Bah tiens, j'ai testé la recherche IA pour retrouver le passage : copilot a l'air aux fraises. Quant à Claude, fais-tu référence aux chapitres XIII et XIV de la Belle Saison ?
Grok a l'air d'être le meilleur en citant le texte dès la première requête, ce que les autres ne font pas :
Citation:
Sur Hirsch et l'Afrique (chap. IX, photos au lit) :
Rachel montre des photos : « Tiens, veux-tu voir Hirsch ? ... Regarde son cou, cette nuque énorme... On dirait un maquignon... Sa fille lui disait toujours : “Milord, tu as l’air d’un marchand d’esclaves.” ... Il est laid, mais ce n’est pas n’importe qui. Et les yeux ! ... Violent et sensuel ? Ah ! s’il aime la vie, celui-là ! »
Puis les expéditions : « Dans un grand truc international que Hirsch... promenait à travers le monde. Tu sais, Hirsch, l’ami dont je t’ai parlé, le type qui est au Soudan égyptien. »
« Nous sommes restés une fois vingt-deux jours en selle ! ... En plein bled, au Maroc. » (Hirsch vendait des vieux fusils Gras aux harkas ; douar attaqué : 17 porteurs tués, 30+ blessés ; fusillade jour/nuit ; Rachel effleurée par une balle – cicatrice sous les côtes, qu'elle avait fait passer pour un accident de voiture.)
Et la lapidation (Méched) : « Tiens, ça, c’est à côté de Mis-soum-Missoum, ou bien de Dongo... Ce sont deux chefs Dzems. ... Des anthropophages. ... Ah, ça, c’est horrible... un petit tas de pierres... il y a une femme là-dessous. Lapidée ! » (Hirsch l'oblige à assister : femme adultère jetée dans une fosse, prêtre commence, foule lapide ; Rachel fuit mais photographie ; cœur qui bat encore en racontant.)Sur l'inceste et le drame de Pallanza (chap. XIII, en train) :
« Clara était la fille de Hirsch ; saisis-tu, maintenant ? ... C’était une camarade à moi... nous avons gardé l’habitude de monter ensemble tous les trois. »
Aaron (frère de Rachel) en pince pour Clara ; mariage forcé. Lune de miel à Pallanza : Aaron noyé, ecchymoses au cou de Clara ? Rachel découvre l'inceste (voit Clara fouetter Hirsch ; Clara avoue mais jure que c'est fini). Clara appelle Hirsch en secret ; drame. Police enquête ; Hirsch fuit la France. Rachel : « Il est impénétrable... Tant qu’une femme parle d’un homme avec cette espèce de haine-là, c’est qu’elle l’a toujours dans la peau ! »Sur sa mère et son frère Aaron :
Mère kleptomane internée à Sainte-Anne depuis 17 ans (vols au Louvre). Frère Aaron : « Mon frère tenait beaucoup d’elle. Il a eu des histoires terribles, des histoires de banque. Hirsch s’en est mêlé. Mais il serait devenu comme elle, un jour ou l’autre, sans son accident… » (Noyé à Pallanza.)Sur son enfant (chap. XIII, cimetière de Gué-la-Rozière) :
« Ma pauvre gosse », fit-elle tout à coup. Elle appuya sa main sur l’épaule d’Antoine, et ses yeux s’emplirent de larmes. « Dire que je ne l’ai même pas vue mourir », murmura-t-elle. « Je suis arrivée trop tard. Un petit ange, un vrai petit ange, pâle… » (Roxane-Rachel Gœpfert ; arrivée trop tard, émue mais passe vite à autre chose.)Et le désir d'Afrique qui la bouffe dès le début : « Sais-tu comment je m’en suis aperçue... Dans un restaurant de Bordeaux... j’ai vu, près d’une crédence, un petit nègre de quinze ans... Et c’est peut-être ce jour-là que le désir m’a pris, moi aussi, d’aller là-bas… »C'est ça le "morceau de bravoure" : Rachel crache tout ça avec une haine-amour pour Hirsch, mélange de masochisme, exotisme colonial dégueulasse et liberté sexuelle. Politiquement, ça tape sur le fantasme africain comme lieu de tous les tabous (violence, cannibalisme, esclavage, inceste). Antoine est dévasté, mais ça le transforme.