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1930
Scarface (lol). Pas un des mes Hawks préférés, ni même un de mes films préférés (les films de gangsters avec James Cagney sont plus saisissants) de cette décennie, mais pour les liens extrêmement troubles entre Hollywood et le crime organisé, les histoires d'art qui imite la vie qui imite l'art etc. qui deviennent inextricables, pour les arrangements avec la censure... La liste est longue, mais tout est chargé de sens, aussi bien artistiquement qu'en matière de politique du milieu.
1940
Fantasia.
1950
Godzilla.
1960
The Wild Bunch, la belle mort du western, contrairement à ce qui a pu suivre.
1970
Buffet Froid, pour le brutalisme, la froideur, le vide franciliens, encore neuf à l'époque alors que c'était déjà de la merde.
1980
Dirty Dancing, la laideur, l'idiotie, l'émasculation joyeuse. Tout était là et on a rien vu venir.
1990
Ennemi d'Etat, hyper-représentatif de ce qui n'était plus possible de faire après le 11 septembre : de la paranoïa sans aucunes pincettes, sans ambivalence, des méchants qui n'ont même pas l'excuse de la lutte contre le terrorisme... Ca n'a pas disparu dans la décennie qui a suivi, mais pire : ça s'est assagi.
2000
La communauté de l'anneau, pour la tentative de réenchantement même s'il était déjà trop tard, le côté hors-circuit d'hollywood, l'acharnement artisanal malgré le numérique rampant.
2010
Hereditary, célébration de névroses qui n'en méritaient pas tant, "la famille c'est l'enfer" (qui n'est jamais qu'un "tout est de la faute des autres, jamais la mienne" de rageux qui ne s'assument pas), parfait exemple de l'horreur comme genre au plus près des tracas sociétaux, même quand c'est pas bien glorieux.
_________________ Looks like meat's back on the menu, boys!
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