Je trouve qu'il y a quand même un grand changement d'état d'esprit. Avant au moindre pet de travers, tu avais une batterie d'examens dont tu pouvais te demander si ils étaient tous utiles.
Là maintenant pour avoir des examens, il faut se battre, poireauter longtemps, justifier leur utilisation. Et je ne te parle pas d'une opération. Les hôpitaux ont une enveloppe pour telle quantité d'examens par an et se font taper dessus par les sécu si ils dépassent ce quota. Comme ça on pourrait croire que c'est bien sauf qu'en prenant l'exemple sur le cas de ma femme.
48 heures de souffrance avant d'avoir un IRM nécessaire au diagnostic ( le radiologue ne voyait pas le critère d'urgence car pas de paralysie). Résultat de l'IRM. Ah oui, vous ne vous êtes pas loupés , hernie de la taille d'une patate avec oblitération importante bilatérale du tronc nerveux de la moelle. 48 heures pour avoir encore l'avis d'un neuro chirurgien. Pas d'atteinte neurologique ( pas de paralysie des membres inf ou perte de sensibilité, juste grande douleur donc pas d'opération. Envoi au rhumatologue. Rhumato qui en voyant l'iRM dit qu'il ne comprend pas comment c'est possible vu l'image qu'il n'y ait pas d'atteinte neurologique. Il dit que forts risques de récidives avec forts risques de paralysie. . Cela peut être demain, dans quelques semaines ou mois. Que faire pour éviter cela ? un opération par un neurologue. Bah oui mais il ne veut pas si pas déjà d'atteintes neuro ( c'est les critères de prise en charge secu).
Au lieu de prévenir, on renvoie donc une personne en souffrance sous morphine pour un arrêt longue durée avec une épée de Damoclès au dessus de la tête car cela ne rentre pas dans les protocoles de prise en charge secu. Pour une dentiste de 42ans , avec position de travail aggravant forcément l'hernie. On marche sur la tête.
Avec juste, un c'est comme ça ma bonne dame, on n'y peut rien
