Je me répète parce qu'on a du mal qu'on puisse voir une série sans être convaincu. Ensuite se faire traiter de troll dès qu'on aime pas quelque chose. Laisse tomber.
True Detective, c'est un peu comme Gravity alors...
Inscription: 23 Mai 2008, 10:03 Messages: 6629 Localisation: Poitiers
Caribou a écrit:
Je me répète parce qu'on a du mal qu'on puisse voir une série sans être convaincu. Ensuite se faire traiter de troll dès qu'on aime pas quelque chose. Laisse tomber.
True Detective, c'est un peu comme Gravity alors...
Non mais t'as vu la forme de tes messages ? Que tu n'aimes pas, c'est pas vraiment le problème.
_________________ You are a ghost driving a meat covered skeleton made from stardust riding a rock floating through space. FEAR NOTHING
Bonne tension sur la fin...on est avec Rust plus il s'enfonce et quand il voit le vortex, on est tellement avec lui dans les méandres de l'horreur qu'on est prêt à croire à ce qu'il voit (que ce soit une hallu ou pas n'a que peu d'importance, l'important c'est qu'on soit prêt à y croire). Même sans se référer aux sources d'inspiration lovecraftiennes et cie, et savoir qu'il est question de porte vers une autre dimension, l'image parle d'elle-même, symbole de la spirale infernale que représente toute cette enquête, ces meurtres, cette horreur...
A ce propos, j'ai lu deux très bons articles.
L'un qui parle de la similarité entre la fin de la série et la fin du meilleur arc de Top 10 de Alan Moore, image à l'appui, montrant encore une fois que Pizzolatto connait ses références et sait les placer de manière à ce qu'elles fassent naturel et non factices ou références importées. Episode de Top 10 inspiré lui même de Homicide, la première série phare de HBO (que je conseille, c'est old school mais vachement bien!).
Et le deuxième article, moins factuel mais plus dans le genre article de fond parle des similarités entre Memories of Murder, True Detective et From Hell d'Alan Moore. Memories of Murder, j'y avais pensé bien sûr, mais j'avais pas fait le rapprochement avec From Hell, maintenant, je ne vois que ça.
Bon, sinon sur la série, je suis conquis et tout, des bons points pour tout le monde, la réa, le scénar, les acteurs, le chef op, les monteurs... C'est beau, c'est bien, c'est intéressant, vraiment. Après, j'ai quelques soucis concernant l'épisode 6 qui manque de subtilité et sans être mauvais handicappe pour moi légèrement le rythme. Un peu déçu aussi par deux ou trois aspects "logiques", surtout quand j'apprends qu'en fait ils pouvaient se barrer de l'interrogatoire quand ils le voulaient, je trouve du coup le procédé d'interrogatoire dans les premiers épisodes trop factice, même si finalement, il devient un peu plus naturel après. Au niveau du scénar, on sent parfois que le scénariste est un peu trop dans l'hommage gratos à plein de trucs qu'il kiffe, évidemment, ça fait plaisir quand on connait les références, mais souvent, ça n'apporte pas grand chose au récit.
Enfin bref, gros plaisir, grosse série, hâte de me refaire cette saison d'ici quelques mois.
Inscription: 23 Juil 2005, 17:40 Messages: 11632 Localisation: Hill Valley
Dans le genre série qui prend son temps, je trouve ça très bien fait. J'espère que les audiences ont été au rendez-vous. J'ai envie de voir d'autres séries de cette qualité.
mais le corps de la série est du polar "hardboiled" version sud des USA des plus banals, comme j'ai l'impression qu'on en écrit à la pelle. Même le personnage de Cohle ne se distingue guère, dans sa dynamique avec l'autre inspecteur, des stéréotypes des duos de détectives. Le peu que j'ai lu de Lansdale donnerait peu ou prou la même chose une fois adapté en série télé (même type de dynamiques entre les personnages, d'intrigues, de décors, avec même la touche quasi-fantastique). Pizzolatto a beau jeu de balancer des références à la Weird fiction, c'est sans doute là le plus gros défaut de la série : tout cet aspect-là est sous développé et se limite à une poignée de décors, alors même que la weird fiction n'a quasiment aucune existence télévisuelle ou cinématographique, et est l'un des genre l'un des les plus imaginatifs du XXeme siècle - il y avait de quoi faire, et Pizzolatto y préfère des ficelles usées de polar et un déroulement des plus banals. Il aurait mieux valu ne pas y faire référence du tout, plutôt que de faire ce name-dropping assez énervant (d'autant qu'on voit rapidement que cela ne mènera à rien). Le foin autour de Ligotti est quant à lui surfait : je veux bien croire que Pizzolatto a fait du copier/collé de certains passages et s'en est inspiré (comme il aurait pu s'inspirer de Cioran ou d'autres) parce qu'il n'avait pas vraiment le personnage de Cohle "en lui", mais il n'y a à mon sens rien à discuter de ce côté-là, Pizzolatto fait une série télé, Ligotti fait du Ligotti - et s'il y a eu quelques fans de Ligotti pour croire que la télé allait faire un jour du Ligotti et que c'était pour cette fois, il était évident qu'ils se plantaient. Il y a un génial polar weird qui se cache dans les ratés de True Detective (rien que les implications du Roi en jaune par rapport à l'histoire que Pizzolatto raconte, totalement inexploitées), et on ne le verra jamais.
Bref, dans l'ensemble, je trouve la série mal écrite et creuse, et toutes les discussions sur ce point sont incompréhensibles : c'est du pur hardboiled avec un peu de name-dropping, rien d'autre. Ce qui peut être suffisant en soi.
Par contre, ce que je trouve vraiment réussi c'est la mise en scène. Elle a ses gimmicks, mais l'atmosphère est réussie et il y a des séquences vraiment puissantes (la fin de l'épisode 5 déchire).
Dans l'ensemble, c'était sympa.
_________________ Nothing and no one can save you! Abandon hope now! Here's what you can do : 1. Admit you are a semi-evolved ape-thing mercifully ignorant of the sanity-blasting truths of the greater cosmos. 2. Die. 3. Rot.
Pizzolatto a beau jeu de balancer des références à la Weird fiction, c'est sans doute là le plus gros défaut de la série : tout cet aspect-là est sous développé et se limite à une poignée de décors, alors même que la weird fiction n'a quasiment aucune existence télévisuelle ou cinématographique, et est l'un des genre l'un des les plus imaginatifs du XXeme siècle - il y avait de quoi faire, et Pizzolatto y préfère des ficelles usées de polar et un déroulement des plus banals. Il aurait mieux valu ne pas y faire référence du tout, plutôt que de faire ce name-dropping assez énervant (d'autant qu'on voit rapidement que cela ne mènera à rien).
Check mon message plus haut, les articles devraient te plaire, puisque je crois bien que t'es assez fan d'Alan Moore (d'ailleurs, choppé le nouveau truc de la Ligue là, je me fais ça soon).
Et je suis du même avis que toi par rapport au name dropping (dans ma balise spoiler), même si je trouve que l'ambiance et la réa corrigent le fait que Pizzolato n'est pas un scénariste à la base, et donnent du souffle à un scénar qui aurait pu être relativement banal oui.
Check mon message plus haut, les articles devraient te plaire, puisque je crois bien que t'es assez fan d'Alan Moore (d'ailleurs, choppé le nouveau truc de la Ligue là, je me fais ça soon).
Ah non, je n'aime pas trop Alan Moore (enfin je n'ai lu que quelques-uns des plus célèbres, j'aime bien les débuts, les ouvrages les plus traditionnels, mais à partir des années 90 je n'aime plus du tout). J'ai survolé les articles mais justement, on dirait que l'horizon culturel de leurs auteurs s'arrête à la BD et au cinéma de genre.
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Oui, j'ai cette impression aussi, les mots des auteurs ne sont pas forcément ce qui compte, c'est surtout les images qui parlent là. Et From Hell est assez exigeant au niveau de l'implication intellectuelle du lecteur. Mais c'était surtout pour montrer que les références culturelles de Pizzolatto sont souvent intéressantes, mais qu'il n'en fait pas grand chose.
Inscription: 23 Juil 2005, 17:40 Messages: 11632 Localisation: Hill Valley
The Scythe-Meister a écrit:
Il y a un génial polar weird qui se cache dans les ratés de True Detective (rien que les implications du Roi en jaune par rapport à l'histoire que Pizzolatto raconte, totalement inexploitées), et on ne le verra jamais.
Bref, dans l'ensemble, je trouve la série mal écrite et creuse, et toutes les discussions sur ce point sont incompréhensibles : c'est du pur hardboiled avec un peu de name-dropping, rien d'autre. Ce qui peut être suffisant en soi.
Par contre, ce que je trouve vraiment réussi c'est la mise en scène. Elle a ses gimmicks, mais l'atmosphère est réussie et il y a des séquences vraiment puissantes (la fin de l'épisode 5 déchire).
Dans l'ensemble, c'était sympa.
Yep. Dans la mesure où l'ambiance hard-boiled est réussie et la réalisation impeccable (ce que je pense), je trouve injuste de reprocher à la série de ne pas réussir quelque chose que peu de séries (voire aucune) ont réussi avant elle, sous prétexte qu'elle s'en approche un peu plus que les autres. De mon point de vue, c'est plutôt à porter à son crédit. Et je ne dis pas ça uniquement parce que 90 % des séries policières sont minables. Je trouve que True Detective n'a pas à rougir de la comparaison avec le 10 % restant. Ce qui me déprimerait, c'est que la série soit un échec en termes d'audience.
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