Forum de FilmDeCulte

Le forum cinéma le plus méchant du net...
Nous sommes le 01 Déc 2022, 07:12

Heures au format UTC + 1 heure




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 15 messages ] 
Auteur Message
MessagePosté: 25 Nov 2006, 17:39 
Hors ligne
Matou miteux
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 05 Juil 2005, 13:48
Messages: 12933
Localisation: From a little shell, at the bottom of the sea
Qui fête donc ses 20 ans *souffle les bougies*

Image

Seth Brundle est un jeune biologiste très doué. Après avoir fait ses premières armes dans une brillante équipe, il se décide à travailler seul. Il met au point une invention qui doit révolutionner le monde : la "téléportation" qui consiste à transporter la matière à travers l'espace. Les essais sur un babouin sont peu convaincants et après des fuites dans la presse, il décide de se téléporter lui-même. Seulement il ne s'apercoit pas qu'une mouche fait partie du voyage.

Le film s'ouvre sur une atmosphère qui fait le lien avec les modèles 50's du genre avec machine un peu vintage et science en léger manque de conscience, puis s'ancre plus directement dans les thématiques de Cronenberg, métamorphose crado et mutation génétique qui sont un hangar ouvert à toutes les symboliques. Je ne sais pas ce qu'il en dit lui-même, c'est vrai que cette "forme bizarre de cancer" de Seth, sa peur de contaminer sa copine ne serait-ce que par un simple contact, l'horreur de cette dernière quand elle apprend
qu'elle est enceinte de lui
renvoient facilement au sida qui s'inscrit de façon cohérente dans l'époque de sortie du film. Au-delà de ça, je trouve que l'ampleur romantique du dernier tiers est très forte et permet au film de s'élever encore davantage, tout comme sa référence directe à La Métamorphose de Kafka que Seth cite, renvoie à quelque chose qui creuse la représentation de sa monstruosité ambiguë et son isolement. Goldblum, qui ressemble déjà à une grosse mouche lors de sa première apparition, et Geena Davis se complètent bien. La partition de Shore fanfaronne bien comme il faut.

Sinon j'ai trouvé ça parfaitement dégueulasse (et toutes les scènes à dégueulasseries bien viscérales et organiques sont très chouettes - le cauchemar médical, l'acide, les ongles...).

5/6

_________________
Doll, it's a heartbreaking affair


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 25 Nov 2006, 20:35 
Hors ligne
Vaut mieux l'avoir en journal
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 04 Juil 2005, 15:21
Messages: 21098
Localisation: Paris
Blissfully a écrit:
renvoient facilement au sida qui s'inscrit de façon cohérente dans l'époque de sortie du film.


Cronenberg, enfant, a vu son père mourir à petit feu d'un cancer... Ca l'a manifestement inspiré pour ce film (ce qui n'empêche pas forcément la métaphore du sida, d'ailleurs).

_________________
Anthony Sitruk - La Vie brève de Jan Palach
(192 pages, 16.50€)
Le Dilettante | Fnac | Amazon


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 26 Nov 2006, 10:23 
Hors ligne
proposal slut

Inscription: 26 Nov 2005, 22:51
Messages: 2895
J'aime enormément ce film.
La partie romantique me touche plus particulièrement (j'ai toujours été sensible aux amours contrariées).
Toute la transformation me soulève le coeur tout en mettant les larmes aux yeux.
Il y a des films comme ça qui ont pour moi une forte charge émotionnelle, et La Mouche en fait partie.


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 29 Avr 2009, 07:10 
Hors ligne
Titilleur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 21 Avr 2009, 15:35
Messages: 73
Localisation: Château de l'araignée
Sur mon blog:

Citation:
Première incursion dans les années 80. Le choix paraîtra peut être surprenant mais j’ai décidé de causer d’un film du réalisateur canadien David Cronenberg, La mouche. Je m’aventure très peu souvent dans le genre qu’on appelera “film d’horreur” pour aller vite et il semblait amusant d’en aborder un ici, ne serait-ce que pour élargir les possibilités du blog.

Un brillant scientifique du nom de Seth Brundle décide, après avoir mené à bien des expériences en équipe, de se “mettre à son compte” et de travailler à son importante découverte: la téléportation. Après plusieurs essais, il décide de tester sa trouvaille en se mettant dans la peau du cobbaye. Seul problème, une mouche vient se mêler à l’expérience en pénétrant dans une des deux machines. Seth, croyant tout d’abord à un succès, a pourtant “fusionner” son code génétique avec celui de la mouche. Petit à petit, son corps et ses capacités physiques changent pour faire de lui un monstre. S’en suivent évidemment toutes les horreurs que l’on peut imaginer, à commencer par ses relations avec sa petite amie.

The Fly ou quand Cronenberg adapte au cinéma La métamorphose de Kafka. Certains y voient aussi une évocation du SIDA avec toutes les hantises et les préjugés de l’époque (on est en 1986 dans les premières années de l’épidémie). Curieux au premier abord, je ne fus ensuite que modéremment emballé par cette oeuvre qui a, je trouve, pris un sacré coup de vieux. Cependant il serait idiot de négliger le message du film.

_________________
zdc


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 31 Mai 2010, 22:41 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 04 Juil 2005, 16:48
Messages: 11649
Localisation: in the forest of the Iroquois
Première vision ce soir.

Récit efficace en diable qui commence cash, qui enchaine cash et qui se termine méga cash. C'est tout simplement dégueulasse et Cronenberg sait faire ce qu'il faut, dans le rapport au corps en décomposition évidemment, rapport à la maladie tout ça tout ça, pour avoir un effet maximal avec un minimum. Le dernier quart d'heure, c'est vraiment showtime. Ne connaissant pas le bouquin de Kafka, je pense qu'il y aurait évidemment des rapports à tisser. Mais même tel quel, ça le fait vraiment bien!


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 31 Mai 2010, 23:17 
Hors ligne
Meilleur Foruméen
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 25 Nov 2005, 00:46
Messages: 80870
Localisation: Fortress of Writing
Ca faisait un moment que je l'avais pas vu.

C'est incroyable l'épure géniale de ce film qui flirte ouvertement avec le ridicule via ses maquillages grossiers et ses sauts de foi constants mais le scénario, pourtant élémentaire dans sa structure et sa narration, est d'une remarquable efficacité et d'une belle richesse (le body horror à son meilleur) et la mise en scène nous fait passer à travers un kaléïdoscope d'émotion, on est intrigué par l'aspect SF, séduit par l'aspect super-héros, amusé par les premiers détails gore, puis c'est le rire nerveux au fur et à mesure que ça devient de plus en plus dégueulasse, puis y a un moment où tu rigoles plus du tout, c'est juste horrible et à la fin, ça parvient à être carrément émouvant.

J'aimerai voir Cronenberg revenir à ce genre de film bien zarb et bien craspec (ce qui me rappelle que l'an dernier, il avait annoncé vouloir en faire un remake lui-même).

_________________
Projection de THE ISLAND en 35mm Jeudi 8 Décembre à 21h à l'Ecoles Cinéma Club présentée par bibi
Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 01 Juin 2010, 08:09 
Hors ligne
tape dans ses mains sur La Compagnie créole
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 28 Juil 2005, 10:08
Messages: 21300
Localisation: 26, Rue du Labrador, Bruxelles
D'accord avec vous deux, c'est une claque ce film. C'est horrible et dégueulasse, mais c'est loin d'être un film d'horreur, c'est un film horrible. Un horrible drame qui émeut profondément. (dans la même classe: L'Exorciste)

Grand grand film.

_________________
Ed Wood:"What do you know? Haven't you heard of suspension of disbelief?"


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 01 Juin 2010, 12:00 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 26 Sep 2009, 13:05
Messages: 239
Un des films qui a marqué mon enfance, tragique et puissant. Toute sa force tient dans la progression graduelle de la transformation.
J'adore la scène du bras de fer.
A noter que l'original n'arrive pas à la cheville de cette version.

chef d'oeuvre et Cronenberg préféré.

6/6


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 08 Juin 2010, 07:59 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 18 Aoû 2005, 21:23
Messages: 3202
Grand film zobromantique. A la fin, je pleure.


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 05 Aoû 2021, 11:00 
Hors ligne
Garçon-veau
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 08 Juil 2005, 15:48
Messages: 19859
Localisation: FrontierLand
Revu hier soir pour la première fois depuis genre 25 ans.
Grosse grosse claque. Le film va incroyablement vite (on n'a plus l'habitude putain), il n'y a pas de gras, et tout est sublime. Certes des détails sont forcément datés mais bon sang, les comédiens sont incroyables, la zique est chouette (et surtout, on L'ENTEND, elle a du sens, parce qu'elle n'est pas là sans arrêt) et l'horreur est intacte. Cette façon qu'à Cronenberg de filmer frontalement ses créatures, en pleine lumière, le refus de toute forme de jump-scares et d'effets à la noix... C'est fabuleux.
J'ai aussi eu les larmes aux yeux à la fin, à la fois pour la détresse du personnage mais aussi, je crois, pour avoir revu un pur bijou, peut-être l'un des meilleurs films "d'horreur" de tous les temps. En tout cas, l'un des plus dégueulasses et perturbant.

Quant à la filiation avec l’œuvre de Clive Barker, elle est super évidente là :D


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 10 Nov 2021, 23:36 
Hors ligne
Robot in Disguise
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 13 Juil 2005, 09:00
Messages: 33278
Localisation: Paris
Le Cow-boy a écrit:
Revu hier soir pour la première fois depuis genre 25 ans.
Grosse grosse claque. Le film va incroyablement vite (on n'a plus l'habitude putain)
Pareil que Cow-Boy. Je me rappelais du bras de fer, de la première phase de sa mutation, de lui sur le plafond et... c'est tout. Absolument aucun souvenir de la mutation finale. Bref, redécouverte salutaire.

Le film m'a étonné par la limpidité de son scénario. On dirait une V1, mais dans le bon sens du terme: tout est tellement direct et épuré, sans une profusion de personnages secondaires, avec quasiment un seul décor. C'est à l'os.

Et qu'est-ce que c'est dégueu. C'est vraiment à gerber par moments. Les maquillages cartonnent et la transformation finale est génialement gore.

Cependant, si je suis ému par la bête dans les dernières minutes, l'histoire d'amour ne me touche pas des masses. Et ce qui a trait au bébé reste en suspens de façon inachevée, on dirait qu'il manque une scène "topper" pour conclure le tout.

Bref, ce fut un plaisir à revoir, bien plus satisfaisant que FAUX SEMBLANTS, mais j'avoue ne pas comprendre non plus les scores staliniens qu'il récolte à la CDM.

_________________
Liam Engle: réalisateur cinéma, série, publicité !
Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 10 Nov 2021, 23:52 
Hors ligne
tape dans ses mains sur La Compagnie créole
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 28 Juil 2005, 10:08
Messages: 21300
Localisation: 26, Rue du Labrador, Bruxelles
J’aime tellement tes avis.

_________________
Ed Wood:"What do you know? Haven't you heard of suspension of disbelief?"


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 11 Nov 2021, 00:08 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 13 Juin 2013, 15:21
Messages: 2158
Localisation: Entertainment 720
Qui-Gon Jinn a écrit:
Et ce qui a trait au bébé reste en suspens de façon inachevée, on dirait qu'il manque une scène "topper" pour conclure le tout.


Une zone d'ombre permettant de déboucher sur ça du coup (avec Eric "l'autre Marty McFly" Stoltz) :

Image


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 11 Nov 2021, 08:39 
Hors ligne
Expert
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 21 Aoû 2021, 19:41
Messages: 992
Vu bien trop jeune, et la dernière fois il y a un bail, mais le souvenir est intact : les tenues identiques dans le placard, la fracture ouverte, le sucre dans le café, les prodiges aux agrès... Mais aussi et surtout le fameux coup du singe, qui annonce d'emblée ce que le film proposera de plus immonde par la suite. Et puis cette ambivalence entre horreur, dégoût, émotion, même si elle est inégale (c'est de toutes façons pas son fort, à Cronenberg), a peu d'équivalents (Romero le fait mieux, et plus souvent, mais c'est une autre histoire).

Je me souviens aussi avoir exploré le reste de la filmographie de Cronenberg à la recherche d'un autre film aussi "auto-suffisant", ou tout simplement aussi réussi. Au bout d'un moment, j'ai compris et j'ai lâché l'affaire (même si Scanners en est un bon brouillon). C'est aussi ça qui fait de La Mouche un film aussi incroyable. Il eclipse de très, très loin pour moi tout le reste de sa filmo, sur le fond comme la forme.

_________________
Looks like meat's back on the menu, boys!


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: 11 Nov 2021, 10:23 
Hors ligne
Expert

Inscription: 30 Nov 2014, 00:49
Messages: 1568
Walt a écrit:
Qui-Gon Jinn a écrit:
Et ce qui a trait au bébé reste en suspens de façon inachevée, on dirait qu'il manque une scène "topper" pour conclure le tout.


Une zone d'ombre permettant de déboucher sur ça du coup (avec Eric "l'autre Marty McFly" Stoltz) :

Image
Film de monstre plutôt réussi dans mon souvenir. Mais sans aucun intérêt au regard du Cronenberg.


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 15 messages ] 

Heures au format UTC + 1 heure


Articles en relation
 Sujets   Auteur   Réponses   Vus   Dernier message 
Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Chromosome 3 (David Cronenberg - 1979)

Blissfully

12

2031

19 Déc 2016, 20:33

Déjà-vu Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Videodrome (David Cronenberg - 1984)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2 ]

Blissfully

22

3227

22 Déc 2016, 21:41

Baptiste Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Spider (David Cronenberg - 2002)

romain

0

1525

23 Juil 2012, 11:59

romain Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Cosmopolis (David Cronenberg, 2012)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2, 3 ]

Film Freak

41

5439

16 Juin 2012, 17:51

sponge Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Crash (David Cronenberg - 1996)

[ Aller à la pageAller à la page: 1, 2 ]

Tom

16

2501

30 Mai 2022, 12:33

Film Freak Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Stereo (David Cronenberg, 1969)

Film Freak

2

1234

21 Sep 2015, 08:17

Gontrand Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Shivers (David Cronenberg, 1975)

Film Freak

11

1885

24 Nov 2020, 17:37

Vieux-Gontrand Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. M. Butterfly (David Cronenberg, 1993)

Mr.Orange

12

1531

31 Mai 2022, 10:33

Billy Budd Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Rabid (David Cronenberg, 1977)

Film Freak

0

1218

20 Juin 2016, 00:23

Film Freak Voir le dernier message

Aucun nouveau message non-lu dans ce sujet. Scanners (David Cronenberg, 1981)

Film Freak

2

1400

09 Nov 2020, 10:49

Art Core Voir le dernier message

 


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 3 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Rechercher:
Aller à:  
Powered by phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO
Hébergement mutualisé : Avenue Du Web