culturel, on la lui prête sans qu'elle n'ait à fournir d'efforts pour cela.
La bourgeoisie n'a jamais vraiment eu cure du capital culturel. Elle se souciait d'éducation. Ce n'est pas vraiment la même chose.


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MessagePosté: 24 Sep 2026, 20:37 
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A propos du texte de Sarr, je dois avouer ma quasi complète inculture quand il évoque Maran, Kourouma, Calixthe Beyala, Cheikh Hamidou Kane, Sony Labou Tansi. Je ne connais que Cheikh Hamidou Kane dans la liste, et je m'étonne qu'il ne cite pas Yambo Ouologuem.
Je pensais qu'il avait réglé la question du racisme et qu'il partirait sur celle de l'imposture littéraire mais en fait le 3 fait partie du 2. Ce qu'il fait ensuite en fait pour dire que les soupçons se portent plus facilement sur un Noir.
Pas grand-chose à voir, mais dans le même ordre d'idée, ça me fait penser à un type de banlieue très sympa que j'avais rencontré dans une espèce de forum professionnel, qui avait écrit un bouquin racontant sa vie en banlieue, et j'ai entendu le mec qui l'avait invité lui poser une question sur l'écriture du livre en lui disant :"ouais donc vous avez discuté avec elle, et elle a écrit le livre", en parlant de la journaliste qui l'avait aidé, et je trouvais ça hyper condescendant et méprisant, et en même temps, le livre a un style assez littéraire cliché, (l'utilisation du mot frondaison dans la première page), qui montre bien que sa voix avait vraiment été passée au crible d'une écriture autre. Et je voyais le mec se vexer de la question, à raison, et en même temps être dans un certain déni, et l'autre avec un paternalisme vaguement raciste, et tous les deux avaient tort et tous les deux avaient raison.
Et dans les autobiographies qui sont rédigées par un ghostwriter, ça me fume à quel point les personnalités, sans qui le livre n'existerait pas au premier chef, sont promptes à invisibiliser ou à nier le rôle joué par leur scribe.
C'est un peu le cas dans cette affaire.


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MessagePosté: 24 Sep 2026, 20:40 
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Inscription: 27 Déc 2018, 23:08
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Impayable la logique du topic. Lorsque FingerCrossed poste un texte d'un autre écrivain noir reconnu, équilibré et structurée, les membres les plus éminents du Massolit local réagissent en pontifiant de toute manière la littérature c'est foutu. C'est même en train de devenir un truc de noirs.. Ce serait presque comique si ce crétinisme était volontaire.

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je croyais que dans leur monde bouclé par le sadisme, eux-mêmes vivaient en parfaite sécurité

Imre Kertész


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