Müller a écrit:
Spoilers : parce que c'est du néo-bolchévisme et que tout ça carbure au ressentiment, à l'envie, à la soif de pouvoir, que c'est facile, que ça marche et qu'en plus c'est enivrant. Que ce soit hypocrite ou sincère, c'est dans tous les cas extrêmement destructeur, pour les institutions comme pour les individus et le collectif qu'ils composent. Pour la question raciale : comme c'est exactement la même chose qui a alimenté les indépendances dans les pays émergents, et comme dans la foulée des indépendances les sociétés occidentales sont devenues massivement multi-culturelles, les luttes décoloniales ont fini par prendre la place de la lutte des classes. Si l'article avait abordé tout ça, j'aurais pu être d'accord sur le côté "démonstration".
Tout ça, c'est du blabla idéologique. Mais en fait, c'est creux, c'est vide, et on peut effectivement vouloir comprendre ce qui sous-tend tout ça, mais finalement, on s'en fout. Parce que ce qui se joue, c'est pas ça. La réalité, c'est un jeu de chaises-musicales façon Battle Royale chez les diplômés, qui se battent à celui qui maîtrise le mieux les codes de cette classe pour pouvoir encore prétendre y appartenir (avec le salaire qui va avec).
C'est un jeu de bourgeois qui s'entretuent, quoi, et ceux qui se désolidarisent, qui n'en peuvent plus, ou qui échouent à maîtriser les codes, sont éjectés sans aucun remord.
C'est donc une entreprise qui vise à préserver le status quo (donc profondément conservatrice), pas du tout une question raciale (ou trans, ou quoi que ce soit d'autre, en fait), qui n'est que bêtement illustrative.
Et on le voit bien : quand une vraie question de justice se pose, celle de l'égalité salariale, on engage la boîte de PR des pires salopards de la tech.