
rudi rosenberg c’était donc un acteur jeune, style bellâtre un peu dans des trucs bof.
puis il est devenu réalisateur de pub.
puis il a réalisé son premier long, « le nouveau », en 2015, qui était sympa comme tout, et était populaire dans le milieu, je crois, même si avec 350k ça n’avait pas particulièrement smash.
puis il est retourné réaliser de la pub parce que ça paye mieux et que c’est moins chiant.
puis en 2026, il revient donc avec ce deuxième film, qui confirme qu’il a effectivement la côte : produit par hugo selignac, financé par studio canal, tf1, netflix, selectionné à un certain regard, pour un film qui n’en demandait pas tant.
j’imagine que pour lui, il y a un ton dramedy qui passe bien. que c’est à un mi-chemin entre totalement mainstream et vaguement art et essai et que ça aussi ça passe bien. qu’il y a deux-trois scène jolies.
voilà.
sinon j’ai trouvé ça globalement complètement raté.
ca suit hafsia herzi, mère célibataire de deux enfants qui n’ont aucun rapport avec leurs pères. la fille, particulièrement, est obsédée par son père, veut absolument le retrouver et nouer contact. voilà, donc ça c’est l’histoire, et la critique de l’histoire c’est : ça stagne quand même énormément, il n’y a quasiment pas d’évolution du début à la fin, des minuscules bouts de storylines parallèles, et l’écriture n’est ni de près ni de loin assez fine pour se dire que la vraie évolution est dans la relation entre hafsia et sa fille, etc. ca stagne : énormément.
c’est donc avec hafsia herzi. ma conclusion c’est qu’elle est impressionnante pour des hafsia herzi movies, mais qu’elle est désormais trop spéciale pour jouer un rôle mainstream. elle est un peu bizarre, un peu off, ça fonctionne très bien dans des films construits autour de ça, mais là, comme c’est dur de ne pas penser à juste une illusion (et d'y penser fort, même chronique familiale dysfonctionnelle mais où on s'aime quand même dans le passé, même appartement de banlieue, tout ça), c’est aussi dur de ne pas penser à une actrice plus mainstream qui aurait été moins surprenante mais plus efficace. tout le reste du casting est 100% amateur, et il y a beaucoup de choses un peu off, des dialogues qui se butent les uns les autres, tout ça. et les enfants sont vraiment pas mignons du tout, désolé.
ca se passe entre 1995 et 2002 et ça m’a rendu un peu fou. la reconstitution est la plus nulle de l’histoire des reconstitutions – des affiches électorales placées de manière totalement random pour être dans le champ. des bouts d’émission de l’époque. c’est tout. sinon pas compris pourquoi ça se passe à cette époque-là, à part parce que ça se passe dans la communauté juive de sarcelles, nombreuse à l’époque et en voie d’extinction ? mais enfin y a rien sur ça dans le film. du coup pas compris, ça sert à rien, c’est mal fait, ça m’a heurté le cerveau.
je déteste l’humour et le ton du film, vraiment un truc un peu agressif tout le temps, des micro-conflits en permanence, que ce soit pour rire ou pour se parler, je déteste ce genre de truc, c’était vraiment pénible à regarder. j'ai souri une fois.
et puis vraiment c’était fait sans magie du tout, des petits set-ups, des petites scénettes, l’impression d’avoir généreusement déjà avoir vu ça, puis ça n’a pas grand-chose à raconter et franchement, à dire non plus, portrait des mères célibataires et apprécier la famille qu’on a plutôt que rêver à celle qu’on n’a pas, bon.
décu, totalement random et raté.