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MessagePosté: 26 Aoû 2014, 14:22 
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Idem : Fra Cry 2, c'était une punition ces barrages routiers qui respawanaient.

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MessagePosté: 26 Aoû 2014, 14:27 
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Oberkampf Führer
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Fire walk with me a écrit:
Idem : Fra Cry 2, c'était une punition ces barrages routiers qui respawanaient.


Avec le recul, je sais même pas comment j'ai fait pour finir le jeu. Ah si ! Je prenais le bus à mort à la fin. Adieu les barrages.


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MessagePosté: 26 Aoû 2014, 14:57 
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Je me rends compte que je suis inconsciemment les avis de Mr Orange. Après "Gone Home", voici que je joue à VVVVVV et "Specs Ops : the Line".
Le premier fait partie de ces jeux que je recherche spontanément lorsque j'ai une envie viscérale de jouer, lorsque j'ai envie de m'abrutir autour de l'apprentissage d'une poignée de règles et concepts et de la maîtrise de deux boutons. La prise en main et le plaisir sont immédiats, tout repose sur l'exploitation jusqu'à l'absurde d'une proposition de départ minime. Je trouve finalement peu de jeux comme ça. Récemment j'avais adoré "Rogue Legacy". "Super Meat Boy" bien sûr, dont je suis assez fan. J'ai pas encore testé "Don't starve" et "FTL", ils m'ont l'air plus riches, plus complexes, moins immédiats.

Pour "Specs ops : the line", je ne l'ai pas encore terminé, j'en suis juste après la fameuse scène dont tout le monde a déjà entendu parler. Je ne suis pas fan de ce type de jeux habituellement, encore moins lorsqu'ils sont assez peu précis et renouvelés en terme de gameplay comme celui-ci (les fusillades sont absolument toutes pareilles), mais l'ambiance et l'univers sauvent le tout. Dubaï est vraiment bien intégré au jeu, le territoire est très bien exploité.
Concernant le scénario, j'ai encore des réserves pour le moment, c'est très prévisible et j'ai du mal à croire que ça puisse impressionner quelqu'un avec un minimum de culture cinématographique (quelle lourdeur niveau références) ... En même temps, le niveau de la concurrence donne envie d'être indulgent.

Sinon j'ai réinstallé "Pirates!" (le remake de 2004). Quel plaisir de jeu ! Les graphismes n'ont pas trop vieillis, peut-être du fait de l'aspect volontairement cartoon décidé à l'époque.


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MessagePosté: 26 Aoû 2014, 23:39 
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Marlo a écrit:
Je me rends compte que je suis inconsciemment les avis de Mr Orange. Après "Gone Home", voici que je joue à VVVVVV et "Specs Ops : the Line".
Le premier fait partie de ces jeux que je recherche spontanément lorsque j'ai une envie viscérale de jouer, lorsque j'ai envie de m'abrutir autour de l'apprentissage d'une poignée de règles et concepts et de la maîtrise de deux boutons. La prise en main et le plaisir sont immédiats, tout repose sur l'exploitation jusqu'à l'absurde d'une proposition de départ minime. Je trouve finalement peu de jeux comme ça. Récemment j'avais adoré "Rogue Legacy". "Super Meat Boy" bien sûr, dont je suis assez fan.

Si tu aimes le rogue-like et Edmund McMillen je ne peux que te conseiller Binding of Isaac, gameplay très simple mais contenu très riche (surtout avec l'extension) qui approfondit sans cesse l'expérience de jeu par la découverte empirique de son univers. Après on n'est plus dans de la plateforme mais dans un jeu d'action dans une vue calquée sur les donjons du premier Zelda, quelque part entre du run and gun impitoyable et de la gestion d'items. C'est très addictif et tu n'es pas prêt d'en voir le bout (je viens tout juste de terminer la toute dernière partie du jeu - The Chest - après plus de 200 heures, et je ne pense pas jamais atteindre les 100%). Un remake avec un nouveau moteur et un contenu encore enrichi devrait arriver cette année, une parfaite occasion pour s'y mettre!

Il y a pas mal d'autres jeux qui offrent un gameplay arcade hardcore. Je viens de commencer Volgarr the Viking, un jeu d'action plates-formes hyper dur avec des checkpoints très rares, pas mal de par coeur et un gameplay hyper rigide (pas de nuance de saut, pas de "air control" mais un double saut tout de même), j'ai pas encore terminé le premier niveau mais c'est bien prenant!
Sinon Bit Trip Runner est aussi pas mal dans le genre, là c'est un jeu de rythme déguisé en jeu de plates-formes avec un scrolling forcé, chaque obstacle demandant une certaine action (saut, glissade etc...) qui correspond à un bouton.
Après si tu veux rester dans le rogue-like, Spelunky est aussi très recommandable, niveau difficulté c'est encore un cran au dessus de tout ceux que j'ai évoqué, je l'ai lâché au bout de 18 heures de jeu et je ne suis pas arrivé au bout.

Marlo a écrit:
J'ai pas encore testé "Don't starve" et "FTL", ils m'ont l'air plus riches, plus complexes, moins immédiats.

Je n'ai pas encore testé FTL mais Don't Starve est plus proche du jeu de gestion. Le crafting est mis au premier plan et ça repose encore beaucoup sur le savoir empirique qu'on acquiert au fur et à mesure du jeu, mais l'addiction vient assez vite. Faudrait que je m'y replonge tiens.

Marlo a écrit:
Concernant le scénario, j'ai encore des réserves pour le moment, c'est très prévisible et j'ai du mal à croire que ça puisse impressionner quelqu'un avec un minimum de culture cinématographique (quelle lourdeur niveau références) ... En même temps, le niveau de la concurrence donne envie d'être indulgent.

Oui le jeu vidéo est encore bien à la traîne niveau écriture scénaristique à part deux-trois exemples (The Walking Dead en tête) mais quelque part tant mieux, le média n'est jamais aussi fort que lorsqu'il se fait véhicule d'une narration en creux reconstituée et investie par le joueur, par sa manière de parcourir l'espace, son temps à lui. C'est ce qui fait toute la réussite de Gone Home.

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MessagePosté: 27 Aoû 2014, 08:49 
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Mr.Orange a écrit:
Il y a pas mal d'autres jeux qui offrent un gameplay arcade hardcore. Je viens de commencer Volgarr the Viking, un jeu d'action plates-formes hyper dur avec des checkpoints très rares, pas mal de par coeur et un gameplay hyper rigide (pas de nuance de saut, pas de "air control" mais un double saut tout de même), j'ai pas encore terminé le premier niveau mais c'est bien prenant!


Ah oui mais celui-là, c'est pire que tout. Passé une semaine dessus, j'atteignais à peine la fin du niveau 2. Faut avoir 12 ans et toute la vie devant soit pour y arriver à celui-ci !


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MessagePosté: 27 Aoû 2014, 15:37 
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Marlo, Mr. Orange, je vous recommande Out There sur tablette.

Petite perle du genre!


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MessagePosté: 27 Aoû 2014, 16:46 
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Juan a écrit:
Mr.Orange a écrit:
Il y a pas mal d'autres jeux qui offrent un gameplay arcade hardcore. Je viens de commencer Volgarr the Viking, un jeu d'action plates-formes hyper dur avec des checkpoints très rares, pas mal de par coeur et un gameplay hyper rigide (pas de nuance de saut, pas de "air control" mais un double saut tout de même), j'ai pas encore terminé le premier niveau mais c'est bien prenant!


Ah oui mais celui-là, c'est pire que tout. Passé une semaine dessus, j'atteignais à peine la fin du niveau 2. Faut avoir 12 ans et toute la vie devant soit pour y arriver à celui-ci !

Tu me rassures un peu (enfin...) je commençais à croire que j'étais vraiment nul!

Le Pingouin a écrit:
Marlo, Mr. Orange, je vous recommande Out There sur tablette.

Petite perle du genre!


Ca se fait bien sur smartphone (pas de tablette)?

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MessagePosté: 29 Aoû 2014, 13:15 
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MessagePosté: 29 Aoû 2014, 16:52 
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Je note, je note. C'est assez proche de FTL non (que je vais peut-être tester avant du coup vu que je l'ai déjà)?

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MessagePosté: 01 Sep 2014, 22:59 
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Schtroumpf sodomite
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Bon, je vais pas revenir sur ce "classique" que tout le monde connait et que je n'ai découvert que récemment. En gros, c'est très beau, touchant, poétique, et ça n'a pas trop vieilli. Après, j'ai un peu envie de dire heureusement que le jeu n'est pas trop long, car du point de vu de l'action, c'est pas bien ouf, et à une ou deux reprises la lassitude m'a guetté. J'ai eu droit à un torrent de larmes de ma fille à la fin du jeu.
En tout cas je suis chaud pour Shadow of the Colossus maintenant !
5/6





Just Cause 2 Xbox 360

Dire que j'ai fini ce jeu serait un bien grand mot. Oui, j'ai fini l'intrigue principale en me farcissant un bon paquet de quêtes secondaires. Mais, après plus de 40h de jeu, j'avais à peine atteint 33% de la progression totale. Rien que ça devrait suffire à vous faire comprendre l'immensité de la chose. On n'en voit juste pas le bout. Et c'est pas forcément une bonne chose parce que c'est aussi beaucoup de gonflage. L'action est incroyablement répétitive, on meurt assez facilement et hormis les missions principales, y'a pas beaucoup d'idée. Après, le contexte (un mercenaire renverse un régime totalitaire dans un petit pays d'Asie du Sud) est plutôt original dans un Open World et la taille monstrueuse de la map permet une belle variété de décors. De ce point de vue, le jeu est un énorme bac à sable où les possibilités d'action sont assez démentielles est franchement fun (on peut piloter un avion de chasse, sortir du cockpit en plein ciel, se mettre debout sur une aile et canarder à la mitrailleuse un engin qui vole à côté de nous). C'est du bon gros nawak bien bourrin !

A l'époque où j'ai eu ma 360 (2008), je n'avais que GTA IV, que j'ai rentabilisé à mort et qui m'a duré 1 an et demi. Just Cause 2 aurait été idéal à ce moment là. Mais maintenant que j'ai une pile de jeux qui m'attendent, une vie bien trop chargée et un besoin de passer à autre chose rapidement, je peux difficilement faire plus. Et comme je suis du genre à torcher les jeux à fond, ça me laisse un petit goût de frustration...
4/6

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MessagePosté: 02 Sep 2014, 21:36 
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Sam & Max: Saison 1 (Telltale Games, PC, 2006-2007)
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Après la claque The Walking Dead, je me suis dit qu'il fallait que je creuse un peu le répertoire Telltale. Une promo sur GOG plus tard je me suis donc lancé dans la première saison de Sam & Max, suite d'un classique du Point and Click de LucasArts initiée par des anciens de la boîte. On n'ira pas chercher plus de point commun avec Walking Dead que celui de la construction sérielle en épisodes, les deux jeux sont aussi différents qu'une sitcom peut l'être d'une série dramatique. Le jeu reprend d'ailleurs beaucoup des codes des productions télévisuelles dans sa construction: Le jeu est constitué d'un canevas de personnages, de lieux et de situation qui se répètent d'épisode en épisode (le départ au commissariat, l'épicier du coin paranoïaque etc.) sur lequel viennent se greffer de nouveaux éléments (un lieu supplémentaire à chaque fois qui définit presque un nouveau genre). Chaque épisode offre une orientation spécifique d'un univers préétablis, une histoire close avec une petite ouverture à la continuité.
Cette construction a des effets à la fois positifs et négatifs. Le jeu parvient parfaitement par exemple a jouer de cette répétitivité sur le plan de l'écriture et de l'humour, le motif du running gag y est ainsi tiré à son maximum. Au niveau du gameplay par contre, le jeu pâtit quelques peu des sempiternels allers-retours peu fluides entre les mêmes décors, même si il arrive à les faire varier d'un épisode à l'autre. Il y a une certaine pénibilité dans l'évolution dans le jeu, chose toujours assez difficile à gérer dans un Point and Click. Ici, les énigmes demandent beaucoup de circulation et les déplacements ne sont pas facilités.
Ce petit souci d'ergonomie passe cependant au second plan tant l'écriture du soft et le développement de son humour est réussi. Délire complet et de plus en plus absurde du scénario (on passe de la mafia du jouet à la lune en passant par la maison blanche, un plateau de TV et une réalité virtuelle avec un passage incroyable en mode texte), dialogues aux petits oignons avec une certaine attention au gameplay (certains types de répliques changent en fonction de la répétition), personnages géniaux (là le jeu va très loin: Coq star du petit écran, organisation d'appareils technologiques obsolètes anthropomorphiques, statue vivante de Lincoln) le jeu est vraiment, vraiment drôle et parvient toujours à surprendre par ses situations inimaginables.

5/6


Super Castlevania IV (Konami, SNES, 1991)
Image

Guttural. C'est le premier mot qui me vient à l'esprit tant tout le jeu exhale une espèce de rigueur nordique impitoyable. De toute évidence, Konami a parfaitement compris comment rendre palpable ce folklore européen rugueux et sombre. Ca passe par l'univers du jeu graphique et musical: des châteaux rocailleux aux caves osseuses et bibliothèques hantées et leur bestiaire, compilation exhaustive de tout ce qu'a pu générer le fantastique occidental aux XVIII et XIXe siècles (squelettes en tout genre, chauves-souris, momies, morts-vivants, vampires, fantômes etc.), et les musiques castlevaniesque à souhait qui viennent apporter un souffle épique à la conquête de ces terres hostiles. Mais ça se ressent surtout dans le gameplay, d'une rigidité étonnante. Le personnage est lent, les sauts lourdingues, c'est rugueux jusqu'à l'absurde (et encore plus en PAL). Le level design est à l'avenant, dirigiste et impitoyable, rempli de pièges et d'ennemis à pattern. Vous allez filer droit croyez moi. Le jeu va même jusqu'à profiter d'absurdités de gameplay comme l'impossibilité de sauter lorsqu'on a emprunté un escalier pour mettre des bâtons dans les roues au joueur.
Et il y a les boss. Alala les boss et leurs patterns réglés au millimètre pour que le moindre pas de côté soit sanctionné. Le dernier level qui vous en fait enchaîner 4 pour se terminer par un Dracula légendaire va vous faire suer du sang.
Mais dans ce monde lourd et brutal, il y a votre fouet, arme principale du jeu (que l'on peut varier avec une arme projectile secondaire à utilisation limitée), d'une extrême souplesse puisque l'on peut, en laissant le bouton appuyé le manier absolument librement pour en faire comme une sorte de bouclier mouvant. On a alors l'impression étrange de diriger un serpent fou et agile attaché à cette enclume qu'est le personnage. Un soupçon de légèreté bienvenu dans cet enfer brutal.

4-5/6 de maso


Monument Valley (Ustwo, IOS/Androïd, 2014)
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Petit jeu sur smartphone qui lorgne du côté de FEZ en beaucoup, beaucoup plus simpliste avec ses puzzles apaisés qui jouent sur des paradoxes de perspectives. Plutôt que la réflexion en elle-même c'est plutôt le parcours de cet univers zen au design vraiment agréable qui procure le plaisir de jeu. La petite narration en filigrane n'est pas très poussée mais offre une beau moment d'amitié avec un totem (je me comprends). C'est très indé, peut-être un poil trop propre et mignon pour transcender et surtout très court (à peine plus d'1 heure) mais ça reste une assez belle expérience pour quelques euros (je l'ai eu en solde à 1 euro et quelques).

4/6


Blackwell Legacy, Unbound, Convergence, Deception (Wadjet Eye Games, PC, 2006, 2007, 2009, 2011)
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Grande découverte que cette série indé de Point and Click, loin des canons du genre. Dave Gilbert (le créateur) a construit un univers mi-urbain mi-ésotérique, jazzy et mélancolique, entre Twin Peaks et Daniel Clowes, entre incommunicabilité des êtres et communication des esprits. On y incarne Rosangela Blackwell, new-yorkaise trentenaire, journaliste neurasthénique qui hérite d'un fantôme encombrant sorti d'un vieux film de gangster avec lequel elle va devoir composer pour renvoyer dans l'au-delà les esprits égarés. Plus que des énigmes, les jeux se présentent comme une série d'enquêtes dont les mécaniques évoluent au fil des épisodes (dialogues, recherches internet, switch entre Rosangela et Joey- le fantôme qui peut traverser les portes mais rien attraper). Ces enquêtes doivent mener à ce qui constitue le grand projet de ces jeux qui est de mettre à jour une connexion souterraine entre ces âmes broyées par la ville qui ont tenté en vain de résister à ses mécanismes impitoyables et qui s'accrochent à leur illusion (l'objectif est de faire réaliser aux fantômes qu'ils sont morts pour les diriger vers l'au-delà). C'est d'une grande humanité dans l'écriture et l'interprétation, fines et sensibles, qui se maintient d'épisode en épisode (me manque le dernier, sorti cette année, néanmoins). Vraiment une petite perle, perfectible dans ses mécaniques et son habillage mais qui sait faire exister ses personnages sans esbroufe conceptuelle et parler du monde humblement avec une grande justesse.

6/6

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MessagePosté: 02 Sep 2014, 21:42 
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Tetsuo a écrit:
Ico PS2

Remake ou version PS2?

Sinon je te rejoins sur Just Cause 2 qui est un sandbox hyper jouissif mais sans imagination dans ses missions, mais je l'ai déjà dit y a deux pages.

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MessagePosté: 02 Sep 2014, 23:07 
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Schtroumpf sodomite
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Version PS2 bien sur.

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MessagePosté: 10 Sep 2014, 20:28 
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Volgärr the Viking (Crazy Viking Studios, PC, 2013)
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Juan a écrit:
Faut avoir 12 ans et toute la vie devant soit pour y arriver à celui-ci !

Présent!

Alors oui, c'est ultra dur, aussi brutalement intransigeant que son nom l'indique. Il faut y aller avec un esprit de guerrier, parce que le jeu ne vous fera pas de cadeau, jamais. Mais rien n'est impossible, à qui a suffisamment de patience pour refaire en boucle les niveaux qui ne comptent chacun qu'un seul et unique checkpoint. Rien n'est impossible car ce jeu d'action plates-formes repose entièrement sur la connaissance et l'entraînement. Globalement, le jeu se déroule comme par phase. Chaque phase paraît de prime insurmontable, car elle nécessite une exécution parfaite. Les ennemis ont leur pattern bien à eux, de plus en plus vicieux, qui nécessite un certain enchaînement de touches pour en venir à bout. Certains ennemis ne peuvent être touchés que par les coups bas, d'autres nécessite un tir à distance, d'autres nécessiteront qu'on leur saute dessus etc. Bien sûr cela se corse lorsqu'il y a plusieurs ennemis à enchaîner, sachant que l'on peut acquérir certaines upgrades au cours des niveaux qui permettent de prendre des coups sans mourir immédiatement (mais en les perdant) et d'améliorer certaines capacité (puissance de la lance ou de l'épée, vos deux seules armes du jeu) mais qu'il est pratiquement indispensable de ne pas prendre de coups pour affronter le boss avec le meilleur équipement possible. Autrement dit, le jeu vous demande de faire au moins une demi-run parfaite (c'est à dire à partir du checkpoint), pour pouvoir espérer passer au niveau suivant. Et c'est une perfection vraiment parfaite, car la rigidité du gameplay ne tolère pas la moindre erreur, pas de air-control, pas de variation de saut, des coups hyper directifs, il n'y a pas la souplesse d'un Super Meat Boy et l'improvisation n'est jamais récompensée car le checkpoint est toujours trop loin. Alors on apprend, par coeur, jusqu'à jouer une partition, on perfectionne son exécution jusqu'à ne plus jamais faire d'erreur et un jour on y arrive. Il y a un moment où on finit par acquérir cet automatisme, presque routinier et le Viking se met à exécuter sa chorégraphie mortelle à la perfection comme un authentique artiste de l'étripage. Ces moments rares valent l'investissement.
Déception tout de même pour le dernier level qui efface cette expérience en mettant plein de checkpoints (parce que d'une difficulté légendaire) et favorise l'exploit unique là où le reste du jeu prône un ascétisme à long terme.

4-5/6


Super Amazing Wagon Adventure (Sparsevector, PC, 2012)
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Petit jeu très drôle qui revisite la conquête de l'Ouest sur le mode d'un shoot'em up dégénéré d'Atari 2600. Ce n'est pourtant pas pour ses qualités vidéoludiques que l'on y adhère mais pour sa narration en partie aléatoire qui fait se succéder selon de nombreux embranchements les situations absurdes décrites par des écrans de texte hilarants. Votre chariot traversera l'espace, ira sous l'eau, affrontera une horde de bisons buggés (volontairement!), ou une tribu de licornes avant que vos trois personnages meurent dans d'atroces souffrances commentées textuellement avec moults détails morbides. C'est débile mais ça marche.

4/6

Octodad: Dadliest Catch (Young Horses, PC, 2014)
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On reste dans l'humoristique mais ici c'est le gameplay plutôt que la narration (gentillette) qui provoque le rire. On dirige un poulpe déguisé en mari modèle qui doit garder sa couverture auprès des humains crédules. La particularité ergonomique du jeu étant que l'on dirige chaque membre (jambes, bras qui correspondent chacun à deux tentacules) séparément et complètement. A la manette, jambes et bras se switchent par gâchette et se dirigent avec les deux sticks, l'un servant au mouvement latéral et l'autre au mouvement en profondeur. La moindre action devient alors une cascade burlesque inouïe qui vous fera alterner entre le plaisir visuel de l'absurdité et la frustration laborieuse de n'arriver à rien. Le jeu redéfinit le concept d'éléphant dans un magasin de porcelaine, on en fout partout, on s'accroche n'importe où. Chaque tâche ménagère est une aventure et quelque part je me serai contenté de ce canevas "papa poulpe tond la pelouse et bois son café", tant le gameplay n'a pas besoin de plus pour exprimer tout son décalage. Pourtant le jeu prend en charge une narration en mode "accepter l'autre et ses différences" pas foncièrement désagréable mais qui dilue un peu son intérêt et le rend oubliable. Un peu dommage mais ça reste une belle expérience.

4/6


The Last ici: http://forum.plan-sequence.com/post675423.html#p675423

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MessagePosté: 10 Sep 2014, 21:26 
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Localisation: Dans le nord du sud.
Mr.Orange a écrit:
Volgärr the Viking (Crazy Viking Studios, PC, 2013)
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Juan a écrit:
Faut avoir 12 ans et toute la vie devant soit pour y arriver à celui-ci !

Présent!

Alors oui, c'est ultra dur, aussi brutalement intransigeant que son nom l'indique. Il faut y aller avec un esprit de guerrier, parce que le jeu ne vous fera pas de cadeau, jamais. Mais rien n'est impossible, à qui a suffisamment de patience pour refaire en boucle les niveaux qui ne comptent chacun qu'un seul et unique checkpoint. Rien n'est impossible car ce jeu d'action plates-formes repose entièrement sur la connaissance et l'entraînement. Globalement, le jeu se déroule comme par phase. Chaque phase paraît de prime insurmontable, car elle nécessite une exécution parfaite. Les ennemis ont leur pattern bien à eux, de plus en plus vicieux, qui nécessite un certain enchaînement de touches pour en venir à bout. Certains ennemis ne peuvent être touchés que par les coups bas, d'autres nécessite un tir à distance, d'autres nécessiteront qu'on leur saute dessus etc. Bien sûr cela se corse lorsqu'il y a plusieurs ennemis à enchaîner, sachant que l'on peut acquérir certaines upgrades au cours des niveaux qui permettent de prendre des coups sans mourir immédiatement (mais en les perdant) et d'améliorer certaines capacité (puissance de la lance ou de l'épée, vos deux seules armes du jeu) mais qu'il est pratiquement indispensable de ne pas prendre de coups pour affronter le boss avec le meilleur équipement possible. Autrement dit, le jeu vous demande de faire au moins une demi-run parfaite (c'est à dire à partir du checkpoint), pour pouvoir espérer passer au niveau suivant. Et c'est une perfection vraiment parfaite, car la rigidité du gameplay ne tolère pas la moindre erreur, pas de air-control, pas de variation de saut, des coups hyper directifs, il n'y a pas la souplesse d'un Super Meat Boy et l'improvisation n'est jamais récompensée car le checkpoint est toujours trop loin. Alors on apprend, par coeur, jusqu'à jouer une partition, on perfectionne son exécution jusqu'à ne plus jamais faire d'erreur et un jour on y arrive. Il y a un moment où on finit par acquérir cet automatisme, presque routinier et le Viking se met à exécuter sa chorégraphie mortelle à la perfection comme un authentique artiste de l'étripage. Ces moments rares valent l'investissement.
Déception tout de même pour le dernier level qui efface cette expérience en mettant plein de checkpoints (parce que d'une difficulté légendaire) et favorise l'exploit unique là où le reste du jeu prône un ascétisme à long terme.

4-5/6


Bon ben chapeau pour une telle abnégation. Y'a combien de niveaux ?


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