Billy Budd a écrit:
Merci, sinon, de l’autre côté du miroir :
http://maitremo.fr/au-guet-apens/J'ai déjà lu ce récit, tu penses bien. Et donc ?
Mon avis n'est qu'un avis, une fraction de la réalité, j'en ai conscience.
Toi, qu'est-ce qui te dérange ? Ma conclusion ?
Evidemment qu'elle est abusée, et que c'est une généralité.
Donc une bêtise.
Je n'ai que mon expérience pour appréhender les assises.
C'est juste que je m'attendais à davantage d'objectivité, et contrairement au système américain qui oppose théorie contre théorie, à ce que l'on recherche la vérité, ou tout du moins qu'on tente de la détourer. Je ne pensais pas que le ressenti de chacun jouerait un rôle si prépondérant. Ni que les jurés seraient soumis au test de Milgram.
Les magistrats qui m'entouraient ce jour-là me disaient avec beaucoup d'affection : "tu sais, Z, on a l'habitude de ce genre d'affaires, et pour nous il ne fait aucun doute, en dépit du manque de preuves, que ce type est coupable. Mais je comprends que tu t'accroches au sacro-saint "le doute doit profiter à l'accusé", mais voilà... fais-nous confiance. Tu as joué ton rôle, c'est bien. Il y a toujours un juré pour y mettre ses tripes. C'est pour ça que les assises sont conçues de la sorte... 9 jurés et 3 magistrats, c'est le meilleur équilibre pour réussir l'impossible : juger quelqu'un."
Ce à quoi j'ai été sensible, bien sûr. Et j'ai répondu "peut-être que pour vous, ça n'est qu'une affaire parmi d'autres, et que tout s'équilibre... pour moi c'est la seule et l'unique de ma vie, donc comprenez que je ne sois pas pressé d'en finir pour aller déjeuner".