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Mangold est l'un de ces derniers cinéastes à faire du cinéma old school. Du cinéma de papa, diront les mauvaises langues. Mais c'est aussi finalement une marque de personnalité de la part d'un réalisateur qui a touché à beaucoup de genres, même si ses genres de prédilection sont évidents. Ses meilleurs films sont tous des westerns, qu'ils se passent juste après la Guerre de Sécession, en 1997 ou dans un futur avec des mutants. On peut le tordre dans tous les sens, le Mans 66 ne rentre pas dans cette case et pourtant, le film de Mangold dont il est le plus proche est son seul western à proprement parler : 3h10 pour Yuma.

Si le genre sied si bien au cinéaste, c'est notamment parce qu'il lui permet de traiter de ce qui semble être une thématique chère à ses yeux à savoir une certaine idée de la masculinité. Qu'il s'agisse de Freddy Heflin, le shérif sourd de Copland, interprété par une ancienne icône burnée désormais bedonnante, qui doit s'imposer auprès des flics corrompus qui gouvernent sa ville, ou de Wolverine, dont il ne cesse d'amoindrir les pouvoirs dans ses deux films, Mangold aime poser un regard sur ce mâle-être afin de mieux redorer le blason de ses héros. Précisons qu'il ne le fait jamais dans un élan macho. L'une des meilleures idées de Night and Day, avant que le film ne vire au plus conventionnel, est d'adopter le point de vue du personnage féminin, montrant ainsi le super agent secret joué par Tom Cruise comme une sorte de malade mental.

Il est davantage question d'intégrité, comme l'incarne si bien le lord venu du passé, donc authentique, dans Kate & Leopold, qui refuse de mentir pour les besoins d'une pub. Cette notion parcourait 3h10 pour Yuma, habité par deux antagonistes, dont un vétéran handicapé, qui apprenaient à se connaître et à s'apprécier au cours de leur périple, l'un escortant l'autre jusqu'à un train. C'est cette même amitié aussi improbable que séduisante qui anime Le Mans 66, bien que le partenariat soit cette fois d'un commun accord. D'un côté, Carroll Shelby, pilote automobile interdit de course pour raisons cardiaques et devenu vendeur de voitures, et de l'autre, Ken Miles, vétéran (encore) britannique au caractère bien trempé, mécanicien de profession mais pilote hors pair. Ensemble, ils devront accoucher d'une voiture capable de battre Ferrari au 24 heures du Mans pour le compte de Ford, dont le patron vient d'être ridiculisé par le constructeur italien.

D'emblée, Mangold oppose à l'ego de mec blessé d'Henry Ford II et ses motivations cupides la pureté du travail de Shelby et Miles. Pour une fois, le titre français du film, aussi vague soit-il, paraît plus approprié que le titre original, Ford v Ferrari. Déjà parce que la firme au cheval noir n'est qu'un second rôle presque anonyme mais surtout parce que le véritable ennemi se trouve chez les bureaucrates dans le camp même des protagonistes. Contrairement à ce que laisse penser le premier acte, il ne s'agit donc pas d'un film à la gloire des américains et comment ils ont baisé les champions sur leur terrain mais plutôt d'un hommage à la noblesse des passionnés qui font le travail, se foutant des considérations commerciales telles que le marketing et les recettes. Difficile de ne pas y voir une allégorie des studios qui embauchent de fortes personnalités pour mener un projet à terme mais ne cessent de leur mettre des bâtons dans les roues et ne font tout ça que pour l'argent.

Pour Mangold, Shelby et Miles sont des artistes, comme lui, et Le Mans 66 raconte comment ces deux individualistes découvrent qu'ils ne doivent avoir de loyauté que l'un envers l'autre. À ce titre, la fin réussit même à être poignante, notamment par le biais de la mise en scène, Mangold prenant régulièrement le temps de montrer les personnages changer dans un simple gros plan qu'il laisse durer, que ce soit Shelby gobant des médocs dans sa voiture mais ne revenant à la vie que lorsqu'il fait vrombir le moteur ou bien Miles acceptant enfin, en pleine course, d'avoir l'esprit d'équipe. Et le reste du temps, Mangold n'en perd pas, conférant à ses 2h32 de film un rythme enlevé, même en dehors des scènes de courses, menées tambour battant.

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MessagePosté: 20 Nov 2019, 02:51 
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Longtemps, j'ai été un fan absolu et obsessionnel du sport automobile (et plus d'endurance que de monoplace), et de cette époque-là en particulier (années 60 mythiques, carrefour entre le monde des gladiateurs -lié au facisme montant) des courses des années 30 , de la machine en lutte à la fois collectivement menaçante et solitairement fraternelle de la seconde guerre mondiale -les voitures anglaises de cette époque ont toutes un côté de bricolage génial évoquant le Spitfire, et l'univers consumiériste et pop, warholien, cynique et optimiste de la modernité). Je sais que ce sport se prête très mal au cinéma (seul Rush de Ron Howard est un peu correct historiquement et formellement intéressant). Le Mans de Katzin content des vues en caméra embarquées extraordinaires (ayant recouru à une Porsche munie de deux énormes caméras avant et arrière immergée dans la course), mais est formellement et dramaturgiquement inepte. La passion obsessionelle de Steve McQueen pour le sport automobile apparaissant finalement stérile, lestée d'un narcissisme gênant en prétendant être lui-même une oeuvre.

Mais ce film (en tête donc du box-office mondial ) est quand-même, à son tour, vachement inepte (ou gentiment tâcheron si on veut être sympa). Christian Bale et Matt Damon ont vraiment l'air de s'en foutre et de regarder leur montre (plus souvent que leur compte-tour). Il faut dire que leurs personnages ont une psychologies unidimensionelle, taillée à la serpe, à côté desquelles Jean Graton c'est du Rohmer. Pourtant l'idée de valoriser Ken Miles (pilote honnête, mais quand-même de second plan) est intéressante. Le script est historiquement intelligent (Lee Iaccoca est un personnage important, ayant sauvé Ford puis Chrysler en comprenant que la crise de 1973 signifiait la mort d'une certaine innocence consumrériste américaine, qu'il fallait faire des voitures plus petites et moins polluantes, techniquement génériques, s'allier aux Français ou sinon aux Japonais pour survivre, l'acteur laisse un peu transparaître cette intelligence) . L'idée de s'intéresser aux arrivées bidonnées, rendant le pilote aus dépens de qui elle s'exerce forcément sympathique, d'en raconter la genèse, cancer de ce sport (la F1 est morte du fait des consignes d'équipes) est bien vue.
Mais la mise en scène est vraiment trop plate et paresseuse, cela est d'autant plus patent que l'univers visuel du film et le rapport au paysage et à cette période de l'histoire et même la dynamique du couple masculin - héros lassé et sa doublure qui échangent leur surmoi, et même la durée -sont très -trop - proches du dernier Tarantino, dont le Mangold apparait comme un fade calque. La seule scène réussie est celle du crash, où le film assume l'abstraction que le sport autombile essaye d'atteindre, via le risque mortel, en vain, de manière dérisoire et parfois scandaleuse...(il n'y a rien qu'à voir l'indifférence, matinée de voyeurisme, autour du sort pathétique de Schumacher). Ce fut une déception aussi de voir les courses traitées en CGI banales, avec une dynamique irréalistes. Sur ce planle film souffre vraiment de la comparaison avec le Mans de Katzin...dont le tournage a il est vrai a estropié plusieurs pilotes). Quant au personnage simpliste (et castrateur) de l'épouse, ce n'est plus possible en 2019.

Comme le film sur Alan Turing (auquel il ressemble un peu : bons acteurs, mais forme générique pour créer de un récit mémoriel commun et pauvre) , il y a aussi la simplification de la réalité historique et les inexactitudes introduites au profit de l'habituel nationalisme américain. Le film fait par exemple complètement l'impasse sur le fait que la Ford GT40 est une voiture anglaise, dont la concept a été acheté à un petit fabricant spécialisé (Lola) - la Cobra de Shelby est d'ailleurs elle-aussi une voiture anglaise, cette partie l'histoire qui explique le professionaism de Caroll Shelby n'est pas abordée. L'américanophobie d'Enzo Ferrari (qui a embauché pleins de pilotes américains à cette époque , il est vrai pour des raisons peut-être aussi commerciales car c'était son principal marché -le deal avec Ford avait dès lors une certaine logique: Phil Hill, Dan Gurney, Ritchie Ginther -) est accusée et caricaturale et sert une forme de racisme réuisant l'Emilie à une atmosphère de pub Ballila. Bruce McLaren apparaît comme le mauvais gars fade et soumis , alors que c'était un des rares pilote-ingénieur autodidacte, à avoir gagné avec ses propres voitures, bien plus indépendant et aventureux que Shelby.
Shelby n'est pas le premier américains a avoir gagné au Mans (le premier fut Luigi Chinetti, première victoire Ferrari aussi d'ailleurs). L'année 1965, où Ford s'est pris une deuxième dérouillée, est évacuée. La bande son n'est pas raccord avec l'époque (on est en 1963-66, le rock est alors plus blues et noir que le psychédélisme pop plus tardif que l'on entend). Le meilleur pilote Ferrari en 1966 (course peu disputée à ce niveau, le vrai duel Ford-Ferrari est plutôt arrivé en 1967) n'était pas italien, mais mexicain (le très bon Pedro Rodriguez), peut-être trop génant à montrer dans un tel film (qui compare, sans le moindre recul, la course à une guerre), on ne garde que Lorenzo Bandini dont le nom sonne de manière archétypale en italien.

Ce m'a particulièrement choqué est l'usage du Français. Le film de Katzin ne contient pratiquement comme bonne son que la voix du speaker du circuit, non traduite. Cela pourrait être conceptuellement intéressant, mais est à l'image super-chiant, car ne débouche sur aucune idée de montage et de raccord. Ici c'est l'inverse, dès qu'on entend un mot de Français, il est d'abord gueulé fort, puis transformé en un brouhaha phonétique quasi-animal ne disant rien, mais sonnant français (la scène de l'ivrogne ans la cathédrale Mans est ici un sommet), comme si la langue réelle n'avait par elle-même aucune valeur (peut-être risquerait-elle, non compris mais perçue, de concurrencer l'aspect totalement faux de la CGI en accentuant l'irréalité et la teinte de sépia jaune pisseux).

Il n'est pas jusqu'à la ligne droite des Hunaudières, odonyme sonnant sans doute de façon trop franchouillarde, mais pourtant connu mondialement dans l'univers de la course, qui soit remplacée par le plus pêteusement bien-sonnant en anglais "Mulsanne" (devenu un modèle de Bentley), qui n'est (sur le circuit) que le virage fermant brusquement la ligne droite .Lorsque le gamin tend à son père dans une scène pata-spielbergienne le dessin du circuit, on remarque que les lettres du mot "Hunaudières" ont été grossièrement biffées au feutre et couverte par des dessins d' arbustes ressemblant à des petits étrons sur le plateau lui-même. Ce divorce et cette concurrence entre la mise en scène du paysage et la prononciation de son nom propre dans la langue - langue à son tour niée au profit de la parole (comme si les deux ensemble étaient devenus à la fois trop chères et trop statiques, pour le spectateur) sont peut-être symboliques de quelque chose de l'état actuel du cinéma et du monde.


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MessagePosté: 20 Nov 2019, 07:39 
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Freak a tout dit

Jamais un film de course ne m'a fait autant aimer la voiture et pourtant je ne suis pas très "caisses" IRL. Dans le style "classicisme", c'est pour moi le meilleur Mangold avec Walk the Line. Bon le défaut de Mangold c'est que c'est ultra carré mais il y a heureusement la folie de Christian Bale. 4,5/6


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MessagePosté: 20 Nov 2019, 08:47 
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C'est Über-nanaresque malgré les acteurs (peu impliqués) et passe complètement à côté de l'esprit de l'époque. Et long en plus.
En plus Phil Hill du côté américain avait gagné le Mans (sur Ferrari dont il était le pilier sportif) avant Carroll Shelby (tout en participant aussi ensuite au même programme Ford). L'Amérique est donc juste "le Texas" dans ce film. De façon générale en plus de Ken Miles une bonne partie des pilotes choisis par Ford avait de très bonne connaissances techniques (Phil Hill, McLaren, et Dan Gurney avait de très bonnes notions en aérodynamique et a aussi construit ses propres voitures). Le côté loners triomphant mais blessé du film est mensonger.


Dernière édition par Vieux-Gontrand le 20 Nov 2019, 14:18, édité 1 fois.

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MessagePosté: 20 Nov 2019, 09:12 
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On s'en fout.

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MessagePosté: 20 Nov 2019, 09:18 
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Il faut quand-même mieux voir Christian Bale dans the Big Short ou Vice (mal accueilli dans ce site) que dans ce film où il compte les 147 minutes et attend la sonnerie, soulagé de pouvoir sortir 10 minute avant la fin.


Dernière édition par Vieux-Gontrand le 20 Nov 2019, 12:47, édité 1 fois.

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MessagePosté: 20 Nov 2019, 11:41 
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Je ne sais pas quoi dire sur le film. Film Freak a tout dit et en même temps j'ai même pas assez d'enthousiasme pour rebondir sur un point précis.

J'ai une admiration sans bornes pour tous ces mecs style James Mangold, Matt Reeves... qui ont fait leur trou petit à petit, sans faire de slash, jusqu'à devenir des valeurs sûres. Il y a totalement un côté "cinéma de papa" qui est ultra-réjouissant en ces temps franchisés. Bale est super, tellement généreux, c'est plaisant de voir un acteur prendre autant de plaisir à faire son travail. Damon, que j'adore, me semble ici grave en retrait, j'étais déçu.

Bref, c'est très bien fait, sobre, carré, humble... mais je préfère RUSH.

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MessagePosté: 20 Nov 2019, 12:08 
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Larchouma.

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MessagePosté: 20 Nov 2019, 14:20 
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En même temps je ne suis pas sûr que cela soient des gens si passionnants que cela à incarner pour des acteurs, ces pilotes, ce duel chefs de service contre petits patrons. Même Steve McQueen, quand il joue un pilote voué à sa passion, est éteint, à la fois fade et arrogant, sans presence physique ni sexuelle.
Rush tient parce que James Hunt était un playboy nihiliste alors que c'est comme dans un paradoxe biblique son rival le très carré et ambitieux Lauda qui a été marqué physiquement et est revenu d'entre les morts (pour continuer comme avant).
Et il ne surjoue pas psychologiquement cette rivalité (les deux pilotes n'etaient pas des ennemis prêts à se tuer sur la piste comme Prost-Senna ou Hill-Schumacher, c'est venu dans les années 80 ce tournant)


Je veux bien reconnaître au film le mérite de faire sentir l'incroyable accélération technologique du début des années 60 (trois ans à peine entre la massive Aston Martin du début qui renvoie encore à l'automobile des années 1930 façon Bugatti et la GT40 dont le programme technique et le design très pur rappellent l'univers de la conquête lunaire).


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MessagePosté: 22 Nov 2019, 18:46 
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Critique plutôt positive d'Armond White.
Sinon un avis sur la nouvelle Tesla, Gontrand ?


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MessagePosté: 22 Nov 2019, 19:29 
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C'est la voiture du chef. Rien à dire.


Dernière édition par Vieux-Gontrand le 22 Nov 2019, 19:41, édité 1 fois.

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MessagePosté: 22 Nov 2019, 19:34 
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Sinon à l'époque de Pétain, l'industrie française s'était déjà lancée dans l'étude de voitures électriques innovantes, destinées aux services publics et relativement viables:
https://www.louwmanmuseum.nl/Ontdekken/ ... eugeot-vlv

https://www.louwmanmuseum.nl/Ontdekken/ ... breguet-a2

https://lautomobileancienne.com/breguet ... 1941-1942/
https://lautomobileancienne.com/les-voi ... ccupation/


Etienne Chouard dirait que la voiture électrique (et par extension les politiques de réduction de l'effet de serre) sont le résultat d'un complot nazi. Avec retweet de Bégaudeau (mais peut-être que les nazis victorieux auraient également inventé les Tweets dès 1946).

si quelqu'un possède une jante Michelin 4 tocs (4,20×400) avec 10 ouies type haricot à bord plat, Belphégor est prêt à l'acheter pour une fortune


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MessagePosté: 03 Déc 2019, 00:07 
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La thématique est à la mode (du coup Peugeot revient même au Mans...ce ne serait pas arrivé sans le succès du film), avec ce court d'animation visible sur YouTube, assez proche de l'esprit du film (mais plus minutieux historiquement, à la fois plus fétichiste et moins fasciné par son sujet, donc plus libre et plus sensible au sous-texte. Le réalisateur affirme d'ailleurs qu'il est dégoûté par la mentalité des pilotes et chefs d'écurie d'alors - qui n'est sans doute guère différente d'à présent - de la même manière qu'il parlerait d'un crime de guerre voire d'un attentat, d'où le lapsus sur les "innocents"). J'ai trouvé cela pas mal, à la fois plus ancré dans la réalité historique et plus subjectif que le film.


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