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Désolé d'avoir les boules de constater que des idées se rapprochant d'une fédéralisation qui était portée par une certaine gauche, se voient promues par le centre-droit et maintenant même le RN, pourtant toujours vent debout contre ce processus, c'était même constitutionnel de ce parti (bien plus que le racisme systématiquement accolé). Alors évidemment, à géométrie variable. Pas là même réaction quand ça concerne la Kanaky-Nouvelle-Caledonie (ou la Corse) ou l'Alsace.
D'ailleurs, une de tes personnalités politiques préférées, Borloo, a l'air d'avoir eu une certaine influence sur cette timide évolution.
Dans les années 70, c'était porté par le PS. Une fois au pouvoir, une minable décentralisation (pour recentraliser 40 ans plus tard avec Hollande). Dans les années 90, porté par les Verts, qui aujourd'hui n'ont plus rien à dire sur l'aménagement du territoire en dehors de ZFE (le second passage de Cohn-Bendit a largement détruit ce parti de toute façon + la récuppar LFI de presque tout son programme, sauf celui de la démocratie locale, ça me dépasse que les Verts ne reviennent pas aux fondamentaux, sauf à croire que ceux à présent dans le parti, à mesure qu'il voit le pouvoir de près, n'ont pas envie de se fouler).
C'est tragique, parce que ça laisse une question légitime de démocratie (d'autant plus avec une plus grande intégration européenne, il est nécessaire d'avoir un pouvoir ascendant pour équilibrer) entre les mains de ceux qui y voient surtout une flexibilité.
Tout ça surtout sur des principes de "une et indivisible" (quand on voit que IVe mis à part, encore que, les fameuses républiques françaises doivent passer par la case coup d'état pour être capable d'évoluer, on se demande si le conservatisme n'est pas de gauche en France) et que ça n'intéresse pas les gens qui n'ont que leurs fins de mois en tête.
Après, je ne parle que de la gauche politicienne, et alors principalement de LFI, catastrophique perte de temps pour la gauche française, et estime justement que des parties de la société civile sont les seules alternatives auxquelles croire. Il y a plethores de mouvement qu'on pourrait qualifier de communaliste en France, et à l'écrasante majorité penchant vers la gauche, sauf que n'ayant pas pour principe de gouverner la France, ça n'infuse rien au niveau des institutions (mais je serais curieux de savoir si une des particularités alsaciennes, celle du droit des associations, n'explique pas une partie du soutien populaire à cette réforme, pas qu'une histoire de cigognes ou de bretzels comme l'estiment les débiles).
Maintenant, désolé si c'est LFI, qui hypnotise la gauche française, que je considère comme malsain à vouloir refaire la IIIe république et les années Mitterrand. Alors que l'intégration européenne oblige, si on estime que la démocratie est indispensable au social, à réduire l'échelon centraliste, et que les nouvelles technologies, dans un monde globalisé, permettent une autonomisation de différentes échelles. Si on est progressiste. En prime, si on ne l'est pas et effondrement il y aurait, ça permettrait une certaine robustesse ici et là. Parce que de tous les pays européens qui s'écroulent, je pense que c'est la France qui fera le plus de dégâts (et qu'avant ça, elle aura son réflexe de totalitarisme pour espérer se reprendre).
En attendant, il y a en effet plein de choses à faire à son niveau, mais si on ne peut pas péter le plafond de verre par le bas, on a quand même le droit d'espérer que ça pète en haut. Et moi, j'espère que Mélenchon se vautre pour que LFI explose et que la gauche française se remette à innover. Parce que 2027, c'est plié, hein. Et c'est à ça que je répondais. Il n'y a rien à attendre de positifs des prochaines présidentiels. Et que la politique du moindre mal fait toujours mal.
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