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MessagePosté: 13 Déc 2016, 18:01 
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AVERTISSEMENT : mon texte ne contient pas de spoilers à proprement parler, je ne révèle rien sur les incidents, mais pour parler des thématiques, j'ai dû évoquer certaines choses contextuelles et quelques détails. J'ai tout de même mis certaines choses entre balises spoilers pour les plus sensibles mais si vous voulez rester 100% vierge de toute info, ne lisez rien.


Lorsque Disney a racheté Lucasfilm et annoncé vouloir relancer la licence créée par George Lucas notamment par le biais de spin-offs, l'overdose était à craindre. Un Star Wars par an? De quoi transformer une série iconique en non-événements, un peu comme les moins bons Marvel, blockbusters qui doivent leur efficacité à une relative standardisation. Toutefois, si l'on en juge par les deux films sortis jusqu'à présent, ce qui distingue Lucasfilm de l'autre compagnie rachetée "par Mickey", ce sont les cinéastes choisis.

J.J. Abrams, Gareth Edwards, Rian Johnson, Phil Lord & Chris Miller...autant de jeunes réalisateurs qui, en une carrière de quelques films à peine, ont déjà instauré une patte, qu'elle soit thématique, esthétique ou les deux - Colin Trevorrow étant l'exception qui confirme la règle. Toutefois, là où certains devront tout de même respecter une certaine charte sur les fameux "Épisodes", les metteurs en scène à la barre de ces aventures isolées jouissent d'une plus grande liberté quant au ton qu'ils peuvent conférer à leurs films.

Et Edwards ne fait pas mentir cette belle promesse, signant un véritable film de guerre indéniablement empreint des obsessions thématiques dont témoigne la pourtant courte filmographie du cinéaste, incarnées visuellement dans une oeuvre abordant politique et religion.

Un coup d'oeil aux noms qui composent l'équipe du film suffit à en dire long sur la démarche d'Edwards. En plus du directeur de la photographie de Zero Dark Thirty, le réalisateur s'est entouré d'artistes ayant travaillé sur Il faut sauver le soldat Ryan et Black Hawk Down. Le film comporte plus de plans à l'épaule que tous les films de la franchise réunis. Sans verser dans du cinéma-vérité granuleux comme certains des exemples suscités, Rogue One choisit toutefois de s'éloigner quelque peu des canons formels de la saga pour se forger sa propre identité, à hauteur humaine. En bon héritier de Steven Spielberg et notamment de La Guerre des mondes, Edwards montrait déjà dans ses deux premiers longs métrages son adoption d'un point de vue humain sur des événements plus grands que nature, gardant toujours l'homme au premier plan, le gigantisme du surnaturel au second. Un point de vue qui se traduit jusque dans l'image.

Contrairement à Abrams, Johnson et Trevorrow, ce spin-off n'est pas tourné en pellicule. Tandis que ses collègues cherchent à renouer avec le parfum de la trilogie originale, Edwards ose le numérique tant vilipendé sur la prélogie. Néanmoins, il le fait de façon intelligente et justifiée. Outre le recours à de vrais décors en dur, Edwards tourne avec la petite dernière de chez Arriflex, l'Alexa 65, utilisée notamment sur The Revenant, mais y ajoute un objectif Ultra Panavision, le même que sur Les 8 salopards, de façon à obtenir un Scope anamorphique avec une profondeur de champ plus proche de la pellicule mais une résolution d'une clarté redoutable. Ainsi, Edwards efface le vernis de l'heroic fantasy spatiale qui caractérisait Star Wars jusqu'à présent pour un film vu à travers les yeux de simples mortels.

Si la diversité du groupe central de personnages est un manifeste politique en soi (une femme, un mexicain, un pakistanais, deux chinois...et un robot), c'est le refus du manichéisme dans leur caractérisation et l'inversion ou perversion des archétypes de la saga qui s'avèrent réellement pertinentes vis-à-vis de l'approche tonale d'Edwards. "Luke est un gars qui grandit dans un foyer paisible et rêve de rejoindre le combat donc Jyn est une fille qui grandit dans la guerre et rêve de retrouver à un foyer paisible." Plutôt que de faire du fan-service, dont le film n'est cependant pas exempt comme en attestent deux clins d'oeil franchement gratuits et superflus, cet écho symbolise le parti-pris du film. Même chez les rebelles, personne n'est tout blanc.
Ainsi Cassian Andor est un résistant qui ridiculise les atermoiements sur le fait que Han tire en premier dans Un nouvel espoir et le simili-C-3P0 du film est un tueur. Un résistant extrémiste est même ouvertement rapproché de Darth Vader tandis qu'un interrogatoire rappellerait presque L'Armée des ombres version Star Wars.
Nous sommes en temps de guerre. Et le personnage le plus intéressant du film s'inspire directement d'une figure célèbre de la Seconde Guerre Mondiale : J. Robert Oppenheimer. En voyant le premier essai nucléaire effectué à la base de Los Alamos, le père de la bombe atomique cita le Bhagavad Gita: "Maintenant, je suis devenu la Mort, le destructeur de mondes." Par la suite, Oppenheimer regretta sa participation à la course à l'armement et souhaita voir l'arme nucléaire bannie avant d'être soupçonné de liens avec les communistes. Chez George Lucas, l'Empire était clairement assimilé aux Nazis mais dans Rogue One, dont le nom de code au sein de Lucasfilm durant la production était Los Alamos, ce nouveau parallèle assimile plutôt l'Empire aux États-Unis. Une allégorie politique pour le moins couillue...et qui ne s'arrête pas là.

"Si dans le ciel se levait tout à coup la Lumière de mille soleils, elle serait comparable à la splendeur de Dieu." C'est l'autre citation, moins connue, qu'a faite Oppenheimer du Baghavad Gita, évoquant à la perfection l'image de l'explosion nucléaire...ou de celle provoquée par l'Étoile Noire. D'une splendeur similaire à celle du divin à l'heure où le divin a semblablement déserté l'univers.

"C'est un film sur le fait que Dieu ne va pas venir nous sauver." Par ces mots, Gareth Edwards énonce le propos du film. Les Jedi ont disparu mais leur absence pèse sur tout le film. Si les personnages sont décrits plus haut comme de simples mortels, c'est précisément parce qu'il ne s'agit pas de Jedi. Rogue One s'intéresse aux autres, ceux qui sont à la périphérie de la saga principale, de l'Histoire des Skywalker. L'une des idées les plus fortes du film réside dans la planète Jedah. "Si Un nouvel espoir est en quelque sorte l'histoire de Jésus alors il doit y avoir toute une religion au-delà (...) donc il doit y avoir une Mecque ou une Jérusalem au sein du monde de Star Wars.
Cela paraissait très actuel d'avoir une situation où l'Empire, pour ses propres raisons, s'imposait sur ce qui représente beaucoup pour l'aspect spirituel de Star Wars." L'oppression d'une religion par un gouvernement peut renvoyer une fois de plus aux Nazis mais étant donné la référence directe à La Mecque que fait Edwards, que ce soit en interview ou dans le film, où Jedah ressemble à une ville du Moyen-Orient, avec son souk, son sable, ses pèlerins voilés de la tête aux pieds, et l'idée qu'un gouvernement occupe un territoire pour des raisons matérielles, la religion opprimée s'apparente davantage à l'Islam et l'oppresseur que représente l'Empire s'apparente donc une fois de plus aux États-Unis.
Par ailleurs, durant tout le film, on dit "Que la Force soit avec vous/nous" comme on dit "As-salāmu ʿalaykum" ou "Inch'Allah" ou même "Allahu akbar", selon le contexte.
On porte un signe ostentatoire autour du cou. On se demande si quelqu'un nous écoute là-haut.
On s'en remet à la spiritualité, à une force supérieure, à LA Force. Rogue One est l'histoire de résistants qui essaient de se sauver eux-mêmes tout en gardant la foi alors que les Jedi ne sont plus et que tout semble perdu.

On pourrait croire que c'est son passé de spécialiste en effets visuels qui a mené Gareth Edwards à passer à la réalisation avec des docufictions sur diverses éventualités de catastrophes naturelles - End Day (2005) et Perfect Disaster (2006) - nécessitant forcément beaucoup d'effets spéciaux, mais il semble évident au vu de ses films de fiction que la notion d'apocalypse imminente préoccupe spécifiquement le cinéaste.

Dans Monsters, un couple naissant tente de passer du Mexique aux États-Unis à pied tandis que la double-présence de gigantesques créatures extra-terrestre et de l'armée menace de les écraser. Dans Godzilla, le monstre éponyme incarne une sorte de Dieu de la nature venue corriger l'erreur née d'un désastre du type de Fukushima, à savoir des kaiju, et l'humanité est prise entre ces deux feux.
Situé à l'aube de la mise en route de l'Étoile Noire, arme de destruction massive s'il en est, Rogue One est parcouru du même sentiment de fin du monde où l'humain est tout petit. C'est là que l'on retrouve le plus clairement le style du metteur en scène et son sens de l'échelle. Un gigantesque croiseur interstellaire fait du rase-motte au-dessus d'une ville, avant de se retrouver microscopique à côté de l'Étoile Noire, elle-même gravitant autour d'une planète... On est constamment renvoyés à l'infiniment grand, à notre place infinitésimale dans l'univers, simples mortels. Que pouvons-nous face à d'immenses AT-AT?
Ou au souffle dévastateur d'une explosion qui s'élève jusque dans l'espace?
Que pouvons-nous à part traverser la galaxie pour s'unir?

Tout la polémique autour des reshoots, supposément intensifs et peut-être même dirigés par un autre cinéaste, Tony Gilroy (scénariste des Bourne, réalisateur de Michael Clayton), paraît vaine au vu d'un film aussi imprégné de la marque de son auteur. On devine aisément que les corrections de tir concernaient les personnages, bons sur le papier mais pas toujours incarnés, et la mécanique du récit, parfois laborieuse mais en dépit de ces quelques défauts, Rogue One a le bon sens de se terminer dans un acte de bravoure qui transcende soudainement tout ce qui a précédé. La nature du climax a beau ne pas être très originale
- une attaque de bouclier similaire aux attaques des différentes bases spatiales des précédents films -
le troisième acte va crescendo jusqu'à dix dernières minutes absolument folles, dans l'action comme dans l'émotion et surtout, dans le propos, achevant de faire de Rogue One un Star Wars pas comme les autres.

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MessagePosté: 13 Déc 2016, 18:08 
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Je lis pas.

Question: ma meuf n'a vu aucun Star Wars (vos gueules), est-ce que je peux l'emmener quand même ?


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MessagePosté: 13 Déc 2016, 18:15 
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Oui.

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MessagePosté: 13 Déc 2016, 23:57 
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Belle critique, le Freak.

Bon, les plus, les moins

+
Le ton adulte, le réalisme froid de certaines séquences
l'ouverture très réussie
l'action, bien sûr, massive, bien bourrinne
le fait que les personnages secondaires soient bien brossés et que ce soient pas des héros types. Le choix de Diego Luna est surprenant, d'ailleurs.
les quarante dernières minutes qui néantisent Star Trek

-
le milieu pâle patine un peu
le méchant qui manque de charisme
j'ai du mal à comprendre le plan du départ, mais j'étais fatigué
je trouve que ça me manque un peu de fun
on pourrait se passer des clins d'oeil...

4/6
Le film vieillit bien après une très légère déception à la sortie.

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MessagePosté: 14 Déc 2016, 00:55 
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Merci !

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MessagePosté: 14 Déc 2016, 01:06 
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Question con mais je la pose quand même, si on s'en branle de la saga on peut y trouver quand même son compte? (sachant que j'y vais pas avec un esprit "je vais le défoncer" si j'aime, j'aime.)

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Dernière édition par Cooper le 14 Déc 2016, 01:56, édité 1 fois.

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Je pense. C'est à la fois différent et ça reste Star Wars. Et pas mal de gens qui ont pas aimé le Abrams ont kiffé celui-ci.

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MessagePosté: 14 Déc 2016, 01:57 
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Ok je tenterais, thanks.

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MessagePosté: 14 Déc 2016, 08:29 
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Pour moi, Freak,
Jedah c'est Alep, avec donc les Russes dans le role de l'empire plus que les Ricains

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MessagePosté: 14 Déc 2016, 08:34 
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Karloff a écrit:
Pour moi, Freak,
Jedah c'est Alep, avec donc les Russes dans le role de l'empire plus que les Ricains

J'y ai pensé aussi. On peut y voir tout : la Crimée, les Chrétiens d'Orient, etc.

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MessagePosté: 14 Déc 2016, 11:24 
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MessagePosté: 14 Déc 2016, 14:21 
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SPOILERS - SURTOUT NE LISEZ PAS

Bon, Film Freak a déjà pointé la richesse du film donc on va pas revenir dessus. Je vais me contenter de pointer un truc que je trouve mal fini.

Dans les anciens SW, les lignes étaient clairement tracées: les gentils rebelles contre les méchants impériaux, avec seuls Anakin et Han Solon en éléments (très lisiblement) fluctuants.
Ici, j'apprécie le brouillage des pistes, avec aussi bien l'incontrôlable même si bien intentionné Saw Gerrera, les rebelles qui culpabilisent des exactions commises, et même Krennic, grand méchant qui est juste un fonctionnaire bloqué par un plafond de verre.

Mais ce que j'apprécie moins, c'est la légère sensation de flou qui accompagne ce parti-pris. On ne sait pas trop ce que représente Jyn dans tout ça. Une réplique vers la fin ("Do you think someone is hearing this ?") renvoie bien sûr à une quête de sens dans la vie, que la Force aurait pu lui apporter, mais on sent qu'ils n'y vont pas à fond - peut-être car ils veulent éviter une redite avec leur précédente héroïne orpheline vénère ; mais là, c'est LucasFilm qui se tire une balle dans le pied - ou bien tout simplement car c'est mal (ré)écrit. L'arc du personnage n'est guère aidé par le peu d'attachement que j'ai eu pour Felicity Jones, avec son visage aux gros traits, sans finesse. On est loin de ce que Daisy Ridley apportait, je trouve. Bref, on se retrouve donc avec une héroïne à laquelle je m'attache trop peu - tout comme aux autres personnages par ailleurs. Tout le monde est excellemment pensé et casté, mais j'ai jamais les larmes aux yeux pour eux, ce qui est quand même hyper dommage. Seul K2-SO réussit à être attachant lors de son sacrifice. On verra ce qu'une deuxième vision apportera. En tout cas c'est con que pour la deuxième fois consécutive, la maestria d'Edwards se heurte à des problèmes de perso.

Bon, maintenant qu'on a parlé du vrai film, on peut maintenant parler du fan film. Et ce fan film DÉCHIRE. J'ai pris un pied absolument monstrueux tout le long. Vous captez cette sensation où vous êtes tellement impatients de ce qui va suivre que vous trouvez presque le temps long - malgré que ce que vous avez devant les yeux est excellent ? Sensation rare mais justifiée ici par le kif absolu et le plaisir communicatif qu'on ressent chaque seconde à l'image. T'as juste envie d'en voir toujours plus, trépignant à la découverte de chaque nouvel élément ou référence.

Aussi bien dans les réfs, certaines plus grossières que d'autre, que dans la jouissance visuelle à voir des objets, des personnages ou des lieux d'un autre point de vue, pensés d'une autre manière, on sent qu'Edwards et toute la team se sont éclatés. C'est une pluie de geekisme tout le long: la révélation de Tarkin, la chambre de Dark Vador, les différents walkers dans des environnements nouveaux, la statue Jedi dans le sable, "The Force of others" et les Whills, les Death Troopers... Ça va parfois trop loin (la deuxième reproduction A L'IDENTIQUE de l'allumage de l’Étoile Noire, c'est non ; t'imagines Edwards en train de diriger, son iPad à la main avec A NEW HOPE en arrêt sur image dessus) mais dans l'ensemble on se régale. Et puis une fois de plus, l’œil d'Edwards pour l'action et le gigantisme fait des merveilles. On est souvent éberlué et émerveillé par ce qu'on voit.

Bref: un film riche même si pas toujours hyper bien raconté au niveau du parcours de ses persos, mais ultra-kiffant pour tout fan de la saga.

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MessagePosté: 14 Déc 2016, 14:38 
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Qui-Gon Jinn a écrit:
On ne sait pas trop ce que représente Jyn dans tout ça. Une réplique vers la fin ("Do you think someone is hearing this ?") renvoie bien sûr à une quête de sens dans la vie, que la Force aurait pu lui apporter, mais on sent qu'ils n'y vont pas à fond - peut-être car ils veulent éviter une redite avec leur précédente héroïne orpheline vénère

Je trouve qu'ils arrivent à proposer un archétype différent.
Rey est une fan qui connaît toutes les légendes et va se retrouver héroïne de l'une d'elles, elle est innocente, enthousiaste, etc.
Jyn c'est davantage une Han Solo dans A New Hope. Elle a beau avoir sa "croix" autour du cou, elle y croit pas et à la rébellion encore moins mais c'est en trouvant un ancrage personnel (sauver puis accomplir la rébellion de son père) qu'elle se trouve une cause et finit par croire.

Après, je suis d'accord avec ce que tu dis :

Citation:
c'est mal (ré)écrit. L'arc du personnage n'est guère aidé par le peu d'attachement que j'ai eu pour Felicity Jones, avec son visage aux gros traits, sans finesse. On est loin de ce que Daisy Ridley apportait, je trouve. Bref, on se retrouve donc avec une héroïne à laquelle je m'attache trop peu - tout comme aux autres personnages par ailleurs. Tout le monde est excellemment pensé et casté, mais j'ai jamais les larmes aux yeux pour eux, ce qui est quand même hyper dommage. Seul K2-SO réussit à être attachant lors de son sacrifice. On verra ce qu'une deuxième vision apportera. En tout cas c'est con que pour la deuxième fois consécutive, la maestria d'Edwards se heurte à des problèmes de perso.

Voilà, c'est le point faible du film. Je l'ai revu ce matin et, effectivement, ça passe mieux, tu saisis mieux la cohésion de l'ensemble mais il est clair que chaque personnage aurait mérité une vraie scène à lui pour l'explorer (et pas un énième exposé didactique de telle ou telle mission ni un énième speech galvanisateur de troupes). Le meilleur exemple, c'est Bodhi, qui rappelle beaucoup Finn dans l'Episode VII (déserteur qui veut se racheter) mais là où les personnages de The Force Awakens étaient INSTANTANÉMENT attachants, ici, il n'y a que K2S0 et Chirrut qui le sont.
D'ailleurs, je n'ai de larmes aux yeux que lors de la mort de ce dernier et de sa "passation de témoin" à Baze.


Je me demande si les reshoots ont essayé (et pas entièrement réussi) de régler le problème ou s'ils l'ont créé.

Citation:
la révélation de Tarkin

J'aime qu'ils aient osé.

Citation:
la chambre de Dark Vador

Et surtout sa dernière scène en mode "maintenant c'est plus un incapable dans le costume" et qui s'impose comme la scène la plus badass que le perso ait eu dans toute la saga.

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MessagePosté: 14 Déc 2016, 14:58 
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Film Freak a écrit:
J'aime qu'ils aient osé.

Je me demande si des citoyens normaux vont capter qu'il est numérique.

Citation:
Et surtout sa dernière scène en mode "maintenant c'est plus un incapable dans le costume" et qui s'impose comme la scène la plus badass que le perso ait eu dans toute la saga.

Oui, tu sens les mecs qui en ont gros sur la patate et voulaient rattraper ce qu'ils ont toujours rêvé de voir dans l'Episode III.

L'autre truc qui est génial c'est la chaîne humaine désespérée pour passer les plans à travers la fente. J'avais pas du tout anticipé ça.

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MessagePosté: 14 Déc 2016, 15:23 
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Qui-Gon Jinn a écrit:
Film Freak a écrit:
J'aime qu'ils aient osé.

Je me demande si des citoyens normaux vont capter qu'il est numérique.

Quand même...

Citation:
Citation:
Et surtout sa dernière scène en mode "maintenant c'est plus un incapable dans le costume" et qui s'impose comme la scène la plus badass que le perso ait eu dans toute la saga.

Oui, tu sens les mecs qui en ont gros sur la patate et voulaient rattraper ce qu'ils ont toujours rêvé de voir dans l'Episode III.

Enfin une scène à la hauteur de toutes ces cinématiques de jeux vidéo plus badass que la prélogie.

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