Inspiré d'une histoire vraie, Christy retrace l'ascension tumultueuse de la boxeuse Christy Martin, qui est passée de l'anonymat à la célébrité. La légendaire ténacité de Christy sur le ring cache en réalité des combats plus intimes avec sa famille, son identité et une relation toxique qui pourrait bien se transformer en une question de vie ou de mort.Je me demande si Sidney Sweeney est une énorme cynique surfant sur les mœurs ou si elle laisse les œuvres qu'elle choisit traduire où se situent ses véritables valeurs tout en étant obligé de maintenir un discours plus ambigu voire à l'opposé en public pour ne pas se mettre à dos une partie des spectateurs.
Pour ceux qui ne sont pas au courant, l'an dernier, une pub pour jeans dans laquelle elle jouait a créé la polémique :
In July 2025, Sweeney appeared in an advertising campaign for American Eagle Outfitters called "Sydney Sweeney Has Great Jeans", which became a subject of controversy and caused a significant drop in sales.[92] Some social media users, and eventually some academics, claimed that the pun on "jeans" and "genes", associated with a blonde-haired, blue-eyed white woman, promoted eugenics and white supremacy. The controversy was widely reported, and the Trump administration commented on it.Et en plein cœur de la controverse est arrivée l'info suivante :
Sydney Sweeney registered as a Republican voter in Florida a few months before Donald Trump won a second US presidency, it has been revealed, as the public continues fixating on a new jeans ad campaign featuring the actor and a pun about her genes.
The Euphoria and White Lotus star registered to vote in Florida on 14 June 2024 – shortly after buying a mansion in the Keys – and listed her party affiliation as Republican, according to publicly available records reviewed by the Guardian on Sunday.Mais quand tu vois une série giga-LGBTQ-friendly comme
Euphoria ou des films comme
Reality et
Immaculate et même
La Femme de ménage, ces deux derniers portant ouvertement sur l'idée que les hommes essaient de contrôler (le corps) des femmes, c'est dur à concilier avec une meuf qui, en interview, n'a même pas essayé de rattraper le coup, ne serait-ce qu'en pur
damage control.
Et
Christy est un peu un megamix de tout ça avec sa boxeuse lesbienne oppressée par sa mère bigote au point de se laisser embarquer dans un mariage avec son gros beauf d'entraîneur qui finira par s'en prendre à elle physiquement après avoir contrôlé sa carrière et son image (littéralement, en décidant de son look et en la filmant dans des
sex tapes).
Mais peut-être est-ce juste une opportunité que saisit l'actrice pour faire son
Raging Bull, prenant 14kg pour jouer une Jake LaMotta qui serait non pas le coupable mais la victime de violences domestiques. Sauf que c'est
Raging Null.
Sur le papier, je peux voir comme l'idée d'une meuf imbattable qui donne sur les coups sur le ring mais les reçoit en dehors dans une vie où elle n'a rien d'une vainqueuse peut être séduisante, mais à l'écran c'est vraiment balisé de bout en bout, scène après scène après scène dans une succession de clichés à laquelle Michôd ne parvient jamais une quelconque dimension un tant soit peu originale, que ce soit dans l'écriture, à part dans une ou deux scènes à la noirceur surprenante, ou dans la mise en scène, franchement inintéressante.
Le sport n'est clairement pas le sujet mais le reste ne présente pas l'intensité nécessaire pour constituer un récit dramatique engageant. Tout ce malheur est exposé de façon bien fonctionnelle et didactique (comme cette première réplique en voix off en guise de note d'intention et de seul propos du film,
"on m'a dit que le ring, je donnais l'impression de me venger de tout ce que je subissais dans la vie" ou un truc du genre).
Sweeney est pas mauvaise derrière sa perruque brune et ses lentilles noires mais pas remarquable non plus. Et le film a bidé comme rarement...juste avant le succès de son adaptation de best-seller vulgos. Reste à voir à quoi ressemblera la suite de sa carrière.